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Le blog politique de Thomas JOLY

Consentement à l’horrible

11 Mai 2012, 07:15am

Publié par Thomas Joly

hollande1.jpgLui, président… Que dire ? Comme dans toutes les fins de règne, on place n’importe qui sur le trône. En l’occurrence, un Poelvoorde sous perfusion. Formidable hold-up de l’irréel, d’une anguille éléphantesque grimaçante version 2.0 que les gens, très majoritairement entubables, ont mis trop de temps - de peu - à détester.

 

Cet homme est à la tête de notre armée, de notre police, de nos lois et d’une administration qui lui était déjà dévouée. Pour les plus optimistes d’entre nous, c’est bien la preuve que la démocratie n’a plus aucun sens, que la chute est imminente, que le FN va gagner en 2012, qu’on ne peut pas se moquer des électeurs impunément, etc.

 

Seulement voilà, ces signes n’existent que pour nous.

 

bastille drapeaux 1Les signes qui comptent, en revanche, sont les mêmes pour tout le monde : avec l’éternel premier secrétaire du parti socialiste, l’antiracisme a gagné. Le progressisme a gagné. La pression médiatique, culturelle, les anathèmes politicards ont gagné.

 

C’était un référendum.

 

Ce n’est pas Sarkozy qui a perdu - il le méritait sans doute, mais qu’importe -, ce qui a perdu c’est un refus formel des immigrés envahissants, des antiracistes persistants, des gauchistes manifestants, des islamistes pratiquants, des connards condescendants, des homosexuels militants, de Mélenchon, Bayrou, Joly, Aubry, Duflot, DSK, Hamon, Cohn-Bendit, BHL, Elkrief, Demorand, Joffrin, Fourest, Ramadan, Haski, Lozès, Thibault, Sopo… de tout cet horrible et intarissable bestiaire qui ne rêve que de la destruction de notre pays et en particulier de nous autres.

 

Hollande-MelenchonFaire gagner Sarkozy, ce n’était pas croire quoi ce soit, espérer quoi que ce soit. Certes, c’était d’abord la futile réjouissance de mater tous ces bienheureux gauchistes de droit divin. Mais pas seulement.

 

Le slogan de campagne de Hollande est sans doute la seule chose la concernant qui n’était pas un mensonge. Cette élection changera les choses, concrètement. Les communistes tenaient la culture, les médias et l’enseignement : les élire légitime ces positions déjà bien peu discutées. Ça leur donne l’occasion d’accélérer formidablement le mouvement, d’abonder dans le sens des exigences associatives, administratives, étatiques et syndicales.

 

Rien ne freinera cette course : pas même le budget ni le spectre des élections à venir. La gauche est là pour avancer, faire le maximum, et patienter ensuite pendant une décennie avec de faux conservateurs au pouvoir avant de pouvoir remettre ça.

 

Hollande 2012Évidemment, l’agonie va s’accélérer, on peut s’en réjouir depuis le Montana. Évidemment, on peut espérer que les gens détesteront la gauche bien comme il faut dans 5 ans, mais pour quels résultats ? Pour voter FN, comme l’espèrent certains de ses cadres dans leurs délires ? Ce sera Copé. Dix ans de gagnés pour les fossoyeurs. Au menu un tas de mesurettes progressistes et la démultiplication du suicide budgétaire.

 

Et surtout, surtout, c’est la victoire par plébiscite des allogènes et des bobos, envahisseurs et traîtres, tous réunis derrière le fils de Chirac et Von Rompuy, le temps de rendre irréversible, partout en Europe, le triomphe des premiers et le suicide des seconds. Contrairement à ce qu’on répète la France ne va pas si mal, en particulier la France de gauche : les bobos auront encore très longtemps les moyens de fuir la diversité qu’ils s’efforcent d’importer. Et quand ils ne pourront plus la fuir ? Ce sera trop tard pour tout le monde.

 

droit-de-vote-des-etrangersC’est historique. Flanby, immonde caricature d’être humain, ignoble face de cocker aux yeux de vairon et à la voix de trisomique, aux trombine et mimiques si fausses qu’elles évoquent étrangement le sourire de Ségolène Royal : une imitation d’humain. Du carton couleur chair, vaguement animé. La gauche n’avait pas de pire candidat. Hollande, l’incarnation la plus réaliste qui puisse exister de la social-démocratie européenne, a été élu chez nous, et en partie par des gens de chez nous.

 

En espérant une chute rapide, la disparition de l’UMP, le suicide du PS, la déconfiture de Sarkozy, ceux là n’auront que le prolongement de leur agonie, après avoir légitimé un étatisme antiraciste et un clientélisme qui sera toujours plus délirant envers les bobos-bicots, qui seront vite définitivement majoritaires, puisque Hollande va importer et fabriquer les uns et les autres, à la chaîne.

 

Pour parachever son œuvre, une certaine extrême droite française, celle qui veut accélérer ses fantasmes révolutionnaires, va-t-elle maintenant prendre sa carte au PS ou à SOS racisme ?

 

Dans cinq ans, notre pays, même en faillite, existera toujours. Il n’y aura pas eu de révolution. Il sera simplement un peu plus mort vivant. Les gauchistes manifesteront massivement. Et les gens éliront Copé avec un nouvel enthousiasme.

 

En attendant, bon courage à Marianne, Rue89, au Nouvel Obs ou à Libé pour trouver de futures Unes. Au moins peut-on se satisfaire d’une chose : la gauche a théoriquement tous les pouvoirs. Les voilà qui héritent tout à coup, seuls, d’un énorme paquet de merde. Aujourd'hui ils chantent, tous ces insupportables cloportes. Demain ils vont devoir danser.

 

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