Le RN, ce mauvais gestionnaire qui effraie les banques
Marine Le Pen a raison, le verrou bancaire est une aberration. Tout comme le code électoral. Un candidat à la présidentielle devrait pouvoir emprunter à des particuliers, comme c'est autorisé pour les autres scrutins.
Mais elle se trompe sur le diagnostic. Les banques ne lui ferment pas la porte uniquement parce qu’elle est Marine Le Pen. Elles la ferment parce que le RN est un mauvais payeur chronique.
Depuis qu’elle préside le parti, les comptes sont dans le rouge de façon permanente : dettes qui s’accumulent, emprunts de particuliers qui se multiplient, prêt russe, pertes cumulées. Et ça, malgré les millions d’euros de subventions publiques versés chaque année. L’argent tombe. Il disparaît.
Les banques ne sont pas des associations caritatives. Elles prêtent à des gestionnaires qui tiennent leurs comptes. Pas à des structures qui vivent à découvert depuis plus d'une décennie. C’est exactement la même logique pour une entreprise ou pour un particulier. Un dossier pourri, c’est un refus. Et le dossier du RN est pourri.
Cette incompétence n’est pas un détail, elle est structurelle. Si la comptabilité du parti est gérée avec cet amateurisme permanent, pourquoi les comptes de campagne présidentielle seraient-ils mieux tenus ? Qui garantit que l’argent sera remboursé une fois l’élection passée ? Les banques se posent la question, à juste titre.
Tant que le RN restera une machine à déficit chronique, même avec des millions publics dans les poches (trouées), les banques garderont leurs tiroirs fermés.
Thomas Joly - Président du Parti de la France
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