L'Islande dit non à l'Union Européenne !
Les électeurs islandais, consultés le 29 août 2026 dans un référendum, ont voté « non » à la reprise des négociations pour l’adhésion à l’Union Européenne. Sur 270.000 électeurs inscrits, 225.000 ont participé au scrutin, soit 83 %, ce qui est une forte participation. Le non l’a emporté à 53 %, contre 47 % pour le oui. Les virgules peuvent encore varier pour le résultat définitif, pas le sens général du vote, indiscutable.
L’Islande est un petit pays scandinave insulaire de 400.000 habitants, isolé au milieu de l’Atlantique-Nord. Il est prospère, grâce à la pêche - les eaux froides sont poissonneuses - et à son potentiel hydroélectrique important, qui commence à être exploité. Le pays a été d’une homogénéité ethnique remarquable jusqu’en 2010, avec une population qui descend directement de colons vikings norvégiens, débarqués il y a plus de 1.000 ans. La Diversité est arrivée depuis une quinzaine d’années, ce qui en dépit du discours politique gauchiste dominant, du fait de problèmes rencontrés aussi comme partout ailleurs, n’enthousiasme pas une large partie des Islandais.
Que pouvait apporter l’Union Européenne à l’Islande ? Rien ou presque. Le pays aurait été d’un poids négligeable dans les instances de l’UE, pesant moins que le Luxembourg ou la Slovénie, plus peuplés. Les Islandais ont craint de subir des contraintes fortes sur leurs ressources, la pêche et l’hydroélectricité, au nom de règlements environnementaux, ou de libre-accès aux marchés et ressources. Il y eu aussi la peur de perdre la souveraineté sur le plan migratoire ; certes le Canada et le Royaume-Uni rappellent que le Grand-Remplacement s’opère parfaitement aussi hors de l’UE, mais celle-ci y contribue et l’encourage, à travers la Commission et le Parlement européens, et les instances judiciaires. Enfin, sur le plan financier, ce pays riche aurait été contributeur net ; un pêcheur islandais veut-il subventionner le niveau de vie de Rroms musulmans de Bulgarie ? Probablement pas.
Aussi, en dépit d’une propagande nationale et internationale massive pour le « oui », au nom de la « modernité » et « l’ouverture », les Islandais ont donc osé répondre « non », et, au moins un temps, contrairement au référendum français de 2005, il en sera tenu compte.
Scipion de Salm - Membre du Bureau politique du Parti de la France
/image%2F0931529%2F20140223%2Fob_09a8fa_logo-pdf.png)
/image%2F0931529%2F20260830%2Fob_a997ff_islande-ue.jpg)
/image%2F0931529%2F20220503%2Fob_831db4_pdf-logo-bleu.png)
Commenter cet article