L’État numérique : omnipotent avec vous, impuissant contre les pirates
Fin juin, le système informatique de la DGFiP a été pénétré après une usurpation d’identité, permettant la consultation et l’extraction de données concernant particuliers et professionnels ; près de 700.000 contribuables pourraient être concernés selon les informations rapportées. Quelques mois plus tôt, 1,2 million de comptes bancaires du fichier FICOBA avaient déjà été exposés.
Pas un mois ou presque ne passe sans qu’une administration, un ministère ou un service public annonce son piratage ou sa fuite de données. L’ANSSI elle-même recensait 1.366 incidents en 2025, dont près d’un quart touchait ministères et collectivités. Voilà donc le merveilleux État numérique : plus lent, plus compliqué, plus bureaucratique qu’avant ; mais avec, en prime, vos données personnelles offertes aux hackers.
L'État nous avait vendu la numérisation comme la simplification et la sécurité. Nous avons obtenu des formulaires interminables, des comptes obligatoires, des identifiants partout, des plateformes défaillantes et des bases de données gigantesques devenues autant de coffres-forts dont l’État semble régulièrement oublier de fermer la porte.
Et ces mêmes incapables veulent maintenant traquer notre identité sur les réseaux sociaux, naturellement « pour protéger les enfants ». Ils ne savent même pas protéger les informations fiscales et bancaires qu’ils nous obligent à leur confier mais ont la prétention de contrôler qui écrit quoi derrière chaque écran.
Thomas Joly - Président du Parti de la France
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