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Le blog politique de Thomas JOLY

Un certain Monsieur Woerth (par Patrick Parment)

30 Juin 2010, 07:56am

Publié par Thomas Joly

woerth.jpgLe commerce du pouvoir avec celui de l’argent est une réalité qui traverse les siècles et transcende les régimes quels qu’ils soient. C’est la raison pour laquelle l’affaire dite d’Eric Woerth, ministre du Travail et hier encore celui du Budget est d’une consternante banalité. L’affaire Bettencourt est une pure histoire familiale qui oppose une mère à sa fille avec au milieu un voyou homosexuel détrousseur de vieilles dames. Pas de quoi en faire un plat. Que Liliane Bettencourt ait largement arrosé depuis de lustres les partis de droite n’est, en soi, même pas une information. Si l’on cherche quelque originalité à cette histoire, elle réside plutôt dans ce qui unissait jadis des gens comme André Bettencourt, François Dalle et François Mitterrand, tous décédés depuis. Car, au centre de leur histoire commune, on trouve un certain Eugène bettencourt.jpgDeloncle et sa Cagoule, Eugène Schueller, père de Liliane Bettencourt et père fondateur du Mouvement social révolutionnaire auquel adhéra, entre autres, Raymond Abellio. Autant dire qu’aujourd’hui on est à des années lumières de ce genre d’histoire. Sauf pour certains, en mal de pension alimentaire bon marché.

 

En revanche, on est bel et bien dans des histoires de pognon, mais qui n’ont que peut à voir avec la fortune de madame Bettencourt.

 

bilderberg.jpgJ’avoue qu’il est tout à fait charmant de voir les socialistes tirer à vue sur ce pauvre Woerth quand l’un de leur membre les plus éminents est le patron du FMI, symbole même de ce libéralisme qui est en train de pourrir la planète, en la personne de Dominique Strauss-Kahn. C’est drôle également quand on sait aussi que nos braves socialistes tout d’opérette et de carton-pâte fréquentent assidûment les bazars mondialistes comme Davos, la Trilatérale et plus encore le Bilderberg qui sont les lieux mêmes où la haute finance internationale, et plus spécialement américaine, décide de l’avenir du monde. Les patrons européens ne sont pas en reste dans l’allégeance puisqu’on trouve tout le gratin du patronat italien, allemand et français. C’est dire l’état de notre aliénation.

 

Trilaterale.pngC’est à Dublin, en mai dernier, qu’à la réunion de la Trilatérale, un Jean-François Copé a pu discourir en toute tranquillité avec Elisabeth Guigou. Car, on finit bien par avoir quelques noms. Et même si certains plaisantins, complices du système, s’emploient à nous faire croire que ce ne sont jamais que des réunions de patronage, on se demande bien pourquoi, qu’il s’agisse du Bilderberg ou de la Trilatérale, elles sont protégées par d’importantes forces de l’ordre et que rien ou presque ne transparaît de ce qui s’y raconte. On se contente, nous les peuples, de payer les pots cassés.

 

Mais gauche et droite ripouxblicaines s’y côtoient dans une parfaite entente, ce qui démontre, si besoin était, que les élections sont bel et bien un piège à cons…

 

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