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Le blog politique de Thomas JOLY

Carl Lang, candidat de l'Union de la droite nationale, veut « défendre les intérêts des Français et de l'Europe »

13 Février 2012, 09:20am

Publié par Thomas Joly

carl-lang-Harnes.jpgCarl Lang effectue actuellement ce qu'il appelle son « tour de France des régions ». Il a fait halte à Harnes, où il a rencontré André Dedourge, ancien conseiller municipal, Monique Delevallet, ancienne conseillère régionale et déléguée départementale du Parti de la France qu'il préside, mais aussi Yann Phelippeau, secrétaire général du Mouvement national républicain, Yves Darchicourt, coordinateur national de la Nouvelle droite populaire.

 

Carl Lang, qui se dit « bien parti » dans la collecte des 500 signatures qu'il a débutée en juin, voudrait intervenir en « candidat surprise » dans la campagne de l'élection présidentielle, sous la bannière de l'Union de la droite nationale. Avec la volonté de « contester le monopole qu'a pour le moment Marine Le Pen », dont il dénonce le « discours de démagogie sociale. » Car Lang expose les deux idées autour desquelles il a bâti sa campagne comme l'« enjeu de civilisation, économique et social » face auquel se trouvent la France et l'Union européenne. Car d'emblée, Carl Lang précise : « Il ne faut pas différencier les intérêts de la France des intérêts de l'Europe. » Carl Lang évoque « la colonisation de l'Europe par le processus migratoire, mais aussi la colonisation économique, financière, commerciale et culturelle. Nous sommes victimes de politiques de destruction de nos identités nationale et européenne. » Carl Lang craint que cette destruction n'engendre « des affrontements communautaires », mettant en cause « le maintien des conditions de la paix civile. ».

 

Affiche refusons la colonisationFace à ce constat, il se présente comme « le seul candidat à souhaiter que l'immigration non européenne s'arrête immédiatement. Que les pays d'Europe mettent en place une politique d'accompagnement et de retour au pays de la population qui n'a pas de travail en Europe. »

 

Cette mesure s'accompagnerait d'une restriction des aides sociales et familiales, qui ne seraient réservées qu'« aux seules populations nationales. » De même, il entend agir contre la dette publique, en « mettant un terme aux dépenses qui n'ont pas d'effet économique », rappelant qu'avec Monique Delevallet, « élus à la Région, on dénonçait la dette publique et le recours à l'emprunt. C'était prêcher dans le désert. » Concernant la situation économique du pays, Carl Lang se positionne contre le libre échange mais aussi contre le protectionnisme. « Pour protéger notre marché de 65 millions d'habitants il ne faut pas se fermer à un marché de sept milliards d'habitants. » Il propose une régulation du marché qui consisterait notamment à négocier avec les pays importateurs une part d'exportations en retour. Citant l'exemple de la nouvelle usine ouverte par Renault à Tanger au Maroc : « Je ne suis pas contre le développement des filières mais dans ce cas précis, il faudrait que les produits ne puissent pas entrer sur le marché national français. On ne pourra pas résoudre les problèmes tant qu'on n'aura pas changé de logique économique », déclare-t-il en mettant en doute les positions du PS et de l'UMP.

 

Dans la campagne présidentielle, l'adversaire de Carl Lang est clairement Marine Le Pen, dont il attaque les idées sur l'Europe ou encore le retour à la retraite à 60 ans et quarante annuités de cotisations. « Je ne crois pas au discours de démagogie sociale. C'est ignoble de manipuler les électeurs et de mentir. Surtout en temps de crise. Moi, je préfère dire des vérités qui dérangent plutôt que des mensonges pour rassurer. Elle discrédite le courant national. » S'il dépose le 16 mars les 500 parrainages nécessaires à sa candidature, Carl Lang envisage de tenir un grand meeting dans la région. Et réfléchit déjà à l'organisation des candidatures pour les législatives.

 

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