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Le blog politique de Thomas JOLY

Le gouvernement, plus dangereux que les terroristes ?

29 Juin 2016, 05:23am

Publié par Thomas Joly

Dans un État, la police fait partie de cet arsenal de prérogatives de puissance publique sans lequel ce même État ne peut revendiquer le monopole de la contrainte légitime, pour reprendre l’expression bien connue de Max Weber. Étymologiquement d’ailleurs, la police emprunte sa racine au latin tardif « politia », soit l’organisation politique, le gouvernement. Cicéron en faisait un synonyme de République, quand les Grecs anciens y logeait le siège de la situation ou de la vie du citoyen et, par extension, la constitution démocratique.

À l’évidence, l’État a-national socialiste, fidèle à sa méthode orwellienne de la « double-pensée », consistant « en pleine conscience et avec une absolue bonne foi, [à] émettre des mensonges soigneusement agencés. Retenir simultanément deux opinions qui s’annulent alors qu’on les sait contradictoires et croire à toutes deux » (1984) a oublié qu’il était un État, garant de l’ordre public et des bonnes mœurs. Laissant filer ces dernières, il s’avère proprement incapable d’assurer celui-là.

Flattant la police à l’encolure endolorie de ses périlleuses missions, le gouvernement fait preuve, dans le même temps, d’un incroyable laxisme permettant que les forces de l’ordre soient conchiées au nom de la liberté artistique et jetées en pâture aux fous d’Allah, par la malveillance d’un employé de la Mutuelle Générale de la Police ayant divulgué, entre autres, leurs noms et adresses sur Google.

Dans le premier cas, les habitants de Grenoble purent contempler les crasses œuvres d’un « artiste » qui, sur les murs de la gare, avait représenté deux policiers anti-émeute en train de matraquer une Marianne à terre. Si le directeur départemental de la sécurité publique manifesta son ire, son ministre de tutelle, Bernard Cazeneuve s’est, lui, contenté d’un « tweet » laconique : « plein soutien aux policiers qui protègent chaque jour les Grenoblois, et qui attendent d’@EricPiolle [maire extrême-gauche de Grenoble, NDLR] qu’il leur dise ses regrets ».

Service infra-minimum. L’ignominie à son comble. Le ministre devait absolument suspendre l’édile dont, par ailleurs, la politique catastrophique plonge résolument Grenoble dans le marasme. Dans le contexte actuel, de simples « regrets » s’analysent, pour le moins, comme une offense à la mémoire des deux policiers récemment assassinés chez eux à Magnanville. Partant, le locataire de la Place Beauvau a clairement choisi le camp de l’idéologie émolliente contre celui de l’ordre républicain devant le conduire à soutenir ses fonctionnaires en toutes circonstances.

Dans le second cas, il s’est également rendu coupable de n’avoir pas mieux protégé la vie privée et l’anonymat de ses agents par la mise en place d’un dispositif ad hoc. Un tel degré d’amateurisme devrait valoir à Monsieur Cazeneuve d’être congédié sur le champ par le Premier ministre. Mais l’autorité est le principal défaut dans la cuirasse de l’un comme de l’autre.

Entrés par effraction au pouvoir, dès 1981, les socialistes (excepté quelques rares personnalités habitées par un vrai sens de l’État) vomissent le réel. Ils sont animés par ce que la philosophe Chantal Delsol dénomme la « haine du monde ». Dans leur jeunesse, ils abhorraient l’ordre (« CRS=SS ») pour ce qu’il était, soit les bornes nécessaires de toutes libertés, en l’occurrence les limites à leurs folles démiurgies prétendument émancipatrices. Aujourd’hui, leur juvénile et capricieuse exécration s’est mue en actes nocifs. Leur impéritie destructrice est une forfaiture.

Aristide Leucate

Source : http://www.bvoltaire.fr

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