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Le blog politique de Thomas JOLY

Grossophobie et féminisme

6 Juin 2016, 05:13am

Publié par Thomas Joly

« Pfff, perdre du poids, ça devrait être comme perdre sa virginité : une fois que tu l’as perdue, c’est fini, tu ne [la] récupères plus ! »

Vous avez souri ? Alors vous êtes sexiste et « grossophobe » ! Du moins, c’est ce qu’affirment Libération, le Hufftington Post, Laurence Rossignol (ministre des Droits des femmes) et des milliers d’internautes autoproclamés féministes. Cette phrase, accompagnée d’un « Arrêtez de vous mentir, faites du sport », vient d’une affiche publicitaire pour une salle de fitness située à Sartrouville et sort de l’esprit d’une dame obèse courant sur un tapis roulant.

Bien entendu, je ne cautionne pas qu’une personne puisse être humiliée ou insultée à cause de son poids, mais le désir de perdre du poids n’est-il pas la raison première pour laquelle la majorité des femmes – mais aussi des hommes – s’inscrivent en salle de sport ?

Est-ce faire preuve de discrimination que de souligner que l’exercice peut pallier les conséquences néfastes qu’entraîne l’obésité (diabète, troubles cardiaques, dyslipidémie, cancers, etc.) ? 

Certes, il existe des spécificités médicales qui expliquent certains cas d’obésités, mais elles restent marginales. Selon l’OMS, l’obésité est une pandémie mondiale, notamment chez les jeunes, et résulte de mauvais choix et habitudes de vie que sont une alimentation trop riche et une activité sportive trop pauvre.

Dans ce cas, pourquoi les féministes veulent-elles lutter contre la « grossophobie » ? Être féministe consiste-t-il à encourager un mode de vie incroyablement nocif pour la santé des femmes ? Ne serait-ce pas mieux de promouvoir le sport comme un outil pouvant rendre les femmes plus confiantes et indépendantes ?

Bien sûr que non, sinon ce serait envoyer le message que les femmes sont suffisamment habiles afin de maîtriser l’esprit sur la matière, et donc entrerait en conflit direct avec le concept féministe qui veut que les femmes soient d’éternelles victimes et, donc, ont un besoin constant d’être défendues par quelqu’un d’autre qu’elles-mêmes.

Ce mouvement de lutte contre la « grossophobie » n’est pas un mouvement « d’acceptation des gros » dans le but de combattre une « haine des gros » créée par le fantasme « d’une dictature de l’esthétisme ». Mais bien une tentative de manipulation sociale afin de créer une « approbation des gros » et, donc, récompenser socialement ceux qui sont « suffisamment courageux pour afficher leurs formes », le tout aux dépens du contribuable, puisque les maladies associées au surpoids et à l’obésité coûtent à la France plus de 6 milliards d’euros par an, soit trois fois plus que ce que nous dépensons (actuellement) afin de nous défendre contre le terrorisme.

Si les féministes arrivent à faire régner l’idée qu’une habitude de vie mettant en danger la santé des femmes est un choix qui doit être encouragé et défendu – et qu’elles arrivent, qui plus est, à faire intervenir un ministre ! -, je n’ose imaginer ce que le féminisme réussira à imposer, une fois que cette bataille sera gagnée.

Xavier Scott

Source : http://www.bvoltaire.fr

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Jenny 05/09/2016 02:09

Lol vous criez au complot alors que c'est juste un mouvement qui pousse les gens à accepter les autres tels qu'ils sont.