Démographie : que serait-on sans les mamas africaines ? (par Joris Karl)
Jeudi soir, la télévision et ses
journalistes ont encore bien mérité de la patrie. Il fallait entendre et voir l’imam Pujadas et consorts se « réjouir » de la « belle santé » démographique
de notre pays. Au cours de son insupportable pensum, le président Hollande a pris lui aussi cet air ahuri devant les chiffres « exceptionnels »… La presse écrite est du même
tonneau ; ainsi Le Figaro, imitant les autres canards subventionnés, pond un article de propagande euphorique dans lequel on lit que « la France évite un krach
démographique ».
Pensez donc, bonne gens, les Françaises auraient un taux de fécondité de deux enfants par femme ! « Hourra » crient en chœur les perroquets de l’audience. Et comme à chaque fois, on se presse d’interroger des experts en expertise, des universitaires tout fripés qui peuvent gloser sur notre glorieuse vitalité… Sont-ils ignorants ou complices ?
Pourtant, l’étudiant en démographie le
plus minable connaît au moins ça : il faut une moyenne de 2,1 enfants par femme pour assurer — d’extrême justesse — le remplacement d’une population ! Là, nous sommes en dessous.
Miraculeusement, un Joseph Macé-Scaron avait eu l’honnêteté de le dire : « Ces chiffres sont essentiellement dus à l’immigration ! »
Au risque de choquer les âmes sensibles, sans les prolifiques mamans venues d’Afrique noire et du Maghreb, « notre » taux de fécondité s’effondrerait complètement. En réalité, les Françaises de souche européenne planent au ras du sol démographique, aux alentours de 1,6 enfant par femme peut-être. En gros, c’est une immense catastrophe. La France ne veut plus vivre et accepte un grand remplacement. Si vous n’y croyez pas encore, lisez les pages naissances de la presse régionale ou regardez les photos de classe de la plupart des communes au-dessus de 5.000 habitants. Ça vous réveillera.
Hasard du
calendrier, le livre de Thilo Sarrazin, « L’Allemagne disparaît », est enfin traduit en français. Membre du Parti social-démocrate, il a dû démissionner de son poste à la
Bundesbank suite au tollé provoqué par son opus, décrivant l’effondrement démographique allemand. Lequel a été vendu à plus de 2 millions d’exemplaires ! Les Allemands se l’arrachent, et le
lisent religieusement, la gorge nouée. Probablement, l’Allemagne ne pourra jamais s’en sortir, le taux ayant sombré à un niveau « irréversible » si l’on en croit les thèses du
démographe Alfred Sauvy.
Chez nous, après le regain de l’après-guerre, la fécondité a commencé à décroître en 1964. La baisse sera régulière jusqu’en 1972, « l’année charnière » de la révolution contraceptive (l’avortement est de facto dépénalisé). Le « grand craquement » semble dater de septembre 73. La loi sur l’IVG de janvier 75 aura les mêmes conséquences que son homologue « testée » en RDA : la chute des naissances s’accélérera brutalement jusqu’à un point de non-retour. C’est au même moment que fut organisé le regroupement familial des immigrés. Vous avez dit bizarre ?
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Après l’annonce ridicule de la préfecture de police de Paris, prétendant qu’il
n’y avait que 300.000 manifestants dimanche 24 à Paris contre la dénaturation du mariage, l’administration avait été logiquement critiquée.

La Twittosphère
regorge de sujets de conversation qui varient sans cesse, à la faveur de l’actualité. Il en est pourtant un qui est récurrent : le babtou, venant de « toubab », et servant
à désigner le blanc ou le Français de souche, est un hashtag des plus usités dans les conversations.
Il s’agit d’abord de déchiffrer,
non sans difficulté, un langage parfois quelque peu atrophié des conventions habituelles. L’on apprend alors les choses les plus diverses sur cette infâme espèce qu’est le babtou. Fragile et
sale, il est bon à être frappé car enflé d’agaçantes manies : il « prend trop la confiance », surtout s’il lui vient l’arrogante audace de se quereller avec le
représentant d’une race supérieure à la sienne.
Ces propos sur les blancs ne me choquent pas
outre mesure et il ne viendrait jamais à mon esprit peu autoritaire l’idée d’interdire à qui que ce soit de dire ce qu’il pense. L’amertume me vient de ce qu’il adviendrait si l’inverse avait
l’audace de se produire.
Le député PS Erwann Binet, rapporteur du projet de loi
sur le mariage homosexuel, a été
t de loi, lequel sera en discussion à partir du 4 avril au Sénat. Mais « c’est la première fois » qu’il est empêché de poursuivre le débat dans de
telles circonstances. Et le rapporteur du projet de loi de s’inquiéter, faisant allusion par ailleurs à la manifestation de dimanche : « J’espère que ce n’est pas le signe d’une
radicalisation… »

A l'occasion de son procès, qui se déroulera
jeudi 28 mars devant la 10ème chambre du TGI de Paris, Yvan Bénédetti, président de l'Œuvre Française, sera l'invité du Libre Journal de Martial Bild à 20h sur Radio Courtoisie.
Il y a des chiffres qui parlent, même ceux
concernant la dégringolade du budget de la grande muette. 4,3 % du PIB en 1966, 2,97 % en 1981, 1,6 % en 2002 et 1,56 % en 2012. Et, plan de restriction budgétaire oblige, ce ne serait qu’un
début.
Tout cela tombe
évidemment au plus mauvais moment. Bernard Cazeneuve, qui a remplacé Jérôme Cahuzac après la démission éclair de celui-ci, a été député de la Manche et maire de Cherbourg, localité où l’armée
participe à la relative bonne santé du tissu économique local ; pis, il a encore été rapporteur de la mission d’enquête parlementaire sur l’attentat de Karachi, sur fond de vente d’armes
discrètes et de rétro-commissions douteuses. Délicat donc, d’être à la fois juge et partie.
Mais, au-delà des simples statistiques, c’est aussi une tout autre philosophie
de notre défense nationale qui se dessine. Se recentrer sur notre seule « défense nationale » équivaudrait, avec quelques décennies de retard, à s’inspirer une fois de plus du
modèle allemand. En effet, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, et funeste sort des armes oblige, l’Allemagne, privée de son armée, hormis une sorte de garde nationale, confia sa sécurité
au puissant parrain américain. Ce qui lui permit, à l’instar de son ancien allié japonais, de réaliser de consubstantielles économies, la charge en revenant au contribuable US.
Ce legs, ses successeurs, de droite comme de gauche, n’auront eu de cesse de le piétiner, jusqu’à ce que la France revienne dans l’OTAN, opération initiée par Jacques Chirac et finalisée
par Nicolas Sarkozy. Que l’actuel gouvernement veuille renouer avec ses vieux démons atlantistes, quoi de plus logique, à ce détail que le monde a changé entre-temps. L’URSS n’est plus. À un
ennemi naguère clairement identifié s’est substituée une nébuleuse d’adversaires incertains, tandis que le centre de gravité géopolitique se déplaçait vers l’océan Pacifique, les USA se
désintéressant de plus en plus de l’Europe.
Le moment est donc particulièrement malvenu. Ce d’autant plus que c’est
celui que François Hollande choisit pour reprendre la main sur notre pré carré africain. Rogner budgets et matériels pour exiger dans le même temps que nos soldats puissent intervenir çà et là,
au gré de nos intérêts et des impératifs stratégiques à venir : tout cela sent la politique de Gribouille.
Ma chère Frigide,

Patrick Le Guillou, 67 ans, ancien parachutiste,
retraité d'Air France, militant de longue date de la droite nationale a décidé de poursuivre le combat politique aux côtés de Carl Lang et du Parti de la France.
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