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Le blog politique de Thomas JOLY

Emmanuel Macron : entre enfilage de perles et calinothérapie

6 Mai 2020, 14:31pm

Publié par Thomas Joly

Ce lundi-là, c’était donc atelier « enfilage de perles » à l’Élysée. Alors qu’Édouard Philippe n’avait pas achevé son discours devant les sénateurs, Emmanuel Macron donnait une conférence impromptue au pied du grand escalier du palais. Comme une envie qui vous prend entre deux rendez-vous et la signature du courrier. Le Figaro, qui est toujours poli, parle de « cacophonie » au sommet de l’État. On va dire ça comme ça.

Et Emmanuel Macron a pris la parole pour dire quoi ? Pour inviter les Français à aborder le déconfinement avec « beaucoup d’organisation », de « calme », de « pragmatisme et de bonne volonté ». Merci, on n’y avait pas pensé. Des fois qu’il leur prendrait l’envie, aux Français, d’aborder le déconfinement avec beaucoup de confusion, d’agitation, de poésie et de mauvaise volonté.

Prenons les choses à l’envers. Jusqu’à ce jour, il semble bien que les Français aient montré plutôt pas mal de bonne volonté. Ils ont bien fait tout comme on leur a dit, notamment remplir leur attestation pour aller chercher le pain, faire pisser le chien ou aérer les gamins. Même si la date de la remise des prix n’a pas encore été fixée – c’est un peu prématuré -, on peut d’ores et déjà envisager un prix collectif de bonne conduite ou de civisme. Possible, aussi, des prix de civisme individuels à ces bons Français, dignes héritiers de leurs aïeux, qui se sont fendus de lettres anonymes pour dénoncer leurs voisins qui ne respectaient pas bien les règles de confinement. Le pragmatisme ? Il en aura fallu aussi, aux Français, durant ce confinement. Pragmatique : qui est fondé sur les faits, nous dit le dictionnaire. Et c’est un fait que les Français se sont adaptés, au jour le jour, aux discours changeants qu’on leur servait. Exemple : la saga des masques… Du calme ? Pareil, il en aura fallu pour ne pas être pris d’une envie de meurtre sur ce pauvre téléviseur, qui pourtant ne vous a rien fait, lorsque, vers 19 heures, apparaissait le professeur Salomon. Quant à l’organisation, il aura forcément fallu s’organiser. Par exemple, pour que les quelques mètres carrés de l’appartement ne se transforment pas en scène de crime.

Lundi, atelier « enfilage de perles » et, mardi, atelier calinothérapie avec force pédagogie. Et quoi de mieux qu’une école primaire pour faire de la pédagogie ? En l’occurrence à Poissy, dans les Yvelines. Ça tombe bien, le maire est un ancien LR, rallié à Macron. Un bon élève, comme les aime Macron. Calinothérapie, donc, à l’égard des parents d’élèves, du corps enseignant et des élus. Car Emmanuel Macron a bien compris que le pivot d’un déconfinement réussi est planté quelque part entre la salle de classe et la cour de récréation. Pas de retour au travail pour ceux qui ne peuvent pas télétravailler, sans retour des enfants à l’école. On a habillé tout cela dans les jolis atours du combat contre les inégalités et autres risques de décrochage scolaire, mais c’est un fait. Qui est dupe, d’ailleurs ? Alors, il faut rassurer : parents, profs, élus. Être « progressif », « concerter », faire preuve de « pragmatisme » encore, pas de contrainte, pas de baïonnettes aux fesses des profs pour qu’ils aillent bosser, appel à l’« intelligence collective ». Ajouter un zeste de poésie. Normal, nous sommes à l’école Pierre-de-Ronsard (« Mignonne allons voir si la rose… »), sur la question des vacances d’été, avec un appel à « revisiter la vie de la nation France ».

En attendant, moins poétique, plus rébarbatif, le protocole sanitaire de 63 pages (pas moins) que les directeurs d’école et les maires doivent rapidement assimiler et surtout essayer de mettre en application avec, on le répète – la répétition étant à la base de la pédagogie -, organisation, calme, pragmatisme et bonne volonté.

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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Sans les nationalistes, le jour d’après sera comme celui d'avant

6 Mai 2020, 13:45pm

Publié par Thomas Joly

En ces temps sombres où seule la petite lumière de l’espérance consent à nous être un fanal, grande est la tentation de croire à une automatique inéluctabilité transformatrice du « jour d’après ».

On se souviendra donc avec profit du sage conseil de Pythagore : « N'entretiens pas d'espoirs qui ne peuvent être espérés ».

Tout indique, en effet, que, sans un absolu bouleversement politique qui ne peut être que le fruit de combats militants renforcés, le monde post  COVID-19 qui, au demeurant, sera nécessairement celui de l’avant prochaine crise quelle qu’en soit la nature, ressemblera fraternellement à celui d'avant.

En pire !

Jamais, en effet, le Système ne se réformera de lui-même, sinon il ne serait pas le Système, absolutiste et cupide. Globalisation des échanges, financiarisation de l’économie, désindustrialisation et délocalisations, soumission à l’ordre mondial étoilé, flux migratoires massifs, totalitarisme idéologique des droits de l'homme et de la planète continueront d'être pour l'Occident une tunique de Nessus dévorante. La Chine demeurera l'atelier du monde et, forte de son économie d’État comme de la dictature qu'y pratique le parti communiste, exercera sur le monde, par le chantage industriel et financier mais aussi par le développement de ses capacités militaires, une pression accrue et majeure tandis que l'Europe foudroyée par la crise sanitaire et économique attendra des États-Unis aide et assistance, serrant ainsi elle-même un peu plus les entraves qui l'emprisonnent depuis le traité de Versailles, puis la déferlante américaine de 1945.

Trop heureux de leur très relative « libération », les Français, quant à eux, s’empresseront dès la fin du confinement et au rythme des autorisations progressives que voudra bien, dans sa générosité créatrice, leur accorder le pouvoir, d'oublier leurs angoisses et de mettre de côté leur rancœur. Il en fut ainsi au lendemain de toutes les épidémies que connut notre pays. Comme l’a subtilement montré l’historienne médiéviste Claude Gauvard, la grande peste noire du quatorzième siècle n'eut d'autre conséquence que le renforcement du pouvoir central. Les deux épidémies de choléra de 1832 et 1844 débouchèrent, quant à elles, sur l'empire bourgeois et consumériste de Napoléon III, et la terrible  grippe chinoise faussement nommée espagnole de 1918 et 1919, fut suivie des années folles vitrine jouisseuse de la République de l'affairisme et de la trahison nationale.

Pour la France, tout sera donc « comme avant ». En pire, écrivais-je.

Pire car le régime ayant pris l'habitude du contrôle des populations et constatant les avantages d'une telle emprise, y renoncera d'autant moins qu'il a pu constater combien docilement la population de souche en acceptait les contraintes et la logique.

Pire car l’affreuse récession dans laquelle nous allons entrer plongera notre pays dans les affres d'une crise sociale dont il nous faut commencer à envisager les terribles conséquences : faillites d'entreprises, chômage exponentiel, taxes nouvelles, durée du travail étendu, effondrement du pouvoir d'achat, recours massif aux  soupes populaires, exploitation syndicale de la misère.

Trois scénarios sont alors possibles :

  • Le premier est, nous l’avons dit, celui d'une pérennisation du Système qui, dès lors qu’auront été enterrées les différentes enquêtes et commissions parlementaires sur la gestion gouvernementale de la crise, initiées «pour la forme » par groupes politiques d'opposition et associations professionnelles ou sociétales, saura trouver, en lui-même, les moyens de sa survie, quitte à opérer quelques aménagements de façade ou à permettre en son sein quelque alternance cosmétique.
  • Le deuxième est celui d'une prise en main par l’extrême gauche des revendications sociales menant à une situation insurrectionnelle que la poudrière des cités viendra très vite attiser.
  • Le troisième est celui de la révolution nationale, seule voie pour fonder un État fort, dominant dans ses devoirs régaliens, puissamment identitaire mais fédératif des spécificités provinciales, capable, par une direction politique et économique affirmée de refuser les situations de fait créées par la finance internationale et le mondialisme, intransigeant dans sa vision d’indépendance et sa volonté de retrouver sa place militaire et diplomatique,  mais susceptible d'œuvrer à une union nouvelle  des nations d'Europe.

La réalité de ce scénario ne dépend que de nous. Le peuple ne suivra que si une avant-garde politiquement déterminée le précède.

Le jour d’après doit donc aussi être le jour de l’après découragement et de l'après renoncement qui, ces dernières années, ont endormi les énergies nationales et écarter tant de nos camarades de la lutte. Sortons de notre résignation et de notre torpeur. Et entreprenons !

J’évoquais Pythagore au commencement de mon propos ; qu'il me soit permis pour le conclure de citer Virgile : « L'espoir, il ne faut le placer qu'en nous-mêmes ».

Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France

Source  : http://synthesenationale.hautetfort.com

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« Thomas Joly répond à vos questions » - N°6 - 5 mai 2020

5 Mai 2020, 20:01pm

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : le déconfinement du 11 mai et la carte des départements, la réouverture des églises pour célébrer la messe, les rumeurs de remaniement gouvernemental, les personnalités de gauche respectables, l'année scolaire chaotique, l'« agression » d'Éric Zemmour, la LDNA, le coût de la remigration, la loi Giscard/Pompidou/Rothschild de 1973, les lois liberticides Pléven/Gayssot/Perben/Taubira, le clash Conversano/De Lesquen.

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Gestion de la pandémie : Macron et l’Union européenne conspués

5 Mai 2020, 11:50am

Publié par Thomas Joly

Un récent sondage du CEVIPOF réalisé auprès des populations de toute l’Union européenne concernant l’appréciation de la gestion de la crise par les dirigeants respectifs vient d’être publié. Dans la plupart des pays, les dirigeants ont globalement donné satisfaction à leur peuple.

Sans surprise, la plus appréciée pour sa gestion de la crise est Angela Merkel : 50 % de satisfaits. Eh oui, les résultats sont là, l’Allemagne se tire fort bien de cette tragédie. Et, encore mieux, l’Autrichien Kurz obtient 61 % de satisfaits. Mais Boris Johnson et Giuseppe Conte recueillent une adhésion satisfaisante, respectivement 48 % et 41 % de satisfaits dans leurs pays respectifs, pourtant parmi les plus atteints par la pandémie… Et Macron, dans tout ça ? De tous les pays consultés, il est le dirigeant le moins approuvé par son peuple : seulement 24 % de satisfaits en France…

En réalité, une telle crise favorise normalement les dirigeants, qui deviennent aux yeux de leurs opinions en plein désarroi le dernier recours. Sauf que ledit dirigeant doit prouver, au cœur du drame, qu’il est un vrai leader et qu’il partage et comprend l’angoisse du peuple, qu’il va tout mettre en œuvre pour le sortir de l’ornière. L’exact contraire de Macron et de ses acolytes, jamais à court d’un mensonge, d’un raccourci, d’un subterfuge pour masquer leurs carences et leurs manquements. Même en pleine hécatombe, Macron ne comprend pas le tragique de l’Histoire, se déguise et prend des postures, suivant qu’il est à Pantin, dans un camp militaire, au CHU, etc. On n’a pas des masques, pas de gel, pas de tests ? On dira que tout ça ne sert à rien.

Macron n’a pas semblé chercher à sauver les Français de la maladie, mais à se sauver lui-même, éviter d’être visé par la vindicte, tant ses errements et ses manœuvres sont apparues aux yeux de tous, dans un moment si douloureux pour notre pays. Macron a raté l’occasion de se refaire une popularité sur le dos de la pandémie : s’il avait reconnu tout de suite les pénuries de matériel, les retards à l’allumage, s’il s’était comporté en vrai chef de guerre, informant les gens et apportant un soutien moral, s’il avait promis de tout mettre en œuvre pour rattraper les erreurs du début, les Français lui auraient accordé des circonstances atténuantes. Au lieu de ça, en s’enferrant dans le déni et le mensonge, il a provoqué la défiance de toute l’opinion, sans équivalent dans le monde.

Autre grand perdant de la pandémie, l’Union européenne, conspuée partout, même en Allemagne : 25 % des Allemands se disent satisfaits de Bruxelles, 8 % des Italiens… Il faut dire que faire passer en douce l’adhésion de l’Albanie, pendant que les peuples se meurent et que Bruxelles ne bouge pas le petit doigt pour les secourir, il fallait le faire. On se demande même comment raisonnent ces huiles bruxelloises pour ne pas saisir la balle au bond et envoyer des avions floqués du drapeau bleu étoilé remplis de matériel sanitaire à Milan-Linate, Roissy ou Madrid : de quoi redorer son blason, pour à peine quelques millions d’euros. Mais les eurocrates n’y ont pas songé. Peut-être, d’ailleurs, s’en fichent-ils comme d’une guigne, de la popularité de l’Union, de leur image auprès des peuples. Peut-être se croient-ils assis à vie dans leur fauteuil de commissaire : c’est souvent quand ils se croient indéboulonnables que les régimes finissent par s’effondrer… Phrase à méditer, n’est-ce pas, Messieurs Macron, Philippe, Véran, Mmes von der Leyen, Lagarde, et les autres ?

Olivier Piacentini

Source : http://bvoltaire.fr

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La Chine peut dire merci au Covid-19

5 Mai 2020, 10:43am

Publié par Thomas Joly

Même si depuis quelques semaines plusieurs critiques contestent l’attitude de Pékin face au Covid-19 – voire mêmes des attaques l’accusant d’en être à l’origine volontairement ou non –, l’empire du Milieu sort grandi sur le plan politique et économique.

Le pangolin n’aura pas la peau de Pékin. Alors que la plupart des pays touchés par le Covid-19 auraient pu accuser la Chine, aucun ne le fait (à l’exception notoire de Donald Trump) ou alors à demi-mots, usant du plus beau langage diplomatique.

Et si l’Empire du Milieu a critiqué sans langue de bois toute critique de son action ou toute allusion à une responsabilité dans la création et/ou la diffusion du virus, il ne peut que se satisfaire de la situation en ce début mai. En effet, les allusions aux mensonges de Pékin sur le nombre de réel de morts sont passées par pertes et profits – idem pour le matériel plus que défectueux envoyé par la Chine –, le confinement à Wuhan érigé en modèle, sans parler des hôpitaux construits en peu de jours.

Quant au fameux laboratoire P4 de Wuhan, ce sont les officiels français qui sont visés au nom d’un complotisme ridicule et incapacitant. Nullement les Chinois qui ont récupéré une technologie en évinçant les partenaires français et en pratiquant l’opacité la plus complète quant à la sécurité de ce laboratoire. Le pire dans cette histoire est que ce laboratoire a pu être construit malgré la mise en garde répétée de nos services de renseignement. Mais est-ce étonnant de la part de ministres, diplomates, chefs d’entreprises capables de se vendre au plus offrant ? La souveraineté française est depuis des décennies un paillasson sur lequel le monde entier essuie ses pieds crottés.

Mieux encore pour Pékin, la Chine apparaît désormais comme le sauveur indispensable. Notamment en Europe, France incluse. Malgré les effets d’annonce et les beaux discours, il n’y aura pas à court et moyen terme de relocalisation des industries textile set pharmaceutiques. L’appareil de production étant quasi inexistant et ne pouvant pas répondre aux demandes, la Chine – tout comme l’Inde – continuera d’être l’atelier du monde, et donc engranger nos devises pour se constituer un trésor utile pour acheter technologies, industries, terres agricoles, et même les hommes.

Ensuite, l’absence de solidarité au sein de l’Union européenne, principalement de l’Allemagne à l’égard de l’Italie, fait que Rome se jette dans les bras de Pékin, renforçant ainsi son rôle de porte d’entrée de la Chine en Europe. Il est en de même depuis des années pour la Grèce qui lâchée par l’Allemagne et Bruxelles a accepté de donner son port du Pirée à la Chine.

La Chine, qui pratique plus que jamais une forme de supplice avec délice s’agissant de la production et de l’envoi de masques, a donc les coudées franches pour de l’Europe une sorte de colonie. Après la Sinafrique, la Sineurope. Et ce pour se venger des guerres de l’opium et autres conflits au XIXe siècle où les puissances de l’Europe avaient mis à mal l’empire du milieu, notamment par le biais des concessions.

L’Europe n’est donc pas près de sortir de sa léthargie cotonneuse qui mène droit à la mort.

Michel Malnuit

Source : http://synthesenationale.hautetfort.com

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Éric Zemmour : « Ce qui m’est arrivé n’est rien comparativement à ce que beaucoup de Français subissent tous les jours »

5 Mai 2020, 09:29am

Publié par Thomas Joly

Réaction très digne et lucide d'Éric Zemmour suite à l'agression verbale qu'il a subie, commise par une racaille nord-africaine.

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Des propos de bon sens de Benoît XVI

4 Mai 2020, 18:27pm

Publié par Thomas Joly

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Déconfinement : les Français sous liberté surveillée… et conditionnelle ?

4 Mai 2020, 12:29pm

Publié par Thomas Joly

C’est donc le ministre de la Santé qui a annoncé, samedi, que le gouvernement allait soumettre au Parlement la prorogation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet. Certes, mardi dernier, Édouard Philippe, dans sa présentation de la stratégie de déconfinement à l’Assemblée nationale, a bien évoqué – très rapidement – cette éventualité : « peut-être jusqu’au 23 juillet »… Mais le fait que cette annonce de prolongation d’un régime d’exception mettant les Français sous liberté surveillée soit faite, non par le Premier ministre, mais par le ministre de la Santé n’est pas anodin. C’est même très révélateur. Il est vrai que le ministre de la Santé est devenu le nouveau ministre de la Guerre. Ainsi, jamais, depuis 1961, lorsque le général de Gaulle mit en application l’article 16 de la Constitution, après le putsch des généraux, notre pays n’a connu de telles restrictions de libertés : de circuler, de culte, d’entreprendre, etc.

Toujours dans son discours de mardi dernier, à l’Assemblée, Édouard Philippe déclarait : « Au fond, ce que je vous propose de rétablir, c’est un régime de liberté et qu’il nous faut donc ensemble en définir les exceptions. » On serait plutôt tenté de penser que c’est un régime de restriction de liberté qui s’installe dans un provisoire qui dure et que le gouvernement nous en a d’ores et déjà défini les exceptions. Par exemple, nous n’aurons pas le droit de nous déplacer où nous voulons. Exception faite dans un rayon de 100 kilomètres de chez soi et de quelques cas bien précis. Certes, c’est pour la bonne cause mais c’est un fait. Du reste, c’est toujours pour la bonne cause.

Libertés de circuler, de culte, d’entreprendre (pensons aux restaurateurs, cafetiers, hôteliers, etc.) restreintes mais on pourrait évoquer, plus simplement, la suspension de certains droits civils, notamment celui de contracter mariage. Du reste, sur quels fondements juridiques solides reporte-t-on sine die la célébration des mariages civils depuis le mois de mars ? En effet, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les Collectivités locales, donnait, le 21 mars dernier, aux maires ses « recommandations » écrites dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Concernant les mariages et PACS, on lit ceci : « Au regard des mesures limitant les déplacements et le regroupement des personnes afin de lutter contre la crise sanitaire, la célébration des mariages et l’enregistrement des PACS doivent en principe être reportés. » Mais pour célébrer un mariage civil, il ne faut que cinq personnes : un officier d’état civil, deux témoins… et les mariés ! « En principe » : et en droit ? Certes, on découvre, sur le site du Sénat, que cette décision est l’« application d’une dépêche du 18 mars 2020 du ministère de la Justice relative à la continuité des services de l’état civil », précisant que « la célébration d’un mariage doit actuellement être reportée, afin de lutter contre la crise sanitaire », sauf « urgence à établir le lien matrimonial » et après sollicitation du procureur de la République. En fait, on a interdit les mariages parce qu’en général – j’ai failli écrire « en principe » ! -, on fait la fête après la cérémonie. C’est un peu court. Sous cet angle, l’état de siège ou de guerre est moins liberticide ! Et jusqu’à quand ?

Évoquons rapidement la liberté surveillée du culte. Par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, on découvre cette consigne officielle, en date du 23 avril, d’un préfet aux maires de son département pour les aider dans le flicage de leurs administrés : « Les fidèles sont autorisés individuellement à se rendre dans les lieux de culte qui sont restés ouverts, munis d’une attestation de déplacement dérogatoire. À l’intérieur du lieu de culte, tout rassemblement étant interdit, le fidèle doit prier ou se recueillir isolément… » On fait comment, pour juger que le fidèle prie, se recueille ou, plus laïquement, admire la voûte gothique de l’église du village ?

Maintenant, une remarque : les Français, soi-disant épris de liberté, se satisfont peut-être de cette situation de liberté surveillée. Et conditionnelle, sans doute un peu aussi…

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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Les vols de masques se multiplient en France ces derniers jours

4 Mai 2020, 10:13am

Publié par Thomas Joly

Objets de toutes les convoitises au début de la crise, les stocks de masques connaissent une nouvelle recrudescence de pillages. Établissements hospitaliers, pharmacies, fournisseurs… Avec la complicité de certains soignants ou à leur détriment, plusieurs milliers de protections dont le pays manque encore ont été subtilisées.

Alors que les réserves de masques se constituent encore péniblement, à l’approche d’un déconfinement partiel qui en nécessitera un grand nombre, certaines d’entre elles ont été la cible de rapts organisés ces derniers jours, selon nos informations.

Le 25 avril, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), l’association à but non lucratif Adef Résidences, qui collabore notamment avec les Ehpad, déplore le vol de 16.000 de ses masques chirurgicaux. D’après son président, qui a déposé plainte le lendemain de la constatation des faits, des individus, profitant des mouvements d’employés, auraient pénétré dans les locaux de l’association et y auraient, par deux fois, dérobé ses stocks. Toujours en région parisienne, à Roissy-en-France (Val d’Oise), ce sont 20.000 masques qui ont été subtilisés, parmi d’autres matériels, dans les locaux d’une société de vente par correspondance, visitée par deux cambrioleurs, ironiquement masqués, dans la nuit du 26 au 27 avril…

Quand les soignants dérobent dans leurs propres stocks

Les établissements médicaux, en première ligne dans la crise sanitaire, ne sont pas non plus épargnés. Le 27 avril, c’est un responsable de l’hôpital de Gaillac, dans le Tarn, qui dépose plainte en gendarmerie pour le vol de 1.500 masques FFP2, particulièrement convoités pour leur niveau de protection. Constatée après un comptage routinier, la disparition est d’autant plus suspecte qu’elle concerne un local sous clé de l’établissement, ne présentant aucune trace d’effraction. Non loin de là, une pharmacie de la commune de Grisolles, dans le Tarn-et-Garonne, déplorait le même jour un prélèvement suspect dans sa cargaison de masques parmi d’autres produits pharmaceutiques, là encore, sans effraction constatée. Les Outre-mer, d’autant plus fragiles qu’ils sont souvent bien mal pourvus pour faire face au coronavirus, connaissent eux aussi ces agissements. Le Port, sur l’île de la Réunion, déplorait ce 27 avril un important manque de matériel médical dans une de ses cliniques. Thermomètres, visière anti-projection ainsi que plusieurs cartons de masques avaient été fouillés, sans que l’on puisse confirmer s’ils ont été, du moins partiellement, vidés. Le bureau concerné n’était, en revanche, qu’accessible par une clé mise à disposition du personnel de l’établissement…

Bien qu’ils leurs soient réservés, comme précisé dans les pharmacies qui ont interdiction d’en vendre au public depuis le début de la crise, les masques sont parfois dérobés par les soignants eux-mêmes. A Valeurs actuelles, une infirmière travaillant en Ehpad, près de Bordeaux, expliquait il y a quelques semaines la rigidité du protocole d’attribution des masques devenus si rares : « Ils sont comptés et placés dans un coffre. Le matin à l’embauche, on en donne un à chaque membre du personnel pour la journée. »

Les trafics s’organisent

Cette recrudescence de vols intervient après une accalmie observée depuis le mois dernier, brisée par un important signalement, début avril. 28.000 masques volés avaient été saisis par la police sur la zone Pantin-Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), comme le rapportait à La Croix le secrétaire régional du syndicat Alliance Grégory Goupil. Lors du mois de mars, de nombreux rapts avaient été signalés à travers la France, tandis que le groupe La Poste révélait détenir un stock de 24 millions de masques, au beau milieu de la pénurie.

Pour ce responsable d’un syndicat de police interrogé, qui confirme l’émergence de cette délinquance de circonstance, il n’y a malheureusement rien de surprenant : « Quand il y a une pénurie, un trafic parallèle se met toujours en place. Beaucoup de masques se vendent sous le manteau ». D’après lui, c’est, en la matière, une belle prise de guerre que la BAC du 16e arrondissement de Paris a effectué, il y a deux semaines. Cherchant désespérément à s’équiper, un médecin mord à l’hameçon d’une annonce philanthrope sur internet. Allant à la rencontre du généreux pourvoyeur de masques, l’homme réalise qu’il ne pourra repartir avec son précieux stock qu’après paiement. Avisée, la police saisira au domicile de l’homme, d’origine asiatique, 30.000 masques. C’est une autre réalité que « masque » la pénurie : les trafics et arnaques en tous genres prospèrent également.

Source : http://valeursactuelles.com

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Une famille française fuit sa maison pour échapper aux demeurés de la LDNA qui l'accusent de racisme

3 Mai 2020, 19:21pm

Publié par Thomas Joly

À Apt (84), harcelée depuis des semaines par leur voisin africain irascible, une mère de famille a craqué et a eu une altercation avec lui et sa smala. La scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Aussitôt un déferlement de haine s'est déclenché sur Twitter, relayé par les débiles mentaux de la Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA), groupuscule raciste anti-blancs, dont le leader se faisant appeler Egountchi Behanzina été condamné, entre autres, en 2014 à sept ans de prison pour viol sur personne vulnérable.

Une poignée d'entre-eux est venue parader, en toute impunité et en plein confinement, devant la maison que la famille française a fui après avoir reçu de nombreuses menaces de mort.

Retrouvez tous les détails de cette histoire écœurante ici.

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Raoult : adulé et respecté dans le monde entier, traité de charlatan en France

3 Mai 2020, 11:14am

Publié par Thomas Joly

« Nul n'est prophète en son pays », dit le proverbe. Le professeur Raoult est devenu malgré lui la preuve vivante et éclatante de ce vieux proverbe.

Voila qu'un centre de recherche chinois confirme l'efficacité du traitement du professeur Raoult : sur un test portant sur 568 patients déjà lourdement atteints, le taux de létalité serait de 45,8 % pour les patients n'ayant pas reçu le traitement à la chloroquine, de seulement de 18,8 % pour ceux qui l'auraient reçus… Étude publiée sur la plate forme scientifique Medrxivce le 1er mai. D'autres pays n'ont pas attendu pour acheter en masse de la chloroquine : Trump, Poutine, et tant d'autres n'ont pas lésiné sur les moyens pour s'en procurer.
Pendant ce temps en France, le professeur Raoult serait-il couronné par ses pairs, les médias, les politiques ? Sommes nous fiers de compter parmi nos compatriotes celui qui semble avoir trouvé la solution à la pandémie ? Ses travaux sont-ils défendus au plus haut niveau par nos élites scientifiques ?

Depuis une semaine, le professeur Raoult semble bien au contraire faire l'objet d'une véritable chasse aux sorcières. A l'émission de Christophe Beaugrand sur LCI, le médecin Gerald Kierseck commentant la sortie du professeur du CHU de Marseille, en voiture et sous les acclamations de la foule, s'est livré à une charge contre le médecin provençal : gourou, rock star, ce n'est plus un médecin, sa notoriété lui monte à la tête, voila ce que les téléspectateurs ont entendu. Sans que personne sur le plateau ne vienne contredire ni même modérer ses propos. On a rappelé qu'il sortait un livre en librairie en ce moment : ne cherche-t-il pas d'abord à se faire de la publicité ? On lui a même reproché sa voiture, une Dacia : Didier Raoult fait ainsi dans le populisme… Personne ne s'est demandé si la popularité de Raoult à Marseille n'était pas due tout simplement au succès de son traitement, pour lequel les gens faisaient la queue devant l'hôpital où il exerce.

L'interview par la fielleuse Apolline de Malherbe sur BFMTV a été un véritable chemin parsemé de mines, de sous entendus sournois et mal intentionnés. Là encore, tout y est passé : soupçon de populisme, de quête de notoriété, on a eu droit à des attaques sur le physique et le look du professeur, questionné sur sa barbe et sa bague à tête de mort. On se demande après cela si l'on est bien en France, pays de liberté, ou en Arabie Saoudite pour avoir à répondre de sa tenue vestimentaire. Il lui fut demandé s'il n'était pas gêné de se sentir si seul : « Mais une majorité de médecins prescrit mon traitement et me soutient ! » a-t-il répondu. Tout ceci relève de techniques journalistiques bien connues pour discréditer l'invité, on multiplie les questions à message allant toutes dans le même sens pour orienter l'opinion sur sa personnalité, le présenter comme un franc tireur, isolé, un savant fou, un apprenti sorcier qui cherche à se rendre populaire. Au moment de présenter son livre, sorti le 26 mars, il dut subir la remarque perfide : « Ça tombe bien, tout de même… »

Mais la question clé de l'entretien fut posée à la fin : « Avec toutes ces polémiques, n'avez vous pas envie de quitter la France ? » Réponse : « Non, je suis Français, et j'aime ce pays malgré sa bizarrerie et même si je dois en faire les frais aujourd'hui. » Et oui, Didier Raoult n'est pas de ces chercheurs qui sillonnent la planète pour se vendre au plus offrant, c'est un patriote, issu d'une famille où l'on est décoré de la légion d'honneur depuis plusieurs générations, comme il l'a rappelé. Enraciné à Marseille, c'est là qu'il travaille, et il reste fidèle à sa ville et à sa population, malgré sa réputation désormais mondiale. Le professeur Raoult veut sauver des vies, et non pas faire les affaires des vendus aux laboratoires pharmaceutiques, comme plusieurs membres du fameux comité scientifique de Macron, qui lui même a reçu des fonds de l'industrie du médicament pour financer sa campagne de 2017... Raoult cherche avant tout à aider les patients, il respecte le serment d'Hippocrate quand d'autres se servent des malades pour faire de l'argent… Et c'est pour cela qu'il essuie les foudres et quolibets des médias et de la soit disant élite de la profession…

Olivier Piacentini

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Des prisons vides grâce au Covid-19

3 Mai 2020, 09:52am

Publié par Thomas Joly

Nicole Belloubet ne remercie pas le professeur Raoult. Grâce au Covid-19, les prisons sont désormais passées sous la barre des 100 % d’occupation. Serait-il possible d’arrêter cet énergumène dans sa recherche de traitement de la maladie ?

Le ministre n’en revient pas. « La situation est sans précédent » annonce-t-elle au journal Le Monde. Et dire qu’il suffisait de libérer 5.300 détenus en fin de peine pour qu’il y ait moins de monde en prison. C’est inouï. Ajoutez à cela la mise au chômage technique des délinquants du fait de ce confinement et nous arrivons au chiffre extraordinaire de 11.500 personnes disparues des prisons françaises. Un vrai miracle !

Aussitôt, la clique gauchiste de se jeter sur l’information. Hourrah ! Youpi ! « Ce qui paraissait inatteignable est devenu en peu de temps réalisable », jubile la directrice française de l’Observation international des prisons (OIP). Vous voyez bien qu’avec une bonne pandémie, ça marche ! Néanmoins, l’observatrice est inquiète. Passée cette éclaircie sanitaire, nous pourrions avoir « une remontée en flèche des incarcérations ». Zut, alors. « Nous aurions alors raté une opportunité inédite », ajoute-t-elle, sans plus d’explication.

Une large ouverture des portes de prison conjuguée à une absence de condamnations pourraient entraîner un taux d’occupation proche de zéro ! Nicole Belloubet doit comprendre ce concept mathématique, certes assez complexe, mais réalisable.

Dominique Raimbourg, un ancien député socialiste conservé dans du formol à l’Institut Pasteur, émet une idée lumineuse : « Il s’agit non de freiner l’entrée de condamnés en prison, mais d’accélérer la sortie de ceux qui sont proches de la fin de peine en cas d’entrée d’un nouveau détenu en surnombre. »

Effectivement, pourquoi ne pas organiser un jeu de chaises musicales ? Après deux heures de prison, le pensionnaire se verrait poussé vers la sortie, contournerait le bâtiment et reviendrait par la porte d’entrée après qu’il eut agressé un passant dans une rue adjacente. Des idées, des solutions en direct du bocal.

La Cour européenne des droits de l’homme avait alerté la France. Elle devait « envisager l’adoption de mesures visant à supprimer le surpeuplement ». Mais lesquelles ? Peut-être construire des pri…

Le journal Ouest-France, qui commente l’info, arrive à toutes jambes pour mettre le holà à l’idée qui menace de tomber sous le sens : « Des mesures qui ne peuvent pas se résumer aux seules promesses de nouvelles places de prisons. » Qui pourraient consister également en une lutte sans merci contre la délinquance, hélas, le Kärcher™ est en panne. Ni l’une ni l’autre, donc. Retour à la case départ. Seuls des éléments extérieurs naturels apporteront la solution. Pandémie, tempête, séisme, astéroïde… Avec un peu de chance.

Jany Leroy

Source : http://bvoltaire.fr

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Vers la fin des « ponts » du mois de mai pour satisfaire le MEDEF ?

2 Mai 2020, 14:21pm

Publié par Thomas Joly

Geoffroy Roux de Bézieux, le président du MEDEF, le syndicat du CAC 40, ne fait pas dans la nuance. Dans un entretien au Figaro du 10 avril dernier, il déclarait que pour sortir de la crise économique imputée au coronavirus, les Français devraient travailler plus longtemps, avoir moins de congés payés et accepter de perdre des jours fériés. La rengaine n’est pas nouvelle. Elle démontre qu’en digne héritier des négriers industriels des XIXe et XXe siècles, le MEDEF s’accroche encore à de vieilles lunes.

L’automatisation, l’informatique et la robotisation modifient durablement les conditions de travail. Déjà, à la fin des années 1960, les grands patrons ont poussé Pompidou à privilégier l’immigration de main-d’œuvre étrangère aux dépens de l’installation, certes coûteuse au départ, des premières chaînes de montage automatiques qui auraient probablement évité l’actuel « Grand Remplacement » [comme cela a été le cas au Japon].

Sans la pandémie de Covid– 19, le mois de mai 2020 eut été propice à de courts séjours touristiques grâce à quatre sympathiques « ponts » : les 1er, 2 et 3 mai; les 8, 9 et 10 mai; les 21, 22, 23 et 24 mai pour l’Ascension, et même les 30 et 31 mai ainsi que le 1er juin pour la Pentecôte. Tous ces ponts ne peuvent qu’enrager les hiérarques du grand patronat. Ils aimeraient un monde dans lequel les salariés trimeraient deux cents heures par semaine pour un demi euro et donneraient à leur direction cent, deux cents ou trois cents euros chaque mois dans l’espoir de garder leur emploi.

Le MEDEF ne représente qu’une minorité de patrons, vrais bureaucrates du capital. Ce ne sont pas des capitaines d’industrie audacieux prêts à hypothéquer leurs biens personnels pour la bonne marche de leur entreprise. Ces aventuriers économiques se retrouvent chez les artisans, les indépendants et les chefs des petites et moyennes entreprises, soit les plus affectés par le confinement imbécile et pour qui les aides exceptionnelles de l’État sont compliquées à obtenir en raison d’une paperasserie administrative proliférante.

En 2020, la productivité française ne repose plus sur la durée journalière du temps de travail, les 35 heures par semaine, les cinq semaines de congés payés, le repos dominical et les onze jours fériés (hors particularités propres à l’Outre-mer). La demande du grand patronat de les réduire rejoint les exigences répétées des multiculturalistes qui remplaceraient volontiers une à deux fêtes chrétiennes par une à deux autres fêtes monothéistes exogènes. Les deux groupes œuvrent de concert.

Déplorable Premier ministre du sinistre Chirac, le Poitevin Jean-Pierre Raffarin a rétabli en 2004 la corvée seigneuriale avec la « journée de solidarité » prévue à l’origine pour parasiter le lundi de Pentecôte. Il s’agissait par un jour de travail gratuit de financer la dépendance des personnes âgées sans jamais solliciter le capital et les « parlementeurs ». Le pognon ainsi soutiré aux travailleurs permet en fait de rembourser les intérêts de la dette abyssale de l’Hexagone.

Reporter le plus tard possible l’âge légal de la retraite, rogner sur les congés payés, augmenter la durée hebdomadaire et quotidienne du temps de travail, supprimer des jours fériés, voilà les propositions soi-disant innovantes d’une clique patronale aveugle aux nouveaux enjeux. Ces bouffons déphasés s’enferrent dans leur incompétence libérale policière progressiste et continuent à regarder la décennie 2020 avec les lunettes de 1880 ! Le grand patronat composé de fonctionnaires salariés pantouflards payés à coup de stock options et de parachutes dorés ne saisit pas l’imbrication croissante des questions sociale, écologique et nationale (ou identitaire). Peu importe, il sera tôt ou tard éjecté et remplacé par une élite nouvelle consciente des nouveaux défis.

Et s’il faut abroger des jours fériés, plutôt que de s’attaquer aux célébrations chrétiennes, que la « Ripoublique » hexagonale commence par réduire les siennes. Abolissons les funestes 8 Mai et 14 Juillet ! On ne peut pas se satisfaire de la sujétion de l’Europe par le bolchévisme de Wall Street et de la City. On ne peut pas non plus fêter la prise d’une forteresse royale qui n’accueillait qu’un noble incestueux, un fou, un apprenti-régicide et quatre faux monnayeurs. On ne doit pas non plus se féliciter de la fête organisée un an plus tard sur le Champ de Mars parisien et dont le déroulement cacha l’évidente duplicité des parties en présence.

Sans réclamer la reconnaissance officielle du 10 juillet 1940, il serait bien que le 27 juillet devienne la nouvelle fête nationale française en souvenir de la victoire de Bouvines en 1214. Allié  au jeune prince des Romains Frédéric de Hohenstaufen et du pape Innocent III, le roi de France Philippe II Auguste gagna grâce aux milices communales des bourgs francs du Nord sur les troupes anglaises du roi Jean sans Terre, d’un comte de Flandre félon et de l’usurpateur impérial le guelfe Otton IV. Si on peut encore vibrer à l’évocation du sacre des souverains français à Reims, le récit de la Fête de la Fédération n’émeut guère. L’historien médiéviste et résistant français Marc Bloch voyait dans le ravissement commun de ces deux événements une preuve marquante de francité. Pour la circonstance, notre européanité l’emporte nettement.

Georges Feltin-Tracol

Source : http://synthesenationale.hautetfort.com/

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Carte du Covid-19 : les Français en voient de toutes les couleurs !

2 Mai 2020, 11:16am

Publié par Thomas Joly

Le soutien scolaire en période de déconfinement semble démarrer en fanfare, à en juger des premiers exercices de coloriage de nos beaux départements de France. La copie en a été rendue ce jeudi 30 avril dernier. Il y a ceux qui sont rouges de honte, les autres verts de rage ; bref : orange, ô désespoir !

Ainsi, la Haute-Corse se trouve frappée du rouge de l’infamie. Et Gilles Simeoni, président de l’exécutif de l’île de Beauté, de prévenir, un brin agacé : « La carte publiée ce soir par le gouvernement laisse les Corses plus que perplexes. Nous attendons des explications » (France Info). Il a vite été entendu, puisque l’agence régionale de santé locale a tôt précisé : « Cet indicateur est en décalage avec le nombre de cas testés positifs », tout en promettant « une fiabilisation et une correction des données au plus vite ».

Les habitants du Cher, à défaut d’être aussi susceptibles que nos amis corses, n’en sont pas moins énervés. François Cormier-Bouligeon, député socialiste local, pointe du doigt une « erreur » administrative et annonce, pas content du tout : « Après échange avec monsieur le préfet et l’ARS, nous avons demandé une rectification rapide. »

Dans le Lot, lui aussi frappé marqué au fer rouge, ça ne va guère mieux. Jean-Marc Vayssouze-Faure, maire apparenté socialiste de Cahors, récemment réélu dès le premier tour, déplore, dans Le Figaro : « Une heure avant sa divulgation, je me suis entretenu avec le directeur de notre centre hospitalier qui me confirmait que nous n’avions jamais eu si peu de cas en réanimation, avec une seule personne prise en charge. » Mais restons positifs, cette dernière sera au moins sûre que tout le personnel sera à ses petits soins.

Et Serge Rigal, lui aussi socialiste et président du conseil général, de voir rouge à son tour : « Depuis quinze jours, la situation est stable et maîtrisée ; il n’y a pas de nouveaux cas. Non, franchement, il faut qu’on m’explique. » Ce que tente, d’ailleurs, de faire Étienne Guyot, préfet d’Occitanie et de Haute-Garonne : « Je crois que c’est la première fois qu’on publie ce type de carte, dont il faut peut-être rôder l’outil… » Vraiment ? Il n’empêche que ce haut fonctionnaire n’a pas tort, il ne faut pas voir les choses tout en noir, ce qui n’interdit pas non plus de rire jaune.

En attendant, ce sont de plus en plus de Français qui en voient de toutes les couleurs, des vertes et des pas mûres, tout en ayant un peu l’impression d’avoir été faits marron.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

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Aujourd'hui, 39 millions de Français ne vivent que des revenus de l'État et des collectivités

2 Mai 2020, 09:58am

Publié par Thomas Joly

Au 30 avril, la France comptait 39 millions de personnes dont les seuls revenus proviennent de l'État, des caisses sociales et des collectivités. Faisons le point :

  • 3,5 millions de chômeurs toutes catégories.
  • 11,3 millions de chômeurs à temps partiel
  • 5,5 millions de fonctionnaires (État, collectivités, caisses sociales, hôpitaux)
  • 3,5 millions d'allocataires aux minimas sociaux (RSA, ASS)
  • 1,1 million de titulaires de l'allocation adulte handicapé.
  • 14,3 millions de retraités

Faites le compte, ce sont près de 39 millions de personnes qui ne vivent que de revenus de l'État, sur une population totale de 67 millions : soit près de 60 %... Cela veut donc dire que 40 % des Français qui tirent leurs revenus du secteur marchand doivent assurer les revenus de 60 % d'autres... Et encore, ce chiffre ne tient pas compte des allocations que touchent les fameux 40 % qui ne vivent pas exclusivement de revenus de l'état : allocations familiales, allocations logement, prime d'activité, etc.

Je tiens à être clair : la présentation que je fais de ces données statistiques ne vise pas à opposer certaines catégories de Français à d'autres. D'ailleurs, la situation de ceux qui perçoivent l'essentiel de leurs revenus de l'État est très diverse : certains travaillent, d'autres ont travaillé (retraités) d'autres sont à l’arrêt provisoire à cause du coronavirus. Je veux seulement montrer à quel point la situation actuelle est intenable, même à court terme. Dans ce chiffre de 60 % de Français qui tirent leurs revenus de l'État, 20 % sont ceux qui sont aujourd'hui au chômage partiel, donc temporaire. En théorie, seulement, car il est évident que la reprise du travail va s'étaler sur plusieurs semaines, donc le chômage partiel ne disparaîtra pas d'un coup le 11 mai, comme par enchantement. La décrue sera progressive, délicate, il y aura pendant encore au moins deux mois un très grand nombre de chômeurs partiel. Et après ? Les vacances vont arriver, on ne sait pas encore si le déconfinement autorisera la libre circulation. Mais il est sur que la saison touristique sera terriblement gâchée quoiqu'il arrive : la hantise de la « deuxième vague », la perte de revenus considérables des Français comme des européens qui projetaient de visiter la France va faire de cette année 2020 une saison noire, où l'on se contentera de sauver ce qui peut l’être. Mais le plus probable, c'est qu'un grand nombre de faillites, dans l’hôtellerie, la restauration, le commerce de proximité, l'artisanat, va faire exploser le niveau du chômage en France : le gouvernement parle d'un niveau de 20 % au deuxième semestre 2020, soit le double du chômage « habituel ». De quoi provoquer une faillite du système de protection sociale, qui est d'ores et déjà plombé par les déficits de l'assurance maladie (41 milliards de déficit sur deux mois de pandémie). Et derrière, une crise sociale sans précédent, une déflagration qui va secouer notre pays, et fera sans doute passer la révolte des gilets jaunes pour un gentil rassemblement de grincheux.

Olivier Piacentini

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