Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Le blog politique de Thomas JOLY

Le Parti de la France présent le 16 octobre au rendez-vous des BBR !

26 Juillet 2022, 11:54am

Publié par Thomas Joly

Le Parti de la France présent le 16 octobre au rendez-vous des BBR !

Voir les commentaires

Rémy Rebeyrotte et son salut nazi à L'assemblée

20 Juillet 2022, 18:55pm

Publié par Thomas Joly

Voir les commentaires

Le RER, la ligne qui relie Paris à sa banlieue en moins d’une journée… via le tiers-monde

20 Juillet 2022, 10:03am

Publié par Thomas Joly

Je ne suis pas, sur le fond, opposé au principe de l'impôt. Ses modalités de mise en œuvre, c'est vrai, confinent à l'écrasement ; son matraquage des riches et sa haine de la succession patrimoniale sont, c'est vrai, ce qu'il y a de plus laid et de plus méprisable dans le fond de l'esprit révolutionnaire. Mais enfin, tout de même, je trouve compréhensible de contribuer, à la mesure de ses moyens, aux services d'un État digne de ce nom. Pour avoir des routes en bon état, des hôpitaux efficaces, des écoles publiques d'élite, des trains rapides et ponctuels, une vraie prise en charge des pauvres, une armée puissante, je suis prêt à contribuer de bon cœur à l'effort collectif.

Bon. Cela étant posé, convenons que les résultats obtenus par les structures de l'État ne plaident guère en faveur du maintien de l'étranglement fiscal perpétuel. Routes défoncées (mais à péage, pour le bénéfice de compagnies privées, et à radars, pour reprendre un peu de sous au contribuable) ; hôpitaux exsangues, dont le cirque du Covid n'a été que le révélateur ; écoles idéologisées, au niveau lamentable, aux professeurs rares et dépassés ; clochards français qui meurent seuls, sous les fenêtres d'hôtels trois étoiles remplis de migrants logés aux frais du contribuable ; armée de grande classe, mais échantillonnaire, qui paie l'incurie de Sarkozy puis de Hollande... et moyens de transport hors d'âge, livrés en pâture aux syndicalistes, qui ne savent anticiper ni les « épisodes neigeux », ni les « fortes chaleurs », ni les « feuilles sur la voie »... ni rien, en somme.

Voyez l'exemple du RER B, ce 18 juillet. Train bondé, chaleur, malaises ; incivisme de la musique trop forte ; arrêt interminable en pleine voie. Il est huit heures du matin. Le conducteur invite les voyageurs à débarquer en sautant sur les voies. À la queue leu leu, dans le noir absolu, les passagers sautent, valise à la main, puis courent comme dans un film-catastrophe par peur d'être percutés. Un embouteillage de trains de banlieue, stoppés entre Châtelet et les stations suivantes, serait à l'origine de ce terrible ratage. Un « épisode caniculaire », disent-ils, dû à « la présence de personnes sur les voies » alors que ces personnes se sont justement trouvées sur les voies à cause de l'inefficacité du réseau francilien.

Y a-t-il, en somme, un seul pan du service public qui ne ressemble pas à un pays du tiers-monde ? Une rumeur raconte que, lorsqu'un train arrive légèrement en retard au Japon, on ouvre une enquête interne. Ce qui est sûr, c'est que quand la DDE japonaise travaille, il y a, comme chez nous, trois personnes : mais chez eux, il y en a un qui travaille, un qui régule la circulation et un dont la seule fonction est de présenter les excuses de l'administration aux passants. Croyez-vous que la RATP ou la SNCF le feraient de vive voix ? Ou qu'une enquête interne permettrait de savoir pourquoi les trains grandes lignes arrivent systématiquement en retard ? Non. En France, on est capable de relier Paris à Mitry-Claye en moins d'une journée, via le tiers-monde. Cette démission totale du service public n'est pas anecdotique : elle est symptomatique d'un je-m'en-foutisme généralisé, d'un refus de se remettre en question, d'un délabrement matériel et moral de l'appareil d'État. De même que la Seine-Saint-Denis est censée être la Californie sans le soleil, nous devenons la République démocratique du Congo sans les températures. Et encore, cette semaine...

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Crise énergétique : communication intensive vers le grand public, rétropédalage en coulisses

19 Juillet 2022, 09:39am

Publié par Thomas Joly

Première urgence : changer de narratif. Car la situation est grave et les perspectives bien inquiétantes : inflation, rationnement, pénuries, les nuages s’accumulent à l’horizon et le mécontentement pourrait vite se faire entendre.

Alors, on a fait plancher les communicants sur le sujet suivant : comment faire avaler la pilule aux Français ? Revenir sur une stratégie kamikaze qui se révèle un échec complet et menace de ruiner nos économies ? Pas question, ce serait reconnaître que l’on fait fausse route depuis le début. Non, il suffira de changer de récit afin de modifier la perception de la crise par les Français.

C’est dans ce sens qu’il faut comprendre les réponses surréalistes du ministre de la Transition énergétique, interrogé par Le Figaro le 10 juillet dernier. À la question « À quel point la situation vous inquiète-t-elle ? », Agnès Pannier-Runacher répondait : « Ce qui est inquiétant, c’est d’abord la situation sur le front climatique. Ce qui est historique, c’est le paquet climat européen adopté, au bout de la nuit, le 29 juin. » Comme aurait dit Georges Marchais, « C'est pas votre question mais c'est ma réponse. »

Le ministre avait, bien entendu, très bien compris. Elle se contentait de reproduire le nouveau schéma narratif repris par le chef de l’État, le 14 juillet dernier. Pour commencer, modifier le cadre interprétatif : « La crise ukrainienne et russe nous impose un cas pratique immédiat : comment faisons-nous pour ne plus dépendre au plus vite des énergies carbonées. » On passe ainsi de la crise ukrainienne à la crise climatique. C’est-à-dire d’un contexte polémique (la guerre) à un contexte consensuel (sauver la planète).

Ensuite, on fournit les nouveaux éléments de langage. Ne dites pas « rationnement », trop connoté et lié à une approche coercitive. Non, parlez de « sobriété », beaucoup plus neutre et écolo : « Un changement complet de nos comportements, pour nous chauffer, pour nous déplacer, pour produire », expliquait le ministre. Vous n’allez donc pas vous priver, vous allez agir pour le climat et les générations futures.

Les mauvais esprits parleront de grossière manipulation. Pas du tout, même s’il est vrai que tout cela est un peu lié aux sciences comportementales. Mais c’est pour votre bien. On ne vous impose rien, on vous incite juste à faire les bons choix. En réalité, on vous aide à surmonter vos biais cognitifs : résistance au changement ou aversion pour la perte. C’est l’approche « nudge » (en anglais, pousser quelqu’un du coude pour attirer son attention), très à la mode actuellement dans la conception des politiques publiques. Le gouvernement s’en est notamment inspiré pour vous encourager à suivre les recommandations sanitaires lors de la pandémie.

Cela vous permettra de vous engager sur le chemin de la « sobriété » dans la joie et la bonne humeur. Et, surtout, ça permettra de faire oublier qui est responsable du chaos à venir. Le ministre a prévenu : « Tout le monde est concerné, et tout le monde doit balayer devant sa porte ! » Un très beau tour de passe-passe.

Ça, c’est l’élaboration du plan de com pour le vulgum pecus mais, pendant ce temps-là, dans les coulisses, c’est plutôt panique à bord.

Alors qu’au printemps, les Européens se divisaient pour savoir s’il fallait mettre en place un embargo sur le gaz russe, ils découvrent aujourd’hui, effarés, que c’est Poutine lui-même qui ferme les robinets.

Or, il n’y a pas d’alternative sérieuse à court terme. Le 9 juillet dernier, Le Monde rapportait les calculs de Thierry Breton, commissaire européen au marché intérieur : « Alors qu’avant la guerre, la Russie livrait aux vingt-sept 155 milliards de mètres cubes de gaz, les États-Unis, l’Égypte, le Qatar, l’Afrique de l’Ouest, mais aussi la Norvège ou l’Azerbaïdjan, pourraient d’ici un an leur fournir un tiers de cette quantité. »

C’est donc bien de rationnement qu'il est question dans les prochains mois. Et pour ce qui est de l’écologie, contrairement à la fable d’Agnès Pannier-Runacher, elle passe à la trappe avec la réouverture des centrales à charbon. Dans le Financial Times du 4 juillet dernier, le Premier ministre polonais, Mateusz Morawiecki, reconnaissait que cette situation supposait de mettre entre parenthèses les objectifs climatiques européens.

Face à ces perspectives, tiraillée entre idéologie et pragmatisme, la Commission européenne opère un discret rétropédalage avec son prochain paquet de sanctions contre la Russie : plus question de parler de pétrole ou de gaz. Évitons les sujets qui fâchent.

Frédéric Lassez

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Discours de Macron à Pithiviers : le nouveau monde fait du vieux avec du vieux

18 Juillet 2022, 12:32pm

Publié par Thomas Joly

Commençons par un rappel « pour le lecteur pressé », comme on dit. Il y a 80 ans, les 16 et 17 juillet 1942, la police française arrêtait 13.000 Français juifs, puis les parquait au Vélodrome d'Hiver, dans le XVe arrondissement de Paris. Ces prisonniers furent ensuite répartis dans deux gares de triage (Beaune-la-Rolande et Pithiviers) avant d'être déportés. Très peu d'entre eux revinrent des camps de concentration. S'agit-il de l'une des heures les plus sombres de notre Histoire ? C'est aux vainqueurs de le dire, comme toujours. En revanche, évidemment, c'est une tragédie, comme souvent pendant les guerres. La commémoration du Vel' d'Hiv' nécessite-t-elle un énième « discours offensif », comme les services de l'Élysée l'ont annoncé avec gourmandise, il y a quelques jours ?

Il y eut, tout d'abord, un petit mot d'Éric de Rothschild, président, entre autres, du Mémorial de la Shoah, pour introduire Emmanuel Macron, ancien employé de son cousin. Il n'est pas certain que l'antisémitisme des banlieues recule significativement avec de tels invités d'honneur. Petit faux pas, peut-être.

Et Macron, alors ? Oh, pas grand-chose. Chirac avait ouvert la voie à la flagellation a posteriori. Macron s'est borné à rappeler, avec ce mélange de lyrisme bon marché, de grandiloquence creuse, de bons sentiments neuneus et de cours d'histoire revisités par l'Éducation nationale, que la France était méchante. Héritière de l'humanisme, des Lumières, des droits de l'homme et tutti quanti, la France, selon Macron, a trahi ses valeurs universelles, qui existent depuis sa naissance, en 1789. Certes, le Président a notamment rappelé la lettre écrite par le cardinal Saliège, les petits mouvements de révolte ou d'opposition, les Compagnons de la Libération. On connaît déjà tout ça. Interminable anaphore en « Elle vivait... », pour parler de la France qui s'est opposée aux soumissions vichystes, envolées poétiques au ras du sol... l'indigestion n'est pas loin.

À quoi Macron a-t-il servi, une fois de plus ? En quoi s'est-il attaché à corriger les discours réducteurs, en quoi a-t-il été particulièrement « offensif » sur la question de l'antisémitisme - et, d'ailleurs, en quoi le peuple français, écrasé de culpabilités diverses, a-t-il besoin qu'on lui rappelle que « plus jamais ça » ? À qui s'adressait ce discours, alors ? Aux nouveaux antisémites dont parlait Alain Finkielkraut, issus de l'islamo-gauchisme ? Ce serait bien vu, ce serait peut-être même nécessaire... mais un discours lénifiant, ponctué d'appels aux valeurs de la République et de pleurniche bas de gamme, est-ce vraiment la meilleure façon de convaincre ces nouveaux antisémites ?

Il n'y a eu qu'un seul mot à proprement parler « offensif », largement applaudi, d'ailleurs : pour dire que Pétain et ses acolytes n'avaient jamais contribué à sauver des Juifs. Un mot contre Zemmour, en somme. Une phrase assassine contre un Juif patriote dans un discours contre l'antisémitisme contemporain, fallait oser. Décidément, rien ne l'arrête.

Bref, Macron se chiraquise : il s'accroche aux totems en carton-pâte de la République, il psalmodie les mêmes vieux éléments de langage, il gâtouille. Le nouveau monde, décidément, ne sait faire que du vieux avec du vieux.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

L’Allemagne, un pays qui nous veut du bien ?

18 Juillet 2022, 10:29am

Publié par Thomas Joly

On ne peut que se féliciter, rétroactivement, que le président De Gaulle et le chancelier Adenauer aient signé en 1963, le traité de coopération franco-allemand, enterrant ainsi - définitivement peut-on espérer - la hache de guerre entre les nations franque et germaine.

Mais, une soixantaine d’années plus tard, qu’en est-il réellement ? La guerre russo-ukrainienne est un révélateur de ce qui nous oppose à nos voisins. Le modèle énergétique allemand (energiewende) est un échec total. Sous l’influence des « Verts », ces Die Grünen aussi néfastes en RFA qu’en France, l’Allemagne a renoncé au nucléaire et, pour palier partiellement à la rupture d’approvisionnement en gaz russe, remet en activité des centrales à charbon qui vont polluer largement au-delà et en deçà du Rhin ! « Belle manœuvre mon général », pour « sauver la planète ! ».

Les sanctions prises contre la Russie pour complaire à « l’allié » américain, vont faire exploser les factures d’électricité des Français et des autres Européens, sans oublier l’alibi commode des éoliennes pour justifier une énergie douce. (Alors que l’on sait, comme le tout électrique pour l’automobile, que ce n’est pas économique, ni totalement non-polluant, si l’on prend en compte tous les facteurs : recherche, production, acheminement...)

Sans compter que pour nous Français, nous allons continuer de nous mettre, à nouveau, entre les mains de fournisseurs étrangers, mais aussi risquer de mettre en péril la filière industrielle de l’automobile. Alors, à quoi bon substituer des Américains pour le gaz de schiste, ou  des Chinois pour les « Terres rares », aux Russes pour le pétrole, aux Algériens et autres Quataris pour le gaz ? Macron l’a annoncé le 14 juillet 2022, il faudra se serrer la ceinture en matière de chauffage l’hiver prochain. Indirectement, le prix du stère de bois va encore augmenter pour ceux qui se chauffent «  à l’ancienne ».Le Premier ministre hongrois, Victor Orban,  a déclaré à juste titre, que non seulement « les Européens se tiraient une balle dans le pied, mais une autre dans les poumons ! ». Aux dernières nouvelles, il n’impose pas lui, à son pays, le « coup du boomerang » avec les sanctions sur le gaz et le pétrole russes.

Coopération militaire au point mort 

D’autre part, dans un tout autre domaine, celui de  la défense, le projet franco-allemand de l’avion de combat du futur – SCAF – est dans les limbes, tout comme celui du char de combat franco-teuton, les objectifs d’armement des deux partenaires n’étant pas tout à fait les mêmes. On aurait pu depuis très longtemps, afficher une solidarité et une complémentarité réelles en  matière de coopération militaire  entre Paris et Berlin - Bonn à l’époque - en substituant aux Starfighter, Tornados et autres Eurofighters de la Luftwaffe des Mirage, et en mettant des Léopard à la place, par exemple, des AMX-30… Que nenni mon ami. Les Allemands, des voisins qui nous veulent du bien, vraiment ?

Jean-Claude Rolinat - Membre du Bureau politique du Parti de la France

Voir les commentaires

Rafle du Vel d'Hiv : l'overdose

17 Juillet 2022, 19:57pm

Publié par Thomas Joly

Voir les commentaires

Publicités : les extra-européens surreprésentés ?

13 Juillet 2022, 15:56pm

Publié par Thomas Joly

Voir les commentaires

Le RN tient bon contre le retour du délire sanitaire

13 Juillet 2022, 06:46am

Publié par Thomas Joly

Jugeons les députés RN sur leurs actes et saluons leur opposition ferme au retour du délire sanitaire covidiste voulu par le gouvernement. Espérons que leurs alliés de circonstance (LR/NUPES) tiendront bon pour une fois. Souhaitons également que l'inutile Sénat, pourtant censé être « à droite », ne vienne pas, comme souvent, au secours du gouvernement.

Voir les commentaires

L'opportuniste Caroline Cayeux attaquée par le lobby LGBT

13 Juillet 2022, 06:41am

Publié par Thomas Joly

 

Voir les commentaires

Le Forum du PdF - 14 juillet 2022

12 Juillet 2022, 16:35pm

Publié par Thomas Joly

Le Forum du PdF - 14 juillet 2022

Dans le prochain Forum du PdF, Alexandre Hinger reçoit Thibaut de Chassey (Librairie Française), Iannis Moriaud (cadre du Parti de la France) et Scipion de Salm (historien et collaborateur de l'hebdomadaire Rivarol).

L'émission aura pour thème « 14 juillet 1789 : le mythe fondateur de la République ».

C'est jeudi à 21h et c'est sur Telegram : https://t.me/partidelafrance

Voir les commentaires

Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - N°669

12 Juillet 2022, 06:51am

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : être parlementaire, le terme « extrême droite », la motion de censure contre Élisabeth Borne, le comportement des députés LFI, Marine Le Pen jamais agressée sexuellement, l'hystérie pro-avortement, la nécessité d'une vision politique à long terme pour les élus, l'indispensable Europe boréale.

Voir les commentaires

Emmanuel Macron, complice du lobbying d’Uber en France : un autre scandale d’État à venir ?

12 Juillet 2022, 06:06am

Publié par Thomas Joly

Si l’affaire McKinsey a fait long feu, n’ayant par ailleurs en rien gêné la réélection d’Emmanuel Macron, celle d’Uber Files pourrait bien être plus explosive. De quoi s’agit-il ? De 124.000 documents dénichés par nos confrères anglais du Guardian et relayés, depuis ce week-end, par Le Monde (10 juillet), selon lesquels Emmanuel Macron, du temps de son passage à Bercy, aurait été plus que complaisant vis-à-vis du lobbying d’Uber, société de taxis fondée en 2009 par Travis Kalanick.

Certes, le lobbying est chose normale aux USA ; en France, un peu moins. D’où ces grands moyens déployés et révélés par le quotidien vespéral : « Au mois de juillet 2014, quelque 233 noms figurent dans un tableau. Des ministres, des conseillers, des parlementaires, mais aussi des journalistes, des éminents représentants de cercles d’influence ou encore des associations de consommateurs. » Uber, c’est ce système se riant de nos traditionnels chauffeurs de taxi, assujettis à de multiples charges sociales et qui comptent sur la vente de licences chichement accordées pour enfin prendre une retraite bien méritée.

Mais à l’heure où tant de mégapoles mondiales utilisent des esclaves à vélo pour livrer pizzas et sushis à toute heure de la nuit, le serf Uber de VTC (véhicule de transport avec chauffeur) est lui aussi taillable et corvéable à merci. Certains prétendent que c’est plus « pratique » que d’attendre (parfois longtemps) des chauffeurs de taxi généralement ronchons, pas gênés de rouler à pas cher au mépris de la justice sociale la plus élémentaire. Les mêmes, sûrement, qui applaudissent chaque fois qu’on supprime des emplois : aux caisses des supermarchés, aux guérites des péages, aux services administratifs pour mieux les remplacer par de l’informatique, et qui estiment que c’est « plus pratique ». À ce titre, une humanité sans humains sera aussi bientôt encore plus « pratique »…

Travis Kalanick, en 2014 : « Nous sommes au cœur d’une campagne politique et il s’avère que le candidat, c’est Uber. » Thomas Thévenoud, député socialiste de Saône-et-Loire, tente néanmoins de résister à l’offensive et de faire voter une loi protégeant nos taxis. Convoqué par le géant américain, il s’entend dire : « De toute façon, monsieur le député, vous ferez ce que vous voudrez, mais si la loi ne nous convient pas, on attaquera. » (Le Monde). Quelque temps plus tard, il est obligé de quitter la carrière politique pour cause de « phobie administrative » ; en clair, il ne payait pas ses impôts. Ça tombait mal...

L’offensive se poursuit ensuite au Sénat, là où Uber déniche une oreille autrement plus attentive, celle de Vincent Capo-Canellas, élu de Seine Saint-Denis. Pour la multinationale, cet homme serait « son principal et plus actif défenseur ». Autre son de cloche, lorsque interrogé par Le Monde  : « Je n’ai pas souvenir d’avoir discuté avec Uber. » Bien sûr…

En revanche, plus haut dans la hiérarchie étatique, il y a Emmanuel Macron, dans sa citadelle de Bercy. Et Le Monde de révéler : « Mardi 20 janvier 2015, le futur Président reçoit plusieurs dirigeants d’Uber, dont Travis Kalanick. Ils échafaudent alors un plan de bataille commun. […] Puis, il faudra lancer une grande campagne de communication pour Macron et Uber. » Logique. Le futur Président rêve de start-up nation… Sans compter le chantage à l’emploi, « notamment dans les quartiers populaires touchés par le chômage ». Résultat : « Les anciens collègues d’Emmanuel Macron au gouvernement, contactés par Le Monde, sont unanimes. Le ministère de l’Économie a clairement pris le parti d’Uber face aux taxis. »

Toujours selon la même source, Laurent Grandguillaume, député socialiste de Côte-d’Or, se souvient de l’offensive médiatique : « C’était immense. Des tracts, des pages de publicité. […] Vous avez d’un côté les taxis de la G7, une entreprise française de taille intermédiaire, et de l’autre une multinationale. C’est chez Uber qu’était la puissance de feu. »

Maintenant que cette affaire commence à se trouver sous les feux de la rampe, nombre de parlementaires montent au créneau, de LFI au PCF en passant par RN, dont le président Jordan Bardella affirme : « Le parcours d’Emmanuel Macron a une cohérence, un fil rouge : servir des intérêts privés, souvent étrangers, avant les intérêts nationaux. » L’insoumis Alexandre Corbière, quant à lui, vient de demander la création d’une commission d’enquête parlementaire. Le dossier est donc loin d’être clos.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Mi-Ganelon mi-Tartuffe, Gérald Darmanin reste égal à lui-même

11 Juillet 2022, 06:32am

Publié par Thomas Joly

Ne trouvez-vous pas que le surnom de Ganelon irait comme un gant à Gérald Darmanin ? N'est-il pas l'archétype du félon ? En tout cas, son parcours politique témoigne de sa capacité à retourner sa veste en fonction de ses intérêts. Mais sa personnalité est si variée qu'on ne peut l'associer à un seul personnage littéraire. Les élections législatives n'ayant pas donné le résultat espéré par la majorité présidentielle, le voilà contraint d'en tirer les leçons et, par la même occasion, de faire la leçon à la Macronie. Ses propos de circonstance ne peuvent convaincre que ses fans, les autres y verront une marque d'hypocrisie.

Dans un entretien au journal Le Monde, Gérald Darmanin estime que les macronistes doivent « corriger » certains « comportements ». Certes, ils incarneraient le camp de la « raison » et de la « technique », ce qui laisse entendre que les autres courants politiques sont incapables de proposer des mesures rationnelles et efficaces, mais cela ne suffit pas : « Nous devons parler aux tripes des Français », ajoute-t-il, précisant son propos : « N'être que dans l'émotion, c'est démagogique. Mais n'être que dans la rationalité, c'est parfois être éloigné de ce qui fait le principal de la politique, c'est-à-dire les gens. »

Pour être proche des « gens », il faut « plus de bistrots, moins de visio ». Les Français « ont réélu le président de la République et ils ont voulu une Assemblée nationale qui le soutienne, mais avec la culture du compromis ». Il faut donc discuter avec les oppositions, « montrer à l’opinion que le gouvernement a entendu avec humilité le résultat des urnes ». Pas question, cependant, de « faire des alliances avec le RN et LFI », qui « divisent et exploitent les peurs ». Il choisit son opposition : « Nous devons trouver un compromis avec les partis de gouvernement. » Seuls sont fréquentables les partis, ou ce qu'il en reste, dont les troupes se sont déjà largement ralliées à Macron. Autant dire que les compromis, s'il y en a, seront réduits à la portion congrue.

Ces propos révèlent, s'il en était besoin, que Darmanin pratique la direction d'intention chère aux casuistes et que cette contrition est bien hypocrite. Il n'est aucunement question de changer de cap, mais simplement de donner le change. On exhibe sa volonté de dialogue, mais on se fiche éperdument, dans les sphères du pouvoir, de ce que pensent la majorité des Français. On en devine les objectifs : si jamais il y a blocage, ce ne sera pas la faute du gouvernement, mais celle de ses opposants qui ont refusé la main si généreusement tendue.

Notre jeune ministre de l'Intérieur est content de lui. Après le fiasco du Stade de France, il minimise ses erreurs. « On a loupé quelque chose, c’est évident », reconnaît-il, mais il en a aussitôt tiré les conséquences en triplant « les effectifs des BAC et de sécurité publique, à Saint-Denis, lors de grands événements ». Il montre ses muscles en déclarant vouloir « permettre l’expulsion de tout étranger reconnu coupable d’un acte grave par la justice, quelle que soit sa condition de présence sur le territoire national », n'expliquant pas pourquoi rien n'a été fait dans ce sens pendant le mandat précédent.

Gérald Darmanin se dit résolu à accomplir son devoir. On pressent qu'il ne refuserait pas de prendre la place d'Élisabeth Borne, si jamais le gouvernement devait être plus largement remanié. Il jure ses grands dieux qu'il ne songe pas à se positionner pour prendre, en 2027, la succession de Macron. Ce Ganelon de la politique, mêlé de Tartuffe et de Matamore, a déjà l'arrogance et le cynisme de son maître : sans doute n'hésiterait-il pas à le trahir, si d'aventure le vent tournait.

Philippe Kerlouan

Source : http://bvoltaire.fr

Voir les commentaires

Indemnité carburant : encore une aide qui n'ira pas aux travailleurs

8 Juillet 2022, 17:33pm

Publié par Thomas Joly

Le farineux Macron annonce via son gouvernement de choc une nouvelle prime carburant de 100 à 300 € avec l'argent magique du contribuable. Celle-ci sera uniquement destinée aux revenus ne dépassant pas les 14.100 € par an.

Résumons :
- Le SMIC est à 1.300 € net, soit 15.600 € net par an. Au dessus du plafond pour recevoir cette aide.
- Cette aide ne concerne donc uniquement que les RSAistes, les chômeurs en dessous de 14.100 € net et les quelques personnes à temps partiel en dessous de 14.100 €.

C'est toujours la même rengaine, les travailleurs paient toujours plus pour des inactifs toujours plus nombreux. Ce qui n'est pas étonnant quand on ne paie suffisamment pas le fruit du travail, les gens cessent de vouloir travailler pour profiter de l'assistanat de l’État socialiste.

Ce sont les jeunes supporters de Liverpool qui vont être contents ! Ils vont pouvoir aller gratuitement à la mer nous emmerder avec leurs musiques afro-américaines sur la plage, à fond sur leurs enceintes Bluetooth payées avec des chèques « cultures ».

Macron « l'ultra-mega-giga-libéral » a encore frappé.

Maxime Leroy - Délégué régional du Parti de la France pour le Nord/Pas-de-Calais

Voir les commentaires