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Le blog politique de Thomas JOLY

Du robinet d'eau tiède à la dissolution du régime

20 Octobre 2020, 06:39am

Publié par Thomas Joly

Détail de l'histoire sanglante de la guerre de conquête islamiste menée depuis treize siècles contre l'Occident, l'Europe et la chrétienté, la décapitation de Samuel Paty a permis la réouverture depuis quatre jour du robinet d'eau tiède de la sensiblerie populaire, du laïcisme militant et de la forfanterie gouvernementale.

Sensiblerie populaire avec ses rassemblements pleurnichards, ses litanies profanes, ses bouquets floraux, ses bougies et ses peluches.

Laïcisme avec ses incantations archéo-républicaines à la mémoire de Jules Ferry ou du petit père Combes et l'affichage idéologique de la condition sacrée d'enseignant, les "je suis prof" ayant remplacé les "je suis Charlie".

Forfanterie gouvernementale avec les éternels "Nous ne tolèrerons pas", "La République ne permettra pas", "Ils ne passeront pas", accompagnés de mesures de circonstances et d'annonces d'apparence comme l'expulsion de quelques deux cents étrangers fichés "S" pour activisme pro-djihad (sur plus de quatre mille), annonce, par ailleurs déjà faite trois jours avant le meurtre et dont on peut s'attendre à ce qu'elle soit largement retoquée par les magistrats, ou encore la dissolution de quelques associations soudainement identifiées par la perspicacité du ministre de l'Intérieur comme "ennemies de la République".

Tout cela durera le temps que durent les paroles roses de la République. Jusqu'à la prochaine tuerie.

Pour nous qui, depuis des décennies, sonnons le tocsin, rien de nouveau sous la lune de Satan. Le Système qui a voulu l'immigration, laissé se développer au cœur même du pays les foyers de contamination mortels — clusters des virus combinés du trafic de drogue et de la domination des imams — et encouragé le sapement systématique de tous les piliers de forces — moraux, institutionnels, identitaires et sécuritaires — de l’État ne peut évidemment pas être la base de leur relèvement.

"Dissoudre les associations ennemies de la République" nous dit Darmanin qui ne va tout de même pas, la fermeté a ses limites, jusqu'à envisager celle de l'UOIF ni l'interdiction du salafisme et des Frères musulmans. Nous nous disons "Il faut dissoudre ce régime incapable et criminel".

Il y a urgence. Qu'on le veuille ou non, le moment de vérité approche. Nous n'avons plus droit ni à l'égarement des divisions ni à la procrastination ni à l'ossification des amertumes.

Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France

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Darmanin annonce la fermeture (temporaire) de la mosquée de Pantin. Oui… mais…

20 Octobre 2020, 06:23am

Publié par Thomas Joly

Gérald Darmanin, invité du JT de 20h de TF1, a annoncé la fermeture de la mosquée de Pantin en Seine-Saint-Denis.

« Au lendemain de cet attentat ignoble, nous allons tirer toutes les conséquences », a indiqué le ministre de l’Intérieur. « J’ai demandé au préfet de la Seine-Saint-Denis de faire fermer la mosquée de Pantin puisque son dirigeant a relayé le message disant que le professeur devait être intimidé. Le préfet signe ce soir son interdiction. Si justice donne raison ce sera six mois d’interdiction », a-t-il ajouté.

Les islamistes n’ont pas tardé à réagir en publiant ceci :

Source : http://lalettrepatriote.com

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Baisse drastique des dons aux Restos du Coeur car les Français en ont marre que ça profite aux étrangers

20 Octobre 2020, 06:06am

Publié par Thomas Joly

Pendant deux jours, vendredi et samedi, les bénévoles des Restos du Cœur proposaient aux consommateurs, à la sortie des grandes surfaces, de donner un petit quelque chose pour l’association.

Cette campagne s’annonce moins fructueuse que les années précédentes. Pendant la seule journée de vendredi, l’association n’a recueilli que six tonnes de marchandises sur l’ensemble des sites, alors que l’année dernière sur deux jours ils en avaient engrangé vingt-cinq tonnes. Une baisse conséquente que les bénévoles n’expliquent pas vraiment.

« On manque cruellement de moyen, on demande aux gens de donner même une petite chose, à la fin ça compte. Le comportement des personnes a aussi changé. Les gens donnent moins, on accepte le refus il n’y a aucune obligation, mais cette année on se fait aussi agresser verbalement. On nous inflige des commentaires par exemple, sur les supposées origines de nos bénéficiaires qui tuent des Français. Depuis des années que je participe aux collectes, nous n’avions jamais subi cela, c’est inadmissible » se lamente Anne-Marie.

Source : L'Alsace via Fdesouche

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Patrick Jardin présente son ouvrage « Pas devant les caméras ! » dans Vive l'Europe

19 Octobre 2020, 06:51am

Publié par Thomas Joly

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SOS Racisme présent à l'hommage au professeur décapité pour contrôler les propos tenus

19 Octobre 2020, 06:21am

Publié par Thomas Joly

SOS-Racisme s'est joint samedi à la marche en hommage au professeur décapité. Il faut bien comprendre le rôle que joue cette officine subventionnée dans ce genre de situations :

- Lorsqu'un Noir ou un Arabe se plaint du racisme, SOS-Racisme est là pour s'assurer que ce fait divers anecdotique alimente bien le discours général anti-blanc. L'association souffle sur la braise, braque sa loupe grossissante sur un caillou pour en faire une montagne.

- Lorsqu'un Noir ou un Arabe assassine un ou plusieurs Blancs, SOS-Racisme est là pour intimider les autres Blancs qui voudraient y voir un problème lié à l'immigration et au racisme anti-blanc, et ainsi réduire la signification du crime à la dimension d'un simple fait divers sans lien avec aucune réalité raciale.

Cette association n'est plus là que pour intimider, contrôler et officier comme serre-file dans son grand projet d'enfermer le débat public dans les limites de son champ militant.

Jonathan Sturel

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La différence entre le musulman radical et le musulman modéré

19 Octobre 2020, 06:11am

Publié par Thomas Joly

 

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« La République ne reculera jamais » : vraiment ?

19 Octobre 2020, 06:07am

Publié par Thomas Joly

Telles sont les mâles paroles adressées, samedi, par Jean-Michel Blanquer à un corps enseignant tétanisé par l’abomination de Conflans. Le problème, c’est que reculer, sa « République » le fait tous les jours, et depuis longtemps.

Quelle meilleure preuve que l’attitude du pauvre Samuel Paty lui-même dont on nous explique, et Philippe Bilger le rappelait, que pourtant il « avait eu l’élégance de ne pas contraindre qui était choqué à assister au cours », précisant que c’était « le début de la fin ».

Le début, vraiment ?

On ne sait pas quand a commencé ce type d’élégances, mais ceux qui étaient lycéens pendant la guerre d’Algérie ont peut-être, comme moi, été obligés d’observer en classe une minute de silence « en hommage aux combattants du FLN tués par les soldats français »… Personne, à l’époque – à commencer par ceux dont les grands frères se faisaient tuer là-bas -, n’avait eu la liberté d’échapper à cette propagande.

Pas plus qu’aujourd’hui, les descendants des « malgré-nous » alsaciens ne peuvent se soustraire à l’enseignement scolaire des horreurs nazies. Quant aux longues heures d’études sur la Révolution, la Convention, le Comité de salut public ou les hautes vertus humanistes de Robespierre, la jeunesse noble ou vendéenne est-elle délicatement invitée à s’en dispenser, au cas où certaines pages leur rappelleraient de douloureux souvenirs familiaux ? À votre avis ?

Force est donc de conclure que, s’ajoutant à d’autres (alimentaires, vestimentaires, etc), il existait d’ores et déjà un « privilège musulman communautaire de protection de la sensibilité » dans notre enseignement national laïc, gratuit, obligatoire.

Le ministre d’une République qui a déjà tant pratiqué de reculades aura du mal à convaincre qu’il n’y en aura plus d’autres…

Richard Hanlet

Source : http://bvoltaire.fr

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« La décapitation d'un professeur par un jeune immigré est une démonstration sanglante de la guerre de conquête qui est faite contre la France »

18 Octobre 2020, 17:17pm

Publié par Thomas Joly

 

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Des élèves musulmans de Samuel Paty se réjouissent de sa mort devant les caméras de LCI

18 Octobre 2020, 12:39pm

Publié par Thomas Joly

Le Figaro et LCI rapportent des propos monstrueux. Alertés par les réseaux sociaux, une poignée d’adolescents s’était rendue vendredi soir sur devant le collège dans lequel officiait le professeur assassiné. Les réactions de certains, déclarant être de confession musulmane, semblaient bien éloignées du « Je suis Charlie » ou « Je suis Samuel ».

Se présentant comme une élève du professeur d’histoire-géographie, une jeune fille assurait «qu’il avait une réputation de raciste», sa copine à ses côtés notant «c’est une offense [contre Mahomet]» en ajoutant aussitôt «mourir pour une caricature, c’est fou». «Ça va trop loin», lâchait quant à lui un autre ado, ancien élève de Samuel Paty. «Il a insulté notre prophète, notait un autre collégien. On en parlait en cour de récréation.»

Cette étrange veillée nocturne dégageait ainsi une ambiance surréaliste entre condamnation molle et ambiance potache (certains adolescents ne pouvant s’empêcher de faire les idiots devant une caméra). Avec même un certain détachement. «Vous voulez-voir sa tête?, demandait ainsi une jeune fille. La photo est sur Twitter». Et la collégienne de montrer sans grande émotion la tête coupée et ensanglantée de son professeur…

D’autre part, les commentaires sous la vidéo à l’encontre du professeur se sont multipliés.  

“Les insultes et menaces ont fusé. Il était traité de ‘pédophile’, de ‘pervers’. Certains disaient : ‘il faut le virer, il faut le buter’. c’était terrible. Je ne pouvais pas comprendre ça. Ma fille m’avait parlé du cours, elle l’avait trouvé très intéressant. Son prof a fait le pour et le contre, il n’y avait aucun parti pris”.

Source : http://lalettrepatriote.com

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La plupart des musulmans ne feignent même plus de condamner les attentats islamiques

17 Octobre 2020, 14:21pm

Publié par Thomas Joly

L'observation des réseaux sociaux, juste après un nouvel attentat au nom d'Allah, est toujours édifiante. Ça l'est encore plus suite au nouvel acte de barbarie islamique commis hier à Conflans-Sainte-Honorine.

Déjà, il faut rappeler le contexte de cette exécution : une campagne de lynchage du professeur de collège qui avait montré des caricatures de Mahommet à ses élèves était orchestrée depuis deux semaines par des parents d'élèves musulmans, avec la complicité d'autres professeurs qui leur avaient fourni toutes les coordonnées personnelles de leur collègue ainsi que ses heures de sortie de cours !

Habituellement, du bout des lèvres, imams et Mahométans condamnent avec gravité les attaques terroristes islamiques en précisant qu'elles n'ont rien avoir avec l'Islam. Un grand classique. La Taqîya de base.

Mais cette fois-ci, au-delà de très molles indignations d'usage, on assiste à des commentaires extrêmement virulents et agressifs justifiant quasiment l'égorgement et la décapitation du professeur qui a outragé, selon eux, leur « prophète ».

Les messages du style « il l'avait bien cherché », « on ne blasphème pas Mahommet » ont fleuri partout sur la toile, par milliers. Avec également des avertissements virulents, intimant de ne pas stigmatiser l'Islam et de ne pas faire de récupération politique « raciste » et « d'extrême-droite »...

L'avantage, c'est que cela fera peut-être comprendre à nos compatriotes que les auteurs potentiels d'attentat sont bien plus nombreux que médias et gouvernants ne veulent le faire croire, que des afro-musulmans enragés prêts à céder, au moindre prétexte, à leurs pulsions haineuses anti-occidentales sont des milliers, et qu'ils en croisent chaque jour dans notre pays en phase de colonisation avancée.

Nous ne pourrons inverser le cours des événements qu'en réalisant trois choses :

  1. Écarter du pouvoir tous ceux qui ont la responsabilité de la colonisation migratoire et islamique de la France.
  2. Mettre en place une remigration massive et irréversible des immigrés afro-musulmans, Français de papier compris, dans leur pays d'origine.
  3. Réaffirmer l'identité européenne et spirituelle de notre civilisation en envoyant au diable l'universalisme républicain qui nous a amené au désastre actuel.

Tout le reste n'est que littérature.

Thomas Joly - Président du Parti de la France

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« Faire bloc » ? Oui ! Contre le régime !

17 Octobre 2020, 14:09pm

Publié par Thomas Joly

La décapitation à Conflans-Sainte-Honorine d'un professeur d'histoire supplicié pour avoir cru aux principes républicains, s'inscrit dans la déjà longue théorie des martyrs français de la sauvagerie islamique.

Aussi abominable soit-il cet acte commis par un immigré tchétchène n'est qu'un épisode de la guerre plus que millénaire menée par les fous d'Allah contre l'Occident. Le pire est évidemment à venir. Le temps des émeutes généralisées accompagnées de massacres de masses est pour bientôt, en comparaison desquelles les tueries du Bataclan et des rues avoisinantes apparaîtront comme de simples prolégomènes.

Face à cette perspective sanglante, Macron a eu raison d'appeler vendredi soir les Français à « faire bloc ».

Faire bloc contre lui, faire bloc contre les lâches, les scélérats et les traîtres qui nous gouvernent, mais surtout faire bloc contre ce régime criminel qui abandonne son peuple à la submersion migratoire, à la domination de l'étranger et aux lames des égorgeurs.

Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France

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Oui, vivent sur notre sol des monstres, des barbares et des fous furieux

17 Octobre 2020, 08:12am

Publié par Thomas Joly

Un cri de guerre a retenti sur Twitter, émis par un compte « Tchetchene_270 » (suspendu depuis). La photo d’une tête décapitée avec ces mots : « De Abdullah le serviteur d’Allah, à Macron le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad, calme tes semblables avant qu’on ne vous inflige un dur châtiment. » L’auteur de ce tweet a été criblé de balles par la police quelques instants plus tard.

Son acte de guerre ? Décapiter un enseignant d’histoire à quelques pas de son établissement. Le crime de ce professeur ? Avoir organisé un débat sur la laïcité pendant lequel il avait diffusé des caricatures de Mahomet. Le parquet antiterroriste a été saisi et Emmanuel Macron se rend sur place. Le terroriste, fiché S, a donc jeté une lumière cruelle sur cette réalité que tout le monde saisit à présent.

La France est en guerre contre l’islamisme. Il n’est plus temps de prendre des pincettes pour ne blesser personne. L’amalgame n’a tué aucun musulman dans ce pays. La lâcheté et l’inaction oui. Ce n’est pas seulement la lame de ce terroriste qui a assassiné cet enseignant. Ce sont les renoncements multiples et de toute sorte. Oui, vivent sur notre sol des monstres, des barbares et des fous furieux. Oui, leur religion est l’islam et le califat leur programme politique. Oui, nous affrontons une hydre redoutable armés d’une fronde. La France perd un de ses enfants.

Puissent nos responsables perdre leurs illusions. « Il faut toujours dire ce que l’on voit. Surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit. » Ce n’est pas la « République » et ses valeurs que personne ne saura définir qui est visée.

Ce n’est pas un sentiment qui a tranché le cou de ce professeur. Ce n’est pas un fantasme qui a décapité ce chef d’entreprise en Isère. Ce ne sont pas de pacifiques réfugiés qui ont mitraillé au Bataclan. Là, on quitte l’abstrait et les effets d’annonce. On abandonne ses faux-semblants et ses coups de communication.

Maintenant, on acte le fait que c’est la guerre dehors.

Marc Eynaud

Source : http://bvoltaire.fr

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Un islamiste égorge et décapite en pleine rue un professeur qui a manqué de respect à Mahomet

16 Octobre 2020, 19:30pm

Publié par Thomas Joly

Un énième attentat sanglant s'est produit à Eragny-sur-Oise ce vendredi en fin d’après-midi. Un homme a été égorgé puis décapité dans la rue du Buisson Moineau. Les policiers ont pris en chasse l’agresseur et l'ont flingué sur l’avenue Roger Salengro, située à quelques centaines de mètres, non loin de la commune de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Le fou d'Allah a revendiqué son acte sur Twitter en diffusant la photo de la victime décédée. « A Macron, le dirigeant des infidèles, j’ai exécuté un de tes chiens de l’enfer qui a osé rabaisser Muhammad », a-t-il écrit. Le compte concerné a été suspendu.

Selon des informations concordantes, la victime est un enseignant du collège du Bois d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine. L’homme aurait montré les caricatures de Mahomet durant un cours, ce qui aurait motivé l’acte du terroriste. Ce dernier est évidemment connu des services de police.

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Meurtre de Victorine : pas d'émeutes, silence des antiracistes, mutisme de nos gouvernants

16 Octobre 2020, 18:23pm

Publié par Thomas Joly

Nous n'avons pas vu les habitants de Villefontaine détruire leur ville, attaquer la gendarmerie et mettre le feu aux installations en guise de protestation contre le meurtre de Victorine. Nous n'avons pas entendu les antiracistes ramener leur grande gueule dans les médias, pas vu que le président s'était déplacé au chevet de la famille endeuillée.

Nous n'avons vu aucune tribune collective dans Libération pour réclamer la fin de l'impunité pour la racaille. Je n'ai pas vu les habituels soutiens du gang Traoré brandir aucune banderole contre la violence et le crime.

Nous n'avons vu aucune enseigne, aucun média écrire White lives Matter à la suite du meurtre de Victorine. On crève, chez nous, dans le silence organisé.

Nos cadavres sont leurs faits divers.

On n'oubliera pas.

Jonathan Sturel

Ci-dessous, l'analyse de Boris Le Lay sur le meurtre raciste de Victorine Dartois par Ludovic Bertin.

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L’après-Covid : tous dingues ou dépressifs ?

16 Octobre 2020, 13:55pm

Publié par Thomas Joly

Chose vécue hier soir. Invitation à un « apéritif dînatoire ». Cinq personnes. L. ouvre la porte, souriant. M. se tient à distance, masqué. En retrait derrière la porte du salon, il lance : « Je vous préviens, je suis complètement parano ! J’ai peur, je ne veux plus sortir d’ici. Dès que je mets le nez dehors, j’engueule les gens, je n’en peux plus, je deviens fou ! »

Il va passer toute la soirée masqué, seul sur le canapé, à distance de nos quatre fauteuils. Sur la table basse, une assiette personnelle pleine a été déposée pour chacun. Pas question de tendre la main vers un plat commun pour se servir. Lui ne touchera à rien, pas même à son verre. Au moment de se quitter je suis sidérée par son regard halluciné. Je comprends qu’il est, réellement, en train de péter les plombs.

Combien sont-ils comme lui ? Combien de personnes, habituellement sensées, qui se laissent insidieusement gagner par l’hystérie ambiante ? Des gens qui, depuis sept mois, passent leurs journées à écouter les bulletins alarmistes qui, en boucle, dénombrent « les cas positifs », les hospitalisations, les réanimés, les désanimés… Des gens que la peur rend fous, littéralement, et sont prêts à cogner celui qui oserait les croiser sans remonter son masque jusqu’aux sourcils. M. est intelligent, curieusement assez lucide sur son état, mais incapable de se raisonner. Et comment le serait-il, puisque tous, politiques, médecins et médias confondus, se sont transformés en machines à fabriquer de la peur ? Une peur qui, pour certains, est en train de virer à la panique.

On nous parle, à longueur de temps, du manque de lits de réanimation, de la pénurie de personnel, mais ce n’est rien comparé à l’état de la médecine psychiatrique. Un univers très « en tension », comme on dit aujourd’hui.

Dans une tribune au Monde, le 1er juillet dernier, l’économiste Jean de Kervasdoué et le psychiatre Daniel Zagury écrivaient : « Les partis politiques n’abordent les questions de santé que sous leur aspect économique et financier. Il y a fort à parier que, après le choc de l’épidémie de Covid-19, il ne sera pas dit grand-chose de la santé mentale qui, à notre connaissance, n’est pas à l’agenda du Ségur de la santé (lancé le 25 mai). Pourtant, depuis une décennie, la situation est passée de grave à catastrophique. » Dans un monde qui compte 2,1 millions de patients recensés et suivis (pour combien qui ne le sont pas ?) et dont la gestion est géographique, on pourrait rêver que, conformément au principe, « l’égalité règne ». Or, il n’en est rien : « La réalité, depuis vingt ans, est scandaleusement autre, car certains secteurs n’ont plus de psychiatres ! Plus de 1.000 postes ne sont pas pourvus, soit de l’ordre de 20 % des postes du secteur public. »

Et que voit-on se profiler à l’horizon de cette fin d’année « covidienne » ? Une vague d’atteintes psychologiques voire psychiatriques et mentales.

Antoine Pelissolo, psychiatre, chef du service de psychiatrie de l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, le dit au HuffPost : « Nous constatons une augmentation des demandes de consultation, c’est radical. » « L’inquiétude, les perturbations concernent tout le monde, ceux qui ont des antécédents comme ceux qui n’en ont pas », car cette crise sanitaire bouleverse en profondeur notre perception du monde. Non seulement la maladie « nous rappelle que notre corps est voué à disparaître et que nous ne sommes pas immortels », ce qu’on s’appliquait à nous faire croire, mais « l’autre est devenu un vecteur potentiel du virus, un objet susceptible de nous contaminer », ajoute son collègue Samuel Dock. « L’autre être humain, d’habitude le garant du pacte social, est devenu un antagoniste. Face à cette vulnérabilité, la première posture est de considérer l’étrangeté de notre interlocuteur. C’est une révolution totale », dit-il.

Alors, un conseil : fermez le poste et allez prendre l’air. Pur, de préférence…

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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