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Le blog politique de Thomas JOLY

Christiane Taubira nomme Emmanuelle Perreux à l’ENM (par Caroline Artus)

30 Mai 2015, 08:13am

Publié par Thomas Joly

Christiane Taubira ose tout. Elle s’apprête à nommer Emmanuelle Perreux, l’ex-présidente du Syndicat de la magistrature – actuellement vice-présidente du tribunal de grand instance de Bordeaux – au poste de directrice adjointe de l’École nationale de la magistrature (ENM) chargée du recrutement et de la formation des magistrats.

Quiconque est doté d’un tant soit peu d’humanité n’oubliera jamais le Mur des cons, découvert en 2013 au sein des locaux du SM, alors présidé par Françoise Martres. Le garde des Sceaux avait estimé les poursuites « impossibles ».

Un mur qui existait depuis des années, confiait le secrétaire du SM, Éric Bocciarelli, au Parisien, à cette époque. Peut-être bien, déjà, sous la présidence d’Emmanuelle Perreux.

Il est vrai qu’Emmanuelle Perreux a le profil idéal pour le poste. En 2009, la présidente du SM prenait la défense du juge Burgaud aux méthodes très controversées dans l’affaire d’Outreau, arguant de « la faillite d’un système qui n’accordait pas assez de garanties à la défense » et faisait un « recours excessif à la détention provisoire »

La même année, elle voyait dans les réformes engagées sous la présidence de Nicolas Sarkozy l’expression d’un « populisme pénal » débouchant sur la scission de la société en deux catégories, « les victimes d’un côté, les méchants de l’autre ». Selon elle, la loi sur la récidive de 2010 reflétait « le virage démocratique sur les questions de sécurité ». Autrement dit, protéger les citoyens contre les délinquants et criminels récidivistes, c’est antidémocratique !

Avec Emmanuelle Perreux à la tête de l’ENM, les futurs magistrats seront ainsi confortés dans l’idée que la prison ne doit être « qu’un passage en dernier recours » et que les mauvais chiffres de la délinquance « prouvent l’échec de la politique sécuritaire ». Ils assoiront aussi l’idée que les juges sont « les seuls gardiens de la liberté individuelle » et « globalement répressifs ». Exceptionnel, en effet, les voyous arrêtés « bien connus des services de police »

Bref, la nomination d’Emmanuelle Perreux par Christiane Taubira ? Un rouage idéologique de plus inséré dans un système judiciaire déjà largement inféodé à la conception gauchisante de la justice. Avec cette impression que plus aucun interstice dans la société ne doit échapper à la pensée dominante. Qu’un piège se referme sur les citoyens dissidents. 

Christiane Taubira ose tout, donc. Cette nomination tombe au moment même où sort une version augmentée de son véritable brûlot anti-France L’Esclavage raconté à ma fille, un ramassis de contre-vérités historiques et de caviardage de l’Histoire enrobés d’un obscène parti pris. Exactement ce que reprochait Emmanuelle Perreux aux réformes sarkozystes, mais en version socialiste : d’un côté les gentils Noirs, de l’autre les méchants Blancs. Sa fille y exprime, d’ailleurs, sa vision du destin de l’Algérie : « Les Français sont arrivés, ils ont tout brûlé, torturé les hommes, commis mille exactions. » La messe est dite.

La nomination de la socialiste Mme Perreux à l’ENM ? Cohérente, nécessaire, méthodique.

Source : http://www.bvoltaire.fr

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Une racaille au RSA ou à l'ISF reste une racaille

30 Mai 2015, 08:07am

Publié par Thomas Joly

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Conférence de Johan Livernette à Paris samedi 6 juin

29 Mai 2015, 05:15am

Publié par Thomas Joly

Johan Livernette sera à Paris le samedi 6 juin (20h30) pour donner une conférence sur la révolution & la contre-révolution. Son intervention sera suivie d’une séances de signatures de son dernier livre Le complot contre Dieu.
Réservations sur : franceactionjeunesse@hotmail.fr

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Folie antiraciste aux USA : chasse industrielle aux micro-agressions (par Béatrice Ladeville)

29 Mai 2015, 05:07am

Publié par Thomas Joly

Il semble que la folie antiraciste américaine, maladie hautement contagieuse, soit passée récemment du stade de folie douce à celui de décompensation furieuse. Pour lutter contre le racisme, les Américains se sont mis à chasser les « micro-agressions », notion qui recouvre toutes les petites vexations, désagréments et frustrations qu’un individu appartenant à une minorité peut ressentir par l’action d’un individu du groupe dit « dominant » et ce, quelles que soient les intentions, éventuellement bienveillantes, de ce dernier.

Cette notion de « micro-agression » permet ainsi de se plaindre de racisme non seulement si un raciste vous nuit, mais également si une personne non raciste dit ou fait quelque chose qui pourrait vous faire penser qu’il n’est pas tout à fait aussi antiraciste qu’il le croit lui-même.

Pour illustrer ceci, on pourra se référer à un « guide pratique » édité par l’université du Wisconsin dans lequel sont classées les « micro-agressions » en question (liste non exhaustive, évidemment, puisqu’on pourrait la décliner à peu près à l’infini). Voici quelques exemples qui feraient sourire s’ils n’étaient authentiques :

– Si vous êtes Afro-Américain ou Latino et que l’on vous demande d’où vous êtes originaire… On pense que vous êtes peut-être étranger. Ce qui est une pensée raciste.

– Si quelqu’un dit « La société américaine permet la réussite de chacun »… il sous-entend que les gens de couleur ne sont pas courageux.

– Si vous êtes de couleur et que l’on vous confond avec un employé de magasin… C’est que l’on considère que les Noirs doivent servir les Blancs.

– Enfin, aussi incroyable que cela puisse paraître : si vous êtes une personne de couleur et que quelqu’un vous dit : « Quand je te vois je ne vois pas de couleur » ou « L’Amérique est un melting-pot »… c’est qu’il nie votre statut de minorité opprimée… ce qui est raciste !

Cette notion de « micro-agression » a prospéré, mais pas encore assez pour certains : sans doute déçus par le manque de témoignages spontanés, des universitaires ont diligenté une enquête dans l’Illinois à la recherche de victimes potentielles de micro-racisme. Le résultat vient d’être publié.

En cherchant bien, les étudiants des minorités ont fini par trouver quelques raisons d’être mécontents, comme cet Afro-Américain qui parfois n’est pas interrogé lorsqu’il lève la main ou cette jeune étudiante « Latino » qui nous explique : « Les gens ne me disent pas que je ne suis pas à ma place, mais quand je suis dans une classe de Blancs, j’ai l’impression que je ne suis pas à ma place. »

Bref, est ainsi victime de racisme tout individu non blanc qui s’en sent victime. Et donc, par définition, est coupable de racisme tout Blanc quoi qu’il dise ou fasse, pour peu qu’un individu non blanc se sente victime de racisme…

Avec une telle définition du racisme, on voit mal comment on pourra en venir à bout… sauf peut-être s’il n’y a plus de Blancs (pardon, je voulais dire de racistes).

Source : http://www.bvoltaire.fr

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Carl Lang : « Marine Le Pen a commis une infâmie »

28 Mai 2015, 05:42am

Publié par Thomas Joly

Ancien membre historique du Front national (1978-2008) et aujourd’hui président du Parti de la France, Carl Lang analyse la situation de son ex-formation politique, secouée par les tensions entre Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine. Et l’ancien secrétaire général du FN n’est pas particulièrement tendre avec sa présidente…

La Gazette : Aviez-vous vu venir le clash entre Marine Le Pen et son père, Jean-Marie Le Pen, après les dernières déclarations de celui-ci dans le journal Rivarol, à propos notamment de Pétain ?

Carl Lang : Le climat était déjà un peu agité. Ce qui s’est produit ne m’étonne donc pas vraiment. D’abord, une partie de l’entourage de Marine Le Pen est composée d’anciens membres du Mouvement national républicain (MNR) de Bruno Mégret, tels Nicolas Bay ou Steeve Briois. Lesquels voulaient depuis un certain temps déjà se débarrasser de Jean-Marie Le Pen. Je rappelle que Bruno Mégret avait entraîné des cadres du Front national dans l’épisode de dissidence de 1998.

Dans cette garde rapprochée figure aussi Florian Philippot…

J’allais y venir. M. Philippot vient de la gauche souverainiste. Quand il parle, j’ai l’impression d’entendre Jean-Pierre Chevènement. Comme Nicolas Bay, Steeve Briois et quelques autres, il ne souhaitait rien d’autre que de se débarrasser de Jean-Marie Le Pen. Et c’est l’autre aspect qui me fait dire que cet affrontement entre Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine ne me surprend guère depuis que cette dernière mène un processus de normalisation. Elle veut être accueillie par les médias parisiens, et elle n’a qu’une obsession, faire du chiffre.

A-t-elle tué le père ?

Elle a su saisir l’occasion d’euthanasier électoralement et politiquement son père. Et cela me choque beaucoup. Car elle lui doit tout. C’est non seulement sa fille, mais si elle est présidente du Front national, elle le doit à son père. On ne se comporte pas comme cela avec son père. Jean-Marie Le Pen a imposé sa fille dans un parti où tout le monde ne voulait pas forcément d’elle. Il l’a protégée, n’hésitant pas à se séparer de cadres du Front national comme Marie-France Stirbois, Jean-Claude Martinez, Jacques Bompard ou moi-même. Et lors de l’élection à la présidence du FN en 2011, il a soutenu sa fille face à son vieux camarade de route, Bruno Gollnisch. L’acte de Marine Le Pen vis-à-vis de son père, je le considère comme une infamie.

Existe-t-il une réelle divergence idéologique entre Jean-Marie Le Pen et sa fille ?

Il y a une vraie différence entre eux : Marine Le Pen ne s’intéresse pas beaucoup aux idées politiques. Elle s’est inscrite dans une démarche purement électoraliste et populiste. Je le répète, mais son seul objectif est de faire du chiffre. Elle se contente de surfer sur les mécontentements. Alors que Jean-Marie Le Pen est un homme de droite nationale. Il a de profondes convictions, même si provocations médiatiques régulières ont certainement gâché ses chances d’accéder au pouvoir.

Car il le souhaitait vraiment ?

L’idée selon laquelle Jean-Marie Le Pen ne voulait pas du pouvoir et se complaisait dans un rôle d’opposant et d’agitateur est à mon avis fausse. Dans les années 80 et 90, je peux vous assurer que nous étions dans une logique de conquête du pouvoir. Jean-Marie Le Pen espérait vraiment parvenir au sommet de l’État. Puis, après la scission de 1998 avec Bruno Mégret, et plus encore après le second tour de l’élection présidentielle de 2002, il a compris qu’il n’était plus en situation d’y parvenir. Il en a donc pris acte. Ensuite, il a tout fait pour que sa fille dirige le Front national.

Revenons à Marine Le Pen. Vous estimez qu’elle n’a pas vraiment de ligne politique…

Son slogan, c’est « ni droite, ni gauche ». Cela fait longtemps que je suis convaincu qu’elle n’a pas de conscience politique. Et que si elle n’avait pas été la fille de Jean-Marie Le Pen, elle n’aurait jamais fait de politique. Elle se contente d’enfourcher les causes qui lui permettent de se faire voir et de se faire entendre.

Un rapprochement entre le père et la fille vous semble-t-il envisageable ? Jean-Marie Le Pen souhaite avoir une discussion avec sa fille…

Tout est possible. Il y a actuellement un front familial au sein du Front national. Mais je crois savoir qu’il y est très isolé. Ceux qui étaient des soutiens plus ou moins affichés de Jean-Marie Le Pen ont préféré se ranger derrière Marine. Parce que c’est elle qui a la main sur le parti, et chacun a très bien compris que c’est elle qui donne les investitures pour les élections. Chacun pense d’abord à son propre intérêt. Le discours de Jean-Marie Le Pen n’est quasiment plus défendu au sein du FN. Et cela est vraiment dommage. Car ses idées vont dans le sens de l’intérêt de la France.

Jean-Marie Le Pen a-t-il encore du pouvoir au sein du sein du Front national ?

Non, il n’a quasiment plus de pouvoir. Pour les raisons que je viens de vous expliquer.

Avez-vous des contacts avec lui ?

Non, pas depuis 2009. La rupture personnelle est consommée. Politiquement, c’est autre chose. Il reste député européen pour les quatre prochaines années. Je ne pense pas qu’il va créer un nouveau parti politique. Mais plutôt une sorte d’association des amis de Jean-Marie Le Pen, où il serait par exemple possible d’organiser les conditions d’une reconquête de la droite nationale. J’ai créé le Parti de la France à cet effet. Pourquoi ne pas imaginer de travailler sur ce thème de la droite nationale en se concertant ? J’estime que le Front national d’aujourd’hui n’incarne plus les valeurs de la droite nationale. Et que l’association entre Marine Le Pen et Florian Philippot est une vraie imposture politique. Le FN est juste devenu un simple parti électoraliste, qui est rentré dans le système traditionnel. Il forme la bande des trois avec le Parti socialiste et l’UMP…

Source : http://www.gazette-cotedor.fr/2015/05/27/marine-le-pen-commis-une-infamie/

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Quand le Courrier International calomnie le Parti de la France

28 Mai 2015, 05:25am

Publié par Thomas Joly

Dans un article consacré aux clandestins installés à Pouilly-en-Auxois (21), le Courrier International tente de salir le Parti de la France et ses militants : "Le 12 avril dernier, venus de Chalon, des militants du Parti de la France, présidé par Carl Lang, un transfuge du FN, distribuent des tracts xénophobes dans le village et organisent un apéritif saucisson devant l’ancienne gendarmerie. Les travailleurs sociaux du centre d’accueil découvrent leurs pneus crevés."

Voici le démenti de Benjamin Lematte qui a participé à cette action de résistance à la colonisation migratoire : « Il n'y avait que trois militants PdF de Chalon, les autres étaient de Côte d'Or. Les tracts sont clairs et précis, réclamant l'application de la loi française en expulsant les clandestins afin de favoriser les familles françaises qui elles n'ont pas la chance d’être logées gratuitement et d'avoir presque 12 €/jour (offert par l'État) pour vivre. Le seul apéro qu'il y a eu a été organisé dans un bar du centre-ville qui arborait un joli drapeau bourguignon sur sa terrasse. Et bien évidemment, les militants PdF ne sont pas des racailles, donc tout ce qui est lié à des dégradations (ou pneus crevés) ne sont pas leur œuvre ! Nous retournerons très prochainement à Pouilly, afin de faire entendre la voix des Français qui refusent l'invasion ! »
 

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Intercités : un service public qui déraille (par Aristide Leucate)

28 Mai 2015, 05:04am

Publié par Thomas Joly

Économiquement peu rentables, déficitaires, des lignes de moins en moins fréquentées, un matériel et des infrastructures vieillissants, nécessité impérieuse d’ouvrir à la concurrence… Tels sont, égrenées sur le long chapelet d’une France en lambeaux qui n’en finit pas de se défaire, les lourds griefs peccamineux d’un réseau ferroviaire Intercités qui, bien que ne concernant « que » 100.000 voyageurs par jour, permet à la France des invisibles de partir travailler dès potron-minet. Un rapport pondu par un obscur député socialiste à la demande d’un non moins obscur ministre préconise donc de sabrer des tronçons considérés comme « surdimensionnés et peu fréquentés ».

Qu’en cette épaisse langue euphémistique et jargonnante ces choses-là sont malhonnêtement dites. Une fois de plus, il ne s’agit rien moins que de réduire comme peau de chagrin un service public ferroviaire qui faisait naguère la fierté de notre pays (les trains, alors, partaient et arrivaient à l’heure), à l’instar de sa Poste (ex-PTT) et de son université. Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage. C’est une implacable réalité. Les trains accusent systématiquement du retard, soit pour fait de travaux, de grèves, de caténaires endommagées, de suicides ou tout autre motif dont seule la SNCF et ses initiés détiennent l’ésotérique secret.

Quel usager peut affirmer sans rougir qu’il n’a pas été subitement submergé par une irrépressible envie de meurtre lorsqu’il fut contraint d’écouter, impuissant, la voix omniprésente d’un chef de bord qui, n’osant plus se montrer de peur d’être lynché par des voyageurs en colère, récitait en boucle d’une même voix assurée l’exaspérante antienne de justifications aussi faussement commerciales que peu sincères.

Car, oui, le réseau Intercités, nonobstant son indéniable utilité – ses trains ont pour vocation de relier des villes, petites ou moyennes, entre elles – est non seulement devenu le mammouth impotent du transport ferroviaire français, mais encore coûte de plus en plus cher tant à la collectivité (l’État verse, chaque année, environ 330 millions d’euros pour renouveler son matériel roulant et combler un déficit d’exploitation estimé entre… 300 et 400 millions d’euros) qu’aux usagers confrontés à une baisse significative de la qualité du service proportionnelle à l’augmentation constante du prix du billet.

Actionnaire majoritaire de la compagnie publique, dès sa création en 1937, l’État a pu, jusqu’à son démembrement, pour cause de mise en conformité avec le droit européen de Bruxelles (qui imposait, notamment, la séparation de la gestion de l’infrastructure de celle de l’exploitation commerciale) en 1995 et 1996, valablement peser sur ce levier stratégique de la politique publique des transports. Bien qu’ayant recouvré, au 1er janvier 2015, sa structure unitaire initiale, la SNCF agonise lentement, percluse de dettes (45 milliards d’euros) et désorientée par vingt ans de choix entrepreneuriaux hasardeux et dispersés.

In fine, le démantèlement d’Intercités creuse encore à grandes pelletées l’irréductible fossé entre la France périphérique (Christophe Guilluy) et les métropoles mondialisées. Les lignes suggérées à l’enterrement gouvernemental de seconde classe sont celles qui relient les villes moyennes aux grandes métropoles « archipels » (Pierre Veltz) comme Paris, Bordeaux ou Marseille. CQFD.

Source : http://www.bvoltaire.fr

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La télé-réalité : toujours plus loin, toujours plus crade, toujours plus bête ! (par Marie Delarue)

28 Mai 2015, 05:01am

Publié par Thomas Joly

La téléréalité se veut aujourd’hui didactique. Elle pense – ou du moins fait-elle comme si – avoir une mission éducative envers les populations, et je ne parle pas là des pratiques du coït primal chez les Kevin et les Cindy face caméra. Non, la télé-réalité prétend enseigner aux populations les grands faits historiques « par imprégnation ». Un peu comme la prof de philo baba cool qui nous emmenait passer le cours au bistrot en face du lycée et écrivait dans le cahier de classe « Étude de milieu » (elle était prof principale).

On a ainsi appris hier qu’une chaîne de télévision belge venait de racheter les droits d’un « concept de télé-réalité australienne plaçant les candidats dans une position de réfugiés migrants ». L’émission porte un joli nom : « Go back to where you came from », c’est-à-dire « Retourne d’où tu viens », lancée au pays des kangourous en 2012. Un truc sympa où six candidats, migrant d’Australie vers le Kenya, la Somalie, l’Irak ou encore l’Afghanistan et peut-être la Libye, vivent « les mêmes déboires que les vrais réfugiés : traversée à bord de frêles embarcations, arrivée dans des camps de réfugiés sans argent, sans papiers ni téléphone. Les candidats vont à la rencontre des vrais réfugiés, partagent leur quotidien et affrontent les préjugés. L’exposition à des défis physiques et émotionnels semble être au cœur du concept. » Ah ben oui ! Avec 15 caméras pour les suivre, un staff médical et sans doute quelques agents des compagnies d’assurance auprès desquelles on n’aura pas manqué de les inscrire avant d’entreprendre cette grande aventure.

Aujourd’hui, on découvre que la chaîne publique TC, de la télévision tchèque, a lancé depuis samedi « Dovolená v Protektorátu » (« Vacances dans le protectorat »). Le concept : réunir trois générations d’une même famille, les engueniller comme à l’époque et leur faire revivre le délicieux temps de l’occupation nazie, en 1939. « La production a engagé des acteurs qui incarnent des soldats allemands ou des agents de la Gestapo chargés d’espionner et d’intimider sept candidats », nous explique-t-on. C’est vrai que revivre la persécution des Juifs et des Tziganes, c’est drôlement fun !

La productrice de l’émission, Zora Cejnkova, se défend toutefois de tout mauvais goût. Elle explique : « Nous sommes conscients qu’évoquer cette période de troubles est sujet à controverse. Mais nous pensons qu’il n’y a rien de mal à faire cette émission, sachant que nous faisons très attention à ce que certaines règles éthiques et la réalité historique soient respectées. » Comment dire, chère Madame, voyez-vous, cela n’est pas de nature à nous rassurer. En effet, si vous tenez à respecter la réalité historique à la lettre, il va aussi vous falloir rouvrir les camps et entraîner quelques comédiens zélés à pratiquer la torture !

La connerie et son corollaire l’appât du gain étant sans doute aussi vastes que l’insondable univers, l’actuelle télé-réalité est en voie de dépasser ce qu’on imaginait de pire dans les fictions d’hier. Demain, c’est sûr, on aura un concours de bourreaux, peut-être l’élection de Miss Gégène. Et le plus grave, c’est qu’il y aura toujours du monde pour regarder !

Source : http://www.bvoltaire.fr

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Nevers (58) : les habitants réunis à la Fête de la Grande-Pâture pour « retrouver l’esprit d’antan »

28 Mai 2015, 04:59am

Publié par Thomas Joly

Certains habitants de la Grande-Pâture se sont réunis pour une journée festive. Au programme : pique-nique, tournoi de football, balades en poney ou encore brocante.

« J’avais envie que les gens retrouvent l’esprit d’antan » explique sans rire la dénommée Najia El Kassabi en charge de l’organisation.

Source : http://www.fdesouche.com/612655-nevers-58-les-habitants-reunis-pour-la-premiere-fete-de-la-grande-pature

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"Ça suffit ! 1935/2015 : 80 ans de mensonges et de calomnies", le nouveau livre de Roger Holeindre

27 Mai 2015, 05:15am

Publié par Thomas Joly

Avec ce livre se révèle un « géant » de la littérature patriotique, écrivain à la plume alerte et féconde, au talent reconnu, ancien « grand reporter », ancien et glorieux combattant de toutes les dernières guerres (Libération, Indochine, Algérie) qui n’hésite pas à dénoncer avec vigueur tous les maux dont souffre ce beau pays qu’est la France, depuis quatre-vingt ans.

« Toutes les vérités ne sont pas bonnes à dire » dit un vieux proverbe français… Certes, mais ce n’est pas le sentiment de l’auteur qui, pour sa part, se refuse à pratiquer « la langue de bois », car animé d’une foi patriotique intransigeante.

À un moment donné, en effet, il faut savoir choisir ! Soit, on se réfugie dans le silence prudent des « pusillanimes », qui se confond souvent avec la lâcheté, soit on assume le franc-parler des hommes de conviction, synonime de courage, voire d’abnégation et de sacrifice, devant les censeurs du « politiquement correct », délibéremment hostiles à une France française…

Roger Holeindre passe ainsi en revue, avec pertinence et lucidité, tous les aspects malheureux de la vie politique française depuis quatre-vingt ans. Sa fine analyse, son vocabulaire nourri, son humour et sa verve ne peuvent qu’emporter, sinon un enthousiasme légitime, du moins la franche adhésion des lecteurs du présent ouvrage.

Il a été en 1944, un des plus jeunes Résistants de France

Parti en Indochine à 17 ans, il a servi à la 1ère Division Navale d’Assaut.

Puis en 2e séjour, au 5e Bataillon de Commandos Parachutistes Coloniaux.

Puis en 3e séjour, volontaire pour Dien Bien Phu au 7e Bataillon de paras coloniaux…

Volontaire pour l’Algérie, il a servi au commando du 8e Régiment de Parachutistes d’Infanterie de Marine.

Il est titulaire de la Médaille Militaire, de la Croix de Guerre TOE avec trois citations, de la Croix de la Valeur Militaire avec deux citations, d’une citation exceptionnelle pour son action envers la jeunesse musulmane.

Il a été blessé deux fois au combat, notamment dans un corps à corps après avoir infiltré une katiba rebelle avec quatre hommes.

• Éditions d’Héligoland - 2015 ISBN : 978-2-36611-008-1, 1 volume 16 x 24, 600 pages. Édition normale : 25,00 € (vente par correspondance : 29 € franco). À commander chez le diffuseur EDH, BP 2, 27 290 Pont-Authou. cliquez ici

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Il y a 10 ans, les Français disaient NON au au traité sur la Constitution européenne

27 Mai 2015, 05:08am

Publié par Thomas Joly

Par 54,67 %, les Français avaient répondu non à la question posée, à savoir : « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe ? » Le résultat était sans équivoque, la différence entre partisans du non et ceux du oui était supérieure à 2,6 millions de voix !

Après le non de 2005, il ne fallut que deux ans pour qu’un nouveau traité, qui n’avait rien du « mini traité » promis par Nicolas Sarkozy, élu en 2007, et ne tenait aucun compte du « non de droite », axé sur la perte de souveraineté, ni de « non de gauche », axé lui sur l’aspect jugé trop libéral du traité, soit signé puis ratifié, en 2008, par la voie parlementaire. Miracle des institutions républicaines qui permettent aux parlementaires d’imposer ce que le peuple a refusé. Valéry Giscard d’Estaing, le principal rédacteur de la Constitution retoquée par les Français, portera, dans « Le Monde » du 26 octobre 2007, cette appréciation sur le texte du traité de Lisbonne: « Les juristes n’ont pas proposé d’innovations. Ils sont partis du texte du traité constitutionnel, dont ils ont fait éclater les éléments, un par un, en les renvoyant, par voie d’amendements aux deux traités existants de Rome (1957) et de Maastricht (1992). Le traité de Lisbonne se présente ainsi comme un catalogue d’amendements aux traités antérieurs. Il est illisible pour les citoyens, qui doivent constamment se reporter aux textes des traités de Rome et de Maastricht, auxquels s’appliquent ces amendements. Voilà pour la forme. Si l’on en vient maintenant au contenu, le résultat est que les propositions institutionnelles du traité constitutionnel — les seules qui comptaient pour les conventionnels — se retrouvent intégralement dans le traité de Lisbonne, mais dans un ordre différent, et insérés dans les traités antérieurs. […] »

Et en effet, la modification de la Constitution de la Ve République rendue nécessaire par l’adoption du traité de Lisbonne sera adoptée par 560 voix contre 181 sur 893 votants (il y eu 152 abstentions), après que François Fillon, alors premier ministre, eut posé les termes du débat en ces termes: « A ceux qui, pour des raisons de forme (sic), contestent les modalités d’adoption du traité de Lisbonne par la voie parlementaire et à ceux qui, pour des raisons de fond, s’opposent à ce traité, je pose une question simple: voulez-vous réellement relancer l’Europe ou préférez-vous son enlisement? » La pratique du coup de force parlementaire est, à vrai dire, la pratique coutumière en France.

Source : http://www.minute-hebdo.fr

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Gauche mutante : après les X-Men, les Rebsamen ! (par Nicolas Gauthier)

27 Mai 2015, 05:02am

Publié par Thomas Joly

Le dialogue, qu’il soit amical ou social, demeure fondé sur des personnes ayant envie de se parler et qui, d’ailleurs, se parlent sans qu’on ait à les y obliger. Avec la prochaine loi du ministre du Travail, François Rebsamen, relative au dialogue social et qui passait hier son oral à l’Assemblée nationale, ce même dialogue devrait être rendu « obligatoire ». Ce qui peut éventuellement ôter toute envie de causer.

Bon, dans les multinationales, on peut encore comprendre. Les cadres y sont pressurés jusqu’au trognon, y sont généralement tenus pour grabataires dès la quarantaine passée, pour être le plus souvent mis à la porte dix ans plus tard. Là, le dialogue, c’est dévolu au seul directeur des ressources humaines – quel joli vocable, comme si l’être humain était une ressource comparable à un gisement de pétrole – et juste payé pour parer au plus pressé : soit éviter un taux de dépression et de suicides qui pourrait nuire à l’image d’entreprises forcément « citoyennes » et engagées dans « le développement durable et responsable ». Passons.

En revanche, c’est dans les petites entreprises que ça coince. Ainsi, Le Figaro d’hier : « Quatre mois après l’échec des négociations entre patronat et syndicats sur le dialogue social, les petits patrons voient avec inquiétude arriver le projet de loi Rebsamen sur le sujet. […] Alors que le texte instaure une représentation pour les salariés des très petites entreprises (TPE), à travers des “commissions paritaires régionales interprofessionnelles”, les petits patrons craignent une remise en cause du dialogue direct entre le chef d’entreprise et ses salariés. […] Une ingérence insupportable, dénonce un chef d’entreprise. »

 

Au cœur du débat, le fameux « compte de pénibilité », instauré sous François Hollande et censé abaisser l’âge du départ à la retraite ; soit cette soixantaine bien sonnée qui a vu tant de travailleurs mis au chômage dès la cinquantaine passée. Alors, cette « pénibilité » ? Certes, il y a des métiers « pénibles » : mineurs, marins, déménageurs, carreleurs. Là, quand on a la chance d’arriver à la retraite, c’est généralement avec les poumons fatigués, le dos brisé, les cartilages fatigués. Pour d’autres, cette « pénibilité » peut être toute relative, surtout lorsque bossant dans une petite boîte avec des patrons sympas – Boulevard Voltaire, par exemple.

Car dans ces petites sociétés dont François Rebsamen ignore manifestement tout, il existe un bête détail consistant en rapports humains, qu’ils puissent être délicieux ou détestables. Comme quoi, dans les grandes écoles, on apprend tout, hormis la vie.

Pour le reste, le même François Rebsamen, dont on est en droit de se demander s’il a passé un seul jour de sa vie dans l’univers – certes parfois cruel – de l’entreprise, continue de professer un inextinguible optimisme, dans Le Monde d’hier : « Il reste encore deux ans pour que les Français prennent conscience que François Hollande est un grand président. » Là, il nous prend pour des andouilles.

Mais lorsqu’il ajoute : « Il est important que François Hollande raconte l’histoire de son quinquennat, depuis le discours du Bourget [celui dans lequel il dénonçait le monde de la finance comme son ennemi premier, NDLR] qu’il faut relire, jusqu’à aujourd’hui et les bons indicateurs économiques. Il est le mieux placé pour le faire. » Là, pour le coup, il doit penser que nous sommes tous comme la lune.

Source : http://www.bvoltaire.fr

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Diam’s : représentante officielle de la planète Mars (par Jany Leroy)

27 Mai 2015, 05:00am

Publié par Thomas Joly

C’est emballée dans trois mètres carrés de voilage gris muraille que l’ex-Diam’s a livré ses états d‘âme au journaliste confesseur de l’émission « Sept à Huit ». Pour la deuxième fois. Pareille penseuse mérite passage et repassage. La voilure, aussi. C’est donc entre deux repassages que Diam’s, redevenue Mélanie Georgiades, s’en fut venue expliquer en quoi il ne faut surtout pas plaisanter avec l’islam et que les dessinateurs de Charlie Hebdo, ben, heu… « Il faut entendre que quand on blesse, on ne peut pas tout dire », dixit la philosophe. La fin de la liberté d’expression racontée calmement le dimanche soir sur TF1 entre 7 et 8 au curé de l’audiovisuel… Ici la planète Mars, avez-vous des nouvelles de la Terre ?

Bien entendu, à aucun moment le prêtre journaliste ne songe à rétorquer que, partant de ce mode de pensée, les bibliothèques seraient à moitié vides, les cinémathèques également, la presse muselée et, par conséquent, lui-même au chômage. Défroqué.

Sur Twitter, Véronique Genest, bien seule, s’indigne : « Et on la laisse dire. Moi, ça m’a choquée, cette justification des assassinats par le blasphème. » On le serait à moins. Dans le troisième volet de l’affaire, une « journaliste » de L’Obs s’indigne aussi… Mais des propos de Véronique Genest ! La planète Mars est décidément très peuplée. Entourloupe de la pensée : la journaliste évite soigneusement de citer le passage incriminé par Véronique Genest. Pourquoi faire compliqué ?

Ne plus s’appeler Diam’s n’empêche pas Mélanie de collectionner les perles. La seconde, d’une rare finesse, est formulée à propos du voile version chapiteau dont elle est affublée : « De quel droit une femme aurait le droit d’être toute nue dans une publicité et moi n’aurais-je pas le droit d’être couverte et entièrement voilée ? » Et de quel droit Véronique Genest « n’aura-t-elle » pas le droit de répondre parce que c’est son droit ? Hein ? Ni une, ni deux, l’ex-Julie Lescault y va d’un tweet qui souligne la malhonnêteté du raisonnement : « Est-ce que quelqu’un peut dire à Mélanie que c’est interdit de se promener nue dans la rue parce que ça choque certaines personnes ? » L’ex-pierre précieuse est effectivement hors sujet…

Sauf pour le cerveau de L’Obs ! En proie, sans doute, à un petit passage à vide, l’extraterrestre du magazine sombre dans la même confusion : « Qui a dit que Diam’s parlait de personnes se promenant nues ? Véronique Genest a-t-elle un souci auditif ? Devrait-elle porter un petit appareil lorsqu’elle regarde la télévision ? » Pour rappel à l’attention de la non-comprenante de L’Obs : le thème du débat portait sur la tenue des gens dans la rue. Pas dans la pub. Conseil du médecin soignant à la patiente martienne : « Ingérer un substitut neuronal avant de lire les tweets de Véronique Genest. »

Et pour finir en beauté, cette réflexion formidable qui vient confirmer la carence évoquée ci-dessus : Véronique Genest ne devrait plus avoir aucune portée médiatique, et depuis un long moment : elle ne fait plus rien à la télévision. À quel titre Diam’s aurait-elle, en revanche, toute légitimité à s’exprimer publiquement ? Nous ne le saurons pas. Le voile intégral de la pensée ne permet pas une vision à 360°.

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Tripoli : « dans quelques années, l’Europe sera complètement noire »

26 Mai 2015, 05:25am

Publié par Thomas Joly

Le gouvernement libyen basé à Tripoli a indiqué que le trafic de migrants africains se poursuivra jusqu’à ce que l’Europe cesse de boycotter les forces qui tiennent la capitale libyenne et commence à coopérer.

Mohamed El-Ghirani, ministre des Affaires étrangères du « gouvernement de salut public » basé à Tripoli et établi par les milices qui tiennent la capitale libyenne, a prévenu l’Europe du risque de se voir « envahie » par les migrants africains si elle ne coopère pas avec son gouvernement.

Des migrants africains fuyant le chaos ambiant continueront à affluer vers l’Europe jusqu’à ce que l’Union européenne prenne les mesures d'urgence qui s'imposent, a averti le haut fonctionnaire.

Le responsable demande la reconnaissance internationale de son gouvernement ainsi que l’aide de Bruxelles. « Nous vous disons : venez, parlez et coopérez avec nous, le gouvernement de salut national » a dit le ministre de Tripoli dans une interview à Reuters, appelant les dirigeants européens à réagir.

« Si l’Europe ne coopère pas, alors l’Europe sera complètement noire dans quelques années. L’Europe passera d’une Europe blanche à une Europe noire » a poursuivi Mohamed El-Ghirani.

Source : http://francais.rt.com/international/2614-tripoli-europe-noire-migrants

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Programmes scolaires : les « précieuses ridicules » s’attaquent maintenant au primaire ! (par Marie Delarue)

26 Mai 2015, 05:20am

Publié par Thomas Joly

On dirait un concours. Une compétition pour l’élection du cuistre de l’année. Elle est coiffée par le ministère de l’Education nationale, département de la Direction des programmes.

On croyait avoir atteint le sommet de l’enflure avec les programmes du secondaire rendus publics le mois dernier, monument de propos fumeux et de verbiage abscons dont toute la France – du moins celle qui a conservé une once de bon sens – s’est régalée dans les dîners. Restera ainsi célèbre l’élève qui « traverse l’eau en équilibre horizontal par immersion prolongée de la tête » (natation), ou l’apprentissage des langues défini comme « Aller de soi et de l’ici vers l’autre et l’ailleurs ». Exemples puisés entre autres âneries pour Trissotins en mal de reconnaissance. Mais les Précieuses ridicules ont aujourd’hui le cul vissé sur leurs fauteuils ministériels et leur pouvoir de nuisance est sans limite.

Le Figaro nous révélait ainsi dimanche les merveilles des programmes à venir pour les cycles 2 et 3, soit du CP à la sixième. On ne parle pour l’instant que de consultation des enseignants, mais elle se fait par voie de questionnaire à partir des propositions ministérielles. Croquignolettes, les propositions, jargonnantes à souhait. Pour des gamins dont on rêve qu’ils puissent au moins apprendre à lire et un peu à écrire, on parle pompeusement de « degré de guidance » et d’« hypérénomie », de « quotitions, affixes, morphologie dérivative, prédicat » etc…

Vous y comprenez quelque chose ? Moi non plus.

Idem en mathématiques (le calcul est bien loin…) où l’on parle cette fois de « quotition », de quantités « discrètes ou continues », et de « perspective cavalière » en géométrie. Autrefois on disait simplement « géométrie dans l’espace », aujourd’hui on dit 3D et tout le monde s’y retrouve. Sauf les cuistres pompeux et autres pédagogistes patentés qui se tripotent en rond pour mieux sodomiser les mouches.

Car ce sont encore et toujours eux qui sont à la manœuvre, vidant systématiquement l’enseignement de son contenu, l’éloignant de sa mission au nom d’une idéologie perverse qui se prétend garante de « l’égalitarisme ». Comme l’écrivait la sociologue Julia Sereni dans le même Figaro voilà quelques jours, « puisque la transmission du savoir reste vécue comme une violence reproductrice d’inégalités, c’est à la transmission elle-même que l’on s’attaque pour diminuer les inégalités ». Dans les faits : puisque tous ne parviennent pas à s’élever, poursuivons le nivellement par le bas de sorte que personne ne s’élève.

De là, notamment, l’abandon de la grammaire car les règles y sont « imposées » et surtout à « apprendre » (deux mots bannis). Les futurs programmes, nous dit Mme Sereni, affirment que « l’inflation terminologique doit être évitée » (page 10), « ce qui signifie qu’il n’est pas opportun de s’attarder sur des termes trop techniques comme le complément d’objet et autres COD. C’est le ménage par le vide ».

C’est terrifiant de bêtise. Dans le fond comme dans la forme, car enfin, comme l’écrit encore cette dame, « comment ne pas s’inquiéter du fait que personne, au sein du Conseil supérieur des programmes, n’ait perçu le caractère risible des intitulés et la vacuité du vocabulaire employé ».

Sur quelle planète vivent donc ces gens-là ? Dans quel monde un François Hollande qui, pour justifier le passage en force de la réforme scolaire, anone que « chacun a droit (sic) à l’excellence » ? Et que fera-t-il demain : en guise d’enseignement, une distribution de pilules roses à tous les enfants de France pour s’assurer qu’ils reçoivent la même dose de savoir ?

Source : http://www.bvoltaire.fr

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