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Le blog politique de Thomas JOLY

Il y a 66 ans, Dien Bien Phu tombait

7 Mai 2020, 09:13am

Publié par Thomas Joly

Après 57 jours et 57 nuits de combat quasi ininterrompus, le camp retranché de Dien Bien Phu tombe, le 7 mai 1954 à 17h30.

Ce fut la bataille la plus longue, la plus furieuse, la plus meurtrière de l'après Seconde Guerre mondiale. On peut estimer à près de 8.000 le nombre de soldats viet-minh tués pendant la bataille et à 2.293 celui des tués dans les rangs de l'armée française.

Une fois le cessez-le-feu signé, le décompte des prisonniers des forces de l'Union française, valides ou blessés, capturés à Diên Biên Phu s'élève à 11.721 soldats dont seulement 3.290 sont rendus à la France dans un état sanitaire catastrophique, squelettiques, exténués. Il en manque 7.801. Le destin exact des 3.013 prisonniers d’origine indochinoise reste toujours inconnu. Le taux de mortalité dans les camps viet-minh où sévices des tortionnaires communistes français comme Georges Boudarel est 3 à 4 fois plus élevés que les camps nazis de la seconde guerre mondiale.

Roger Holeindre a publié un album mémorable en l'honneur de ses frères d'armes, rassemblant plus de 310 photos, documents et fac-similés. Ce livre — aux témoignages inédits, aux photos exceptionnelles et aux documents rarissime — est d’abord un hommage à tous les soldats des forces de l’Union française et à tous leurs frères d’armes du Laos, du Cambodge et du Viêt-Nam, mais, cet ouvrage, précis et documenté, prend aussi la valeur d’un témoignage pour l’Histoire.

Il est à commander ici : http://www.editions-heligoland.fr/shop/L-imposture-viet-minh-Les-trahisons-du-PC-et-l-abandon-de-la-metropole-Roger-Holeindre_p76.html

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Nicolas Hulot, l’homme providentiel pour le monde d’après, ou pour Matignon ?

7 Mai 2020, 08:16am

Publié par Thomas Joly

Nicolas Hulot a-t-il décidé de mettre fin à ses vacances politiques ? On pourrait le croire, à lire l’entretien qu’il a accordé au quotidien Le Monde. Il se présente comme un arbitre au-dessus de la mêlée, dénonce les « procureurs », qui fourbissent leurs armes à l’approche du déconfinement, et souhaite que vienne le temps des « éclaireurs », dont il fait évidemment partie. Parallèlement, il énonce, dans une tribune, cent principes fondateurs d’un nouveau monde pour l’après-crise du Covid-19, afin d’alimenter la réflexion et de se positionner en grand rassembleur. Cette sortie de l’ombre confirme les rumeurs selon lesquelles les jours ou les semaines de l’actuel Premier ministre seraient comptés.

Rien de bien nouveau dans les orientations développées par l’ancien ministre de la Transition écologique et solidaire. Il est toujours égal à lui-même, avec un mélange de naïveté et de conviction, une dose de narcissisme, plus sympathique, au demeurant, que François de Rugy, pris dans le piège de ses homards, ou Élisabeth Borne, avec sa tête d’enterrement. Un peu velléitaire, tant qu’il ne faut pas passer à l’action. Un homme sur lequel les bookmakers ne parieraient pas un sou. Mais la situation de crise est propice aux rêves les plus insensés.

Nicolas Hulot veut donc définir un « horizon commun » et propose une transformation sociale, écologique, économique, fiscale et démocratique « radicale et cohérente ». « Il est temps », déclare-t-il, « de s’attaquer aux racines du mal, de tirer des enseignements de nos erreurs, de faire l’inventaire, dans nos acquis, de ce qu’il y a de vertueux et de toxique ». Il propose la création d’une conférence écologique et sociale pour que les élus et les citoyens préparent « le jour d’après », en attendant la constitution d’une troisième Assemblée, « qui prenne de la hauteur par rapport au jeu politicien, mais surtout qui planifie l’avenir en s’extrayant du rythme médiatique et politique ».

Son inventaire ressemble un peu à une auberge espagnole où chacun peut trouver de quoi le satisfaire. À y regarder de près, il fait preuve de beaucoup d’indulgence à l’égard du président de la République : « On ne peut pas interdire aux gens d’évoluer […]. J’espère que cette crise va éveiller les esprits, y compris d’Emmanuel Macron. À lui de profiter de ce moment pour engager un vrai changement de modèle. » De quoi plaire à l’hôte de l’Élysée, qui n’en finit pas de répéter que la crise l’a transformé et qu’il faut « se réinventer ». C’est ce qu’il disait déjà lors du mouvement des gilets jaunes : on a vu qu’il n’avait pas changé d’un pouce.

Nicolas Hulot exclut toute ambition présidentielle. Il est vrai que ses expériences antérieures n’ont pas été concluantes et qu’il ne fait pas l’unanimité, même dans son camp. À ceux qui n’ont que cette échéance à l’esprit, il lance : « On s’en contrefiche, de 2022 ! » Il dénonce « la tentation de quelques-uns, dans l’opposition, de profiter de la fragilité du gouvernement pour se mettre déjà en ordre de marche ». Lui n’est pas fait de ce bois-là ! C’est un lanceur d’alerte, un éclaireur ! Il « donne une chance à Macron » et lui « accorde crédit pour l’instant ».

Emmanuel Macron doit être aux anges de trouver enfin quelqu’un qui croit encore en son destin. Nicolas Hulot se verrait-il déjà vizir du calife ? Dans ses rêves, peut-être. Mais, en ces temps troublés, il n’est pas seul sur les rangs. Dans l’entourage de Macron, ils sont nombreux à penser qu’ils pourraient être un recours, en cas de remaniement ministériel, quitte à renier leurs idées. Nicolas Hulot, à défaut de crédibilité, a au moins le mérite d’être constant.

Philippe Kerlouan

Source : http://bvoltaire.fr

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« La France va débloquer 794 millions d'euros pour la recherche en Afrique : on se fout de nous ! »

6 Mai 2020, 17:55pm

Publié par Thomas Joly

 

 

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Le sac de nœuds du déconfinement s’annonce indémêlable

6 Mai 2020, 13:56pm

Publié par Thomas Joly

Samedi 2 mai, Olivier Véran annonce que toute personne entrant sur le territoire national se verra imposer une mise en quarantaine. Le lendemain, sous l’impulsion du révérend Macron, détenteur de l’évangile selon saint Juncker, l’Élysée dément cette mesure inique en contradiction totale avec la religion mondialiste. M. Véran a péché par manque de vigilance.

Donc… sous réserve d’un changement qui pourrait survenir lundi et annulerait la décision de dimanche qui contrevenait à celle du samedi, « toute personne, quelle que soit sa nationalité, en provenance de l’Union européenne, de la zone Schengen ou du Royaume-Uni » sera libre de pénétrer sur le territoire français sans restriction. C’est notre dernier mot, Jean-Pierre.

Première bonne nouvelle : tout Français résidant à moins de 100 km d’une frontière peut se rendre dans n’importe quelle région de France, à condition qu’il fasse un détour par le pays dont il est frontalier. Exemple : le trajet Besançon-Marseille en passant par La Chaux-de-Fonds est autorisé. Voire encouragé.

Deuxième bonne nouvelle : le résident de n’importe quel pays européen perd son virus dès lors qu’il franchit la frontière avec la France. Constat établi à partir des travaux du professeur Raoul de Lille (ex-interne d’un lycée d’Amiens).

Troisième bonne nouvelle : hors régions limitrophes des pays européens, le Français pourra faire des ronds de 100 km de circonférence autour de son domicile grâce à une ficelle qui lui sera fournie en temps et en heure par le gouvernement. Cette mesure sans aucun lien avec la contagion vise à établir un déconfinement ludique.

Toutes ces mesures de bon sens qui ont été prises lors du dernier concile ministériel « sansfrontiériste » peuvent faire l’objet de transformations selon la météo ou l’horoscope d’Édouard Philippe.

Toutefois, lors de son passage au confessionnal de BFM TV, le révérend Macron aurait avoué ne pas avoir parfaitement compris les décisions qu’il avait prises la veille. Raison pour laquelle le gouvernement lance l’appel poignant suivant : tout Français ayant aperçu, de près ou de loin, une esquisse de logique dans les mesures de déconfinement annoncées est prié de se présenter de toute urgence dans le hall d’entrée de Matignon. Forte récompense.

Jany Leroy

Source : http://bvoltaire.fr

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Emmanuel Macron : entre enfilage de perles et calinothérapie

6 Mai 2020, 13:31pm

Publié par Thomas Joly

Ce lundi-là, c’était donc atelier « enfilage de perles » à l’Élysée. Alors qu’Édouard Philippe n’avait pas achevé son discours devant les sénateurs, Emmanuel Macron donnait une conférence impromptue au pied du grand escalier du palais. Comme une envie qui vous prend entre deux rendez-vous et la signature du courrier. Le Figaro, qui est toujours poli, parle de « cacophonie » au sommet de l’État. On va dire ça comme ça.

Et Emmanuel Macron a pris la parole pour dire quoi ? Pour inviter les Français à aborder le déconfinement avec « beaucoup d’organisation », de « calme », de « pragmatisme et de bonne volonté ». Merci, on n’y avait pas pensé. Des fois qu’il leur prendrait l’envie, aux Français, d’aborder le déconfinement avec beaucoup de confusion, d’agitation, de poésie et de mauvaise volonté.

Prenons les choses à l’envers. Jusqu’à ce jour, il semble bien que les Français aient montré plutôt pas mal de bonne volonté. Ils ont bien fait tout comme on leur a dit, notamment remplir leur attestation pour aller chercher le pain, faire pisser le chien ou aérer les gamins. Même si la date de la remise des prix n’a pas encore été fixée – c’est un peu prématuré -, on peut d’ores et déjà envisager un prix collectif de bonne conduite ou de civisme. Possible, aussi, des prix de civisme individuels à ces bons Français, dignes héritiers de leurs aïeux, qui se sont fendus de lettres anonymes pour dénoncer leurs voisins qui ne respectaient pas bien les règles de confinement. Le pragmatisme ? Il en aura fallu aussi, aux Français, durant ce confinement. Pragmatique : qui est fondé sur les faits, nous dit le dictionnaire. Et c’est un fait que les Français se sont adaptés, au jour le jour, aux discours changeants qu’on leur servait. Exemple : la saga des masques… Du calme ? Pareil, il en aura fallu pour ne pas être pris d’une envie de meurtre sur ce pauvre téléviseur, qui pourtant ne vous a rien fait, lorsque, vers 19 heures, apparaissait le professeur Salomon. Quant à l’organisation, il aura forcément fallu s’organiser. Par exemple, pour que les quelques mètres carrés de l’appartement ne se transforment pas en scène de crime.

Lundi, atelier « enfilage de perles » et, mardi, atelier calinothérapie avec force pédagogie. Et quoi de mieux qu’une école primaire pour faire de la pédagogie ? En l’occurrence à Poissy, dans les Yvelines. Ça tombe bien, le maire est un ancien LR, rallié à Macron. Un bon élève, comme les aime Macron. Calinothérapie, donc, à l’égard des parents d’élèves, du corps enseignant et des élus. Car Emmanuel Macron a bien compris que le pivot d’un déconfinement réussi est planté quelque part entre la salle de classe et la cour de récréation. Pas de retour au travail pour ceux qui ne peuvent pas télétravailler, sans retour des enfants à l’école. On a habillé tout cela dans les jolis atours du combat contre les inégalités et autres risques de décrochage scolaire, mais c’est un fait. Qui est dupe, d’ailleurs ? Alors, il faut rassurer : parents, profs, élus. Être « progressif », « concerter », faire preuve de « pragmatisme » encore, pas de contrainte, pas de baïonnettes aux fesses des profs pour qu’ils aillent bosser, appel à l’« intelligence collective ». Ajouter un zeste de poésie. Normal, nous sommes à l’école Pierre-de-Ronsard (« Mignonne allons voir si la rose… »), sur la question des vacances d’été, avec un appel à « revisiter la vie de la nation France ».

En attendant, moins poétique, plus rébarbatif, le protocole sanitaire de 63 pages (pas moins) que les directeurs d’école et les maires doivent rapidement assimiler et surtout essayer de mettre en application avec, on le répète – la répétition étant à la base de la pédagogie -, organisation, calme, pragmatisme et bonne volonté.

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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Sans les nationalistes, le jour d’après sera comme celui d'avant

6 Mai 2020, 12:45pm

Publié par Thomas Joly

En ces temps sombres où seule la petite lumière de l’espérance consent à nous être un fanal, grande est la tentation de croire à une automatique inéluctabilité transformatrice du « jour d’après ».

On se souviendra donc avec profit du sage conseil de Pythagore : « N'entretiens pas d'espoirs qui ne peuvent être espérés ».

Tout indique, en effet, que, sans un absolu bouleversement politique qui ne peut être que le fruit de combats militants renforcés, le monde post  COVID-19 qui, au demeurant, sera nécessairement celui de l’avant prochaine crise quelle qu’en soit la nature, ressemblera fraternellement à celui d'avant.

En pire !

Jamais, en effet, le Système ne se réformera de lui-même, sinon il ne serait pas le Système, absolutiste et cupide. Globalisation des échanges, financiarisation de l’économie, désindustrialisation et délocalisations, soumission à l’ordre mondial étoilé, flux migratoires massifs, totalitarisme idéologique des droits de l'homme et de la planète continueront d'être pour l'Occident une tunique de Nessus dévorante. La Chine demeurera l'atelier du monde et, forte de son économie d’État comme de la dictature qu'y pratique le parti communiste, exercera sur le monde, par le chantage industriel et financier mais aussi par le développement de ses capacités militaires, une pression accrue et majeure tandis que l'Europe foudroyée par la crise sanitaire et économique attendra des États-Unis aide et assistance, serrant ainsi elle-même un peu plus les entraves qui l'emprisonnent depuis le traité de Versailles, puis la déferlante américaine de 1945.

Trop heureux de leur très relative « libération », les Français, quant à eux, s’empresseront dès la fin du confinement et au rythme des autorisations progressives que voudra bien, dans sa générosité créatrice, leur accorder le pouvoir, d'oublier leurs angoisses et de mettre de côté leur rancœur. Il en fut ainsi au lendemain de toutes les épidémies que connut notre pays. Comme l’a subtilement montré l’historienne médiéviste Claude Gauvard, la grande peste noire du quatorzième siècle n'eut d'autre conséquence que le renforcement du pouvoir central. Les deux épidémies de choléra de 1832 et 1844 débouchèrent, quant à elles, sur l'empire bourgeois et consumériste de Napoléon III, et la terrible  grippe chinoise faussement nommée espagnole de 1918 et 1919, fut suivie des années folles vitrine jouisseuse de la République de l'affairisme et de la trahison nationale.

Pour la France, tout sera donc « comme avant ». En pire, écrivais-je.

Pire car le régime ayant pris l'habitude du contrôle des populations et constatant les avantages d'une telle emprise, y renoncera d'autant moins qu'il a pu constater combien docilement la population de souche en acceptait les contraintes et la logique.

Pire car l’affreuse récession dans laquelle nous allons entrer plongera notre pays dans les affres d'une crise sociale dont il nous faut commencer à envisager les terribles conséquences : faillites d'entreprises, chômage exponentiel, taxes nouvelles, durée du travail étendu, effondrement du pouvoir d'achat, recours massif aux  soupes populaires, exploitation syndicale de la misère.

Trois scénarios sont alors possibles :

  • Le premier est, nous l’avons dit, celui d'une pérennisation du Système qui, dès lors qu’auront été enterrées les différentes enquêtes et commissions parlementaires sur la gestion gouvernementale de la crise, initiées «pour la forme » par groupes politiques d'opposition et associations professionnelles ou sociétales, saura trouver, en lui-même, les moyens de sa survie, quitte à opérer quelques aménagements de façade ou à permettre en son sein quelque alternance cosmétique.
  • Le deuxième est celui d'une prise en main par l’extrême gauche des revendications sociales menant à une situation insurrectionnelle que la poudrière des cités viendra très vite attiser.
  • Le troisième est celui de la révolution nationale, seule voie pour fonder un État fort, dominant dans ses devoirs régaliens, puissamment identitaire mais fédératif des spécificités provinciales, capable, par une direction politique et économique affirmée de refuser les situations de fait créées par la finance internationale et le mondialisme, intransigeant dans sa vision d’indépendance et sa volonté de retrouver sa place militaire et diplomatique,  mais susceptible d'œuvrer à une union nouvelle  des nations d'Europe.

La réalité de ce scénario ne dépend que de nous. Le peuple ne suivra que si une avant-garde politiquement déterminée le précède.

Le jour d’après doit donc aussi être le jour de l’après découragement et de l'après renoncement qui, ces dernières années, ont endormi les énergies nationales et écarter tant de nos camarades de la lutte. Sortons de notre résignation et de notre torpeur. Et entreprenons !

J’évoquais Pythagore au commencement de mon propos ; qu'il me soit permis pour le conclure de citer Virgile : « L'espoir, il ne faut le placer qu'en nous-mêmes ».

Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France

Source  : http://synthesenationale.hautetfort.com

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« Thomas Joly répond à vos questions » - N°6 - 5 mai 2020

5 Mai 2020, 19:01pm

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : le déconfinement du 11 mai et la carte des départements, la réouverture des églises pour célébrer la messe, les rumeurs de remaniement gouvernemental, les personnalités de gauche respectables, l'année scolaire chaotique, l'« agression » d'Éric Zemmour, la LDNA, le coût de la remigration, la loi Giscard/Pompidou/Rothschild de 1973, les lois liberticides Pléven/Gayssot/Perben/Taubira, le clash Conversano/De Lesquen.

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Gestion de la pandémie : Macron et l’Union européenne conspués

5 Mai 2020, 10:50am

Publié par Thomas Joly

Un récent sondage du CEVIPOF réalisé auprès des populations de toute l’Union européenne concernant l’appréciation de la gestion de la crise par les dirigeants respectifs vient d’être publié. Dans la plupart des pays, les dirigeants ont globalement donné satisfaction à leur peuple.

Sans surprise, la plus appréciée pour sa gestion de la crise est Angela Merkel : 50 % de satisfaits. Eh oui, les résultats sont là, l’Allemagne se tire fort bien de cette tragédie. Et, encore mieux, l’Autrichien Kurz obtient 61 % de satisfaits. Mais Boris Johnson et Giuseppe Conte recueillent une adhésion satisfaisante, respectivement 48 % et 41 % de satisfaits dans leurs pays respectifs, pourtant parmi les plus atteints par la pandémie… Et Macron, dans tout ça ? De tous les pays consultés, il est le dirigeant le moins approuvé par son peuple : seulement 24 % de satisfaits en France…

En réalité, une telle crise favorise normalement les dirigeants, qui deviennent aux yeux de leurs opinions en plein désarroi le dernier recours. Sauf que ledit dirigeant doit prouver, au cœur du drame, qu’il est un vrai leader et qu’il partage et comprend l’angoisse du peuple, qu’il va tout mettre en œuvre pour le sortir de l’ornière. L’exact contraire de Macron et de ses acolytes, jamais à court d’un mensonge, d’un raccourci, d’un subterfuge pour masquer leurs carences et leurs manquements. Même en pleine hécatombe, Macron ne comprend pas le tragique de l’Histoire, se déguise et prend des postures, suivant qu’il est à Pantin, dans un camp militaire, au CHU, etc. On n’a pas des masques, pas de gel, pas de tests ? On dira que tout ça ne sert à rien.

Macron n’a pas semblé chercher à sauver les Français de la maladie, mais à se sauver lui-même, éviter d’être visé par la vindicte, tant ses errements et ses manœuvres sont apparues aux yeux de tous, dans un moment si douloureux pour notre pays. Macron a raté l’occasion de se refaire une popularité sur le dos de la pandémie : s’il avait reconnu tout de suite les pénuries de matériel, les retards à l’allumage, s’il s’était comporté en vrai chef de guerre, informant les gens et apportant un soutien moral, s’il avait promis de tout mettre en œuvre pour rattraper les erreurs du début, les Français lui auraient accordé des circonstances atténuantes. Au lieu de ça, en s’enferrant dans le déni et le mensonge, il a provoqué la défiance de toute l’opinion, sans équivalent dans le monde.

Autre grand perdant de la pandémie, l’Union européenne, conspuée partout, même en Allemagne : 25 % des Allemands se disent satisfaits de Bruxelles, 8 % des Italiens… Il faut dire que faire passer en douce l’adhésion de l’Albanie, pendant que les peuples se meurent et que Bruxelles ne bouge pas le petit doigt pour les secourir, il fallait le faire. On se demande même comment raisonnent ces huiles bruxelloises pour ne pas saisir la balle au bond et envoyer des avions floqués du drapeau bleu étoilé remplis de matériel sanitaire à Milan-Linate, Roissy ou Madrid : de quoi redorer son blason, pour à peine quelques millions d’euros. Mais les eurocrates n’y ont pas songé. Peut-être, d’ailleurs, s’en fichent-ils comme d’une guigne, de la popularité de l’Union, de leur image auprès des peuples. Peut-être se croient-ils assis à vie dans leur fauteuil de commissaire : c’est souvent quand ils se croient indéboulonnables que les régimes finissent par s’effondrer… Phrase à méditer, n’est-ce pas, Messieurs Macron, Philippe, Véran, Mmes von der Leyen, Lagarde, et les autres ?

Olivier Piacentini

Source : http://bvoltaire.fr

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La Chine peut dire merci au Covid-19

5 Mai 2020, 09:43am

Publié par Thomas Joly

Même si depuis quelques semaines plusieurs critiques contestent l’attitude de Pékin face au Covid-19 – voire mêmes des attaques l’accusant d’en être à l’origine volontairement ou non –, l’empire du Milieu sort grandi sur le plan politique et économique.

Le pangolin n’aura pas la peau de Pékin. Alors que la plupart des pays touchés par le Covid-19 auraient pu accuser la Chine, aucun ne le fait (à l’exception notoire de Donald Trump) ou alors à demi-mots, usant du plus beau langage diplomatique.

Et si l’Empire du Milieu a critiqué sans langue de bois toute critique de son action ou toute allusion à une responsabilité dans la création et/ou la diffusion du virus, il ne peut que se satisfaire de la situation en ce début mai. En effet, les allusions aux mensonges de Pékin sur le nombre de réel de morts sont passées par pertes et profits – idem pour le matériel plus que défectueux envoyé par la Chine –, le confinement à Wuhan érigé en modèle, sans parler des hôpitaux construits en peu de jours.

Quant au fameux laboratoire P4 de Wuhan, ce sont les officiels français qui sont visés au nom d’un complotisme ridicule et incapacitant. Nullement les Chinois qui ont récupéré une technologie en évinçant les partenaires français et en pratiquant l’opacité la plus complète quant à la sécurité de ce laboratoire. Le pire dans cette histoire est que ce laboratoire a pu être construit malgré la mise en garde répétée de nos services de renseignement. Mais est-ce étonnant de la part de ministres, diplomates, chefs d’entreprises capables de se vendre au plus offrant ? La souveraineté française est depuis des décennies un paillasson sur lequel le monde entier essuie ses pieds crottés.

Mieux encore pour Pékin, la Chine apparaît désormais comme le sauveur indispensable. Notamment en Europe, France incluse. Malgré les effets d’annonce et les beaux discours, il n’y aura pas à court et moyen terme de relocalisation des industries textile set pharmaceutiques. L’appareil de production étant quasi inexistant et ne pouvant pas répondre aux demandes, la Chine – tout comme l’Inde – continuera d’être l’atelier du monde, et donc engranger nos devises pour se constituer un trésor utile pour acheter technologies, industries, terres agricoles, et même les hommes.

Ensuite, l’absence de solidarité au sein de l’Union européenne, principalement de l’Allemagne à l’égard de l’Italie, fait que Rome se jette dans les bras de Pékin, renforçant ainsi son rôle de porte d’entrée de la Chine en Europe. Il est en de même depuis des années pour la Grèce qui lâchée par l’Allemagne et Bruxelles a accepté de donner son port du Pirée à la Chine.

La Chine, qui pratique plus que jamais une forme de supplice avec délice s’agissant de la production et de l’envoi de masques, a donc les coudées franches pour de l’Europe une sorte de colonie. Après la Sinafrique, la Sineurope. Et ce pour se venger des guerres de l’opium et autres conflits au XIXe siècle où les puissances de l’Europe avaient mis à mal l’empire du milieu, notamment par le biais des concessions.

L’Europe n’est donc pas près de sortir de sa léthargie cotonneuse qui mène droit à la mort.

Michel Malnuit

Source : http://synthesenationale.hautetfort.com

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Éric Zemmour : « Ce qui m’est arrivé n’est rien comparativement à ce que beaucoup de Français subissent tous les jours »

5 Mai 2020, 08:29am

Publié par Thomas Joly

Réaction très digne et lucide d'Éric Zemmour suite à l'agression verbale qu'il a subie, commise par une racaille nord-africaine.

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Des propos de bon sens de Benoît XVI

4 Mai 2020, 17:27pm

Publié par Thomas Joly

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Déconfinement : les Français sous liberté surveillée… et conditionnelle ?

4 Mai 2020, 11:29am

Publié par Thomas Joly

C’est donc le ministre de la Santé qui a annoncé, samedi, que le gouvernement allait soumettre au Parlement la prorogation de l’état d’urgence sanitaire jusqu’au 24 juillet. Certes, mardi dernier, Édouard Philippe, dans sa présentation de la stratégie de déconfinement à l’Assemblée nationale, a bien évoqué – très rapidement – cette éventualité : « peut-être jusqu’au 23 juillet »… Mais le fait que cette annonce de prolongation d’un régime d’exception mettant les Français sous liberté surveillée soit faite, non par le Premier ministre, mais par le ministre de la Santé n’est pas anodin. C’est même très révélateur. Il est vrai que le ministre de la Santé est devenu le nouveau ministre de la Guerre. Ainsi, jamais, depuis 1961, lorsque le général de Gaulle mit en application l’article 16 de la Constitution, après le putsch des généraux, notre pays n’a connu de telles restrictions de libertés : de circuler, de culte, d’entreprendre, etc.

Toujours dans son discours de mardi dernier, à l’Assemblée, Édouard Philippe déclarait : « Au fond, ce que je vous propose de rétablir, c’est un régime de liberté et qu’il nous faut donc ensemble en définir les exceptions. » On serait plutôt tenté de penser que c’est un régime de restriction de liberté qui s’installe dans un provisoire qui dure et que le gouvernement nous en a d’ores et déjà défini les exceptions. Par exemple, nous n’aurons pas le droit de nous déplacer où nous voulons. Exception faite dans un rayon de 100 kilomètres de chez soi et de quelques cas bien précis. Certes, c’est pour la bonne cause mais c’est un fait. Du reste, c’est toujours pour la bonne cause.

Libertés de circuler, de culte, d’entreprendre (pensons aux restaurateurs, cafetiers, hôteliers, etc.) restreintes mais on pourrait évoquer, plus simplement, la suspension de certains droits civils, notamment celui de contracter mariage. Du reste, sur quels fondements juridiques solides reporte-t-on sine die la célébration des mariages civils depuis le mois de mars ? En effet, Jacqueline Gourault, ministre de la Cohésion des territoires et des Relations avec les Collectivités locales, donnait, le 21 mars dernier, aux maires ses « recommandations » écrites dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire. Concernant les mariages et PACS, on lit ceci : « Au regard des mesures limitant les déplacements et le regroupement des personnes afin de lutter contre la crise sanitaire, la célébration des mariages et l’enregistrement des PACS doivent en principe être reportés. » Mais pour célébrer un mariage civil, il ne faut que cinq personnes : un officier d’état civil, deux témoins… et les mariés ! « En principe » : et en droit ? Certes, on découvre, sur le site du Sénat, que cette décision est l’« application d’une dépêche du 18 mars 2020 du ministère de la Justice relative à la continuité des services de l’état civil », précisant que « la célébration d’un mariage doit actuellement être reportée, afin de lutter contre la crise sanitaire », sauf « urgence à établir le lien matrimonial » et après sollicitation du procureur de la République. En fait, on a interdit les mariages parce qu’en général – j’ai failli écrire « en principe » ! -, on fait la fête après la cérémonie. C’est un peu court. Sous cet angle, l’état de siège ou de guerre est moins liberticide ! Et jusqu’à quand ?

Évoquons rapidement la liberté surveillée du culte. Par le petit bout de la lorgnette. Ainsi, on découvre cette consigne officielle, en date du 23 avril, d’un préfet aux maires de son département pour les aider dans le flicage de leurs administrés : « Les fidèles sont autorisés individuellement à se rendre dans les lieux de culte qui sont restés ouverts, munis d’une attestation de déplacement dérogatoire. À l’intérieur du lieu de culte, tout rassemblement étant interdit, le fidèle doit prier ou se recueillir isolément… » On fait comment, pour juger que le fidèle prie, se recueille ou, plus laïquement, admire la voûte gothique de l’église du village ?

Maintenant, une remarque : les Français, soi-disant épris de liberté, se satisfont peut-être de cette situation de liberté surveillée. Et conditionnelle, sans doute un peu aussi…

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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Les vols de masques se multiplient en France ces derniers jours

4 Mai 2020, 09:13am

Publié par Thomas Joly

Objets de toutes les convoitises au début de la crise, les stocks de masques connaissent une nouvelle recrudescence de pillages. Établissements hospitaliers, pharmacies, fournisseurs… Avec la complicité de certains soignants ou à leur détriment, plusieurs milliers de protections dont le pays manque encore ont été subtilisées.

Alors que les réserves de masques se constituent encore péniblement, à l’approche d’un déconfinement partiel qui en nécessitera un grand nombre, certaines d’entre elles ont été la cible de rapts organisés ces derniers jours, selon nos informations.

Le 25 avril, à Ivry-sur-Seine (Val-de-Marne), l’association à but non lucratif Adef Résidences, qui collabore notamment avec les Ehpad, déplore le vol de 16.000 de ses masques chirurgicaux. D’après son président, qui a déposé plainte le lendemain de la constatation des faits, des individus, profitant des mouvements d’employés, auraient pénétré dans les locaux de l’association et y auraient, par deux fois, dérobé ses stocks. Toujours en région parisienne, à Roissy-en-France (Val d’Oise), ce sont 20.000 masques qui ont été subtilisés, parmi d’autres matériels, dans les locaux d’une société de vente par correspondance, visitée par deux cambrioleurs, ironiquement masqués, dans la nuit du 26 au 27 avril…

Quand les soignants dérobent dans leurs propres stocks

Les établissements médicaux, en première ligne dans la crise sanitaire, ne sont pas non plus épargnés. Le 27 avril, c’est un responsable de l’hôpital de Gaillac, dans le Tarn, qui dépose plainte en gendarmerie pour le vol de 1.500 masques FFP2, particulièrement convoités pour leur niveau de protection. Constatée après un comptage routinier, la disparition est d’autant plus suspecte qu’elle concerne un local sous clé de l’établissement, ne présentant aucune trace d’effraction. Non loin de là, une pharmacie de la commune de Grisolles, dans le Tarn-et-Garonne, déplorait le même jour un prélèvement suspect dans sa cargaison de masques parmi d’autres produits pharmaceutiques, là encore, sans effraction constatée. Les Outre-mer, d’autant plus fragiles qu’ils sont souvent bien mal pourvus pour faire face au coronavirus, connaissent eux aussi ces agissements. Le Port, sur l’île de la Réunion, déplorait ce 27 avril un important manque de matériel médical dans une de ses cliniques. Thermomètres, visière anti-projection ainsi que plusieurs cartons de masques avaient été fouillés, sans que l’on puisse confirmer s’ils ont été, du moins partiellement, vidés. Le bureau concerné n’était, en revanche, qu’accessible par une clé mise à disposition du personnel de l’établissement…

Bien qu’ils leurs soient réservés, comme précisé dans les pharmacies qui ont interdiction d’en vendre au public depuis le début de la crise, les masques sont parfois dérobés par les soignants eux-mêmes. A Valeurs actuelles, une infirmière travaillant en Ehpad, près de Bordeaux, expliquait il y a quelques semaines la rigidité du protocole d’attribution des masques devenus si rares : « Ils sont comptés et placés dans un coffre. Le matin à l’embauche, on en donne un à chaque membre du personnel pour la journée. »

Les trafics s’organisent

Cette recrudescence de vols intervient après une accalmie observée depuis le mois dernier, brisée par un important signalement, début avril. 28.000 masques volés avaient été saisis par la police sur la zone Pantin-Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), comme le rapportait à La Croix le secrétaire régional du syndicat Alliance Grégory Goupil. Lors du mois de mars, de nombreux rapts avaient été signalés à travers la France, tandis que le groupe La Poste révélait détenir un stock de 24 millions de masques, au beau milieu de la pénurie.

Pour ce responsable d’un syndicat de police interrogé, qui confirme l’émergence de cette délinquance de circonstance, il n’y a malheureusement rien de surprenant : « Quand il y a une pénurie, un trafic parallèle se met toujours en place. Beaucoup de masques se vendent sous le manteau ». D’après lui, c’est, en la matière, une belle prise de guerre que la BAC du 16e arrondissement de Paris a effectué, il y a deux semaines. Cherchant désespérément à s’équiper, un médecin mord à l’hameçon d’une annonce philanthrope sur internet. Allant à la rencontre du généreux pourvoyeur de masques, l’homme réalise qu’il ne pourra repartir avec son précieux stock qu’après paiement. Avisée, la police saisira au domicile de l’homme, d’origine asiatique, 30.000 masques. C’est une autre réalité que « masque » la pénurie : les trafics et arnaques en tous genres prospèrent également.

Source : http://valeursactuelles.com

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Une famille française fuit sa maison pour échapper aux demeurés de la LDNA qui l'accusent de racisme

3 Mai 2020, 18:21pm

Publié par Thomas Joly

À Apt (84), harcelée depuis des semaines par leur voisin africain irascible, une mère de famille a craqué et a eu une altercation avec lui et sa smala. La scène a été filmée et diffusée sur les réseaux sociaux. Aussitôt un déferlement de haine s'est déclenché sur Twitter, relayé par les débiles mentaux de la Ligue de Défense Noire Africaine (LDNA), groupuscule raciste anti-blancs, dont le leader se faisant appeler Egountchi Behanzina été condamné, entre autres, en 2014 à sept ans de prison pour viol sur personne vulnérable.

Une poignée d'entre-eux est venue parader, en toute impunité et en plein confinement, devant la maison que la famille française a fui après avoir reçu de nombreuses menaces de mort.

Retrouvez tous les détails de cette histoire écœurante ici.

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Raoult : adulé et respecté dans le monde entier, traité de charlatan en France

3 Mai 2020, 10:14am

Publié par Thomas Joly

« Nul n'est prophète en son pays », dit le proverbe. Le professeur Raoult est devenu malgré lui la preuve vivante et éclatante de ce vieux proverbe.

Voila qu'un centre de recherche chinois confirme l'efficacité du traitement du professeur Raoult : sur un test portant sur 568 patients déjà lourdement atteints, le taux de létalité serait de 45,8 % pour les patients n'ayant pas reçu le traitement à la chloroquine, de seulement de 18,8 % pour ceux qui l'auraient reçus… Étude publiée sur la plate forme scientifique Medrxivce le 1er mai. D'autres pays n'ont pas attendu pour acheter en masse de la chloroquine : Trump, Poutine, et tant d'autres n'ont pas lésiné sur les moyens pour s'en procurer.
Pendant ce temps en France, le professeur Raoult serait-il couronné par ses pairs, les médias, les politiques ? Sommes nous fiers de compter parmi nos compatriotes celui qui semble avoir trouvé la solution à la pandémie ? Ses travaux sont-ils défendus au plus haut niveau par nos élites scientifiques ?

Depuis une semaine, le professeur Raoult semble bien au contraire faire l'objet d'une véritable chasse aux sorcières. A l'émission de Christophe Beaugrand sur LCI, le médecin Gerald Kierseck commentant la sortie du professeur du CHU de Marseille, en voiture et sous les acclamations de la foule, s'est livré à une charge contre le médecin provençal : gourou, rock star, ce n'est plus un médecin, sa notoriété lui monte à la tête, voila ce que les téléspectateurs ont entendu. Sans que personne sur le plateau ne vienne contredire ni même modérer ses propos. On a rappelé qu'il sortait un livre en librairie en ce moment : ne cherche-t-il pas d'abord à se faire de la publicité ? On lui a même reproché sa voiture, une Dacia : Didier Raoult fait ainsi dans le populisme… Personne ne s'est demandé si la popularité de Raoult à Marseille n'était pas due tout simplement au succès de son traitement, pour lequel les gens faisaient la queue devant l'hôpital où il exerce.

L'interview par la fielleuse Apolline de Malherbe sur BFMTV a été un véritable chemin parsemé de mines, de sous entendus sournois et mal intentionnés. Là encore, tout y est passé : soupçon de populisme, de quête de notoriété, on a eu droit à des attaques sur le physique et le look du professeur, questionné sur sa barbe et sa bague à tête de mort. On se demande après cela si l'on est bien en France, pays de liberté, ou en Arabie Saoudite pour avoir à répondre de sa tenue vestimentaire. Il lui fut demandé s'il n'était pas gêné de se sentir si seul : « Mais une majorité de médecins prescrit mon traitement et me soutient ! » a-t-il répondu. Tout ceci relève de techniques journalistiques bien connues pour discréditer l'invité, on multiplie les questions à message allant toutes dans le même sens pour orienter l'opinion sur sa personnalité, le présenter comme un franc tireur, isolé, un savant fou, un apprenti sorcier qui cherche à se rendre populaire. Au moment de présenter son livre, sorti le 26 mars, il dut subir la remarque perfide : « Ça tombe bien, tout de même… »

Mais la question clé de l'entretien fut posée à la fin : « Avec toutes ces polémiques, n'avez vous pas envie de quitter la France ? » Réponse : « Non, je suis Français, et j'aime ce pays malgré sa bizarrerie et même si je dois en faire les frais aujourd'hui. » Et oui, Didier Raoult n'est pas de ces chercheurs qui sillonnent la planète pour se vendre au plus offrant, c'est un patriote, issu d'une famille où l'on est décoré de la légion d'honneur depuis plusieurs générations, comme il l'a rappelé. Enraciné à Marseille, c'est là qu'il travaille, et il reste fidèle à sa ville et à sa population, malgré sa réputation désormais mondiale. Le professeur Raoult veut sauver des vies, et non pas faire les affaires des vendus aux laboratoires pharmaceutiques, comme plusieurs membres du fameux comité scientifique de Macron, qui lui même a reçu des fonds de l'industrie du médicament pour financer sa campagne de 2017... Raoult cherche avant tout à aider les patients, il respecte le serment d'Hippocrate quand d'autres se servent des malades pour faire de l'argent… Et c'est pour cela qu'il essuie les foudres et quolibets des médias et de la soit disant élite de la profession…

Olivier Piacentini

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