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Le blog politique de Thomas JOLY

Trump va-t-il réussir à transformer le Russiagate en Obamagate ?

12 Mai 2020, 15:29pm

Publié par Thomas Joly

Nouveau coup de théâtre dans l’enquête sur une hypothétique collusion entre la Russie et l’administration de Donald Trump aux États-Unis. Le département de la Justice vient de retirer le dossier d’accusation contre le général Michael Flynn, ex-conseiller à la Sécurité nationale de Donald Trump qui a été, d’après Trump, victime d’un complot du FBI. Dimanche soir, Trump tweetait carrément « #Obamagate ». Après l’échec du rapport Mueller, qui n’a pas réussi à faire inculper ou condamner Trump dans le Russiagate, c’est un nouveau revers important pour les anti-Trump et l’État profond américain.

C’est une pilule d’autant plus difficile à avaler pour la présidente de la Chambre des représentants, la démocrate Nancy Pelosi, que la procédure de destitution qu’elle avait lancée contre Trump dans l’affaire de l’Ukrainegate (Trump était accusé, cette fois-ci, d’avoir demandé deux services contre des ventes d’armes à Kiev) a fait pschitt et se transforme en véritable hétérotélie.

Les Américains ont découvert, en effet, qu’un des deux services demandés par Trump consistait à en savoir plus sur les agissements de Joe Biden, son opposant probable à la présidentielle, en Ukraine, où il s’est rendu pas moins de six fois pendant la présidence d’Obama. Biden était à Kiev, entre autres, pour s’assurer de la mise en place d’un gouvernement pro-américain après le coup d’État du Maïdan mais, a priori, ça ne serait pas la seule raison. Quelques semaines après le Maïdan, justement, son fils Hunter avait été nommé membre du conseil d’administration de Burisma Holdings, le plus important producteur privé de gaz d’Ukraine.

Qu’un papa veuille aider son fils à trouver du boulot n’a rien de choquant, mais ça commence à sembler louche quand on sait que le fils en question n’a pas vraiment le profil du poste, n’a aucune expérience en hydrocarbures, ne parle ni le russe ni l’ukrainien et touche quand même un salaire de 600.000 dollars par an. Et puis ça sent carrément le roussi quand on apprend que Joe Biden se vante d’avoir fait virer le procureur général chargé des affaires de corruption d’Ukraine mais que ce dernier écrit qu’il a été contraint de démissionner parce qu’il menait une enquête de corruption sur Burisma Holdings où siège le fils de Joe.

Les démocrates accusent les Russes d’ingérence en Amérique, mais leur vice-président fait destituer un procureur ukrainien : c’est le concept de l’ingérence à géopolitique variable. En tout état de cause, une enquête sur les relations entre les Biden et l’Ukraine a été officiellement lancée par le Sénat, ce qui exaspère Barack Obama, à qui les sénateurs en charge de l’enquête ont demandé des documents confidentiels.

Les démocrates américains se sont ridiculisés dans les accusations hâtives et à répétition contre Trump et sa soi-disant collusion avec les Russes et se retrouvent, maintenant, dans la position de l’arroseur arrosé. Est-ce que Trump va réussir à leur rendre coup pour coup ? C’est son défi. Il perd actuellement dans les sondages, mais on sait que ça, ça ne veut rien dire.

Nikola Mirkovic

Source : http://bvoltaire.fr

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État d’urgence sanitaire : ceci n’est pas du bricolage

12 Mai 2020, 15:16pm

Publié par Thomas Joly

Les amoureux du fameux État de droit ont eu le réveil douloureux lundi matin. Ils ont découvert que la loi qui devait proroger l’état d’urgence sanitaire n’a pas été promulguée alors qu’elle devait entrer en vigueur en ce jour de début de déconfinement.

C’est peut-être un détail, vous me direz. Du reste, le ministre Véran, en téléconsultation chez le docteur Bourdin, le dit carrément : « Ce n’est pas un raté. » On savait depuis longtemps qu’il fallait se méfier des apparences. Nous avions le très surréaliste « Ceci n’est pas une pipe », de René Magritte, le post-réaliste « Je ne suis pas un homme, monsieur » », d’Arnaud Gauthier-Fawas. Nous avons désormais le « Ce n’est pas un raté », d’Olivier Véran.

Mais c’est quoi, alors ? Un retard à l’allumage, peut-être. Ça peut arriver, des choses comme ça, notamment avec le confinement : la voiture qui reste sur le parking pendant presque deux mois, par exemple. Même pas. Devinez quoi, alors ? « Ç’a été surtout une énorme aventure parlementaire que de pouvoir faire passer un texte comme celui-ci en une semaine au Parlement », diagnostique le docteur Véran. Il devrait se méfier des mots, notamment le mot « aventure » quand il parle politique, Olivier Véran… Dans « aventure », il y a « aventureux ». Plus sérieusement, ce retard est dû à la saisie du Conseil constitutionnel par le président de la République. Il n’était pas obligé de le faire, faisons-lui-en ce crédit.

Il n’empêche que cet incident, même avec la bonne excuse qu’on lui trouve, donne, une fois encore, la drôle d’impression que le gouvernement, dans cette crise, aura passé son temps à courir derrière les événements. Ce n’est pas l’état d’urgence, c’est l’État dans l’urgence. On peut sourire de ce retard et se dire que ce n’est qu’une question d’heures. Pourtant, cette loi n’est pas anodine car elle porte en elle des restrictions de libertés, certes justifiées par la situation sanitaire, mais il n’empêche… Dimanche, Jean d’Orléans, comte de Paris, tweetait : « Ce qui m’inquiète, dans cette affaire de confinement, c’est l’atteinte forte qui a été faite à nos libertés et droits fondamentaux. » Effectivement, on peut s’en inquiéter, si cela devenait une mauvaise habitude, une addiction, un penchant paresseux.

On peut s’inquiéter, aussi, qu’un pays comme la France, de vieille tradition légiste – le descendant des Capétiens doit en savoir quelque chose -, donne une bien piètre image avec un gouvernement qui en est réduit à appeler « au sens de la responsabilité des Français » afin de faire, en quelque sorte, la soudure, le temps que cette loi soit promulguée. Ceci n’est pas du bricolage. Vous me direz, quelque part, c’est une marque de confiance. On pourrait, d’ailleurs, imaginer une prorogation de cet état de confiance. Dans la même veine, dimanche, Christophe Castaner ne faisait-il pas « le pari de l’intelligence et de la compréhension » des Français pour le déconfinement ? La question est de savoir si les Français font le pari de l’intelligence et de la compréhension de Christophe Castaner. Mais cela est une autre question.

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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Pas plus de 100 km pour éviter les « brassages de population »… Et si on reparlait des frontières ?

11 Mai 2020, 19:05pm

Publié par Thomas Joly

Au mois de décembre, on sort de sa boîte le confit de canard. Au mois de mai, on déverrouille le couvercle du confit de Français. Enfin, on l’entrouvre. Pas plus de 100 km, essentiellement pour aller au boulot. Mais n’est-ce pas là la vraie liberté, mes chéris ? Arbeit macht frei, comme disaient d’autres grands confineurs historiques de Français.

Youpi ! Le formidable progrès, et c’est à peu près le seul, est que nous n’aurons plus à produire, dans notre département ou dans un rayon de 100 km « à vol d’oiseau », notre auto-autorisation de sortie, document de confinement confinant surtout à l’absurde, fruit des amours monstrueuses du « trouple » Courteline, Ionesco et Devos.

Le précieux document reste cependant valable « au-delà », Édouard Philippe ayant précisé qu’il fallait absolument éviter les « brassages de population ». Une déclaration aux relents réactionnaires et même ségrégationnistes tout à fait contraire au vivre ensemble, poncif un peu moins à la mode, il est vrai, ces temps derniers, le mourir seul ayant pris le dessus. Rassurez-vous cependant, le politiquement correct est sauf, puisqu’il ne s’agit là que d’exclusion franco-française : interdiction est faite aux bouseux du Cantal de se mélanger aux ploucs du Berry. Chacun chez soi et les vaches – c’est-à-dire nous, ruminants nos inquiétudes – seront bien gardées.

Pour y contrevenir il faudra un « motif professionnel ou familial impérieux ». Aucune liste exhaustive, mais un contre-exemple, en revanche, a été cité jeudi par un Édouard Philippe ironique, comme si cela tombait sous le sens, ma brave dame. Rejoindre sa résidence secondaire n’est pas une bonne raison.

La propriété, c’est mal, vouloir s’y rendre – par exemple pour l’entretenir -, c’est encore pire. Ce gouvernement n’aime pas le patrimoine, et comme Stéphane Bern l’a fait remarquer, évoquant « un malentendu », celui-ci est d’ailleurs l’angle mort du plan de sauvetage de la culture récemment déroulé par Franck Riester. Celui-ci est plutôt axé, voyez-vous, sur le « fratrimoine » : les frérots, les potes, les copains de gauche du « spectacle vivant ».

Sans compter qu’en ces temps d’impopularité, réveiller l’image d’Épinal du bourgeois parisien rejoignant sa luxueuse villa à l’île de Ré en faisant peu de cas des gueux, là-bas, qu’il risque de contaminer permet d’encaisser les bénéfices faciles d’une lutte des classes mal éteinte. Tant pis pour la mauvaise foi, car évidemment, la résidence secondaire, c’est aussi et surtout le Français modeste, locataire de son logement principal tout aussi modeste que lui mais qu’il est pourtant bien incapable d’acquérir, eu égard à la pression immobilière des grandes métropoles où, bassin d’emploi oblige, il a bien dû faire sa vie. Celui-ci a donc gardé ou acheté une petite bicoque en province, ses racines et son refuge, dont il aime et doit, à chaque printemps, entretenir le toit et le jardin. Sauf cette année. Pour les retraités, c’est double peine : non seulement on les enjoint à rester terrés chez eux (certes, ils sont autorisés à sortir, mais c’est à leurs risques et périls et on leur promet gentiment mille morts s’ils s’y aventuraient) mais, en sus, ils n’ont pas le droit de se retirer, au calme, dans une région moins anxiogène où ils pourront enfin respirer, près de leurs géraniums et rosiers en fleur.

Dire que le 10 mars dernier, lorsque le jeune Sebastian Kurz a décidé de contrôler drastiquement les entrées sur le territoire autrichien, Emmanuel Macron a parlé de « mauvaise décision », le virus, selon lui (petit rire), ne connaissant pas les frontières. Mais le virus connaît les octrois ?

Heureusement, le jeune chancelier fédéral a la charité, aujourd’hui, de ne pas le narguer : dans un pays certes plus petit que le nôtre mais à densité comparable (et ayant eu, lui aussi, ses foyers infectieux, en particulier dans le Tyrol), il y a proportionnellement six fois moins de morts, le processus de déconfinement a démarré le 14 avril (pour un confinement entamé peu ou prou en même temps que nous), les bars et restaurants, derniers commerçants fermés, rouvriront le 15 mai. Les écoliers auront tous repris le 18, et le bac aura bel et bien lieu.

Lorsque l’heure sera venue, calmement mais avec détermination, de déballer tous les dossiers pour faire la vérité, penser, après la mascarade des masques et le sketch des tests, à ne pas oublier la scandaleuse pantomime des frontières.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Hommage à Jeanne d'Arc

10 Mai 2020, 14:50pm

Publié par Thomas Joly

En ce jour de Fête nationale, rendons hommage à Jeanne d'Arc, à sa grandeur unique, elle qui était missionnée par le Dieu du ciel.

Dès la fin du confinement républicain, le Parti de la France rendra un hommage officiel à la sainte de la Patrie.

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Christophe Castaner : l’usine à boulettes

9 Mai 2020, 16:29pm

Publié par Thomas Joly

Christophe Castaner est confus. En visite, ce mercredi, à Annoeullin (Nord), dans l’usine du groupe Mortelecque qui fabrique des masques, il n’a pas su résister à la demande des ouvrières de poser à ses côtés, à condition qu’il ne porte pas le fameux accessoire fabriqué sur place mais qui ne sert à rien. À quoi bon se faire photographier aux côtés d’une célébrité si on ne la reconnaît pas ? Et à bien y réfléchir, à quoi bon se faire photographier aux côtés d’une célébrité si on porte soi-même un masque qui ne permettra pas de dire aux voisins : « Regardez, là, c’est moi à côté de Rantanplan. »

Et le voisin estomaqué de s’exclamer : « Quoââââ ? Le vrai Rantanplan ? Celui du gouvernement ? »

« Ben vous voyez bien que c’est lui ! »

Pour réussir ce cliché mémorable, chacun chacune de tomber le masque et se serrer les uns contre les autres, comme au bon vieux temps du rock'n roll et du préconfinement.

Aujourd’hui, la star de la photo se présente toute penaude devant les internautes rigolards. « J’aurais pas dû… Je le ferai plus… Toutes ces femmes réunies autour de moi… J’ai perdu la tête. »

Le service après-vente du ministère de l’Intérieur arrive en soutien de l’incriminé : « Les règles de distanciation physique sont impératives et les habitudes dures à changer. » Le passage d’un night-club à un atelier de couture est rude. Collé-serré ici, distance là… Il s’y perd. Et puis : « Apprendre à vivre avec les gestes barrière est un apprentissage constant : nous devons tous le mener. » Il bosse le sujet. Ce sera long. Toutes ces recommandations ne sont pas faciles à assimiler. Il a un moniteur. On lui passe des diapositives. Il va y arriver…

Pour reconnaître le ministre sur les photos lorsqu’il est masqué, ses collaborateurs préconisent d’écrire son nom sur son front. Castaner. Huit lettres. Il y a la place. Sinon un « R » suivi de petits points. Les voisins comprendront.

Jany Leroy

Source : http://bvoltaire.fr

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CGT : « Cancer Généralisé du Travail » mais aussi traître à la Nation

9 Mai 2020, 10:20am

Publié par Thomas Joly

Alors que l'usine Renault de Sandouville s’apprêtait à reprendre le travail, avec en plus un carnet de commandes plein, la CGT a pu obtenir de la justice qu'elle suspende l'activité sur le site, sine die. Motif : la protection jugée insuffisante de la santé des salariés sur le lieux de travail. On peut comprendre que les salariés défendent leurs conditions de travail, et exigent d’être protégés. Mais aller en justice, cela veut dire se mettre entre les mains de tribunaux débordés, bloquer l'usine jusqu'à la date où le jugement sera rendu. La CGT le sait très bien, et plutôt que d'agir ainsi, elle aurait pu négocier avec sa direction, et en désespoir de cause stopper les chaines, bloquer l'activité pour obtenir de meilleures protections, elle me semble suffisamment experte en la matière : cela aurait fait réagir la direction, et le travail aurait pu rapidement reprendre. Là, il y en a pour au moins deux semaines. Et pendant ce temps, Renault, déjà en grande difficulté, pâtit de la situation, quand ses concurrents asiatiques et européens tournent désormais normalement.

Avec ce coup de poignard dans le dos, la CGT montre une fois de plus son vrai visage ; celui d'un syndicat replié sur ses seuls intérêts, et qui se fiche pas mal du reste. Qui s'est inquiété des conditions dans lesquelles travaillent les personnels hospitaliers, depuis deux mois ? Qu'a donc fait la CGT pour les protéger, alors qu'ils exposent leur vie à chaque instant ? Rien, la CGT défend juste ses syndiqués, et préfère laisser aller au charbon les soignants : et oui, au cas où l'on attrape le virus, il vaut mieux que les hôpitaux ne soient pas en grève, n'est ce pas messieurs Martinez, Amar et les autres ? Personne non plus pour défendre les caissières, les livreurs, et toutes ces petites mains qui on poursuivi le travail courageusement : il faut bien manger, n'est ce pas la CGT ? La CGT est l'agent actif de la désorganisation de la France, ça on le sait depuis longtemps : chaque année, la France a droit à ses deux mois de block out général organisé par la centrale communiste. La CGT ne recule jamais, quitte à, couler les PME, et à défigurer l'image de la France dans le monde. Elle est aussi un agent actif de l'injustice sociale : pendant que les secteurs où elle est forte maintiennent des avantages particuliers, chez les fonctionnaires et les cheminots par exemple, les autres secteurs peu syndiqués, sont au régime « général » : sans que la CGT ne s'en émeuve. Voire s'en réjouisse : les autres n'ont qu'à se syndiquer, et semer la pagaille, eux aussi auront gain de cause...

A l'heure où l'on parle de relocaliser, de réindustrialiser la France, chacun doit bien se rendre compte que cela ne se fera pas par des incantations. Des usines en France, soumises à la fiscalité et aux charges sociales les plus lourdes du monde, avec le droit du travail et les normes diverses et variées les plus contraignants, mais aussi livrées à la dictature des syndicats, je demande à voir : qui voudrait investir son argent dans ces conditions, se retrouver à combattre la concurrence des Chinois et des autres, en traînant de tels boulets ? La CGT ne joue pas du tout en faveur des travailleurs, des chômeurs qui pourraient retrouver un emploi si les choses changeaient : elle défend ses intérêts particuliers. Fut-ce au détriment de la France. Ce qui fit dire à Coluche que la CGT est bien le « Cancer Généralisé du Travail, sauf qu'à la différence du cancer la CGT, elle, n'évolue pas. » Dans les circonstances actuelles, son comportement relève de la trahison pure et simple. A méditer, si on veut relancer les industries dans l'hexagone.

Olivier Piacentini

 

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Le bateau LREM tangue, les rats quittent le navire

9 Mai 2020, 08:41am

Publié par Thomas Joly

Le journal Les Echos, ainsi que Le Figaro, ont révélé ce 8 mai qu'une vingtaine de députés LREM ont décidé de quitter LREM à l'Assemblée Nationale, pour former un nouveau groupe, avec une trentaine de députés issus d'autres rangs. Après avoir perdu 18 députés depuis le début de la législature, ce serait un dernier coup fatal porté au groupe majoritaire, qui d'ailleurs perdrait sa majorité absolue à l'Assemblée Nationale. Déjà envisagée avant le confinement, les leaders de cette scission ont décidé de mettre le projet à exécution après le 11 mai : il s'agit entre autres d'Aurélien Taché et de Guillaume Chiche, qui pourraient être suivis par Cédric Villani, entre autres. Le nouveau groupe veut promouvoir une politique écologiste et sociale : comprendre en creux que le gouvernement défaille de ce coté-là…

Visiblement, la gestion calamiteuse de la pandémie par ce gouvernement a éveillé des envies de désertion au sein des rangs de LREM : car pendant que les ministres étaient entre eux dans leurs palais parisiens, les députés sur le terrain ont du en entendre de toutes les couleurs, eux, confinement ou pas… Alors que la France entière est consternée par la façon dont le gouvernement a communiqué et agi, que les gens ont même peur du déconfinement au lieu de s'en réjouir, les députés LREM n'ont visiblement pas envie d'assumer les errements, mensonges et manipulations au sommet de l'État. Ils n'ont aussi pas envie d'être pris pour cibles par la population, qui demain va découvrir épouvantée toute l'étendue des dégâts, et risque de réclamer du goudron et des plumes pour les coupables. Même à LREM ,on ne veut plus couvrir les turpitudes et manquements du grand leader et de sa cour…

La désertion des députés LREM est probablement un coup de poignard fatal pour ce gouvernement. Car après cela, sa majorité relative est suspendue au bon vouloir du Modem, donc de François Bayrou… Vous auriez confiance vous ? Moi pas trop, à leur place… Le gouvernement va donc devoir affronter une triple crise : sanitaire, économique et politique. Sans compter la crise sociale, qui menace, et la rébellion des banlieues, déjà envisagée en haut lieu comme une menace possible. Aura-t-il les tripes pour s'en sortir ? La confiance ne règne pas, c'est le moins qu'on puisse dire, et le gouvernement n'a jusqu'à présent pas eu à affronter directement le mécontentement d'un pays encore sous confinement. Qui risque fort de se retourner dès demain contre lui.

Olivier Piacentini

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Une réduction « inquiétante » du recours à l’IVG, disent-ils…

9 Mai 2020, 08:18am

Publié par Thomas Joly

En ces temps de Covid-19, nous acceptons tous le confinement et ses conséquences : le télétravail, pas toujours très simple avec des enfants à la maison, l’école à la maison, la fermeture des commerces, etc. Nous acceptons de ne plus sortir, de ne plus aller au cinéma, au restaurant, voir nos amis ou encore nos grands-parents. Si nous acceptons de mettre entre parenthèses nos droits les plus fondamentaux, c’est bien parce que l’urgence, aujourd’hui, est de sauver des vies. Sauver la vie du plus faible, de celui qui ne pourrait pas survivre à une attaque du virus. Nos médecins, infirmiers, aides-soignants (et j’en passe) se battent au quotidien et au péril de leur propre vie, pour nous sauver, pour vous sauver, et nous ne les remercierons jamais assez !

Mais je ne peux m’empêcher de penser que cet élan de vie, si beau et si touchant pour notre pays, est contrasté par une autre réalité, celle des grossesses imprévues et de l’accès à l’IVG.

En effet, le 1er avril dernier, lors des questions au gouvernement, M. Véran, ministre des Solidarités et de la Santé, constate une baisse « inquiétante » du nombre d’IVG en ce temps de crise. Face à cette difficulté, il fait plusieurs propositions, à ce jour, mises en application : des téléconsultations pour la prise de la pilule abortive ou, encore, assurer le plus possible la prise en charge des IVG médicamenteuses en ville, jusqu’à neuf semaines d’aménorrhée. Il propose également d’adapter le parcours d’IVG instrumentale en secteur hospitalier, c’est-à-dire de permettre des IVG instrumentales sous anesthésie locale et non générale. Le but étant de susciter une prise en charge plus courte pour la femme et une économie de ressource en professionnels d’anesthésie-réanimation. Bien évidemment, à aucun moment ne sera abordée la question du traumatisme de la femme devant avorter sous anesthésie locale en ambulatoire et qui rentrera, aussitôt fait, chez elle !

La fin de son intervention est, me semble-t-il, des plus inquiétantes. M. Véran explique, et je le cite : « Sur la question des recours tardifs, il existe une cause d’interruption médicale de grossesse (qui ne répond pas à la question des délais) pour des raisons de détresse psychosociale. La question est de savoir, dans une décision collégiale une fois que nous serons sortis du confinement, si on peut considérer qu’une jeune femme n’ayant pas pu aller en consultation pour bénéficier d’un avortement dans des conditions classiques pourrait répondre à ces conditions de détresse psychosociale. »

Si nous comprenons bien, cela signifierait qu’à cause des restrictions liées au Covid-19 et leurs conséquences sur l’accès à l’IVG, une femme pourrait donc avorter sans aucun délai, c’est-à-dire, jusqu’au 9e mois de grossesse. Nous ouvrons là une porte bien dangereuse qui, à mon avis, sera difficile à refermer.

Pour rappel, la loi prévoit qu’une « IMG (interruption de grossesse pour raison médicale) peut être réalisée au motif que la poursuite de la grossesse met en péril grave la santé de la femme ». Désormais, cette mise en péril « peut résulter de la situation de détresse psychosociale dans laquelle se trouvent certaines femmes du fait du contexte de confinement ou d’infection par le Covid-19 ».

Alors que, d’un côté, nous nous battons pour sauver la vie des plus fragiles, de l’autre, nous débattons pour permettre les IVG jusqu’au 9e mois de grossesse.

Pour terminer, je voulais rappeler que la loi Vallaud-Belkacem du 4 août 2014 supprimait la notion de « détresse » pour les femmes voulant avorter, notion considérée à l’époque comme « obsolète ». Aujourd’hui, cette notion de détresse nous revient comme un boomerang pour permettre, sous couvert d’IMG, des IVG jusqu’au 9e mois de grossesse.

Posons-nous simplement cette question : qu’est-ce qui empêcherait, à l’avenir, qu’elle ne devienne également « obsolète » pour les IMG ?

Ne cessons jamais de rappeler que le plus beau combat à mener en matière d’avortement est bien celui de l’accompagnement et de l’écoute de ces femmes et hommes confrontés à une grossesse imprévue.

L’avortement n’est pas un choix mais un manque de choix.

Clotilde Merza

Source : http://bvoltaire.fr

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« 8 mai : certes nous ne parlons pas allemand mais anglais dans l’entreprise et arabe à la maternelle »

8 Mai 2020, 11:02am

Publié par Thomas Joly

 

 

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Les BBR de Synthèse nationale les 10 & 11 octobre 2020

8 Mai 2020, 09:55am

Publié par Thomas Joly

Comme chaque année, le Parti de la France sera présent.

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Déconfinement : le gouvernement est-il en train de céder devant l’islam ?

8 Mai 2020, 09:27am

Publié par Thomas Joly

Ce jeudi après-midi, en écoutant Christophe Castaner, ministre en charge des Cultes, lors de la présentation du plan de déconfinement, c’est la question qu’on peut se poser.

Explications. Lundi après-midi, Édouard Philippe, devant les sénateurs, déclare que « le gouvernement » était « prêt à étudier la possibilité que les offices religieux puissent reprendre à partir du 29 mai ». Une petite concession, alors qu’initialement, le rétablissement du culte public ne devait pas intervenir avant début juin, ce qui avait amené la Conférence des évêques à faire part de sa déception. Petite mais pas anodine que cette concession, si elle était accordée, car elle permettrait aux catholiques d’assister à la fête de la Pentecôte, tombant le dimanche 31 mai. Après l’interdiction de fêter publiquement les Rameaux, Pâques et l’Ascension, cela serait effectivement une grande consolation.

Et mercredi, voici que le nouveau recteur de la Grande Mosquée de Paris, Chems-Eddine Hafiz, se fend d’un long communiqué d’une rare violence, dans lequel il menace carrément d’attaquer en justice le gouvernement si la reprise des cultes se faisait le 29 mai comme l’a évoqué le Premier ministre au Sénat. « Si nous tenons à exprimer aujourd’hui notre stupéfaction et notre déception, c’est en raison de revirements inexpliqués opérés par l’exécutif, qui annonce l’éventualité de célébration d’offices religieux au sein des lieux de culte avant la date prévue, soit dès le 29 mai, pour permettre l’organisation de cérémonies religieuses liées aux fêtes juives et chrétienne de la Pentecôte. » Ce qui est formellement faux, car le Premier ministre, au Sénat, est resté très général et s’est bien gardé d’évoquer tel ou tel culte : « Beaucoup de cultes ont fait des propositions, pour concilier déroulement de leurs réunions avec les exigences de distanciation physique », s’est-il contenté de déclarer.

Pourquoi cette attaque en règle de la Grande Mosquée ? Parce, dit le recteur, « la fête de l’aïd qui clôture le mois sacré du ramadan est aussi importante que la pentecôte juive ou chrétienne ». Et que la fin du ramadan tombe le 24 mai. Nous y voilà. « Par conséquent, si cette “dérogation” venait à être accordée aux autres communautés religieuses à compter du 29 mai 2020, ce qui de facto exclurait le culte musulman, la GMP demandera instamment aux pouvoirs publics de fixer le 24 mai comme date de célébration des cérémonies religieuses pour tous les lieux de culte sans exclusion. » Sinon ? « À défaut, la Grande Mosquée de Paris se verra malheureusement dans l’obligation d’user de tous les moyens légaux pour défendre les intérêts moraux des musulmans de France. »

Plusieurs remarques. D’abord, on notera qu’on est loin du ton généralement onctueux et pondéré des représentants de cultes. On est là, clairement, dans des propos qui visent à installer un rapport de force. Chacun en tirera les conclusions qu’il veut. Ensuite, on notera une certaine mauvaise foi, si l’on peut dire, dans la présentation des faits. En effet, la date d’autorisation de célébrer publiquement les cultes n’a pas été arrêtée par le gouvernement. Donc, envisager cette autorisation au 29 mai n’est en aucune manière une « dérogation », comme le prétend le recteur de la Grande Mosquée. Par ailleurs, cette « dérogation », qui n’en serait pas une, n’exclurait en aucune façon le culte musulman qui, lui aussi, bénéficierait de cette liberté de pratiquer son culte publiquement à partir de cette date.

Alors, qu’a dit Christophe Castaner à ce sujet lors de la conférence de presse gouvernementale, jeudi après-midi ?

« Concernant les cultes, nous sommes pleinement conscients des efforts consentis par les croyants. Nous avons reçu plusieurs propositions pour concilier pratique religieuse et distanciation physique. Comme je l’ai indiqué le 22 avril au pasteur Clavairoly, représentant de la Conférence des responsables de cultes en France, et comme annoncé par le Premier ministre au Sénat, nous allons travailler avec l’ensemble des responsables cultuels aux conditions d’une reprise des cérémonies religieuses d’ici la fin du mois. »

Toute la question, maintenant, est de savoir quand commence la fin du mois de mai ? Le 29 ou le 24 ?

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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Les people l’annoncent : l’Apocalypse est pour demain si on revient « à la normale » !

8 Mai 2020, 09:05am

Publié par Thomas Joly

Moins optimistes, à leur façon, que les nihilistes et autres révolutionnaires en peau de lapin qui espèrent, chaque jour, que le Grand Soir accouchera d’un Grand Matin, nos gloires internationales en semblent convaincues : l’Apocalypse est pour demain. Alors, à l’initiative de la gentille Juliette Binoche, actrice de grand talent et de grand cœur, ils lancent un grand cri d’alarme. Pas dans la gazette de Pont-Aven ou sur Boulevard Voltaire, bien sûr, mais dans Le Monde, le 6 mai. Parce qu’il faut que tout change, qu’ils disent. Donc Le Monde

Il n’y a, là, que du beau linge, de Robert De Niro à Cate Blanchett en passant par Madonna, Adjani, Jane Fonda et la moitié d’Hollywood. Ils côtoient, dans la liste, des scientifiques de renom comme Aurélien Barrau, astrophysicien aux longs cheveux spécialiste des trous noirs (mais pas Cédric Villani, sans doute terrassé par sa gamelle au premier tour des municipales).

Ils sont 200, artistes et scientifiques, à appeler « solennellement les dirigeants et les citoyens à s’extraire de la logique intenable qui prévaut encore, pour travailler enfin à une refonte profonde des objectifs, des valeurs et des économies. La pandémie de Covid-19 est une tragédie », disent-ils, mais comme à toute chose malheur est bon, « cette crise, pourtant, a la vertu de nous inviter à faire face aux questions essentielles ». Acceptons-en donc l’augure. Mais ça urge : « Le bilan est simple : les “ajustements” ne suffisent plus, le problème est systémique. » Pas faux.

Alors, dans un court texte empreint de « collapsologie » – cette nouvelle philosophie décliniste inventée par Yves Cochet –, nos pétitionnaires l’assurent : « L’extinction massive de la vie sur Terre ne fait plus de doute et tous les indicateurs annoncent une menace existentielle directe. À la différence d’une pandémie, aussi grave soit-elle, il s’agit d’un effondrement global dont les conséquences seront sans commune mesure. »

Amis, si vous êtes croyants, vous savez ce qu’il vous reste à faire : passer à confesse et prendre rendez-vous pour les derniers sacrements.

En attendant ce jour funeste qui ne va pas manquer d’arriver, nos prophètes de malheur consensuel appellent « solennellement les dirigeants et les citoyens à s’extraire de la logique intenable qui prévaut encore, pour travailler enfin à une refonte profonde des objectifs, des valeurs et des économies ».

« Le consumérisme, déplorent-ils, nous a conduits à nier la vie en elle-même : celle des végétaux, celle des animaux et celle d’un grand nombre d’humains. La pollution, le réchauffement et la destruction des espaces naturels mènent le monde à un point de rupture. » Alors, « pour ces raisons, jointes aux inégalités sociales toujours croissantes, il nous semble inenvisageable de “revenir à la normale” ».

Faut-il vous le dire ? Michel Houellebecq n’a pas signé cette tribune proprette, gentillette et fort bien sous tout rapport. M’est avis qu’à la lire, il ricane en tirant sur sa clope, comme aurait ricané un Philippe Muray.

En effet, quand nos belles âmes écrivent que « la transformation radicale qui s’impose – à tous les niveaux – exige audace et courage et qu’elle n’aura pas lieu sans un engagement massif et déterminé » ; et quand les même s’interrogent : « À quand les actes ? C’est une question de survie, autant que de dignité et de cohérence », on a juste envie de leur poser, nous aussi, quelques questions. Et je distingue, ici, entre les scientifiques et les gens du spectacle :
– Êtes-vous prêts à renoncer à vos voyages interplanétaires ?
– Allez-vous dire adieu à vos tournées ou à vos films dont le budget vaut le PIB d’un pays du tiers-monde, sans parler de l’énergie gaspillée pour vos shows ?
– Allez-vous renoncer aux limousines, aux paillettes et, pour certains, à vos comptes offshore ?

Dignité et cohérence, c’est vous qui l’avez dit. Alors, chiche !

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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Déconfinement : un gouvernement amok entre improvisation et autoritarisme

7 Mai 2020, 16:30pm

Publié par Thomas Joly

« Quel est ce barbu qui s'avance, bu qui s'avance, bu qui s'avance ? »... Ce n'était certes pas le roi Agamemnon, « héros demi-divin aux idées grandes » mais seulement Édouard Philippe. « Et ce nom seul me dispense, seul me dispense, seul me dispense, d'en dire plus long. »

L'heure n'étant ni à la légèreté ni aux liesses de l'opéra-bouffe, l'intervention du Premier ministre ce jeudi n'aura pas été accompagnée des chœurs de La Belle Hélène. La gestion gouvernementale de la crise sanitaire relève pourtant depuis le mois de février d'une tragique pantalonnade.

Cette prise de parole consacrée aux conditions et modalités d'un déconfinement aux allures d'installation durable de la France et des Français dans l'enfermement orwellien d'une république totalitaire qui, désormais, ne dissimule plus sa vraie nature que sous les marques de surface d'un humanisme libéral, aura une fois de plus mis en lumière l'errance d'un exécutif amok, incapable et nocif à la France.

Refusant dans un premier temps, au nom de l'idéologie globaliste, de protéger les Français par la fermeture des frontières dès les premières alarmes sonnées, impuissant à les équiper en masques, gels et tests, écartant, par soumission aux lobbies médicaux et pharmaceutiques, le recours à la chloroquine pour tous les malades, le régime, contraint par l'abominable situation budgétaire et logistique de nos services hospitaliers, a procédé à la claustration générale de la population et à l'immobilisation suicidaire de notre économie, ouvrant ainsi la voie à une crise sociale qui sera dévastatrice.

La présentation d'Édouard Philippe et de ses ministres était claire, sobre, volontairement tempérée, et personne ne songerait à vrai dire à reprocher au gouvernement sa prudence. Mais au-delà des apparences et malgré les appels répétés à la responsabilité individuelle, le flou continue de le disputer à la tentation d'une « normalisation » réglementaire.

Aujourd'hui, entre improvisation hasardeuse et autoritarisme, le pouvoir, du bout des lèvres, accorde aux Français un système de semi-liberté sous surveillance constante et pistage de leurs activités, de leurs déplacements et de leur comportement.

La Macronie inflige ainsi à la France, placée sous libération conditionnelle, une peine de substitution avec pour chaque Français un bracelet électronique de contrôle civique.

Nous ne pouvons, en conclusion que nous féliciter de la fin progressive de l'enfermement national à partir du 11 mai. Mais que personne ne s'y trompe : cette république est un régime de laxisme. Pas de libertés.

Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France

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« Paradoxe du confinement : beaucoup de Français se sont habitués à cet état quasi-végétatif d'enfermement »

7 Mai 2020, 15:44pm

Publié par Thomas Joly

 

 

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Déjà 379 émeutes en France pendant le confinement !

7 Mai 2020, 10:37am

Publié par Thomas Joly

Le Figaro publie une carte de France des émeutes nocturnes qui ont eu lieu depuis le début du confinement. Elle est passionnante, car elle résume la totalité des événements ultra-violents recensés pendant cette période et permet de se faire une idée panoramique de la situation dans notre pays.

Les chiffres sont éloquents.

Le Figaro explique : “Entre le 17 mars et le 5 mai, 379 faits de violences urbaines visant des policiers, dont 79 guets-apens, ont été recensés dans les secteurs dépendant de la Direction générale de la police nationale et de la préfecture de police de Paris. Soit une moyenne d’un peu plus de sept événements par nuit de confinement, avec 43 policiers blessés.”

C’est un bilan impressionnant, qui en dit long sur le niveau de criminalité des racailles : ils ne se contentent plus du tout de quelques doigts d’honneur, rodéos et autres tags. Ils veulent la guérilla, la vraie, en attendant avec impatience la guerre civile généralisée.

Le Figaro précise : “L’épisode le plus grave remonte au 24 mars, quand une jeune policière a été grièvement blessée dans un quartier de Beauvais. Dans d’autres cas, comme celui d’un car de police sur le point de prendre feu ou d’un policier visé à bout portant par un tir de mortier d’artifice, le pire a été évité d’extrême justesse.” Le pire, c’est-à-dire la mort des agents. Le danger se précise de plus en plus. Tuer un policier, voilà le but.

Puis, soudain, surgit une phrase étrange : “On souligne d’ailleurs que le pire des scénarios, celui d’une généralisation des violences qui aurait créé un “second front” en pleine épidémie, a pour l’heure été évité.”

Autrement dit : il est interdit de parler de la guerre civile qui monte dans le pays, sous peine d’être taxé de fascisme, mais le Ministère de l’Intérieur s’autorise à souligner qu’il a réussi à l’éviter… pour le moment. De qui se moque-t-on ?

Le criminologue Xavier Raufer explique justement pourquoi cette fameuse guerre civile, rêvée par les voyous et redoutée par les braves gens, n’éclate pas : “Le trafic de drogue fournit des sommes énormes aux caïds de ces cités, qui, alors que le trafic est au ralenti, peuvent tranquillement attendre quelques semaines en continuant à payer leurs troupes… et calmer les plus jeunes quand ils s’excitent et font courir le risque d’un déploiement massif de forces de l’ordre.”

En clair : si la guerre est remise à plus tard, nous le devons d’abord aux barons gangsta rap du marché de la drogue.

En clair : la sécurité de pans entiers du territoire n’est plus assurée par l’État, mais par les mafias. Et c’est extrêmement mauvais signe. A fortiori si l’on ajoute à cela l’autre versant de la sécurité dans les banlieues, assuré par les Frères Musulmans.

La France est-elle encore maître de son destin ? Il est permis d’en douter. Mais pas trop fort, car on pourrait vous accuser d’être raciste, anti-jeunes, zemmouriste, lepéniste, réactionnaire, catholique ou islamophobe.

Source : http://fl24.net

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