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Le blog politique de Thomas JOLY

États-Unis : vers une avancée pour le droit à la vie ?

4 Mai 2022, 13:53pm

Publié par Thomas Joly

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Avec Édouard Philippe en embuscade, quelle majorité présidentielle pour Emmanuel Macron ?

4 Mai 2022, 11:33am

Publié par Thomas Joly

Dieu que la victoire serait douce, s’il n’y avait ces lendemains qui déchantent. Emmanuel Macron a certes été brillamment réélu ; mais par défaut aussi, n’étant pas sans ignorer que le front anti-Le Pen en dissimulait un autre, anti-Macron, celui-là. Ce qui explique aussi que devant la fragilité de ce second mandat, les appétits n’en finissent plus de s’aiguiser, dans son propre camp, surtout.

Au premier rang des gourmands ? Édouard Philippe, son ancien Premier ministre, dont le même Macron aurait assuré, à en croire Europe 1 : « Aucune circonscription pour Horizons [Le micro-parti du maire du Havre, NDLR], ce sont des cons ! » Apocryphe ou non, cette situation en dit long sur les affres de la majorité présidentielle, à six semaines des élections législatives. Selon CNews (29 avril), l’homme de l’Élysée accuserait même son ancien complice de Matignon de « servir des intérêts personnels en vue de l’élection présidentielle de 2027 »

Étrange, cette manie d’accuser les autres de ses propres turpitudes passées, surtout pour un Emmanuel Macron qui, ministre d’un autre Président, François Hollande, se démena naguère plus pour son propre destin que celui de l’homme l’ayant promu à l’Élysée, puis à Bercy. C’est souvent chez les anciens débauchés qu’on recrute les puritains les plus échevelés.

Pour résumer, Édouard Philippe entendrait exiger un rôle central dans le futur groupe macronien à l’Assemblée, oubliant manifestement que dans ce dernier, il n’est pas le seul invité au banquet. Car là, ça se bouscule, en termes de groupuscules…

À droite de la Macronie : Agir, de Franck Riester, ministre délégué du Commerce extérieur et de l'Attractivité, et le Parti radical, mené par Laurent Hénart. Au centre, comme toujours, le MoDem de François Bayrou. Et à gauche ? Territoires de progrès, fondé par Olivier Dussopt, ministre délégué des Comptes publics, Fédération progressiste, menée par le maire socialiste de Dijon, François Rebsamen. Sans négliger le Parti écologiste de Barbara Pompili, ministre de la Transition écologiste, ni oublier l’ouvrier de la onzième heure : Jean-Pierre Chevènement et son tout nouveau courant Refondation républicaine. Réunir tout cela, qu’on avance ou recule, relève des douze travaux d’Hercule ; ce qui n’est pas une contrepèterie, précisons-le, à l’adresse de nos lecteurs les plus farceurs.

En attendant, personne ne sait plus trop bien qui portera haut bientôt les couleurs de la majorité présidentielle. Selon Le Figaro (2 mai), les sortants devraient être reconduits. Mais, toujours selon cette même source, cette interrogation existentielle quant à la survie de LREM : « Une fédération, une confédération ou une coalition. L’idée est de donner une cohérence politique à une future majorité plus “balkanisée” que jamais. »

Autant dire que le pari n’est pas forcément gagné d’avance, à lire Le Parisien de ce 2 mai : « Pendant cinq ans, la majorité présidentielle s’était divisée sans craquer. Mais en ce début de second quinquennat, elle est au bord de la fracture. […] Édouard Philippe réclame des circonscriptions qui ne soient pas des circonscriptions de conquête. »

C’est-à-dire que lui et ses affidés souhaiteraient être réélus sans combattre dans des fauteuils, gagnés d’avance, mais déjà occupés par leurs meilleurs amis de LREM. Ce qui fait évidemment grincer des dents chez des macronistes historiques soucieux de conserver leurs sièges, tout en se gardant des derniers à avoir volé au secours de la victoire. Dans leur ligne de mire ? Des opportunistes tels que les maires de Nice et de Toulon, Christian Estrosi et Hubert Falco. Pas simple, en effet…

Et en face ? Fort de son hégémonie électorale, Jean-Luc Mélenchon peut se permettre de toiser de haut ses rivaux, socialistes, écologistes ou communistes, tandis que Marine Le Pen peut tout aussi dicter ses propres conditions à ses concurrents de Reconquête. Logique, s’agissant de la loi du plus fort. Mais si les candidats du RN et de LFI ont encore les indéniables moyens d’imposer les leurs, Emmanuel Macron a-t-il le pouvoir de faire de même vis-à-vis de ses alliés putatifs ? Rien n’est moins sûr, tant son socle est fragile. Suite au prochain épisode.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

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Le Forum du PdF - Jeudi 5 mai à 21h sur Telegram

3 Mai 2022, 16:29pm

Publié par Thomas Joly

Le Forum du PdF - Jeudi 5 mai à 21h sur Telegram

Dans le prochain Forum du PdF, Alexandre Hinger reçoit Epona, Christoff BZH et Alexandre Simonnot.

L'émission sera consacrée à la musique dans sa dimension artistique, culturelle et politique.

C'est jeudi à 21h et c'est sur Telegram : https://t.me/partidelafrance

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Le PS prêt à rallier Mélenchon : le droit de mourir sans dignité

3 Mai 2022, 15:34pm

Publié par Thomas Joly

Mélenchon l'affirmait dimanche devant les journalistes dans la manifestation du 1er Mai : « Nous sommes à quelques millimètres de nous entendre tous. » Ces quelques millimètres ont été franchis avec les Verts durant la nuit. Ce n’est pas encore l’union de la gauche, mais on s’en rapproche.

Ces négociations express ont de quoi étonner les électeurs… LFI, le PS et les Verts ont expliqué pendant des mois de campagne leurs différences, ils ont attaqué, souligné les erreurs de leurs adversaires dans chaque intervention médiatique, dans chaque débat, dans chaque meeting. Résultat : le Conseil constitutionnel a proclamé les résultats voilà cinq jours et abracadabra ! tout est oublié, embrassons-nous, Folleville ! Les divergences très lourdes sur l’Europe, sur l’âge de la retraite, sur la loi El Khomri, sur le SMIC, tout cela est balayé, rayé d’un trait de plume. Il faut faire cause commune. La gauche enlève le décor du théâtre de l'affrontement alors que les spectateurs sont encore dans la salle. On a rallongé le nom du mouvement : vive la nouvelle Union populaire écologique et sociale ! Mais quelle que soit l’issue des négociations, ce brouillage idéologique sur fond de réalisme alimentaire va embarrasser une partie des électeurs de gauche. Le PS, cette poutre maîtresse de la gauche française depuis des décennies, survivra-t-il à une alliance avec La France insoumise, s’il y parvient ?

La question est brutale, mais c’est la vraie, la seule question. L’échec d’Anne Hidalgo n’est pas seulement lié à sa personne. Le PS n’est plus qu’une enveloppe vide d’idées – quelles sont les idées forces du Parti socialiste ? -, vide de cadres – qui, pour mener les prochaines batailles ? -, une enveloppe surtout vide de différences vis-à-vis du macronisme. En témoignent les transfuges du PS devenus ministres de Macron, sans parler de ceux qui s’interrogent aujourd’hui et sont tentés de le rejoindre demain. C’est peut-être Jacques Attali, l’ancien conseiller de Mitterrand, qui en parle le mieux : « Les socialistes payent le prix de leur paresse et de leur médiocrité », a-t-il dit sur Public Sénat.

Quel peut être le sort d’un parti qui avait peu de piliers idéologiques et qui est contraint de les renier pour gagner quelques places à l’Assemblée ? Côté PS, ce qui pousse à l’union, c’est une tactique électorale, une tentative de sauvetage en mer. Pas de programme, pas de leader. Or, les partis sont mortels, ce qui reste du PS peut se dissoudre dans le mélenchonisme et le macronisme, deux puissants acides. Ni fleurs ni couronnes : les Français laisseront mourir sans dignité un parti qui a fait tant de mal à la France, par souci électoraliste. Les éléphants du PS, Attali et Le Foll, accusent le parti d’Olivier Faure de vendre ses idéaux, notamment son attachement à l’Europe, pour un plat de lentilles. Au fond, ce qui panique les caciques du PS, c’est que l’hostilité à l’Europe dans sa forme actuelle devienne le trait d’union de toutes les oppositions à Macron...

Abattre le PS, la droite nationale en a rêvé, le PS l’a fait tout seul. Avant de mourir, ce parti a fait le lit de la boboïtude verte et du mélenchonisme de banlieue. Il a défendu toutes les mesures qui ont abouti à la déliquescence de la France, immigration et abandon de l’éducation en tête, avant de rallier le mélenchonisme. Les dégradations de ce week-end, l’insécurité galopante, l'incivilité, l’Europe autoritaire, tracassière, ingérante et déconnectée, tout cela est d'abord l’œuvre du PS, aidé d'une droite qui a vécu si longtemps sous son influence. Ces signes de l'effondrement d'une société trouvent leur racine dans les idées qui ont inspiré le PS. Comme quoi, à quoi bon s’inquiéter ? « Il faut laisser les choses viles mourir de leur propre poison », dit l'adage.

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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La gauche, elle, n'a pas peur de ses extrêmes

3 Mai 2022, 11:03am

Publié par Thomas Joly

 

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5 ans de plus avec Macron, c'est 5 ans d'immigration et d'islamisation supplémentaires

3 Mai 2022, 06:06am

Publié par Thomas Joly

Eric Zemmour : « Pendant 5 ans, avec Emmanuel Macron, il y aura 2 millions d'immigrés en plus, toujours plus de violence, d'islamisation, de plus en plus de territoires conquis par l'islam, de plus en plus de voiles dans la rue. »

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Recomposition géopolitique au Proche-Orient sur fond de guerre en Europe

3 Mai 2022, 05:59am

Publié par Thomas Joly

Décidément, 2022 sera une année charnière sur le plan géopolitique. Tandis qu’en Europe l’OTAN, c’est-à-dire l’Amérique, a décidé de produire pour l’Ukraine un immense effort de guerre contre la Russie, le Proche-Orient se lance au contraire dans une vaste entreprise de réconciliation.

Déjà l’Arabie saoudite et le Qatar avaient mis fin à leur brouille née d’un conflit idéologique très ancien entre wahhabites et Frères musulmans. Parallèlement, les Émirats arabes unis se sont rapprochés d’Israël, qui a fourni d’importants renseignements militaires dans la guerre au Yémen contre les houthis soutenus par l’Iran.

C’est maintenant la Turquie qui vient de faire une spectaculaire volte-face dans ses relations avec l’Arabie saoudite. Depuis l’assassinat du journaliste d’opposition saoudien Khashoggi dans les locaux du consulat saoudien d’Istanbul, les deux pays étaient plus qu’en froid. Erdoğan, pour des raisons obscures, a fait de cette affaire une crise majeure, vitupérant contre les dirigeants saoudiens, en particulier le prince héritier Mohammed ben Salmane, traité d’assassin par le néo-sultan turc.

Certes, l’affaire était importante, mais la violence de la réaction d’Erdoğan avait surpris, même si cela se passait à l’époque du blocus imprudemment ordonné par Mohammed ben Salmane contre le Qatar, fidèle allié d’Ankara. Mais la très sévère crise économique que connaît la Turquie a poussé Erdoğan à changer de stratégie. L’inflation atteint 60 %, le mécontentement est grand et les élections législatives de 2023 ne s’annoncent pas sous les meilleurs auspices. Pour ne rien arranger, l’Arabie saoudite, client important de la Turquie, avait cessé pratiquement tous ses achats et la devise turque s’est effondrée, perdant la moitié de sa valeur face au dollar.

Acculé, l’orgueilleux néo-sultan a dû aller à Canossa, si l’on ose dire. L’affaire Khashoggi est enterrée, les poursuites annulées (les juges turcs sont très compréhensifs) et Erdoğan a pu se rendre à Riyad afin de sceller une réconciliation financièrement indispensable.

Ce basculement intervient au moment où l’ensemble du Proche-Orient se détourne ostensiblement de l’Amérique. Se sentant peu concernés par la guerre en Ukraine, les pays de la région ont condamné du bout des lèvres l’intervention russe en regardant ailleurs. Même Israël n’a pas suivi Washington et refuse d’aider militairement l’Ukraine. L’État hébreux a en effet besoin de la neutralité russe en Syrie pour continuer à bombarder les milices iraniennes.

Dans ce concert de réconciliation, l’Iran demeure isolé. C’est donc vers la Chine que l’État chiite se tourne maintenant, avec une décision lourde de sens : la Chine pourra payer le pétrole et le gaz iraniens en yuan. C’est une première et, après la Russie, l’Iran est le deuxième producteur majeur à vouloir mettre fin au monopole du dollar dans les transactions internationales d’hydrocarbures. L’Arabie saoudite n’en n’est pas encore là, mais elle n’a pas accédé à la demande de Washington d’augmenter sa production de pétrole afin de faire baisser les cours et d’embarrasser la Russie. Riyad n’a pas oublié les leçons de morale américaines et son absence de soutien quand l’Iran a détruit une bonne partie de ses installations pétrolières en septembre 2019.

Heureusement pour l’Amérique, l’Europe est là, fidèle au poste, pour lui faire un peu oublier ses déboires du continent asiatique. Le jour où celle-ci aura une politique étrangère autonome, les États-Unis se sentiront bien seuls, mais ce n’est pas pour demain.

Antoine de Lacoste

Source : http://bvoltaire.fr

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Eric Zemmour doit être un chef de guerre, pas un commentateur !

2 Mai 2022, 19:48pm

Publié par Thomas Joly

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Claude Malhuret, futur Ministre de la Santé ?

2 Mai 2022, 18:46pm

Publié par Thomas Joly

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Un suspense insoutenable : qui sera le nouveau Premier ministre de Macron ?

2 Mai 2022, 14:07pm

Publié par Thomas Joly

À peine l’élection présidentielle achevée, le barrage à l’extrême droite démonté, rangé dans un hangar pour la prochaine fois, voilà que les médias se posent déjà la question essentielle : qui sera le nouveau Premier ministre de Macron et chef provisoire du théâtre guignol ?

Dans toutes les rédactions, on s’affaire, on enquête, on suppute, on pronostique… Et les commentaires vont bon train. Il est vrai que le sujet est important, et cette nomination peut changer la face du monde.

Un qui n’a de toute façon aucune chance, c’est Édouard Philippe, caracolant fièrement à la tête de son parti Horizons : « Aucune circonscription pour Horizons, ce sont des cons ! a dit le réélu Macron. Il me doit tout et il pense qu’on est égaux. Il a fumé les vapeurs du port du Havre ! », rapporte Europe 1. Voilà qui a le mérite d’être clair ! L’ancien Premier ministre, le premier Premier ministre, du monarque ne deviendra pas le dernier : qu’on se le dise ! Allez ouste, à la niche !

Une qui ne le sera pas non plus, c’est Carole Delga, la présidente socialiste d’Occitanie. Reconduite aux dernières régionales avec un score pourtant ridicule par rapport aux inscrits, elle se sent pousser des ailes, surtout depuis que son parti ne pèse plus que 1,7 % des votants, ce qui doit faire du presque zéro pour cent des inscrits. Dans ces conditions, c’est vrai, on peut l’imaginer Premier ministre, d’autant que des bruits courent que Macron choisirait une femme, c’est à la mode… Mais la dame, qui est une moraliste, et une constructrice de barrages contre l’extrême droite, a prévenu, concernant le rapprochement LFI/PS. Citant Mendès France, elle affirme : « La morale en politique interdit que stratégie et convictions divergent… » Hors de question qu’elle se rallie au Macron !

Et puis, il y a l’éternelle Ségolène, revenue des pôles, encore plus pétrie de « bravitude ». Elle refait surface, régulièrement, pour proposer ses services… Mais dans la même catégorie, elle est en concurrence avec le champion des valeurs de la République, le grand social républicain Valls, rentré bredouille des élections dans la monarchie espagnole, toujours au chômage, et qui se cherche un poste digne de lui.

Mais il y a aussi Mélenchon qui, confondant les législatives et les présidentielles, s’est fait faire une affiche sur laquelle est inscrit « Élisez-moi Premier ministre ! » Se croyant sans doute déjà dans la VIe République, il pense que le Premier ministre est élu au suffrage universel !

Évidement, je sais bien que le réélu ne m’écoutera pas mais, s’il est en panne d’idées, je pourrais lui en proposer quelques autres.

Pourquoi ne pas nommer le syndicaliste macronien du « en même temps », le fringant sergent Martinez-Garcia ? Sa moustache bien gonflée, il dirait aux travailleurs qu’il est contre la retraite à 65 ans tout en la faisant voter.

Ou bien Valérie la blonde qui proposerait dans toute la France l’ouverture de Jurassic Park LRPS où l’on verra courir des Appelodons, sorte de tyrannosaures qui dévoreraient les économies des Français et réduiraient le déficit public.

Mais je pense aussi à l’anticapitaliste Poutou qui a voté pour le capitaliste Macron ou à Sandrine Rousseau qui pourrait s’installer avec son homme déconstruit à Matignon, où elle créerait un centre d’innovation permanente et de plans délirants quinquennaux…

Le suspense est à son comble et nous avons tous hâte de savoir qui sera le prochain inutile politique. Qui, après Castex, viendra dire aux Français s’ils doivent rester assis ou debout dans les cafés et que l’on va construire des éoliennes car il est urgent de brasser du vent.

Jean-Pierre Pélaez

Source : http://bvoltaire.fr

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1er mai : l'impunité des voyous d'extrême-gauche

2 Mai 2022, 08:51am

Publié par Thomas Joly

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Les entretiens du PdF - n°29 - Scipion de Salm nous parle de Charles Martel (01/05/2022)

1 Mai 2022, 19:39pm

Publié par Thomas Joly

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Bonne Fête du Travail et de la Concorde sociale !

1 Mai 2022, 14:24pm

Publié par Thomas Joly

Bonne Fête du Travail et de la Concorde sociale !

Au nom du Parti de la France, je vous souhaite une bonne Fête du Travail et de la Concorde sociale.

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« La nuit du ramadan », sur France 2, ou l’étrange fascination du service public pour l’islam

30 Avril 2022, 08:41am

Publié par Thomas Joly

« La nuit du ramadan », une émission de France 2 qui existe depuis 1991, était diffusée le 27 avril à 23 h 55 sur la chaîne publique. Elle a été initiée par le PDG d’Antenne 2 et FR3 Hervé Bourges. « Au menu de cette soirée : pour fêter la rupture du jeûne, un grand chef qui nous mitonnera des plats emblématiques, lance la présentatrice de l’émission Myriam Seurat. Des mamas algériennes, sénégalaises qui vont également nous dévoiler leurs petits secrets culinaires. Place aussi au partage, à la convivialité, à la fraternité, à la tolérance avec des témoignages très émouvants autour du ramadan ! » Il ne faut pas oublier à qui s'adresse cette émission, payée par le contribuable français : « Je salue les spectateurs qui chaque année sont nombreux au Maghreb : Salam à vous tous ! »

La soirée commence avec des chants en arabe et en français interprétés par l’artiste Djam. Le public, où l’on aperçoit quelques femmes voilées, frappe dans ses mains en rythme. Djam explique ensuite que le sens de ses chansons est de faire des liens entre la culture africaine et occidentale, puis la chanteuse Amina chante en malien… « C’est ça, la nuit du ramadan. C’est une émission qui est au carrefour de toutes les cultures ! » s’exclame, enthousiaste, la présentatrice.

Interrogeant l’islamologue Yannis Mahil, Myriam Seurat introduit la suite : « Nous allons nous pencher sur cette période de spiritualité et de recueillement qu’est le ramadan pour les musulmans pratiquants. » Sur le même ton léger, l’islamologue raconte : « Le ramadan, c’est le nom d’un des mois lunaires, qui est considéré comme béni dans la tradition musulmane […]. Il revêt une importance […] en termes d’identité collective. C’est aussi une période pendant laquelle les mosquées sont pleines. Ça crée beaucoup de fraternité ! » La chanteuse Joyce Jonathan vient chanter une chanson sans rapport avec la choucroute au milieu de tout cela pour un mélange authentique des cultures, avant que Maxime, catholique pratiquant, et Myriam, son épouse musulmane pratiquante, nous racontent leur expérience enrichissante de couple mixte. Joyce Jonathan conclut : « C’est très beau : l’amour est plus fort que tout ! »

Il est frappant de voir que l’islam tient une place plus importante dans le service public que le catholicisme, qui est pourtant la religion qui a fait la France. Cette émission annuelle d’une heure et demie consacrée au ramadan n’a pas son pareil avec le Carême. De nombreux médias se sentent contraints de couvrir le ramadan en France et plusieurs articles tournent autour du même thème. Le Monde du 2 avril publiait ainsi un article sur « Le ramadan en neuf questions ». France 3 Régions effectue une série d’articles sur les bonnes œuvres effectuées par les musulmans pendant le ramadan, « moment de partage et d’entraide ». Sans compter les multiples articles de la presse locale qui couvrent les faits particuliers survenus pendant cette période : rupture du stock d’huile, manière avec laquelle les restaurateurs maghrébins vivent le ramadan, etc. Le Carême catholique n'a qu'à bien se tenir. À sa place, réduite au minimum.

Matthieu Chevallier

Source : http://bvoltaire.fr

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Trois jours après sa réélection, Macron entre en campagne. Pour quoi faire ?

29 Avril 2022, 19:42pm

Publié par Thomas Joly

Dans la déjà longue liste des paradoxes à la française, on pourra ajouter celui-ci : trop absorbé par une crise sanitaire interminable et la guerre qui frappe à la porte, le président de la République en exercice n’a pas fait campagne, ou si peu. Pourtant, trois jours seulement après le second tour de scrutin, et sans que les événements aient en rien changé (ils auraient même plutôt empiré sur le front de l’Est), voilà que le Président réélu entre en campagne. Pour quoi faire ?

C’était, mercredi, la première sortie de Macron II. Naïfs, les Français auraient cru l’ancien-nouveau président de la République tout absorbé à l’analyse des résultats et le choix de son futur Premier ministre. Erreur : il faisait le marché à Cergy. Place Saint-Christophe, patron des voyageurs.

De cette visite, les médias ont retenu cette question existentielle : tomates ou pas tomates ? That is the question, en effet, les uns affirmant que le Président était bel et bien visé par les projectiles volant bas – en l’occurrence des sachets de tomates cerises –, les autres (France Télévisions) soutenant que c’était juste le geste énervé d’un commerçant voyant son étal bousculé par la meute. Quoi qu’il en soit, le parapluie protecteur a été ouvert pour protéger l’auguste chef du chef de l’État dont on se demande ce qu’il allait faire dans cette galère.

Il allait y affirmer son courage, diront les ricaneurs du « Petit Journal » désormais collés à ses basques (c’est de l’info, coco !). Vu l’armada de gorilles qui l’accompagne, le courage d’Emmanuel Macron est assez peu sollicité. On songera plutôt qu’il pense aux législatives et a décidé d’arpenter les terres hostiles dans les quarante-cinq jours qui nous séparent du scrutin, histoire de s’assurer une majorité pour l’heure très aléatoire.

Cergy a voté Mélenchon, comme toute la banlieue rouge ou presque. Et si elle n’a pas voté Mélenchon, elle a voté Le Pen. Et Mélenchon joue à « saute-élections ». Il fait comme si le duel s’était joué entre Macron et lui. Exit Le Pen, la République, c’est lui, et la cohabitation sa niche, où les cabots de la gauche moribonde s’apprêtent à le rejoindre, signe que la France est malade. Bien malade, même.

Sur l’origine du mal, on peut lire l’excellente tribune de Pierre Vermeren dans Le Figaro de mercredi, intitulée « Les racines culturelles du malaise français ».

Partant du constat que « le résultat de la présidentielle ne suscite aucune espérance, pas même parmi les électeurs qui ont voté pour Emmanuel Macron dès le premier tour », l’historien s’interroge sur les raisons de ce profond malaise qui s’étend : « Faut-il l’attribuer à la non-campagne de candidats qui ont si peu exposé leur programme et n’ont débattu qu’une seule fois » ou, plus certainement, à « l’éviction des sujets de fond » ? Est-ce le Covid, la guerre en Ukraine ?

C’est plus lointain, plus profond, plus ancien. Depuis des décennies, les livres s’accumulent pour décrire ce mal français qui nous ronge. En effet, « depuis les années 80, tous s’est grippé », écrit Vermeren, et « plus s’avance la Ve République, plus les Français se demandent à quoi sert le politique. Quelles sont ses capacités d’action ? » Le sentiment dominant est que « nos dirigeants font de la politique pour servir leurs intérêts matériels et leur notoriété, gage de leur réussite matérielle ». À quoi il faut ajouter la perte de souveraineté nationale par la ratification du traité de Maastricht, quand « les dirigeants français se sont coupé les mains, anéantissant leur capacité de décision, l’autonomie d’action de leur pays et toute idée de volontarisme ».

Dans notre pays où « l’ordre public est devenu un désordre établi » (Maffesoli), ne reste plus que le chacun pour soi. « En fait, nous n’attendons collectivement plus rien de la chose publique. Nous aspirons à la continuation de l’identique pourvu que les maux de la société nous épargnent », conclut Pierre Vermeren.

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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