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Le blog politique de Thomas JOLY

Discours de Macron à Pithiviers : le nouveau monde fait du vieux avec du vieux

18 Juillet 2022, 12:32pm

Publié par Thomas Joly

Commençons par un rappel « pour le lecteur pressé », comme on dit. Il y a 80 ans, les 16 et 17 juillet 1942, la police française arrêtait 13.000 Français juifs, puis les parquait au Vélodrome d'Hiver, dans le XVe arrondissement de Paris. Ces prisonniers furent ensuite répartis dans deux gares de triage (Beaune-la-Rolande et Pithiviers) avant d'être déportés. Très peu d'entre eux revinrent des camps de concentration. S'agit-il de l'une des heures les plus sombres de notre Histoire ? C'est aux vainqueurs de le dire, comme toujours. En revanche, évidemment, c'est une tragédie, comme souvent pendant les guerres. La commémoration du Vel' d'Hiv' nécessite-t-elle un énième « discours offensif », comme les services de l'Élysée l'ont annoncé avec gourmandise, il y a quelques jours ?

Il y eut, tout d'abord, un petit mot d'Éric de Rothschild, président, entre autres, du Mémorial de la Shoah, pour introduire Emmanuel Macron, ancien employé de son cousin. Il n'est pas certain que l'antisémitisme des banlieues recule significativement avec de tels invités d'honneur. Petit faux pas, peut-être.

Et Macron, alors ? Oh, pas grand-chose. Chirac avait ouvert la voie à la flagellation a posteriori. Macron s'est borné à rappeler, avec ce mélange de lyrisme bon marché, de grandiloquence creuse, de bons sentiments neuneus et de cours d'histoire revisités par l'Éducation nationale, que la France était méchante. Héritière de l'humanisme, des Lumières, des droits de l'homme et tutti quanti, la France, selon Macron, a trahi ses valeurs universelles, qui existent depuis sa naissance, en 1789. Certes, le Président a notamment rappelé la lettre écrite par le cardinal Saliège, les petits mouvements de révolte ou d'opposition, les Compagnons de la Libération. On connaît déjà tout ça. Interminable anaphore en « Elle vivait... », pour parler de la France qui s'est opposée aux soumissions vichystes, envolées poétiques au ras du sol... l'indigestion n'est pas loin.

À quoi Macron a-t-il servi, une fois de plus ? En quoi s'est-il attaché à corriger les discours réducteurs, en quoi a-t-il été particulièrement « offensif » sur la question de l'antisémitisme - et, d'ailleurs, en quoi le peuple français, écrasé de culpabilités diverses, a-t-il besoin qu'on lui rappelle que « plus jamais ça » ? À qui s'adressait ce discours, alors ? Aux nouveaux antisémites dont parlait Alain Finkielkraut, issus de l'islamo-gauchisme ? Ce serait bien vu, ce serait peut-être même nécessaire... mais un discours lénifiant, ponctué d'appels aux valeurs de la République et de pleurniche bas de gamme, est-ce vraiment la meilleure façon de convaincre ces nouveaux antisémites ?

Il n'y a eu qu'un seul mot à proprement parler « offensif », largement applaudi, d'ailleurs : pour dire que Pétain et ses acolytes n'avaient jamais contribué à sauver des Juifs. Un mot contre Zemmour, en somme. Une phrase assassine contre un Juif patriote dans un discours contre l'antisémitisme contemporain, fallait oser. Décidément, rien ne l'arrête.

Bref, Macron se chiraquise : il s'accroche aux totems en carton-pâte de la République, il psalmodie les mêmes vieux éléments de langage, il gâtouille. Le nouveau monde, décidément, ne sait faire que du vieux avec du vieux.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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L’Allemagne, un pays qui nous veut du bien ?

18 Juillet 2022, 10:29am

Publié par Thomas Joly

On ne peut que se féliciter, rétroactivement, que le président De Gaulle et le chancelier Adenauer aient signé en 1963, le traité de coopération franco-allemand, enterrant ainsi - définitivement peut-on espérer - la hache de guerre entre les nations franque et germaine.

Mais, une soixantaine d’années plus tard, qu’en est-il réellement ? La guerre russo-ukrainienne est un révélateur de ce qui nous oppose à nos voisins. Le modèle énergétique allemand (energiewende) est un échec total. Sous l’influence des « Verts », ces Die Grünen aussi néfastes en RFA qu’en France, l’Allemagne a renoncé au nucléaire et, pour palier partiellement à la rupture d’approvisionnement en gaz russe, remet en activité des centrales à charbon qui vont polluer largement au-delà et en deçà du Rhin ! « Belle manœuvre mon général », pour « sauver la planète ! ».

Les sanctions prises contre la Russie pour complaire à « l’allié » américain, vont faire exploser les factures d’électricité des Français et des autres Européens, sans oublier l’alibi commode des éoliennes pour justifier une énergie douce. (Alors que l’on sait, comme le tout électrique pour l’automobile, que ce n’est pas économique, ni totalement non-polluant, si l’on prend en compte tous les facteurs : recherche, production, acheminement...)

Sans compter que pour nous Français, nous allons continuer de nous mettre, à nouveau, entre les mains de fournisseurs étrangers, mais aussi risquer de mettre en péril la filière industrielle de l’automobile. Alors, à quoi bon substituer des Américains pour le gaz de schiste, ou  des Chinois pour les « Terres rares », aux Russes pour le pétrole, aux Algériens et autres Quataris pour le gaz ? Macron l’a annoncé le 14 juillet 2022, il faudra se serrer la ceinture en matière de chauffage l’hiver prochain. Indirectement, le prix du stère de bois va encore augmenter pour ceux qui se chauffent «  à l’ancienne ».Le Premier ministre hongrois, Victor Orban,  a déclaré à juste titre, que non seulement « les Européens se tiraient une balle dans le pied, mais une autre dans les poumons ! ». Aux dernières nouvelles, il n’impose pas lui, à son pays, le « coup du boomerang » avec les sanctions sur le gaz et le pétrole russes.

Coopération militaire au point mort 

D’autre part, dans un tout autre domaine, celui de  la défense, le projet franco-allemand de l’avion de combat du futur – SCAF – est dans les limbes, tout comme celui du char de combat franco-teuton, les objectifs d’armement des deux partenaires n’étant pas tout à fait les mêmes. On aurait pu depuis très longtemps, afficher une solidarité et une complémentarité réelles en  matière de coopération militaire  entre Paris et Berlin - Bonn à l’époque - en substituant aux Starfighter, Tornados et autres Eurofighters de la Luftwaffe des Mirage, et en mettant des Léopard à la place, par exemple, des AMX-30… Que nenni mon ami. Les Allemands, des voisins qui nous veulent du bien, vraiment ?

Jean-Claude Rolinat - Membre du Bureau politique du Parti de la France

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Rafle du Vel d'Hiv : l'overdose

17 Juillet 2022, 19:57pm

Publié par Thomas Joly

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Publicités : les extra-européens surreprésentés ?

13 Juillet 2022, 15:56pm

Publié par Thomas Joly

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Le RN tient bon contre le retour du délire sanitaire

13 Juillet 2022, 06:46am

Publié par Thomas Joly

Jugeons les députés RN sur leurs actes et saluons leur opposition ferme au retour du délire sanitaire covidiste voulu par le gouvernement. Espérons que leurs alliés de circonstance (LR/NUPES) tiendront bon pour une fois. Souhaitons également que l'inutile Sénat, pourtant censé être « à droite », ne vienne pas, comme souvent, au secours du gouvernement.

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L'opportuniste Caroline Cayeux attaquée par le lobby LGBT

13 Juillet 2022, 06:41am

Publié par Thomas Joly

 

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Le Forum du PdF - 14 juillet 2022

12 Juillet 2022, 16:35pm

Publié par Thomas Joly

Le Forum du PdF - 14 juillet 2022

Dans le prochain Forum du PdF, Alexandre Hinger reçoit Thibaut de Chassey (Librairie Française), Iannis Moriaud (cadre du Parti de la France) et Scipion de Salm (historien et collaborateur de l'hebdomadaire Rivarol).

L'émission aura pour thème « 14 juillet 1789 : le mythe fondateur de la République ».

C'est jeudi à 21h et c'est sur Telegram : https://t.me/partidelafrance

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Journal de bord de Jean-Marie Le Pen - N°669

12 Juillet 2022, 06:51am

Publié par Thomas Joly

Sujets abordés : être parlementaire, le terme « extrême droite », la motion de censure contre Élisabeth Borne, le comportement des députés LFI, Marine Le Pen jamais agressée sexuellement, l'hystérie pro-avortement, la nécessité d'une vision politique à long terme pour les élus, l'indispensable Europe boréale.

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Emmanuel Macron, complice du lobbying d’Uber en France : un autre scandale d’État à venir ?

12 Juillet 2022, 06:06am

Publié par Thomas Joly

Si l’affaire McKinsey a fait long feu, n’ayant par ailleurs en rien gêné la réélection d’Emmanuel Macron, celle d’Uber Files pourrait bien être plus explosive. De quoi s’agit-il ? De 124.000 documents dénichés par nos confrères anglais du Guardian et relayés, depuis ce week-end, par Le Monde (10 juillet), selon lesquels Emmanuel Macron, du temps de son passage à Bercy, aurait été plus que complaisant vis-à-vis du lobbying d’Uber, société de taxis fondée en 2009 par Travis Kalanick.

Certes, le lobbying est chose normale aux USA ; en France, un peu moins. D’où ces grands moyens déployés et révélés par le quotidien vespéral : « Au mois de juillet 2014, quelque 233 noms figurent dans un tableau. Des ministres, des conseillers, des parlementaires, mais aussi des journalistes, des éminents représentants de cercles d’influence ou encore des associations de consommateurs. » Uber, c’est ce système se riant de nos traditionnels chauffeurs de taxi, assujettis à de multiples charges sociales et qui comptent sur la vente de licences chichement accordées pour enfin prendre une retraite bien méritée.

Mais à l’heure où tant de mégapoles mondiales utilisent des esclaves à vélo pour livrer pizzas et sushis à toute heure de la nuit, le serf Uber de VTC (véhicule de transport avec chauffeur) est lui aussi taillable et corvéable à merci. Certains prétendent que c’est plus « pratique » que d’attendre (parfois longtemps) des chauffeurs de taxi généralement ronchons, pas gênés de rouler à pas cher au mépris de la justice sociale la plus élémentaire. Les mêmes, sûrement, qui applaudissent chaque fois qu’on supprime des emplois : aux caisses des supermarchés, aux guérites des péages, aux services administratifs pour mieux les remplacer par de l’informatique, et qui estiment que c’est « plus pratique ». À ce titre, une humanité sans humains sera aussi bientôt encore plus « pratique »…

Travis Kalanick, en 2014 : « Nous sommes au cœur d’une campagne politique et il s’avère que le candidat, c’est Uber. » Thomas Thévenoud, député socialiste de Saône-et-Loire, tente néanmoins de résister à l’offensive et de faire voter une loi protégeant nos taxis. Convoqué par le géant américain, il s’entend dire : « De toute façon, monsieur le député, vous ferez ce que vous voudrez, mais si la loi ne nous convient pas, on attaquera. » (Le Monde). Quelque temps plus tard, il est obligé de quitter la carrière politique pour cause de « phobie administrative » ; en clair, il ne payait pas ses impôts. Ça tombait mal...

L’offensive se poursuit ensuite au Sénat, là où Uber déniche une oreille autrement plus attentive, celle de Vincent Capo-Canellas, élu de Seine Saint-Denis. Pour la multinationale, cet homme serait « son principal et plus actif défenseur ». Autre son de cloche, lorsque interrogé par Le Monde  : « Je n’ai pas souvenir d’avoir discuté avec Uber. » Bien sûr…

En revanche, plus haut dans la hiérarchie étatique, il y a Emmanuel Macron, dans sa citadelle de Bercy. Et Le Monde de révéler : « Mardi 20 janvier 2015, le futur Président reçoit plusieurs dirigeants d’Uber, dont Travis Kalanick. Ils échafaudent alors un plan de bataille commun. […] Puis, il faudra lancer une grande campagne de communication pour Macron et Uber. » Logique. Le futur Président rêve de start-up nation… Sans compter le chantage à l’emploi, « notamment dans les quartiers populaires touchés par le chômage ». Résultat : « Les anciens collègues d’Emmanuel Macron au gouvernement, contactés par Le Monde, sont unanimes. Le ministère de l’Économie a clairement pris le parti d’Uber face aux taxis. »

Toujours selon la même source, Laurent Grandguillaume, député socialiste de Côte-d’Or, se souvient de l’offensive médiatique : « C’était immense. Des tracts, des pages de publicité. […] Vous avez d’un côté les taxis de la G7, une entreprise française de taille intermédiaire, et de l’autre une multinationale. C’est chez Uber qu’était la puissance de feu. »

Maintenant que cette affaire commence à se trouver sous les feux de la rampe, nombre de parlementaires montent au créneau, de LFI au PCF en passant par RN, dont le président Jordan Bardella affirme : « Le parcours d’Emmanuel Macron a une cohérence, un fil rouge : servir des intérêts privés, souvent étrangers, avant les intérêts nationaux. » L’insoumis Alexandre Corbière, quant à lui, vient de demander la création d’une commission d’enquête parlementaire. Le dossier est donc loin d’être clos.

Nicolas Gauthier

Source : http://bvoltaire.fr

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Mi-Ganelon mi-Tartuffe, Gérald Darmanin reste égal à lui-même

11 Juillet 2022, 06:32am

Publié par Thomas Joly

Ne trouvez-vous pas que le surnom de Ganelon irait comme un gant à Gérald Darmanin ? N'est-il pas l'archétype du félon ? En tout cas, son parcours politique témoigne de sa capacité à retourner sa veste en fonction de ses intérêts. Mais sa personnalité est si variée qu'on ne peut l'associer à un seul personnage littéraire. Les élections législatives n'ayant pas donné le résultat espéré par la majorité présidentielle, le voilà contraint d'en tirer les leçons et, par la même occasion, de faire la leçon à la Macronie. Ses propos de circonstance ne peuvent convaincre que ses fans, les autres y verront une marque d'hypocrisie.

Dans un entretien au journal Le Monde, Gérald Darmanin estime que les macronistes doivent « corriger » certains « comportements ». Certes, ils incarneraient le camp de la « raison » et de la « technique », ce qui laisse entendre que les autres courants politiques sont incapables de proposer des mesures rationnelles et efficaces, mais cela ne suffit pas : « Nous devons parler aux tripes des Français », ajoute-t-il, précisant son propos : « N'être que dans l'émotion, c'est démagogique. Mais n'être que dans la rationalité, c'est parfois être éloigné de ce qui fait le principal de la politique, c'est-à-dire les gens. »

Pour être proche des « gens », il faut « plus de bistrots, moins de visio ». Les Français « ont réélu le président de la République et ils ont voulu une Assemblée nationale qui le soutienne, mais avec la culture du compromis ». Il faut donc discuter avec les oppositions, « montrer à l’opinion que le gouvernement a entendu avec humilité le résultat des urnes ». Pas question, cependant, de « faire des alliances avec le RN et LFI », qui « divisent et exploitent les peurs ». Il choisit son opposition : « Nous devons trouver un compromis avec les partis de gouvernement. » Seuls sont fréquentables les partis, ou ce qu'il en reste, dont les troupes se sont déjà largement ralliées à Macron. Autant dire que les compromis, s'il y en a, seront réduits à la portion congrue.

Ces propos révèlent, s'il en était besoin, que Darmanin pratique la direction d'intention chère aux casuistes et que cette contrition est bien hypocrite. Il n'est aucunement question de changer de cap, mais simplement de donner le change. On exhibe sa volonté de dialogue, mais on se fiche éperdument, dans les sphères du pouvoir, de ce que pensent la majorité des Français. On en devine les objectifs : si jamais il y a blocage, ce ne sera pas la faute du gouvernement, mais celle de ses opposants qui ont refusé la main si généreusement tendue.

Notre jeune ministre de l'Intérieur est content de lui. Après le fiasco du Stade de France, il minimise ses erreurs. « On a loupé quelque chose, c’est évident », reconnaît-il, mais il en a aussitôt tiré les conséquences en triplant « les effectifs des BAC et de sécurité publique, à Saint-Denis, lors de grands événements ». Il montre ses muscles en déclarant vouloir « permettre l’expulsion de tout étranger reconnu coupable d’un acte grave par la justice, quelle que soit sa condition de présence sur le territoire national », n'expliquant pas pourquoi rien n'a été fait dans ce sens pendant le mandat précédent.

Gérald Darmanin se dit résolu à accomplir son devoir. On pressent qu'il ne refuserait pas de prendre la place d'Élisabeth Borne, si jamais le gouvernement devait être plus largement remanié. Il jure ses grands dieux qu'il ne songe pas à se positionner pour prendre, en 2027, la succession de Macron. Ce Ganelon de la politique, mêlé de Tartuffe et de Matamore, a déjà l'arrogance et le cynisme de son maître : sans doute n'hésiterait-il pas à le trahir, si d'aventure le vent tournait.

Philippe Kerlouan

Source : http://bvoltaire.fr

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Indemnité carburant : encore une aide qui n'ira pas aux travailleurs

8 Juillet 2022, 17:33pm

Publié par Thomas Joly

Le farineux Macron annonce via son gouvernement de choc une nouvelle prime carburant de 100 à 300 € avec l'argent magique du contribuable. Celle-ci sera uniquement destinée aux revenus ne dépassant pas les 14.100 € par an.

Résumons :
- Le SMIC est à 1.300 € net, soit 15.600 € net par an. Au dessus du plafond pour recevoir cette aide.
- Cette aide ne concerne donc uniquement que les RSAistes, les chômeurs en dessous de 14.100 € net et les quelques personnes à temps partiel en dessous de 14.100 €.

C'est toujours la même rengaine, les travailleurs paient toujours plus pour des inactifs toujours plus nombreux. Ce qui n'est pas étonnant quand on ne paie suffisamment pas le fruit du travail, les gens cessent de vouloir travailler pour profiter de l'assistanat de l’État socialiste.

Ce sont les jeunes supporters de Liverpool qui vont être contents ! Ils vont pouvoir aller gratuitement à la mer nous emmerder avec leurs musiques afro-américaines sur la plage, à fond sur leurs enceintes Bluetooth payées avec des chèques « cultures ».

Macron « l'ultra-mega-giga-libéral » a encore frappé.

Maxime Leroy - Délégué régional du Parti de la France pour le Nord/Pas-de-Calais

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Borne devant l’Assemblée nationale : un embrouillamini de macronisme sans vertèbre et sans cap

7 Juillet 2022, 11:37am

Publié par Thomas Joly

L’Assemblée nationale était pleine à craquer, cet après-midi du 6 juillet. À gauche, la NUPES hurlante, sans cravate pour les hommes, au centre les macronistes disciplinés applaudissant et se levant comme des soldats de plomb à la parade au discours du Premier ministre Élisabeth Borne, à droite les députés du Rassemblement national, presque discrets.

Chacun joue son rôle, à commencer par Élisabeth Borne, plus macroniste que Macron lui-même, tant sa déclaration de politique générale part dans tous les sens et noie le poisson mieux qu'un pêcheur de gros en haute mer. Une forme de feu d'artifice du 14 Juillet, la magie en moins... On attendait, après cinq ans de barre à gauche et à droite en fonction du vent et après des mois de vacuité gouvernementale - le temps que passent la campagne présidentielle, la nomination (si longue…) d’un gouvernement et enfin le scrutin législatif -, on attendait enfin une colonne vertébrale, un cap, une direction. Une idée de la France, un moyen d’y parvenir. Mais Macron, qu’il prenne le visage et l’accent terroir de Jean Castex ou la voix technocrate d’Élisabeth Borne, reste Macron. Éparpillé, contradictoire, brassant l’idée que tout est dans tout et vice-versa.

On a écouté Élisabeth Borne, après les roulements de tambour, tenter de surmonter tant bien que mal une Assemblée houleuse. Cela avait pourtant bien commencé par une lueur de lucidité sur cette abstention, signe « d’une démocratie malade », sur cette « perte de confiance de la jeunesse » et cette « demande d’action ». « Nous ne pouvons pas décevoir », lance Élisabeth Borne. Raté ! C’est parti pour un « en même temps » géant, une forme de voyage dans la gigantesque bulle où évoluent nos macronistes. Borne évoque les angoisses des Français et mentionne tour à tour l’Ukraine, l’épidémie, l’urgence écologique et même… « l’insécurité […] qui brise des vies et des destins ». Le réel affleure parfois, brièvement. Elle revendique ainsi « le courage de dire la vérité aux Français ». Elle veut « redonner un sens au mot compromis ». Cela tombe bien, le vote des Français et la composition de l’Assemblée le lui imposent. Elle cite de Gaulle et Rocard qui, sans majorité à la Chambre, ont malgré tout fait passer de grandes réformes. Sauf que ces deux personnalités savaient où elles allaient. Élisabeth Borne ne sait pas, elle sait seulement comment elle y va : elle veut ouvrir « une nouvelle page, celle des majorités de projets ». « Les Français veulent un Parlement et un gouvernement d’action », dit-elle. Mais pour faire quoi ? Mystère. La méthode qui n’en est pas une est claire. Mais le but est absent, quelque part dans les méandres politiciens du cerveau macroniste. Alors, on égraine les mesures comme un infini chapelet : le plafonnement de la hausse des loyers, le chèque alimentation, la lutte contre la fraude, l’équilibre des comptes publics. Elle veut tout, Élisabeth Borne : le retour de la souveraineté et la soumission à l’Europe, l’écologie partout et la relance industrielle, sortir des énergies fossiles et améliorer le pouvoir d’achat, le rétablissement de l’équilibre des comptes que le macronisme a saccagés et la formation d’un million de jeunes « dans les métiers d’avenir dont la moitié dans le numérique ». Tout cela est gentil, très gentil...

Les députés s’en donnent à cœur joie. Lorsqu’elle évoque la revalorisation du travail, on entend un député lancer : « L’eau, ça mouille. » Lorsqu’elle parle d’investir dans le nucléaire, le député LFI François Ruffin hurle sans qu’on distingue ses propos. Les applaudissements et les cris se mêlent à l’annonce de la renationalisation d’EDF. Cela chahute ferme lorsque le Premier ministre explique que « le Covid a fragilisé notre système de soin » et les applaudissements se mêlent aux hurlements de la meute NUPES lorsque Élisabeth Borne dit « sa confiance dans les forces de l’ordre ». « Honte à ceux qui attaquent systématiquement nos policiers et nos gendarmes, honte à ceux qui cherchent à dresser les Français contre ceux qui les protègent. » Pour ces mots fermes et bien naturels, les plus charitables pardonneront-ils un peu à Élisabeth Borne ? Ces quelques secondes se prolongent par un mot aux armées devant une partie des députés debout.

Mais voilà, la liste à la Prévert a de quoi décourager les meilleures volontés. Élisabeth Borne n’évite aucun poncif : la « société inclusive » est là, la « cohésion des territoires » aussi, « l’égalité des chances », sans laquelle le politiquement correct ne serait pas ce qu’il est, a droit à son couplet, on n’oublie pas non plus « les violences sexuelles et sexistes » ni l’effrayante « haine en ligne », ni bien sûr la « France fidèle à ses traditions d’asile ». On note scrupuleusement les révolutions qui vont changer la face du pays : oubliez Pôle emploi, il faudra dire désormais France Travail. L’équipe macroniste a repeint la façade. Quant à EDF, l’entreprise a vocation à être nationalisée. Bon. Rien sur l’immigration qui ruine le pays, une soumission absolue à l’Europe... Macron tel qu'en lui-même.

Inspirée, Marine Le Pen n’a aucun mal à mettre des mots, lorsqu’elle monte à la tribune, sur le fatras de cette déclaration de politique générale. « Le pouvoir ne réfléchit plus, il tâtonne, lance-t-elle. Il ne décide plus, il improvise. Il n’agit plus, il titube […] On ne dirige pas un pays dans la disruption obsessionnelle et dans "le même temps" pathologique. La seule certitude qui lui reste, c’est l’illusion de la puissance. » La France repart pour cinq ans de macronisme, le chahut en plus !

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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Le Forum du PdF - 7 juillet 2022

6 Juillet 2022, 13:58pm

Publié par Thomas Joly

Le Forum du PdF - 7 juillet 2022

Dans le prochain Forum du PdF, Alexandre Hinger reçoit Pierre-Nicolas Nups (Délégué régional du Parti de la France pour la Lorraine), Epona et Gwendoline Martins.

L'émission aura pour thème : « Le féminisme, ce cancer de notre société ».

C'est jeudi à 21h et c'est sur Telegram : https://t.me/partidelafrance

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Rokhaya Diallo accuse Éric Coquerel : d’un coup, le hashtag #OnVousCroit prend du plomb dans l’aile…

2 Juillet 2022, 11:14am

Publié par Thomas Joly

Il n’y a pas loin du Capitole à la roche tarpéienne : Hier, Éric Coquerel était le roi, victorieux du RN, élu à la tête de la Commission des Finances - ce qui, eu égard à son profil et son parcours, revient un peu à confier la présidence de la Commission de la Défense à un objecteur de conscience - et voici que son trône s'effrite déjà, sous les coups de butoirs de Rokhaya Diallo. Invitée par Éric Brunet, sur RTL, celle-ci jette soudain dans la conversation une « question sensible ». Elle évoque, rapportée, par« plusieurs sources », le « comportement qu’il aurait avec les femmes » : « ce sont des choses qui reviennent de manière récurrente, depuis plusieurs années, il y a avait eu un article dans Causette, qui parlait d’un député LFI sans le nommer ». Bref, conclut-elle, « En cohérence avec mes convictions féministes, je dis d’Éric Coquerel ce que je dirais de toute personne : il me semble incohérent qu’un parti promouvant des valeurs d’égalité choisisse pour cette commission une personne faisant l’objet de telles accusations ».

Les commentaires sur les s'empilent, très nombreux, depuis jeudi soir. Une féministe, Amandine Fouillard, la félicite avec un gros  cœur : « Le courage de dire tout haut ce que tout le monde sait tout bas ».« Ça fait très Le Pen cette formule » glisse un twittos. Pas sûr que la comparaison fasse plaisir à Rokhaya Diallo.

Parmi les militants LFI, certains la soutiennent, ajoutent que c'était un secret de polichinelle, d’autres, acerbes lui demandent « pour qui elle travaille », la traitent de menteuse, l'accusent de diffamation : il est vrai qu’aucune plainte n'a été déposée, rien de concret sur le plan judiciaire.  Mais Rokhaya Diallo a devancé ce reproche : « C’était le cas de Taha Bouhaf, il n’y avait rien de judiciaire au moment où il a été auditionné, c’était juste des témoignages qui étaient parvenus aux autorités de LFI, il n’y avait pas de plaintes, d’ailleurs je crois qu’il n’y a toujours pas de plainte, pour autant il a été écarté de sa candidature ».

Le « comité contre les violences sexuelles de LFI a fait aussitôt un tir de barrage, assurant, quelques heures après l'émission de RTL,  n’avoir jamais reçu « aucun signalement ». Le comité « déplore la mise en circulation de rumeurs ne s’appuyant sur aucun élément concret ».

On remarquera que ce qui est dénoncé à grands cris par la gauche dans la police ou l’Église, le lavage du linge sale en famille, le traitement par des instances interne des « problèmes », devient pratique hautement vertueuse dès lors qu’il s’agit de LFI. Sandrine Rousseau rappelle  que « sans témoignage direct on ne peut pas se fonder sur la rumeur », s'attirant aussitôt des quolibets ironiques :  de facétieux archivistes du Net ont exhumé une de ses déclarations récentes à propos de Damien Abad : « la présomption d’innocence n’empêche pas le principe de précaution ».

« Il ne faut pas jeter des accusations sans aucune preuve ni aucun élément sérieux » renchérit Manuel Bompard. C’est tellement peu le genre de la gauche…  Thomas Guénolé se fend d’ailleurs d’un tweet amer : « Bonjour, je ne pense pas avoir besoin d’en rajouter. Chacun voit bien le deux poids deux mesures. Moi, LFI, me calomnier à partir d’un dossier vide, ça n’avait pas l’air de les embarrasser ».

Quelle mouche a piqué Rokhaya Dialo ? Pourquoi tout déballer ainsi ? Sincérité soudaine ou sourde vengeance ? N’a-t-elle pas digéré, comme le suggère Emmanuelle Ducros, l’éviction de Bouhafs ? Se venge-t-elle en torpillant  Coquerel - Tout zélateur de l’islamo-gauchisme qu'il soit, Coquerel n’en reste pas moins un mâle blanc de plus de cinquante ans ? A-t-elle affabulé, grossi de tout petits faits, ou veut-elle faire montre simplement d’honnêteté en disant la vérité ?

On se souvient que dans sa charrette l’emmenant vers la guillotine, Danton criait, de loin, à Robespierre : « Ton tour viendra !» Ainsi en est-il des luttes intersectionnelles et de Me Too : les boomers 68ards qui ont joui sans entrave selon le slogan bien connu, devront tôt ou tard passer à la caisse. Pour certains d’entre eux, c’est d’ailleurs déjà le cas.

Quoi qu’il en soit, si les faits se précisaient, d’autres personnalités de LFI pourraient être éclaboussées par ce coquerelgate. La même Amandine Fouillard interpelle Manuel Bompard : « Je me souviens pourtant que le sujet avait été évoqué lors du RV que nous avions eu en avril 2018 (…) Tu es donc au courant depuis minimum cette date. Il est temps de prendre tes responsabilités ».

En attendant, Coquerel coupable ou pas, c’est - justice immanente - le hashtag #onvouscroit qui revient comme un boomerang : quand le mis en cause est LFI, persiflent certains sur les réseaux sociaux, on ne vous croit plus, on veut des preuves. D’autres se demandent si Sandrine Rousseau va organiser un chahut à l’Assemblée comme elle l’a prévu pour Damien Abad. L'extrême gauche découvre brutalement que la présomption d'innocence peut avoir du bon.

Éric Coquerel promet pour le week-end une tribune de mise au point.

Gabrielle Cluzel

Source : http://bvoltaire.fr

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Heureux comme un agresseur en France…

1 Juillet 2022, 06:54am

Publié par Thomas Joly

Avez-vous vu le film The Boondock Saints (1999) ? Vous devriez. C'est l'histoire de deux frères d'origine irlandaise, habitant à Boston, catholiques comme il se doit. Ils travaillent dans une pêcherie et habitent dans un appartement miteux. Un jour, à la messe, le curé fait un sermon qui les marque : « Nous devons tous craindre les méchants. Mais il y a quelque chose de pire, que nous devons craindre plus encore : c'est l'indifférence des bons. » À partir de cette illumination, les deux frangins décident de débarrasser la ville de ses plus sordides criminels, avec beaucoup de bonne volonté, un chapelet autour du cou et en récitant des prières.

Je n'incite personne à la violence, et il est impossible de se faire justice sous nos latitudes. Toutefois, oui, le curé des Boondock Saints a raison : pire que la mauvaiseté des méchants, il y a l'indifférence des bons. La violoniste suisse Julie Berthollet, qui joua naguère au profit des migrants, a été victime, cette semaine, d'une agression sauvage dans le métro. Personne n'a bougé. Personne n'a levé la tête. Soudainement passionnés par le sudoku de 20 Minutes, les ectoplasmes de la république individualiste se sont laissés couler dans la lâcheté bienheureuse. « Il avait un couteau », indiquera sobrement, sans un mot d'excuse, l'un des témoins de la scène. Depuis, la violoniste qui aimait tant la France pense se réinstaller dans le canton de Vaud, en Suisse. Elle se dit « pas de taille » à affronter l'agressivité et la violence de Paris. On la comprend.

Ce jeudi 30 juin, c'était l'heure du verdict pour Bamdad Amin, jugé à Évry pour deux viols et une agression sexuelle. La cour l'a reconnu coupable de tous les chefs d'accusation et condamné à six ans de prison, dont deux ferme, avec aménagement de peine. En d'autres termes, Bamdad Amin ne mettra pas un pied en prison. L'une de ses victimes a témoigné à la sortie du tribunal, encore sous le choc. Le motif d'une telle clémence ? Le coupable est père d'une petite fille et la cour ne souhaite pas briser la vie d'un enfant. Qu'un prédateur brise la vie de trois jeunes femmes, va, mais qu'on le sépare de sa fille, ce serait monstrueux... Comprenne qui pourra. Quand ce brave homme reviendra devant la Justice - parce qu'il y reviendra -, il sera trop tard pour pavoiser. Il aura détruit plusieurs autres corps et plusieurs autres vies. C'est comme ça.

Les Juifs d'Europe centrale, à l'époque où ils ne se faisaient pas frapper ou insulter dans les rues de la banlieue parisienne où ils passaient profiter des joies de la Ville Lumière, avaient un proverbe : « Heureux comme Dieu en France. » Dieu est-il toujours heureux en France ? La France est-elle toujours, objectivement, belle aux yeux de Dieu ? Telle n'est pas la question de cet article. Ce proverbe devrait en tout cas être légèrement amendé : ce sont les agresseurs qui sont heureux en France, et les victimes qui prennent en pleine figure leur impunité totale, comme un crachat supplémentaire après ce qu'elles ont vécu. Pas étonnant qu'on glorifie les victimes dans un monde qui ne châtie pas les coupables et ne récompense pas les héros. Il faudra nous interroger collectivement, un jour, sur l'ambivalente figure du migrant isolé, véritable pharmakon des temps modernes, à la fois mal pour le peuple et remède pour les bobos, victime selon les médias mais bourreau dans l'ordre des faits.

En attendant, toute notre sympathie à ces personnes que le système ne protège plus, ne protégera jamais plus. Elles sont sorties du champ de vision de la « Justice » et de la morale commune. Tant pis pour l'idée que nous nous faisons de notre pays.

Arnaud Florac

Source : http://bvoltaire.fr

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