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Le blog politique de Thomas JOLY

Yvan Bénédetti répond aux questions de Rivarol

14 Août 2013, 13:45pm

Publié par Thomas Joly

RIVAROL : Le gouvernement a dissous officiellement l’Œuvre française que vous dirigez et les Jeunesses nationalistes de votre ami Alexandre Gabriac. Vous avez manifesté votre intention de déposer un recours devant le Conseil d’Etat. Pouvez-vous nous en dire plus ?

http://www.marianne.net/photo/art/default/964763-1142152.jpg?v=1358122773Yvan BÉNÉDETTI : La dissolution a été actée par décret présidentiel, annoncée au Conseil des ministres le 24 juillet après une procédure dite contradictoire organisée par la direction dite des libertés publiques qui dépend du ministère de l’Intérieur. Nous allons donc effectuer un recours sous la forme d’un référé-suspensif devant le Conseil d’Etat que nous déposerons début août afin d’obtenir l’annulation de cette forfaiture. Nous serons fixés assez rapidement, certainement avant la fin du mois. Il s’agit simplement d’officialiser ou non la fin des libertés individuelles, la liberté de parole, de réunion, de mouvement ou d’expression. Car c’est à cela qu’ils veulent attenter. Il s’agit ni plus ni moins d’une tentative de mise à mort opérée par des ignares, fruits d’une société marchande où l’on prend, où l’on jette, où tout s’achète, où tout est palpable. Ils n’ont pas mesuré ce qu’était et ce que représente l’Œuvre française. On ne dissout pas l’Œuvre française qui est une éthique de vie, car nous continuerons à vivre, une famille ; or nous resterons soudés, une doctrine ; or nous continuerons à penser, un vecteur d’amour pour notre France ; or nous continuerons à aimer. Qu’y a-t-il à dissoudre dans tout cela ?

 

R. : Comment analysez-vous cette dissolution ? Pour quelles raisons a-t-elle eu lieu ? Pourquoi maintenant ? Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Y. B. : Les raisons, ou plus justement, la raison de cette dissolution ne fait pas mystère. Elle est clairement énoncée dans l’acte d’accusation dressé afin de justifier ce décret infâme et liberticide : l’antisémitisme. Ce seul mot porte déjà en lui la condamnation. Manuel Valls l’a dit et répété, il est « lié de manière éternelle à la communauté juive et à Israël », déclaration d’amour qu’en tant que ministre on eût pu espérer adressée à la France, mais non. Il s’est donc servi grossièrement de l’affaire Méric pour nous http://www.bfmtv.com/i/580/290/573510.jpgcondamner, n’hésitant pas à se jeter sur le cadavre encore chaud, plus vite que ne l’auraient fait des charognards, afin de se servir de cette mort pour en donner une autre. Cela aura été l’occasion qu’il ne voulait pas manquer, s’étant précipité avant même que les preuves soient faites de l’agression par les antifas et non par nos camarades dont Esteban Morillo en état de légitime défense. Il semblerait que le ministre confonde le port de la croix celtique avec celui d’une cible mouvante. S’il a décidé de faire tomber le couperet maintenant, c’est que l’occasion fallacieuse lui a été offerte, dans un contexte où le gouvernement est chaque jour plus décrié, réprouvé par le peuple sur lequel il prétend assoir sa légitimité. Aucun problème n’a été réglé par ce gouvernement d’amateurs, tous ont été aggravés, et la France souillée, vendue aux argentiers, à la finance, aux lobbys dignement représentés par Emmanuel Macron, ancien associé de Rothschild et actuel secrétaire général à l’Elysée… on le dit être le « cerveau de M. Hollande »… sans commentaires ! Tout cela sans même parler des affaires qui ont ponctué ces années d’attentisme, dont le parangon demeure Cahuzac. Il leur fallait par ailleurs donner des gages aux communistes, très turbulents au Sénat et au Front de gauche, afin de contenir un Mélenchon très agressif.

Œuvre Française défiléTout cela m’inspire du dégoût, du mépris pour ces hommes qui ont tourné le dos à leur peuple, qui ont tout du larbin à genoux devant les communautés, à plat ventre devant l’Argent-Roi, pantalon baissé devant les racailles… Cela m’inspire également de l’indignation de voir ces passants de l’Elysée, révocables du jour au lendemain, mandatés pour un délai de cinq ans maximum, un quinquennat, vu leur médiocrité, tacher de rayer d’un trait de plume un mouvement de presque un demi-siècle. Enfin : courage, volonté, détermination. Ils ont tenté par les intimidations, les gardes à vue, les arrestations arbitraires de nous abattre individuellement et, n’y étant pas parvenus, avec tous leurs moyens, ils nous attaquent collectivement. On savait qu’ils n’étaient pas des foudres de guerre mais se fourvoyer à ce point ! Ensemble nous n’en sommes que plus forts. Soudés c’est une barricade inviolable que nous leur opposons. Alors comme disait celui qui par la manière dont il a vécu, et la manière dont il est mort n’a cessé de vivre à travers nous tous, Robert Brasillach (cité d’ailleurs dans l’acte d’accusation contre l’Œuvre !) : « courage, tirez ! Vive la France ! » et je rajouterai : Vive l’Œuvre française !

 

R. : Que répondez-vous à ceux qui disent, y compris certains anciens de Jeune Nation, qu’en se montrant un peu plus prudent et habile, en ne sombrant pas dans l’activisme radical et débridé (actions coups de poings, heurts avec les forces de l’ordre…), l’Œuvre française qui a quarante-cinq ans d’existence aurait probablement évité la dissolution que le fondateur Pierre Sidos a toujours su conjurer lorsqu’il était à la tête du mouvement (du 6 février 1968 au 5 février 2012), dissolution qui a été prononcée moins de dix-huit mois après votre accession à la présidence de l’Œuvre ?

Y. B. : Avant toute chose je crois qu’il est nécessaire de faire la distinction entre les deux mouvements différents que sont les Jeunesses Nationalistes et l’Œuvre française, qui est une école de pensée et de vie, une institution qui forge les esprits, Bénédetti embarquéles âmes, les cœurs. Une institution qui n’a connu ni condamnations, ni interdiction. La création des JN a répondu à plusieurs appels : ceux de jeunes hommes et de jeunes femmes en révolte qui ne souffrent plus d’être considérés comme des étrangers dans leur propre pays et déterminés à lutter pour leur patrie, sans concession, sans compromission ; et ceux d’une France qui, plus que jamais, exhorte son peuple au réveil. Les actions qui ont été menées par les Jeunesses peuvent paraître radicales, mais ne sont en aucun cas débridées. Elles sont bridées, mesurées, réfléchies, concertées, cadrées, chirurgicales. Quant aux affrontements avec les forces de l’ordre missionnées par les pouvoirs publics pour nous malmener, nous décourager, et nous faire inculper, je ne peux que les constater comme vous le faites, dans ses effets, mais non dans ses causes. Je nous reconnais en revanche la fâcheuse habitude de rester droits, de ne pas courber l’échine, de ne pas s’excuser d’aimer infiniment notre France, et de vouloir la défendre.

A ceux qui font ces reproches, que voudraient-ils que nous soyons, un Front National bis, lui-même parodie d’UMP ? Nous ne sommes pas de cette matière-là. Assez de reniements ! Dans cette épreuve, nous avons reçu beaucoup de soutiens et Sidos Pierrepeu d’incriminations. Ceux qui les ont formulées semblent l’avoir fait à couvert, il est donc logique qu’ils n’assumeraient pas mieux la responsabilité et les conséquences mesurées des ACP (actions coups de poing), conduites sur la base du volontariat, par des jeunes gens qui assument ce qu’ils sont, ce qu’ils font, ce qu’ils pensent, qui assument pleinement l’héritage dont ils sont dépositaires. Connaissez-vous des révolutions qui se sont faites dans la contemplation béate et l’anonymat ? Nous menons un combat, pour la victoire, et elle passera nécessairement par une révolution nationale. Je mesure la responsabilité qu’implique le fait d’avoir accepté la Présidence de l’Œuvre française. Je ne la mettrais en danger pour rien. Mais pour rien non plus je ne la laisserais mourir dans l’inaction ou la compromission, ce serait renier ce qu’elle est, ce serait faire insulte à celui qui me l’a sciemment confiée avec le soutien des militants : Pierre Sidos. Plus que tout autre il est bien placé pour connaître les enjeux d’une dissolution, lui qui en a subi deux avec le Parti Nationaliste et Jeune Nation. Et ne doutez pas du fait que ça n’est pas parce qu’il ne fait plus partie ni des statuts ni de l’organigramme du mouvement qu’il n’y veille pas, que s’il désapprouvait il ne le ferait savoir. Il n’est pas homme à renoncer, ni à se taire.

 

R. : N’est-ce pas surtout la question du judaïsme politique qui est au coeur de ses dissolutions ?

valls kippaY. B. : Le judaïsme politique est au cœur de bien des questions. Il est bien évidemment, et comme je l’ai déjà dit, au cœur de ces dissolutions. L’acte d’accusation fait mention d’amitiés avec Vincent Reynouard, Hervé Ryssen, avec vous-même Jérôme Bourbon, et RIVAROL tous accusés d’être des cadres de l’Œuvre française — on ne prête qu’aux riches —, relate les propos que j’ai pu tenir sur le sujet, évoque la célébration en hommage au Maréchal Pétain dont la vie héroïque est résumée aux seules lois relatives au problème Juif… Nous avons commis un sacrilège pour ceux qui voudraient soumettre la France au diktat de la LICRA ou du CRIF aux convocations desquelles le Président se presse comme un chien bien dressé répondrait à l’appel de son maître.

 

R. : Que ferez-vous si le Conseil d’Etat confirme la décision du gouvernement ?

Y. B. : Nous continuerons ! Nous resterons ce que nous sommes : des nationalistes inaccessibles au découragement. Nous faisons les choses dans les règles et à une attaque juridique nous répondrons juridiquement à force d’arguments et de lois. Mais les attaques ne sont pas que juridiques… Le combat ne s’arrête pas aux portes du tribunal. Nous sommes l’Œuvre française, mais notre combat s’appelle http://s1.lemde.fr/image/2012/06/25/534x267/1724023_3_175b_yvan-benedetti-president-de-l-oeuvre_bd61773692967cf8d16255e1cc7f706c.jpgFrance ! Nous ne nous arrêterons qu’au jour de la victoire, sous la bannière de l’Œuvre Française, sous celle des Jeunesses Nationalistes, ou simplement, sous celle de la France. Ils pensent dissoudre une association mais l’Œuvre Française c’est une éthique de vie, une doctrine, une famille, ce sont des hommes…en mouvement. Vont-ils donc dissoudre ou saisir des idées, des pensées, des vies, des hommes, le souffle dont nous sommes porteurs, le vent de la victoire ?! Foutaise ! Ils règleront notre question comme ils ont réglé chacun des problèmes auxquels ils se sont attaqués dans l’incompétence la plus crasse et l’ignorance la plus grossière : sans succès. Nous resterons ce que nous sommes, nationalistes, fils et filles de France, frères d’armes de l’Œuvre Française, nos armes les plus affûtées étant celles dont on apprend le maniement : l’irascible volonté, l’amour indéfectible de notre patrie, de notre famille. L’Œuvre vivra. Et s’il nous arrivait à l’avenir de l’appeler, nul doute que tous répondraient en chœur, du cœur, selon l’usage chez nous nationalistes : « Œuvre française ? Présent ! »

 

R. : Marine Le Pen a accédé à la présidence du FN il y a deux ans et demi. Quel bilan tirez-vous de son action à la tête du mouvement ?

Y. B. : Des purges pour se conformer aux standards du système ; des remplacements aux allures de discrimination positive, les militants de longue date (les rares qui ne peuvent se résoudre à quitter leur mouvement) étant écartés au profit de transfuges de l’UMP ou de la gauche, comme si cette origine leur conférait une suprématie écrasante sur le militant phillipot briois marinefidèle du parti. Quelques succès au rang desquels on compte l’élection de deux députés à l’Assemblée Nationale, dont l’une, encore issue de la famille, est pressentie pour incarner l’opposition à la présidente du parti, pourquoi pas dès le prochain congrès, ce qui peut légitimement poser question…

Beaucoup de renoncement, de concessions, de dérapage d’une dédiabolisation vers une normalisation. En effet, autre succès et celui-ci incontestable, le FN semble être devenu un parti comme les autres, liant par exemple Philippe Péninque, proche de Marine Le Pen, à Jérôme Cahuzac, affaire rapidement étouffée, rémunération très élevée de cadres comme l’omniprésent gaulliste et ex-chevénementiste Florian Philippot chassé de sa fédération par les militants excédés, salaire indécent en période de crise de l’actuel concubin de la Présidente en la personne de Louis Aliot touchant plus de 5000 euros pour un mi-temps d’assistant, etc… Succès donc de la normalisation à mettre en balance avec l’action toute relative des députés que l’on attend encore sur la question de la liberté d’expression face à ces dissolutions qui ne sauraient pourtant laisser insensible l’homme de droit qu’est Gilbert Collard.

Autre sujet dont la Présidente Marine Le Pen n’a, semble t-il, pas mesuré le poids, le Printemps Français duquel elle s’est tenue à l’écart sans doute conseillée par sa garde rapprochée. Elle a été la grande absente de ces débats sur la Famille ce qui constitue une faute morale et politique. Si elle avait pris la tête de la révolte contre la loi Taubira, le Front National serait aujourd’hui à des niveaux électoraux encore jamais atteints et elle aurait augmenté sans aucun doute son capital de députés lors des dernières partielles.

 

R. : Que voudriez-vous dire à nos lecteurs pour les encourager au combat nationaliste ?

Y. B. : Je leur dirai qu’une bannière est levée, que nous avançons, épaule contre épaule, et que ceux qui veulent servir leur pays trouveront toute leur place à nos côtés. Qu’ils rejoignent nos rangs, notre famille. Qu’ils cessent de ruminer tout seuls 13 mai 2012 6et viennent s’inscrire dans une continuité, dans une histoire, un héritage. Ceux qui nous ont précédés ont déjà fait une grande partie du chemin, à nous de finir d’en tracer la route, de poser les pavés jusqu’à la victoire, de recoller les pierres et de redresser la cathédrale. Mais nous ne cherchons pas à recruter, à faire du nombre, nous ne sommes pas dans cette logique où parce que les doigts de pied sont dix ils devraient prendre les décisions en lieu et place du seul cerveau. Cela, c’est bon pour la démocratie électoraliste. Nous, nous préférons aux troupeaux obéissants et résignés qui se dispersent au premier cri des chiens, le petit groupe audacieux qui sait ce qu’il veut et marche au but. Ceux qui le souhaitent, et ils sont toujours plus nombreux, savent où nous trouver. Je suis impressionné par la quantité des contacts que nous recevons, par la ferveur de futurs militants, toujours plus jeunes, et pourtant solides, déterminés. Plutôt que d’exhorter chacun à rejoindre le combat, j’encouragerai ceux qui sont déterminés à le faire à se former, à opérer la révolution des âmes, à vivre en conformité avec leurs principes, à lire les écrits de ceux qui nous ont précédés et ont constitué une doctrine qui nous rend solides, inaccessibles au découragement, prêts à tout endurer, prêts à tous les sacrifices pour elle, la France. Toutes les conditions sont réunies pour faire basculer le système. Il faut donc se tenir prêts. Cette demande de dissolution est révélatrice. Ils Foutons-les dehors !savent que tout peut basculer : la crise sociale, l’insécurité, le chômage record, la France otage des racailles de banlieue d’une part, otage des cols blancs mondialistes d’autre part, la France étouffe ! Le souffle nouveau porté par le printemps français est un indicateur fort : la France est prête, ç’en est trop. Ils ont touché à la France, et ont sacrifié ses enfants. Nous mènerons la révolution nationale à bien, que ceux qui veulent en être en soient. Que ceux qui ne supportent plus le joug oppressant de la dictature socialo-communiste se lèvent, que ceux qui veulent retrouver leur dignité, leur fierté, leur honneur d’être Français se lèvent, que ceux qui ne supportent plus à leur cou la marque du collier et une liberté qui ne s’étend qu’à la longueur de la laisse qui relie leur cou à la niche se lèvent, que ceux qui se sentent lion plutôt que mouton se lèvent, que ceux qui voient dans la France le visage de Jeanne plutôt que les traits de la catin républicaine aux seins nus se lèvent, que ceux qui aiment la France se lèvent, que les hommes libres se lèvent et le fassent savoir ! C’est dans les situations révolutionnaires que les êtres se révèlent. Que les lâches se révèleront lâches, que les hommes courageux se montreront courageux. Il est désormais temps de choisir : à nous la lutte, à nous la vie, à nous la victoire, à nous la France !

 

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