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Le blog politique de Thomas JOLY

Tuerie de Chevaline : mise en perspectives et rappels utiles (par Henri de Fersan)

13 Septembre 2012, 12:38pm

Publié par Thomas Joly

irakien assassinéAu fur et à mesure que les informations sont divulguées sur la tuerie de Chevaline, la version présentée par les media atteint chaque jour la crédibilité des statistiques officielles soviétiques… La première des réactions, au vu de la profession de la victime, de sa nationalité d’origine, de son entourage, est de faire un lien avec d’autres affaires similaires.

 

Qui sait que dans le monde, plusieurs centaines de scientifiques touchant à des domaines sensibles sont morts avant l’âge, “suicidés”, “accidentés”, “disparus” ou même ouvertement liquidés ? Certains parleront de “lois des séries”, de “coïncidences”. Les mêmes qui trouvent parfaitement normal que 44 footballeurs professionnels italiens soient atteints de sclérose latérale amyotrophique (maladie de Charcot), un taux 6 fois supérieur à la population… L’année 2012 avait déjà vu mourir dans un accident de la route le professeur d’astronomie Richard Crowe — 27 mai — et la physicienne en génie moléculaire iranienne Gelareh Bagherzadeh, abattue dans sa voiture — 17 janvier.

 

attentat-voiture.jpgPetit rappel sur les trente dernières années… Il y a d’abord les éliminations, parfaitement expliquées celles-ci : celles des scientifiques irakiens et iraniens dont les compétences en matières d’armement nuisent à d’autres États, du genre sûrs d’eux et dominateurs. 310 scientifiques, l’élite de la recherche irakienne, seront ainsi “éliminés”. En 2004, furent assassinés le chimiste Bassem al-Mudares et les physiciens nucléaires Toki Mohammed Hussein al-Talakani et Taleb Ibrahim al-Daher… Même chose chez les frères ennemis iraniens, où les services secrets de sa malgracieuse Majesté revendiquent l’élimination de plusieurs spécialistes nucléaires. De quoi classer le “mystère” de l’assassinat d’un expert de l’atome pourtant peu favorable à son gouvernement : le docteur Massoud Ali Mohammadi, tué par un engin explosif le 11 janvier 2011… Il est vrai qu’en 1943, les Anglais avaient montré tout le respect qu’ils avaient pour leurs alliés potentiels en s’acharnant à coups de bombes incendiaires sur la ville de Hambourg, la plus hostile au régime contre lequel Londres était en guerre…

 

Faucheuse.jpgIl y a ensuite les morts curieuses. Un scientifique est certes un humain comme les autres. Il peut mourir dans un accident de voiture, un cambriolage qui tourne mal, une noyade accidentelle… Un président des États-Unis a bien failli succomber d’un bretzel malencontreusement coincé dans ses voies respiratoires. Mais si un cas ou deux par an semble dans le domaine du “normal”, 119 morts suspectes dans le milieu restreint des scientifiques “touchant” aux secteurs sensibles de l’armement et de la microbiologie, cela commence à faire beaucoup… Rien que pour l’année 2011, le docteur en biochimie James Miller meurt dans un cambriolage ; un dirigeant d’une entreprise liée à la défense nationale américaine, Zachary Warfield, meurt dans un accident de bateau ; le généticien Jonathan Widom meurt d’une crise cardiaque à 55 ans ; deux Chinois — Fanjung Meng et sa femme Chunyang Zhang —, travaillant dans le domaine des maladies contagieuses, se noient dans une piscine d’hôtel ; cinq physiciens nucléaires russes (les docteurs Tropinov, Rizhov, Benyok, Tronov et Lyalin) se tuent lors d’un accident d’avion… en route pour l’Iran ; l’ingénieur nucléaire américain Rodger Dickey se suicide… Une « maladie inconnue » emporte Gregory Stone, spécialiste de l’environnement ; un accident de la route tue l’un des plus grands spécialistes mondiaux des oiseaux, Bradley Livezey… L’année 2010 s’était d’ailleurs achevée par la découverte le 30 décembre dans une décharge publique du cadavre de John Wheeler III, expert des armes de destructions massives sous les présidences Bush senior et Bush junior…

 

mossad.jpgÀ qui profite le crime ? Pour les assassinats de personnalités liées à l’industrie d’armement et au nucléaire, leurs travaux pouvaient rendre maussades certaines puissances irascibles. Mais qui a intérêt à la liquidation de nombreux experts en biologie ? Y compris israéliens : notamment les professeurs Berkman, Eldor et Matzner, microbiologistes morts dans un accident d’avion le 24 novembre 2001. Un autre accident d’avion au même endroit avait tué cinq de leurs confrères et compatriotes le 4 octobre de la même année ! Quel ténébreux commanditaire va jusqu’à exécuter un étudiant français en biologie à Londres et son malheureux colocataire ? Qui dit microbiologiste, dit recherches pas toujours exploitées dans l’intérêt de l’humanité…

 

nwo.jpgLe cinéphile que je suis ne peut oublier la scène qui se déroule à la 33e minute du film 2012. Lorsque le héros, Jackson Curtis, rend visite à l’animateur de radio Charlie Frost — adepte de la « théorie du complot » — ce dernier lui apprend que le régime cache la vérité : un cataclysme va détruire la civilisation… Face au scepticisme de son interlocuteur, qui prétend que personne ne pourrait étouffer un tel projet — Frost déploie deux grands tableaux de coupures de presse en disant : « Il se peut qu’un pauvre connard décide un jour de parler… et voilà ! ». Celles en premier plan relataient la mort dans un accident de voiture de Roland Picard, directeur du Louvre (dans les mêmes circonstances et au même endroit que Lady Diana), l’assassinat lors d’une visite de prison indienne d’un ministre des Affaires Étrangères, la noyade d’un scientifique de la NASA lors d’un « accident de pêche », la liquidation d’un ministre chinois exécuté pour une implication dans des disparitions d’enfants, la mort d’un conseiller du gouvernement de 57 ans et l’arrestation d’un meurtrier d’une personnalité dénommée Orr… une allusion à l’assassinat non réellement élucidé d’Olaf Palme ?

 

Sans sombrer dans la paranoïa, on est en droit, sur ce dossier là comme sur tant d’autres, de se demander ce que cela cache… Comme autrefois on disait qu’il y avait deux stratégies, la bonne et celle de l’École de Guerre, on peut dire qu’il y a deux versions des faits, la vraie et celle des media.

 

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