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Le blog politique de Thomas JOLY

Sperme faiblard : la faute à la pilule ? (par Gabrielle Cluzel)

9 Décembre 2012, 19:39pm

Publié par Thomas Joly

Cluzel-Gabrielle.jpgUne étude vient récemment de le confirmer : la qualité du sperme baisse dangereusement en France.

 

Mais les autres, inutile de faire les malins : en 1996 déjà, une conférence réunie à l’initiative de l’INSERM avait révélé que cette tendance était générale dans tous les pays occidentaux depuis les années 70.

 

Rajoutez à cela le mariage homo, pas besoin d’être grand prêtre maya pour prédire la fin du monde dans un avenir proche. Enfin du monde occidental.

 

Et dans l’intervalle, eu égard au recours massif à la PMA, le trou de la Sécu ne devrait pas s’arranger.

 

Les causes de ce phénomène restent vagues. (Et la genderisation des esprits ne peut suffire à expliquer que plus grand monde n’ait quelque chose dans le pantalon, si ?).

 

Il y aurait tout d’abord la pollution de nos grands centres urbains. Il y aurait les phtalates constitutifs du PVC que l’on retrouverait dans ces objets du quotidien que sont, par exemple, les rideaux de douche ou les protège-cahiers (on n’imagine pas ce que ça peut être dangereux l’exposition continue à un protège-cahier, c’est pour ça que mon mari séchait quelques cours au lycée, c’était drôlement prudent de sa part).

 

Spermatozoide.jpgIl y aurait les sous-vêtements trop serrés. (Néanmoins, est-il bien réaliste de vouloir revenir au vaste slip kangourou de grand-papa ? Je vous rappelle quand même qu’en matière de reproduction, il ne suffit pas d’avoir des spermatozoïdes vaillants et en ordre de bataille, il faut aussi une partenaire consentante).

 

Mais certains évoquent aussi une autre raison : les effets de la pilule sur l’environnement.

 

69% des femmes en âge de procréer prennent une contraception orale (soit, en France, 8 millions et demi de personnes). Ces hormones de synthèse, ces oestrogènes que l’on retrouve dans le cycle des eaux usées et qu’aucune station d’épuration ne peut éliminer ne peuvent-elles pas perturber l’équilibre endocrinien des hommes ? Que de plus en plus de poissons de nos rivières deviennent hermaphrodites est désormais établi. Oser un parallèle avec l’espèce humaine n’est pas si absurde.

 

Mais de toute évidence, l’hypothèse rencontre peu d’écho.

 

Le problème est qu’il y a une bonne et une mauvaise écologie. La bonne écologie s’arrête là où commence l’idéologie. Greenpeace oui. Greensex, non.

 

pilules-contraceptives.jpgLa pilule a fêté récemment ses 50 ans. Certaines ont passé toute leur vie de femme fertile « sous pilule ». Cela laisse songeur. A l’heure du bio, quel boucher, même hard discount, voudrait encore d’une vache nourrie aux hormones pendant seulement dix ans ? Ce que l’on ne souhaite pas à son bifteck, est-il bien raisonnable de le faire subir aux femmes ?

 

Et aux hommes, par voie de conséquence.

 

Depuis quelques temps, Elisabeth Badinter explique que l’engouement pour le bio et la préservation de la planète est un terrain glissant pour les femmes. Sans doute pressent-elle confusément qu’il va être difficile de confiner le bio dans la cuisine, et qu’il viendra un jour frapper à la porte de la chambre à coucher.

 

Et alors, c’est un symbole majeur du féminisme et de la libération sexuelle qui risque de s’effondrer.

 

Source

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