Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Thomas JOLY

Nicolas Sarkozy contre le droit de vote des étrangers, il se fout de nous !

24 Novembre 2011, 10:53am

Publié par Thomas Joly

sarko2.jpgMercredi 23 novembre, devant les maires, Nicolas Sarkozy s'en est pris à la proposition de loi socialiste visant à autoriser les étrangers extra-européens à voter aux élections locales :

"Je crois depuis longtemps que le droit de voter et le droit d'être élu dans nos territoires doit demeurer un droit attaché à la nationalité française, étendue pour les élections municipales et européennes aux citoyens européens qui partagent avec nous une communauté de destin".

Depuis longtemps, cela signifie... depuis moins de 10 ans ! Dans son ouvrage "Libre" publié en 2001, Nicolas Sarkozy écrivait :

"J’avoue ne pas être outrageusement choqué par la perspective de voir des étrangers, y compris non communautaires, voter pour les scrutins cantonaux et municipaux. À compter du moment où ils paient des impôts, où ils respectent nos lois, où ils vivent sur notre territoire depuis un temps minimum, par exemple de cinq années, je ne vois pas au nom de quelle logique nous pourrions les empêcher de donner une appréciation sur la façon dont est organisé leur cadre de vie quotidien".

Vote algériensNon, en fait, "depuis longtemps" signifie, moins de 6 ans puisque le 25 octobre 2005, Nicolas Sarkozy déclarait Monde qu'il ne serait pas

"anormal qu'un étranger en situation régulière qui travaille, paie des impôts et réside depuis au moins 10 ans en France puisse voter aux élections municipales".

Pas du tout : "depuis longtemps", ce n'est pas plus de 5 ans, puisqu'en mars 2006, le futur candidat avait réaffirmé cette position en faveur du droit de vote des étrangers non communautaires aux élections locales.

 

pinocchioEncore mieux, on s'aperçoit que "depuis longtemps", c'est en fait, pas plus de 3 ans. En 2008, le chef de l'Etat s'était à nouveau dit favorable "à titre intellectuel" au vote des étrangers non européens aux élections locales "sur la base de la réciprocité", mais il avait ajouté n'avoir "pas de majorité pour faire passer" cette mesure.

 

Source

Commenter cet article