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Le blog politique de Thomas JOLY

Les chaînes (par Philippe Régniez)

19 Octobre 2010, 12:29pm

Publié par Thomas Joly

chaines-esclaves.jpgIls en redemandent !... Ils en redemandent !... On les leur fait miroiter comme l’absolu du progrès humain et social, comme une revanche prise sur les imperfections du Créateur, alors qu’elles ne sont que chaînes et boulets qui les empêchent de marcher.

 

Avant elles, rien. Avant elles, l’Homme n’en n’était pas vraiment un, pas plus que la vie sur terre. Imaginez un peu avec effroi la chose… un monde sans Sécurité sociale et sans Retraite, car, étant les deux branches du compas essentiel pour garder le cap, elles sont ce pour quoi l’on vit, ce pour quoi l’on travaille (Il en est même qui vont jusqu’à se moquer du Paradis de l’au-delà, tout en attendant leur retraite).

 

sieste-hamac.jpgRevenons aux bases : Le travail est une activité nécessaire, le travail est amour, le travail est utile au mental et au physique, pourquoi devrait-on arrêter de le pratiquer à une limite donnée par des inconnus ? Comme pour toutes choses, notre Etat socialisant prévoit et gère tout. L’individu n’a aucune marge de manœuvre, il ne peut faire des choix, il n’a plus de responsabilité, on lui a coupé les bras et les jambes, il avance sur des moignons qu’on lui répare au fur et à mesure gratuitement (gratuitement ?). Tout ce qui était épreuve humaine formatrice a été transformé en lois avilissantes, tout ce qui découle de l’ordre naturel a été catégorisé et coulé, comme du mauvais plomb, en des relations contre-nature (et, pour bien assurer la chose, on a fusillé dans le dos la famille, cette obligation et ce soutien). La retraite et la sécurité sociale créent un monde de galériens, de mendiants, d’irresponsables, de cadavres en sursis.

 

S-curit--sociale.jpgCelui qui vit sans la sécurité sociale, qui doit payer pour ses dépenses de santé, pour ses remèdes, fait autrement attention à ce qui lui arrive que celui qui peut dépenser sans compter en puisant dans un trou sans fond. Bien sûr, nous dira-t-on, car c’est la façon de raisonner de ce monde-ci, niez-vous les bienfaits de l’assistance médicale pour tous, pour les pauvres, les démunis ? Certes non, mais elle existait avant, elle avait pour nom charité, et, qu’elle fut d’ordre privé, étatique ou religieux, elle était organisée selon cette vertu, elle avait ses belles histoires et ses histoires horribles. On voudrait nous faire confondre progrès médical technique et sécurité sociale – droit à ce qui se fait de mieux en matière de médecine pour tous et à tout moment… raconte à tout un chacun le marchand de sable.

 

ados.jpgToujours est-il qu’avec ces deux rails qui accompagnent l’être humain du berceau jusqu’à la tombe, un monde faux est imposé. Les jeunes travaillent pour leurs vieux jours, mais savent-ils seulement avec ce monde qui ne colle plus avec la réalité ce qu’est la vieillesse ? Prévoir pour les jours où l’on ne pourra plus travailler est de la responsabilité de chacun, certains feront comme la fourmi, d’autres comme la cigale, mais ce seront eux au travers des épreuves et avec leurs moyens propres qui l’auront fait. L’absence de risques produit des amorphes sans ambition personnelle, des habitués de la petitesse. Aurions-nous eu les Pères blancs, les croisés, les colonisateurs, les héros et les modèles avec la retraite et la sécurité sociale ?

 

L’Homme d’aujourd’hui est fier, celui qui est issu de la révolution croit pouvoir tout dominer. Dans une certaine mesure, c’est vrai, ses réussites sont parfois impressionnantes, voire séduisantes, mais le prix à payer est exorbitant : il s’agit ni plus ni moins de ne plus avoir barre sur sa vie, de ne plus la mener avec la dignité et la liberté de l’homme qui est seul devant les tribulations, et qui, pour sa survie et celle de ceux qui dépendent de lui, doit faire les choix qui sont en accord avec un surnaturel qui lui est de loin supérieur.

 

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