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Le blog politique de Thomas JOLY

Les calbutes de la Ripouxblique (par Patrick Parment)

30 Avril 2010, 10:43am

Publié par Thomas Joly

pasqua1.jpgVoici de nombreuses années que Charles Pasqua est soupçonné de malversations diverses et variées. Cela fait des années aussi qu'il cultive les non-lieu. C'est que Charles Pasqua est un homme avisé et n'a rien d'un financier voyous qui s'en met plein les poches à la Bourse de New York ou d'ailleurs.

 

Charles Pasqua est surtout un politique qui connaît trop la valeur de l'argent pour mener à bien certaines opérations à but électoral et hautement lucratif. La carrière de Charles Pasqua parle pour lui. Du SAC aux plus hautes instances de l'Etat, il a toujours été et un militant convaincu et un homme de réseau sans qui un vulgaire Jacques Chirac ne serait arrivé à rien. Sauf que Chirac, peut-être à bonne école, a toujours su que l'argent était le nerf de la guerre pour réussir en politique. L'affaire Méry a levé un coin du voile sur les méthodes de l'ex-maire de Paris et calamiteux président de la République. Si un homme devait se retrouver devant les tribunaux c'est bien Jacques Chirac qui n'a même pas l'excuse d'une once de conviction à l'inverse d'un Pasqua souvent drapé dans un gaullisme un tantinet théâtral d'ailleurs.

 

Conseil-ministres-prison.gifCertes, me direz-vous ceci n'excuse pas cela. On pourrait d'ailleurs ajouter à ce tableau de famille la récente affaire de la vente d'armes au Pakistan qui met Edouard Balladur en valeur et pas sous son meilleur jour. Les socialistes ont aussi mangé leur pain noir avec l'affaire Urba-Gracco. Bref, tous sont passés à la moulinette de la justice... et peu son derrière les barreaux.

 

Condamner Pasqua, c'est au final condamner le système, démocratique celui-là et ses moeurs délétères. C'est la raison pour laquelle, on voit mal ce que pourrait craindre un tel énergumène, au-delà d'une condamnation de principe. Le mettre en taule à 83 ans quand tant d'autres sont encore en liberté... en ferait marrer plus d'un.

 

La morale de cette histoire, c'est que la démocratie c'est le vol comme dirait Proudhon. C'est la corruption permanente comme dirait Lénine, du haut en bas de l'échelle. Les journaux sont remplis de ces élus condamnés, dans le meilleur des cas, pour « abus de biens sociaux ». Que dire de tous ces ténors qui nous promettent la Lune en tapant dans la caisse du contribuable, ce cochon de payant que l'on ne cesse de saigner en toute impunité. Entre le mec qui met les mains dans la confiture et l'énarque qui déconne complètement avec les comptes de la nation - souvenez-vous de Juppé alors Premier ministre ! - le citoyen empapaouté permanent et cocu magnifique n'a que son bulletin de vote pour dire qu'il en redemande. Vive la révolution.

 

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