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Le blog politique de Thomas JOLY

Le grand Rabbin avait un nègre et le nègre pompait… (par Marie Delarue)

5 Avril 2013, 09:50am

Publié par Thomas Joly

http://franck77.unblog.fr/files/2010/04/gillesbernheim.jpgIl a la mine triste, le regard battu sous son grand chapeau noir. Non, ce n’est pas Jérôme Cahuzac, c’est Gilles Bernheim, le grand rabbin de France, qui depuis son exil à Jérusalem se libère enfin du poids qui pèse sur sa sainte conscience. Il l’avait pourtant dit, juré, promis : « Je démens catégoriquement les allégations portées contre moi. Je n’ai pas, messieurs, je n’ai jamais plagié, ni maintenant, ni avant. » Poussé par le remords, il vient pourtant d’avouer dans un communiqué avoir pompé ici et là le contenu de ses Quarante méditations juives parues chez Stock en 2011. Boulevard Voltaire a imaginé une rencontre avec lui…


Monsieur le grand rabbin, voilà plusieurs semaines déjà que l’on vous accuse d’avoir nourri essentiellement vos Quarante méditations juives avec les Questions au judaïsme du philosophe Jean-François Lyotard. Jusqu’ici, vous niiez farouchement. Maintenant, vous avouez. Que s’est-il passé ?

J’ai été pris dans une spirale du mensonge et m’y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords. Penser que je pourrais éviter d’affronter un passé que je voulais considérer comme révolu était une faute inqualifiable. J’affronterai désormais cette réalité en toute transparence.

 

http://www.babelio.com/users/QUIZ_Le-plagiat-et-les-negres-litteraires_6306.jpegVous êtes sûr qu’elle est de vous cette tirade ? Attention, monsieur le rabbin, ne poussez pas trop loin la mezouza

Vous mettez ma parole en doute ?

 

Passons… À ceux qui vous questionnaient sur la manière dont vous avez écrit cet ouvrage, vous avez récemment répondu avoir travaillé la nuit : « Être grand rabbin de France, c’est être soumis à une très grande urgence de l’action, et l’écriture exige une patience en la réflexion. Vous ne pouvez pas être dans l’urgence et dans la patience en même temps [...], d’où la nécessité de prendre ce temps hors du temps, la nuit », disiez-vous. Aujourd’hui, vous avouez que votre nuit était un nègre. Est-ce une réalité ou bien une métaphore ?

C’est la nuit de l’homme, le doute. Ma vie professionnelle est un esclavage. J’ai pris un nègre pour me libérer et mon nègre m’a trompé à l’insu de mon plein gré. Il a pompé la chose et l’a pompée gaiement. Je n’en suis pas coupable, mais j’en assume la responsabilité. Lire la suite

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