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Le blog politique de Thomas JOLY

Le chèque scolaire a-t-il une chance dans un pays dirigiste ?

16 Avril 2012, 07:25am

Publié par Thomas Joly

Ecoliers.jpgSur l'échiquier politique, le Parti de la France est le seul à proposer désormais l'institution du "chèque scolaire", moyen privilégié pour garantir aux familles le libre choix dans l'éducation de leurs enfants.

 

Cette liberté constitue, rappelons le, d'un des trois points non négociables proposés par le pape Benoit XVI pour permettre aux électeurs de choisir leur candidat (les deux autres étant, le respect de la vie humaine de la conception à la mort naturelle et la défense de la famille naturelle fondée sur le mariage d'un homme et d'une femme, ces deux points figurant également dans le programme du PDF).

 

mamouth-ecrase-ecoliers.jpgIl semble contradictoire que notre société « moderne » défende à grand renfort de propagande en faveur de la contraception et l'avortement (et ceci dès le plus jeune âge) le libre choix d'avoir ou de ne pas avoir un enfant, mais refuse de façon quasi systématique aux parents de cet enfant « librement choisi » la possibilité de décider pour lui la meilleure éducation en conformité à leurs valeurs humaines ou religieuses.

 

Jacques Bichot, économiste, professeur émérite à l’université Lyon 3 explique sur Contrepoints pourquoi le chèque scolaire est la solution qui permettrait à la libre entreprise pédagogique de concurrencer à armes égales l’administration pédagogique qu’est l’Éducation nationale.

 

Au pays de la carte scolaire, la liberté de choix de l’école par les familles est vaille que vaille assurée par l’existence d’établissements dits « libres » qui produisent un petit quart de l’enseignement des premier et second degrés.

 

Sud-Education.jpgPourquoi « dits » libres ? Parce que ces institutions vivent très majoritairement grâce à un contrat léonin passé avec l’État : celui-ci prend en charge les salaires de leurs enseignants, mais en contrepartie leur impose des règles de fonctionnement calquées sur celles de leurs homologues publiques. La liberté de ces établissements « sous contrat » est donc limitée, qu’il s’agisse des programmes, des méthodes pédagogiques ou des équipes.

 

Certains d’entre eux envient les rares adeptes du loup de Jean de La Fontaine, qui ne portent aucun collier ; mais la maxime « point de franche lippée, tout à la pointe de l’épée » leur ferait perdre la plus grosse partie de leurs effectifs ; de nombreux enfants et adolescents seraient privés de services éducatifs qui leur conviennent mieux que ceux des établissements publics situés à proximité ; ils conservent donc le collier de la sujétion. Lire la suite

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