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Le blog politique de Thomas JOLY

La Marche pour la vie, c’était aussi la marche pour la France (par Gabrielle Cluzel)

20 Janvier 2014, 08:43am

Publié par Thomas Joly

http://lesalonbeige.blogs.com/.a/6a00d83451619c69e201a51121a9da970c-350wi« Libre d’être contre l’IVG », pouvait-on lire sur la première banderole. Oui, sera-t-on encore libre demain d’être contre l’IVG ? C’est la question que posait hier au gouvernement, entre Denfert-Rochereau et les Invalides, l’immense cortège de la « Marche pour la vie ». Ils étaient 45.000 selon les organisateurs, 16.000 selon la police… Entre 200 et 300 d’après i-télé. Les mensonges, c’est comme tout, il faut rester quand même dans la modération, sinon on finit par saloper le boulot.

 

A en croire la presse, les anti-IVG français, forts de l’exemple espagnol et dopés par le phénomène LMPT, auraient repris du poil de la bête, et décidé d’en remettre une louche sur une loi vieille de bientôt 40 ans. Bien sûr, la Marche pour la Vie était cette année aux couleurs de l’Espagne. Naturellement, l’affluence record de cette neuvième édition confirme le réveil d’une certaine France. Sans doute, l’extrême jeunesse des manifestants et les happenings des « hommen » prouvent que la magie du mouvement de l’an passé continue plus que jamais d’opérer. Peut-être la présence de quelques évêques tend-elle à montrer que l’Eglise de France n’a plus si peur de son ombre.

 

avortement poubelleMais la vérité est ailleurs. La vérité est que, comme d’habitude, le gouvernement a lui-même déterré la hache de guerre : ce 20 janvier, deux amendements à la loi Veil, inclus dans le projet de loi sur l’égalité hommes-femmes, seront débattus à l’assemblée. Comme deux battants d’une immense porte : l’un d’entre eux prévoit de ne plus subordonner l’avortement à une « situation de détresse », l’autre d’élargir le délit d’entrave à l’IVG aux « pressions psychologiques ». Sera-t-on encore libre demain d’être contre l’IVG ? Il est probable que non. Sera-t-on encore libre demain de dire simplement ce qu’est l’IVG ? Il est probable que non. Alors il est urgent de le dire aujourd’hui. Rappeler simplement l’évidence.

 

Il faut dire par exemple, comme l’a fait Jean-Marie Le Mené (président de la Fondation Lejeune) au Grand Journal de Canal Plus, vendredi soir, qu’une IVG fait mourir un être avant sa naissance. Une lapalissade scientifique. Pourtant la journaliste Babeth Lemoine lui rétorque « qu’il n’y a pas de vie in utero ». Sans rire. Dans le plus grand sérieux. Sans que, sur le plateau, personne n’émette une objection. Ah bon. Ces battements de cœur devaient être des gargouillis intestinaux, alors ? Et l’on se moque d’une Eglise obscurantiste qui aurait soutenu à Galilée que la Terre n’était pas ronde ?

 

http://media.rtl.fr/online/image/2014/0119/7768976459_entre-16-000-police-et-40-000-organisateurs-personnes-ont-defile-a-paris-a-l-occasion-de-la-marche-pour-la-vie-dimanche-19-janvier-2014.jpgIl faut dire aussi que ce qu’ils appellent de la « pression » n’est que de l’information. Les femmes, petits êtres irresponsables, devraient décider sans savoir ? Etre maintenues dans l’ignorance de ce qui se passe dans leur corps de peur qu’elles ne changent d’avis ?

 

Il faut dire enfin, comme l’a rappelé Cécile Edel, organisatrice de cette Marche pour la Vie, que pour les pauvres filles seules et enceintes qui reculeraient, l’Etat ne prévoit rien. Aucune structure, aucune aide, aucune écoute. Le choix, c’est IVG ou IVG.

 

http://2.bp.blogspot.com/_SKUaYYRAygI/S6-6hD3ExXI/AAAAAAAAAtg/3WGrL5mNYWc/s400/nouvelle-france.gifIl faut le dire comme l’ont fait ces manifestants, sereinement et sans juger, tant qu’on peut encore le faire. Pas par conviction. Par honnêteté. Parce que c’est une réalité objective.

 

Et pour être honnête jusqu’au bout, il faut aussi dire que l’enjeu pour notre pays n’est pas seulement moral, ou « sociétal ». Il est démographique. La nature a horreur du vide. Certains qui s’échinent aujourd’hui à dénoncer le grand remplacement, à l’exclusion de tout autre combat, devraient y réfléchir. Car cela aussi c’est une réalité objective. La marche pour la vie de dimanche, c’était aussi la marche pour la France.

 

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