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Le blog politique de Thomas JOLY

L’ennemi n°1 des abeilles ? L’Union Européenne ! (par Robert Ménard)

22 Février 2013, 09:49am

Publié par Thomas Joly

http://www.welovegreen.fr/wp-content/uploads/2012/09/abeille-miel1.jpgVoilà l’exemple même du combat d’un David contre un Goliath. En l’occurrence, celui de mes amis les apiculteurs contre l’horreur bureaucratique bruxelloise. Eh oui, les eurocrates ont encore frappé. Cette fois, dans leur collimateur, le miel. Ce produit, incarnation même de la nature et de ses bienfaits, pourrait se retrouver, si l’on ne contrecarre pas rapidement les délires communautaires, dans la catégorie du tout-venant, du n’importe quoi, qui vous inspire la même confiance qu’une barquette de Findus.

 

De quoi s’agit-il ? Accrochez-vous, c’est un peu tortueux, à la manière de la logique européenne. La Commission s’apprête en effet à modifier les règles d’étiquetage du miel afin de ne plus avoir à préciser si celui-ci contient ou pas… des OGM ! Et tout cela, au nom de la « régularisation des flux commerciaux ». Derrière ce jargon incompréhensible, il s’agit, pour nos bureaucrates, de contourner un arrêt de la Cour de justice de l’Union européenne qui, en septembre 2011, avait conclu que le miel d’un apiculteur bavarois n’était pas commercialisable parce que contenant plus de 0,9 % de pollen contaminé par des OGM. Or la réglementation prévoit que ce seuil dépassé, il est obligatoire de préciser la mention « OGM » sur l’emballage. Pas du meilleur effet sur un pot de miel, vous en conviendrez…

 

http://media.paperblog.fr/i/417/4174491/ue-miel-contamine-ogm-devrait-recevoir-autori-L-_MeFT_.jpegQuand on sait que 40 % du miel consommé en Europe est importé – principalement de Chine et d’Argentine – on comprend le lobbying d’enfer de ces pays qui ne veulent pas qu’on aille regarder de plus près le taux d’OGM contenu dans les récoltes de leurs abeilles ! Du coup, au nom de la « levée de toutes les restrictions commerciales », la Commission essaie de contourner cette décision de justice en jouant sur les mots. Il ne s’agirait pas de 0,9 % de la totalité du miel mais de 0,9 % du seul pollen qui serait un simple « ingrédient » et non un « constituant naturel »… J’arrête là mais vous avez compris : on noie le poisson comme on peut.

 

Du côté des associations, des syndicats, des regroupements, des amis des apiculteurs, on ne l’entend pas de cette oreille. On veut de la clarté. Que le consommateur sache ce qu’il mange – c’est d’actualité. On veut défendre le miel, votre miel, mon miel. On pétitionne, on écrit au ministre. On manifestera si nécessaire.

 

Vous n’avez pas tout compris des méandres bruxellois ? C’est fort possible. Je m’y perds aussi. Mais si, demain, sur un marché, vous rencontrez un apiculteur qui vous tend un texte à signer, faites-lui confiance, n’hésitez pas. On ne va pas encore une fois se laisser faire !

 

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