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Le blog politique de Thomas JOLY

Ils ont 20 ans et pleurent déjà pour leur retraite (par Marie Delarue)

12 Septembre 2013, 07:50am

Publié par Thomas Joly

http://cdn.bvoltaire.fr/media/2013/09/retraite-jeunes.jpgMardi, les Français défilaient dans les rues contre la réformicule de monsieur Hollande. Après avoir déconstruit la réformette de son prédécesseur pour satisfaire son électorat, voilà que notre Président, acculé par la crise, l’air du temps et surtout la santé insolente des Français du quatrième âge qui cavalent allègrement vers le siècle, s’est vu contraint d’en rajouter une couche. Oh, ben mince ! Il n’est pas du genre à prendre des risques électoraux, notre tout mou. C’est bien pour cela d’ailleurs qu’il bombe le torse et donne des coups de son triple menton à l’international. Ce n’est pas ici qu’on va voir ce qu’on va voir.

 

On y va donc tout doux : six mois par-ci, un trimestre par-là. Les régimes spéciaux ? Vous n’y songez pas ! Réformicule, vous dit-on. Du coup, les effectifs de mardi étaient clairsemés : 155.000 en 170 cortèges, dit le ministère de l’Intérieur. Entre 300.000 et 500.000, disent les syndicats. Qu’importe : la réforme de Sarkozy avait mis entre 1,2 million (chiffres police) et 3,5 millions (syndicats) de personnes dans les rues. Normal, d’une certaine manière : la gauche qui défile est aussi au pouvoir, alors forcément…

 

http://rafjam.blogspirit.com/images/medium_GROUND.02.jpgLe plus ahurissant, dans les cortèges de ce mardi, c’était les jeunes. Relativement nombreux. Des mômes qui, à peine sortis du lycée, ont pour préoccupation leur retraite. Persuadés de vivre les heures les plus sombres de l’histoire de France, ils demandent à la mère patrie – dont ils conchient allègrement le drapeau et les institutions le reste du temps – de les materner jusqu’au seuil de la mort. Déjà, ils ont obtenu le « revenu étudiant », puis des facilités sur le logement, la mutuelle… Voilà maintenant qu’ils défilent pour réclamer la prise en compte de leurs années d’études dans le calcul des points de retraite.

 

Mais dans quel pays vivons-nous ? Qu’est-ce que cette France où, à 20 ans, on a comme préoccupation majeure ses points de retraite ? Où, à chaque concours du niveau zéro de la fonction publique, se précipitent des milliers de Bac+4 qui rêvent d’une vie de fonctionnaire pépère en attendant l’heure d’enfiler ses pantoufles ?

 

CAFIls devraient regarder autour d’eux, tous ces blancs-becs en pâte à nouille. Demain, ils vont avoir à se frotter à des populations arrivées ici en caleçon pour les plus chanceuses. Des gens qui auront bravé tous les dangers pour venir échouer sur l’une de nos plages ou le quai d’une gare sans un sou en poche et la misère aux fesses. Des gens prêts à tout pour s’en sortir parce que le pire ici est encore mieux que le meilleur chez eux.

 

Ils auront bonne mine, alors, tous ces jeunes en perpétuelle demande de maternage, ces « préretraités » dès la sortie de l’école, déjà vieux dans la tête. Ils ne le savent même pas : ils sont mûrs à point pour le Grand Remplacement.

 

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