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Le blog politique de Thomas JOLY

Guéant : 10.000 euros par mois in the pocket (par Robert Ménard)

11 Juin 2013, 07:57am

Publié par Thomas Joly

http://francaisdefrance.files.wordpress.com/2012/02/gueant.jpgJe ne sais comment il faut le dire pour ne pas paraître grossier, mais Claude Guéant est bel et bien un menteur qui, en plus, nous prend pour des imbéciles. Alors qu’il avait interdit, lorsqu’il était le patron de la police en 1998, de puiser dans les frais de police pour verser des primes, ne vient-on pas d’apprendre qu’il a empoché quelque 10.000 euros par mois « en provenance des frais d’enquête et de surveillance » entre mai 2002 et l’été 2004 !

 

Eh oui : directeur du cabinet du ministre de l’Intérieur, ces primes lui étaient versées en liquide, n’apparaissaient donc pas sur ses feuilles de salaire mais, ajoute-t-il, comme pour faire passer la pilule, « étaient inscrites au budget du ministère et [...] évidemment connues des services fiscaux ». Voilà qui va nous rassurer.

 

corruption 1De quoi, vous l’aurez compris, acheter, toujours en liquide, ces différents « appareils ménagers » dont on avait découvert les factures lors d’une perquisition à son domicile. Et, pourquoi pas, ces deux tableaux de maître revendus 500.000 euros en 2008 « à un confrère avocat »… Claude Guéant a le sens des affaires.

 

Ainsi donc, ceux qui sont censés faire respecter la loi la violent allègrement quand il s’agit d’arrondir leurs fins de mois. Une pratique qui, nous apprennent les enquêtes menées par l’inspection générale de l’administration (IGA) et l’IGPN, la « police des polices », avait été abolie le 1er janvier 2002 mais « rétablie » dès… le mois de mai de la même année !

 

http://photo.europe1.fr/infos/politique/gueant-sarkozy/23656467-1-fre-FR/gueant-sarkozy_mainstory2.jpgEt puis, encore une remarque. Ces sommes étaient puisées dans les fonds réservés normalement aux « frais d’enquête et de surveillance ». Autant dire que tout cela se faisait au détriment du travail de nos policiers. En clair, de notre sécurité. Un mot, la « sécurité », que le ministre de l’Intérieur de l’époque, un certain Nicolas Sarkozy, avait à la bouche du matin au soir et du soir au matin. Mais qui passait au second plan quand il s’agissait du confort de son directeur de cabinet.

 

Des menteurs, vous dis-je.

 

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