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Le blog politique de Thomas JOLY

Quand M. Woerth nous taquine… (par Patrick Parment)

1 Septembre 2009, 07:34am

Publié par Thomas Joly

Le ministre du Budget, Eric Woerth, exhibe soudain sous notre nez les noms de 3 000 personnes possédant des avoirs dissimulés dans les paradis fiscaux. Ce chiffre est une estimation, car elles seraient nettement plus nombreuses. Certes, me direz-vous, au regard de la démagogie politique, ce genre de mesure fait toujours bon effet auprès du mec qui gagne le Smic, mais, au regard d’une politique économique dont ce ministre se veut l’expression, je trouve ça un tantinet démagogique.

 

D’une part, parce qu’il y a forcément quelques raisons d’aller planquer son fric ailleurs que dans l’Hexagone. Je ne vais prendre qu’un seul – et mauvais – exemple : Johnny Hallyday. Notre Johnny national, qu’on l’aime ou non, mouille sa chemise depuis des décennies dans tous ses spectacles. Il ne s’économise guère et son turbin nourrit une flopée de mecs, à commencer par son producteur. Et l’Etat vient lui piquer 65% de ses gains. Je comprends parfaitement qu’il se soit barré en Suisse. Il n’est pas le seul, d’ailleurs.

 

Mieux vaut flinguer, me direz-vous, le trader qui s’enrichit à bon compte. Vrai. Sauf que notre trader connaît toutes les combines.

 

Deuxio, si les mecs planquent leur fric ainsi, c’est bien qu’il existe des combines que l’Etat n’est tout de même pas censé ignorer. Et si cela est, c’est bien que l’Etat a lui aussi recours à ces paradis fiscaux pour monter ses petites magouilles à l’ombre du contribuable en fleur. Me tromperai-je ?

 

La bonne question est donc : pour quelles raisons les « riches » vont planquer leur pognon ailleurs que dans l’Hexagone ? D'autant que, je l'apprends dans le même temps, nos banques font de jolis bénéfices avec les frais financiers. Je suppute, je subodore, je suppose car je n’y connais rien en ingénierie financière. Nos banquiers, invités récemment chez Sarko, avaient plutôt la mine réjouie en sortant du raout. Pas si efficace que ça, le petit Nicolas ?

 

Par ailleurs, avec la crise, on a appris que la BNP, une des premières banques mondiales, avait investi un paquet de fric dans les paradis fiscaux où elle s’adonne, à l’ombre de Bercy, à quelques juteux trafics divers et variés. T’es pas au courant, Woerth ?

 

C'est un bizarre monsieur Woerth, il veut nous faire croire à la moralisation des finances en général et des publiques en particulier ! Mais on n’y croit pas une seule seconde. Mon cher Eric, le costume de clown vous va mieux. Remettez-le.

 

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