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Le blog politique de Thomas JOLY

Fernand Le Rachinel soutient Carl Lang

20 Mars 2009, 10:37am

Publié par Thomas Joly

Pourriez-vous vous présenter ?

Apprenti à l'âge de 14 ans, puis maître-imprimeur, reconnu à deux reprises lauréat national du travail et Meilleur Ouvrier de France, j'ai créé et développé une trentaine d'entreprises. C'est en 1980 que je rencontre Jean-Marie Le Pen et que je m'engage à ses côtés dans le combat national. Je n'ai jamais failli dans ce combat et par amitié pour le président du Front national je fus, à chaque grand rendez-vous électoral, son principal et parfois unique bailleur de fonds afin de permettre à des milliers de candidats du FN de se présenter aux élections locales, régionales, législatives, européennes et même pour le président lui même à la présidentielle.


Plusieurs fois élu, d'abord sans étiquette, j'ai siégé au Conseil général de la Manche entre 1979 et 2001 : quatre mandats, toujours élu au premier tour dont un à 83% des votants (canton de Canisy) et au Conseil régional entre 1986 et 2006. Je suis entré au Parlement européen une première fois en 1994 pour 5 ans puis, de nouveau, en 2004.


Avec regret, je quitte le Front national en octobre 2008 à la suite d'un différend et d'un contentieux financier. J'avais prêté 7 millions d'euros que j'avais empruntés moi-même en hypothéquant mes biens personnels. Non seulement on refusait de respecter les engagements pris, mais en plus j'étais accusé par Marine Le Pen et son entourage de tous les maux. Estimant que les méthodes utilisées contre moi étaient indignes d'un mouvement respectable et déplorant que Jean-Marie Le Pen ait cautionné tous ces agissements, j'ai démissionné.


Pourquoi êtes-vous candidat aux européennes de Juin 2009 ?


Considérant que la confiance personnelle que j'avais placée en Jean-Marie Le Pen était trahie, je ne me sentais plus dès lors lié par un quelconque engagement à l'égard du Front national. Il se trouve par ailleurs que je déplore l'évolution politique du FN et ce, depuis la campagne de la présidentielle en 2007 dirigée par Marine Le Pen. Cette dernière n'a réussi qu'une seule chose : "délepéniser" Le Pen au moment où un Nicolas Sarkozy défendait sans complexe les thèmes de prédilection de Jean-Marie Le Pen : la sécurité et l'immigration. C'est comme si nous avions mis une pancarte sur notre mouvement : "terrain à vendre". Résultat : beaucoup d'électeurs du Front national comme moi se sont sentis abandonnés et trahis et c'est tout naturellement que j'ai suivi Carl Lang lorsque lui aussi s'est trouvé évincé des instances dirigeantes du Front national par la nouvelle vice-présidente exécutive. En effet, élu à la fois au Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais et au Parlement européen, il devait contrarier les plans de carrière de Marine Le Pen.


Pourquoi vous engagez-vous derrière Carl Lang ?


Carl Lang propose une démarche nouvelle, ouverte à tous les déçus, les exclus et les militants de la droite nationale. Il nous offre de nouveau, à tous, une perspective politique électorale, une perspective de renouveau, de rassemblement et de retour aux valeurs nationales, morales, identitaires et chrétiennes qui sont les nôtres. Son discours est clair et sans ambiguïtés depuis des années : être au service de la France et des Français d'abord !


Carl Lang est non seulement un ami et un collègue au Parlement européen, mais c'est aussi un homme courageux et fidèle en amitié et dans ses idées. Il est juste et droit, scrupuleux et même quelque fois trop ! Par ailleurs, j'ai toujours dit que mis à part Jean-Marie Le Pen, celui qui avait les qualités d'anticipation des événements et les meilleures analyses politiques était Carl Lang. C'est là un don que j'ai pu vérifier à plusieurs reprises et qu'il partage avec Jean-Marie Le Pen. Bien sûr mon jugement n'enlève rien à d'autres dirigeants au talent certain, bien au contraire. Les hommes sont complémentaires dans une telle aventure.


Voilà pourquoi dans cette perspective de renouveau et dans ces moments où la France et les Français traversent une crise sociale, économique et humaine sans précédent, nous devons plus que jamais nous réorganiser et repartir ensemble, rassemblés et confiants.

 

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