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Le blog politique de Thomas JOLY

Nice, le massacre qu’ils aimeraient oublier

14 Décembre 2022, 06:08am

Publié par Thomas Joly

Le 14 juillet 2016, après le feu d'artifice, un camion fou force les barrages, fonce dans la foule sur la promenade des Anglais de Nice, zigzague et emprunte de préférence les trottoirs noirs de monde. Il parcourra 1,7 km avant d’être stoppé par les tirs de la police. Au volant, Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, un Tunisien de 31 ans, résident en France depuis 11 ans.

Ce 13 décembre, à deux semaines d’un Noël que les 86 victimes ne fêteront pas, la cour d'assises spéciale de Paris a reconnu coupables les huit accusés et les a condamnés à des peines allant de deux à dix-huit ans de prison. Deux complices, Chokri Chafroud, Tunisien de 43 ans arrivé en France à l'été 2015, et Mohamed Ghraieb, Franco-Tunisien de 47 ans, ami d'enfance de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, sont condamnés à 18 ans de réclusion criminelle pour association de malfaiteurs terroriste. Ghraieb comparaissait libre sous contrôle judiciaire : il a été placé en détention à l'issue de l'audience.

Les avocats des condamnés se scandalisent de la sévérité de la peine. Les parties civiles et les plus de 450 blessés sont soulagés. « On voulait nous faire croire que Mohamed Lahouaiej-Bouhlel aurait agi en loup solitaire, or ce n'est pas le cas », réagit David Rebibou, avocat du barreau de Nice qui représente plusieurs parties civiles, cité par Franceinfotv.

Cet attentat est aussi horrible que médiatiquement discret, bien plus discret que celui du Bataclan. Peut-être parce que son auteur, terroriste islamiste sans le moindre doute, ne semble pas lié à une organisation internationale. Peut-être parce que Nice est loin de Paris, où travaillent la plupart des journalistes. Peut-être parce que seuls les journalistes locaux ont vu les images de fin du monde de ce massacre des innocents. Peut-être parce que le bilan de ce 14 Juillet est insoutenable et traumatisant, plus encore que celui, terrible, du Bataclan. Peut-être parce qu'il accuse lui aussi notre politique d'immigration folle.

Car à Nice, la liste des victimes compte des vieillards, des mères et pères de famille, des touristes, des jeunes mais aussi des enfants. Beaucoup d’enfants. Comme Kilian, 4 ans, décédé à l’hôpital, sa mère a elle aussi expiré. Comme Yanis, 4 ans et demi, venu de Grenoble avec ses parents quelques années auparavant. Comme Laura, 16 ans, une lycéenne niçoise. Comme cette mère et sa fille de 6 ans. Comme cette jeune mère de deux enfants de 6 et 12 ans. Comme André, 17 ans, Ludovic, 15 ans, Mehdi, 13 ans, Yanis, 8 ans, Léana, 2 ans et son cousin de 8 ans, comme Annie, 12 ans.

Ces morts, la France hors Nice les a oubliés. Ils n’ont pourtant pas disparu sur un coup de pas de chance. Comme Lola, ils font partie de la longue liste des victimes d’un immigré de fraîche date. Ils sont les victimes de l’islamisme et de sa cause : l’immigration incontrôlée, tolérée, souhaitée, organisée par certains activistes en France. Ils sont aussi les victimes de ces Français, disons-le, qui n’ont pas osé voter contre le mondialisme et son dogme migratoire, qui ont cru aux vaines promesses et aux oukases des marchands d'illusions. La justice est passée. Les causes du drame demeurent.

Marc Baudriller

Source : http://bvoltaire.fr

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