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Le blog politique de Thomas JOLY

Les injures et le mépris dans l’audiovisuel public ? #PasAvecMaRedevance !

15 Février 2022, 12:16pm

Publié par Thomas Joly

En 2017, la redevance a rapporté 3,2 milliards d’euros à l’État. Si vous avez chez vous la boîte magique, vous paierez, en 2022, une « contribution à l’audiovisuel public » de 138 euros ; 88 si vous habitez l’outre-mer.

Pour ce prix-là, les Français seraient en droit d’attendre que les radios et les télévisions d’État soient respectueuses de ceux qui les financent. Hélas, les antennes publiques sont depuis longtemps devenues des boîtes militantes qui servent des causes plus qu’elles n’informent. C’est si flagrant que la question s’est invitée dans la campagne électorale et certains candidats – notamment Marine Le Pen et Éric Zemmour – souhaitent privatiser l’audiovisuel public.

Les exemples abondent, et si un Aphatie peut se permettre d’injurier les soutiens d’Éric Zemmour (ils  « puent un peu des pieds »), puisqu’il sévit sur une chaîne privée (LCI), il en va autrement d’une Sophia Aram – un exemple parmi tant –, chroniqueuse-animatrice-humoriste sur France Inter, radio d’État. Sa dernière cible : les Convois de la liberté, qu’elle a rebaptisés, sur Twitter, en « convois des Teubés ». Dans une analyse où s’exprime toute la finesse de son talent, elle écrit : « Je vois des cons, mais je ne vois pas la liberté », avant d’en remettre une couche, quelques jours plus tard, à propos de « ce curieux attelage venu sucer le pot des antivax-à-moteur à deux mois d'une élection... », histoire de stigmatiser les politiques qui soutiennent le mouvement.

Sophia Aram est sur France Inter depuis 2002, c’est dire que les Français teubés, bas de plafond et sentant le pâté la financent depuis vingt ans. Qu’importe. En 2011, elle traitait les électeurs du Front national de « gros cons », ce qui valut quand même à la station un rappel du CSA. Embauchée par France2 à la rentrée 2013 pour un talk-show quotidien, elle n’y passa pas Noël, tant ses audiences étaient nulles. Qu’importe, là encore, elle reste sur le service public où elle creuse l’ornière de la bien-pensance. Ses sujets d’inspiration et les personnages de ses spectacles sont sans surprise : Éric Zemmour, Marion Maréchal, Carla Bruni ou Penelope Fillon, et, pour la « fiction », Ludovine de La Malbaise, militante de la Manif pour tous

C’est pour elle et ses semblables qu’Arthur Monnet et son collectif citoyen lancent la pétition #PasAvecMaRedevance. Particulièrement visée, la chaîne numérique France TV Slash (créée en février 2018) et ses publications sur Instagram destinées à « informer » un public jeune.

Alerté par un épisode de DataGueule, Arthur Monnet découvre « une ligne éditoriale militante, partiale, qui manquait à nombre de ses missions de service public », comme il le confie au Point. Plus de 3.000 publications sont passées au peigne fin, et voilà le courrier qu’il a adressé aux autorités concernées :

« Nous, simples citoyens et contribuables - et de ce fait cofinanceurs et bénéficiaires de France Télévisions - constatons depuis des années avec consternation que le service France TV Slash multiplie les violations des règles juridiques et déontologiques qui encadrent sa mission d’intérêt général de service public audiovisuel.
Nous avons analysé la totalité du contenu publié par France TV Slash sur Instagram
[…] et regrettons de constater que rarement les devoirs de pluralisme, d’impartialité politique et d’exemplarité journalistique du service public n’ont été aussi malmenés. […] Il faut que cela cesse. France Télévisions ne peut pas continuer à financer avec l’argent public un outil militant et politique. ».

Rappelant au passage que « les journalistes de France Télévisions doivent “éviter d’exprimer une opinion politique dans un cadre professionnel” selon votre Charte d’éthique de 2017 », il conclut : « Si les opinions de millions de Français continuent d'être méprisées, il ne faudra pas s'étonner que des tendances politiques décident de supprimer la redevance. »

Marie Delarue

Source : http://bvoltaire.fr

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