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Le blog politique de Thomas JOLY

Quand Ikea fait de la discrimination anti-française à l'embauche au profit de pseudo-réfugiés

8 Novembre 2021, 06:21am

Publié par Thomas Joly

KEA recherche quinze personnes pour une formation rémunérée afin devenir préparateur(rice) (sic) ou cariste en CDD ou CDI dans un dépôt de l’enseigne scandinave situé à Châtres, en Seine-et-Marne. Conditions requises ?

Primo : être inscrit à Pôle emploi. Rien à dire jusque-là.

Secundo : être réfugié ou bénéficiaire de la protection subsidiaire (statut accordé à un étranger qui ne peut recevoir celui de réfugié mais qui, en revanche, peut prouver qu’il est exposé dans son pays à certains risques : peine de mort, par exemple). Donc, logiquement, si vous êtes un Français lambda qui aspirerait à devenir cariste après des années de galère à faire des petits boulots ou de chômage, ce n’est pas la peine d’envoyer votre CV. Idem si vous habitez en plein milieu de la Brie et que vous avez assez de faire des heures de bagnole chaque jour pour aller bosser de l’autre côté de Paris. Mais on imagine qu’il ne faut surtout pas appeler cela de la discrimination. Donc, ce twittos n’a rien compris : « Donner la chance à des réfugiés de trouver une formation, c’est très bien, par contre, empêcher les Français de postuler c’est vraiment honteux. »

Tertio : avoir un niveau de français A2 minimum. Le minimum que l’on puisse attendre de quelqu’un qui travaille en France. Le niveau A2, c’est, comme l’explique le site gouvernemental, « pouvoir communiquer lors de tâches simples et habituelles ne demandant qu’un échange d’informations simple et direct sur des sujets familiers et habituels ». Le b.a.-ba. Ce niveau de français est-il suffisant pour appréhender les questions de sécurité dans un métier non sans risque et soumis à des règles de sécurité draconiennes ? La question est posée, quand on voit que pour passer un permis CACES (certificat d’aptitude à la conduite en sécurité), on exige la maîtrise de la langue française. Mais passons.

Revenons à l’offre d’embauche d’IKEA. On découvre sur cette fiche que l’offre est faite en partenariat avec Pôle emploi et each One. D’ailleurs, pour toute question, il faut s’adresser à cet organisme. Qu’est-ce que each One ? Comme l’explique son site, « each One est une solution clé en main de recrutement et de formation, dédiée aux personnes réfugiées et nouveaux arrivants, qui fait de l’inclusion une expérience incroyable pour les entreprises et leurs équipes ». On y conçoit « des solutions RH qui révèlent tout le potentiel de la multiculturalité » et l’on explique aux entreprises qui seraient tentées de recruter des réfugiés tout le bénéfice que cela représente (une entreprise n’est pas une œuvre de charité) : « Selon une étude récente, les employés réfugiés ont un taux de rétention de 15 % plus élevé que leurs homologues non réfugiés. Augmentez votre productivité et votre capacité à innover ! Encourager les employés à la création d’un environnement inclusif permet de stimuler la performance et la collaboration au sein des équipes. Lorsqu’elles sont inclusives, elles augmentent de 20 % leur potentiel d’innovation et de 87 % leur pertinence commerciale dans leurs décisions. Renforcez votre marque employeur ! » La France étant une grande entreprise, on se demande pourquoi on ne pousse pas l’extrapolation de ces constats managériaux au plan national.

La démarche de each One, pour le compte d’IKEA, est soutenue par le gouvernement et un certain nombre de préfets comme celui des Bouches-du-Rhône ou de la région Île-de-France. Donc, faut-il en déduire que l’État soutient indirectement une démarche aux allures discriminatoires ? Car, comment qualifier autrement cette recherche, pour le même dépôt, qui ne doit pas compter des milliers de collaborateurs, de quinze personnes exclusivement réfugiées ? Exclure au nom de l’inclusion : très fort !

Georges Michel

Source : http://bvoltaire.fr

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