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Le blog politique de Thomas JOLY

Victoire de Biden, échec de Trump... À vrai dire, peu nous chaut

8 Novembre 2020, 11:02am

Publié par Thomas Joly

Sous réserve de l'issue des recours judiciaires présentés par le président sortant et des probables contestations, les progressistes américains ont donc gagné. Fin provisoire du lamentable spectacle donné en "direct-live planétaire" par la "plus grande démocratie du monde", panier de crabes paranoïaques et schizophrènes à la fois, dont les pinces écarlates se sont hélas depuis longtemps déjà refermés sur nos mœurs politiques, nos principes et nos comportements.

Exit Trump ! Une parenthèse se referme toujours. La gouvernance Trump en était une - faite de déclarations souvent  réjouissantes, voire jubilatoires mais qu'importe - et retour à la réalité institutionnelle américaine qui est celle, brutale, cynique, cupide, doctrinaire, impérialiste et totalitaire de l'État profond. Les choses ainsi seront beaucoup plus claires.

Si l'on se réfère à la doctrine des "indifférents" (ἀδιάφορα) et des "préférables" (προηγμένα ) chère à Zénon de Kition et aux stoïciens, la victoire du Président américain sortant ou celle de son concurrent démocrate, des stricts points de vue géopolitiques nationaux français et européens et de celui de notre intérêt national, était certes "indifférente", tant sont puissants les invariants de la diplomatie américaine et la force de ses tropismes universels appuyés sur sa vision wilsonnienne immuable et ses lois impérialistes  d'extraterritorialité.

Un succès de Trump aurait, en revanche, été "préférable" par le signal qui aurait été ainsi adressé à l'ensemble du monde occidental de la possibilité qu'ont les peuples enracinés de mettre à bas les élites autoproclamées et globalisées, de renverser la dictature du politiquement correct, de vaincre l'establishment, de faire bouger les lignes, de reprendre la parole, de retrouver leurs libertés et d'affirmer leur suprématie y compris face aux tentatives de déstabilisation d'une extrême gauche tentée de jouer la violence, l'immigration, la manipulation des minorités, et la rue.

Le monde moderne est ainsi fait que, même si nous le déplorons et savons qu'un jour la lumière viendra à nouveau de l'Europe, pour le moment c'est hélas encore depuis l'autre côté de l'Atlantique que soufflent les vents annonciateurs. Pour une fois, cela aurait pu être pour autre chose que pour le pire. C'est ce que savaient les suppôts du totalitarisme progressiste qui ont étalé sur les plateaux français des chaînes infos, dès jeudi soir, au fur et à mesure que les chances du candidat démocrate de l'emporter se précisaient, leur lâche soulagement, eux qui redoutaient plus que tout que dans les mois à venir une lame de fond ne suive une victoire du candidat républicain et traverse l'océan. Il en sera autrement et la gauche radicale américaine à qui Biden doit son installation à la Maison blanche pourra déverser ad libitum sa propagande à vocation mondiale, dispersant ainsi les illusions de certains qui avaient oublié que nous n'avons rien à attendre - rien et jamais - de Washington.

Que la victoire finale de Biden soit la conséquence de fraudes massives comme le fut jadis celle de Kennedy face à Nixon importe peu. Que Trump fasse de la résistance non plus... Biden sera président un temps avant que sa très gauchiste colistière, Kamela Harris ne prenne sa succession. Mais la supposée grande démocratie américaine vient de montrer son vrai visage. Pathétique et monstrueux.

L'avenir de la France et celui de l'Europe ne dépendent heureusement pas du choix des électeurs américains. Ne plaçons jamais nos espoirs en dehors de nous mêmes!

Le succès - très relatif - de Biden ne saurait pourtant pas masquer la réalité. Le système, de part et d'autre de l'Atlantique, s'il dispose encore de ressources et emploiera comme il vient de le faire toutes les ruses, toutes les fraudes et toutes les manigances pour se sauver, est agonisant, seulement maintenu en vie par auto-acharnement thérapeutique. S'il bouge encore, cela ne durera pas.

Il n'est pas trop tard pour faire en sorte que le coup de boutoir décisif vienne de France. Il ne viendra pas, en toute hypothèse, d'ailleurs que de l'Europe.

Jean-François Touzé - Délégué général du Parti de la France

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