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Le blog politique de Thomas JOLY

Hommage à 8 grands coloniaux qui ont fait l'Afrique

26 Juin 2020, 06:15am

Publié par Thomas Joly

Plutôt que de vouloir réviser l'Histoire de France et détruire nos symboles, les immigrés occupant notre pays feraient mieux de rendre hommage à ces quelques grands Français qui, par leur courage et leur volonté, ont permis que les peuplades africaines ne meurent plus de faim, qu’elles arrêtent de s’entretuer dans des guerres tribales, ou qu’elles cessent d’être massivement décimées par les maladies tropicales comme la malaria.

Commençons par celui qui donna son nom à la capitale du Tchad – Fort Lamy – avant qu’elle ne choisisse de s’appeler N’Djamena en 1973. François-Joseph Amédée Lamy : est né le 7 février 1858 à Mougins (06). Il est mort le 22 avril 1900 à Kousseri (Cameroun). Très jeune, il souhaite devenir soldat dans « la Coloniale ». Il entre à 10 ans au Prytanée militaire(2).

En 1879, il sort de Saint-Cyr avec le grade sous-lieutenant. Il est affecté au 1er Régiment de Tirailleurs Algériens, découvre l’Afrique saharienne et participe à la colonisation de la Tunisie.
En 1884, il part pour le Tonkin pour deux ans.

De retour à Alger en 1887, il est affecté auprès du général commandant la division d’Alger.

En 1893, il participe à la « Mission Le Châtelier », qui étudie la possibilité d’un tracé d’une voie de chemin de fer entre la côte méditerranéenne et Brazzaville. À cette occasion, Le Châtelier lui présente Fernand Foureau qui envisage de rallier Alger au Lac Tchad. Il va participer à cette mission qui prendra le nom de « Mission Foureau-Lamy ». C’est au cours de cette mission qu’il trouvera la mort lors des combats de Kousseri.

En son honneur, Émile Gentil donnera le nom de Lamy à la ville qu’il fonda sur la rive droite du Chari.
Fort-Lamy qui deviendra la capitale de Tchad (aujourd’hui N’Djamena).

Pierre Savorgnan de Brazza : il naît le 26 janvier 1852 à Castel Gandolfo (Italie) et meurt le 14 septembre 1905 à Dakar.

D’origine italienne, il vient à Paris et prépare le concours d’entrée à l’École Navale de Brest. Il en sort enseigne de vaisseau et embarque sur la « Jeanne d’Arc » pour l’Algérie.

Après la guerre de 1870, il est affecté sur la frégate « Vénus » qui fait régulièrement escale au Gabon.
En 1874, Brazza remonte deux fois le fleuve Ogooué et propose au gouvernement français l’exploration du bassin de l’Ogooué jusqu’à sa source. Il pense alors que le Congo et l’Ogooué ne font qu’un. Cette expédition va durer de 1875 à 1878.

La France autorise une deuxième mission, de 1879 à 1882, pour contrer les visées belges sur cette région de l’Afrique.

Brazza atteint le fleuve Congo en 1880. Il propose au roi Illoy Ier de placer son royaume sous la protection de la France. Illoy 1er accepte et signe un traité d’alliance, permettant ainsi l’établissement d’un comptoir français à Nkuna sur le fleuve Congo. Cet endroit deviendra Brazzaville.

En 1885, Brazza est nommé Commissaire général du Congo français.

En 1905, il est rappelé aux affaires et repart en inspection en Afrique. Mais sa santé décline, au retour de son inspection, il est contraint de débarquer à Dakar, atteint par de fortes fièvres.

Le 14 septembre 1905, il décède à six heures du soir.

Fernand Foureau : il est né le 17 octobre 1850 à Saint-Barbant (87) et décède à Paris le 17 janvier 1914.

Explorateur et géographe du Sahara, ses neuf expéditions entre 1888 et 1896, dans le Sud algérien, avaient également pour but d’étudier la possibilité de réaliser une voie de chemin de fer transsaharienne.

De 1898 à 1900, avec le commandant Lamy, il entreprend le voyage d’exploration, au départ de l’Algérie vers le Lac Tchad et poursuit depuis le Chari jusqu’à L’Oubangui et le fleuve Congo.

Fernand Foureau est titulaire de la Médaille d’or de la Royal Geographical Society de Londres, Commandeur de la Légion d’Honneur, Médaille Coloniale avec agrafe « Mission saharienne », Commandeur de l’Ordre du Dragon d’Annam, Commandeur de la Couronne de Belgique.

Il a été gouverneur de Mayotte et des Comores, puis, de 1908 à1913, gouverneur de la Martinique.

Émile Gentil : né le 4 avril 1806 à Volmunster (57), mort le 30 mars 1914 à Bordeaux (33).

Diplômé de l’École Navale, l’enseigne de vaisseau Émile Gentil est chargé d’une mission hydrographique au Gabon entre 1890 et 1892.

Il choisit ensuite d’intégrer l’administration coloniale.

Une première mission aura pour but de trouver une voie praticable entre le Gabon et le Tchad. Le 27 juillet 1895 débute la remontée du fleuve Congo avec le « Léon Blot », un petit vapeur démontable. Ce vapeur sera démonté et transporté à travers la forêt tropicale jusqu’au fleuve Oubangui. Le « Léon Blot » remis à flot, il remonte en partie l’Oubangui puis le Kemo, son affluent. Puis, à nouveau démonté le « Léon Blot » arrive enfin au Chari.

Paul Crampel : né le 17 novembre 1864 à Nancy et décédé le 9 avril 1891 au Dar Kouti (en République Centrafricaine) à l’âge de 27 ans.Après des études à Perigueux puis à Bordeaux, il est engagé comme secrétaire particulier de Pierre Savorgnan de Brazza. Il explore le nord du Congo en avril 1889.

Brazza le charge ensuite d’explorer le nord du bassin de l’Ogooué (qui prend sa source au Congo puis traverse le Gabon).

Crampel relèvera plus de 2.000 km d’itinéraires et signera de nombreux traités avec les chefs locaux.
En 1890, lui est confiée la mission de relier le Congo au Lac Tchad. Le 25 septembre 1890 la mission parvient dans l’Oubangui-Chari, à Bangui, alors la pointe extrême de l’occupation française.

Le 9 avril 1891, à l’âge de 27 ans, il est assassiné au Dar Kouti.

En mars 1897, Émile Gentil fonde le poste de Gribingui qui prendra le nom de Fort-Crampel en hommage à l’explorateur disparu.

Paul-François-Xavier Flatters : né le 16 septembre 1832 à Paris, mort le 16 février 1881 à Bir el-Garama dans le Sahara. Fils du sculpteur Jean-Jacques Flatters, Paul Flatters est admis au lycée de Laval en 1845 où il fait de brillantes études. Il sort de Saint-Cyr en 1853.

La France envisage d’établir une ligne de chemin de fer transsaharienne entre l’Algérie et le Niger. La mission d’étude et d’exploration sera confiée au lieutenant-colonel Flatters qui, le 5 mars 1880, part de Ouargla avec 39 hommes. Le manque de vivres et la menace des populations l’obligent à rebrousser chemin. Le chef touareg Ahitarel-ag-Mohamed-Biska refuse catégoriquement le passage d’une troupe armée sur son territoire. C’est un échec, mais Flatters décide de repartir. Le 4 décembre de la même année, il se met en marche vers le Sud saharien avec 93 hommes (dont 7 scientifiques), et 280 animaux : chevaux, chameaux et ânes. Pendant deux mois, la colonne progresse vers le Hoggar. Mais l’aventure s’arrêtera à Bir el-Garama. La mission est attaquée par les Touaregs Hoggar et Adjer. Tous les français sont tués. Une vingtaine d’indigènes arrivent à regagner Ouargla.

En 1903, Fort Flatters est fondé en hommage à l’explorateur.

Gustave Archambault : né le 20 juillet 1872 à Touvre (16), mort en mai 1899 à Bessou (Haut-Oubangui).

Il entre à Saint-Cyr en 1892, d’où il sort sous-lieutenant en 1894.

Le 15 septembre 1894, il est affecté au 2e Régiment d’Infanterie de Marine à Brest. Six mois plus tard, il embarque à Marseille à destination de Majunga, aujourd’hui Mahajanga.

Les troupes françaises vont conquérir la grande île : Madagascar.

Le 21 mai 1895, le « Château Yquem » arrive à Majunga. Une nouvelle vie va débuter pour le jeune sous-lieutenant ; il restera deux années sur l’île.

Fin 1896, la rébellion est presque réprimée. Rapatriable, Archambault, nommé lieutenant, arrive à Marseille le 23 juin 1897.

En 1897, il est désigné pour l’Afrique Équatoriale avec la « Mission Julien ».

Le 16 décembre 1898, il tombe gravement malade, d’une forme sévère de paludisme. Il se remettra assez rapidement de cette première alerte et rejoint la « Mission Julien » à Ouango. De Liranga à Ouango, il y a 1.300 km. Il en fait la moitié avec un vapeur et le reste en pirogue. Au cours de ce périple, il rechute et meurt.

Durant sa trop courte carrière, il aura fait une magnifique campagne de Madagascar, comme militaire et également comme cartographe.

Victor-Emmanuel Largeau : né le 11 juin 1867 à Irun ; mort le 26 mars 1916 à Verdun.

Il est l’un des 42 généraux français morts au combat durant la Première Guerre mondiale.

Fils de Jean-Victor Largeau, typographe et explorateur, attiré par les voyages et la découverte du monde, son père séjourne plusieurs fois dans le Sud algérien, dans le cadre du projet de chemin de fer transsaharien. En 1886, il est au Fouta-Djalon en 1888, à Tahiti en 1889, en Oubangui en 1891, à Loango en 1894 et enfin au Congo en 1896. Épuisé par tant d’années sous des climats hostiles, il rentre en France pour y mourir peu après son retour.

Victor-Emmanuel Largeau passe son enfance à Magné (79) et fait de brillantes études au lycée Fontanes de Niort.

En 1885, il obtient son baccalauréat et malgré ses excellents résultats, il s’engage comme simple soldat au 3e Régiment d’Infanterie de Marine de Rochefort. Sergent, il effectue un premier séjour au Sénégal où il participe à sa première campagne. De retour en France, il entre en 1889, à l’École d’Infanterie de Saint-Maixent comme élève-officier. Affecté à sa sortie au 1er Régiment d’Infanterie de Marine de Cherbourg, il repart très vite au Sénégal. Après un bref séjour en France, il se retrouve affecté à la « Mission du Haut Oubangui » en 1894, puis en Côte d’Ivoire où il sera cité lors du siège de Bounoua.

En 1895, il est affecté au 4e Régiment d’Infanterie de Marine, à Toulon, puis au Ministère des Colonies.

De 1896 à 1899, toujours lieutenant, il participe à la célèbre « Mission Congo-Nil » qui arrivera à Fachoda avant les Anglais. Un périple de trois années qui se terminera à Djibouti. C’est pendant cette expédition qu’il est nommé capitaine.

De retour en France, il fait un bref passage au Ministère des Colonies, se retrouve en garnison à Rochefort, puis à Toulon.

Nommé chef de bataillon (commandant) en 1900, il réussit brillamment le Brevet d’État-major. Ses examinateurs trouvent ses connaissances étonnantes. Affecté à l’État-major particulier de l’armée, il est désigné, en 1900, pour le Sénégal, puis le Chari. Le chef de bataillon Largeau a 35 ans. Il ne le sait pas encore, mais il va créer un nouveau pays, le Tchad, qu’il amènera pratiquement à ses limites actuelles (le Tibesti ne sera réuni au Tchad qu’en 1929).

De 1902 à 1915, Largeau effectue quatre séjours dans cette région du monde. Scientifiquement et militairement, il transmettra ses découvertes, ses conquêtes, ses palabres et ses ralliements. Au cours de son troisième séjour (1911−1912), le télégraphe fait son apparition au Tchad. Avant lui, un courrier aller-retour vers la Métropole prenait 4 à 5 mois.

En 1914, Victor-Emmanuel Largeau est nommé général à titre temporaire(3). Malade, il demande son rapatriement en Métropole, après trente années de service – dont vingt de campagne en Afrique dans des conditions éprouvantes – Mais la Grande Guerre le relance. Il prend le commandement de la 37e Brigade d’Infanterie en 1916. Les Allemands déclenchent une offensive sur Verdun le 21 février 1916. Le général Victor-Emmanuel Largeau trouve la mort au combat, à Verdun, le 26 mars suivant.

En 1921, il sera enterré chez lui, à Magné, près de Niort. Lors des obsèques son cercueil sera entouré du drapeau tricolore, du drapeau de Fachoda, de l’étendard senoussiste pris à Aïn Galakka et du drapeau allemand pris à Kousseri.

Source : http://nice-provence.info

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Marchand Jacques 27/06/2020 21:27

Des grands parce qu'ils ont développé l'Afrique ?
Ils auront du rester sans soins et sans vaccins, on n'en serait pas dans la situation actuelle de nos jours.