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Le blog politique de Thomas JOLY

« L’appel du 18 juin » ou l’histoire d’une imposture

18 Juin 2019, 05:42am

Publié par Thomas Joly

L’appel qu’on entend de nos jours n’est pas l’original et le texte de cet appel qu’on apprend dans les manuels scolaires depuis 1958 est tout simplement un faux.

Le texte ci-dessous, de 2010, n’a rien perdu de sa valeur.

Le 18 Juin 2010 va être célébré le 70ème anniversaire du célèbre appel de Londres de Charles de Gaulle. Or la version officielle, qui va être lue à la BBC, est un faux, comme le démontre le général d’aviation Le Groignec, compagnon de Saint-Exupéry, dans son livre paru en 2004 « Philippiques contre les Mémoires gaulliens » (Nouvelles Editions latines).

Le texte prétendu être celui de l’appel du 18 Juin commence par cette phrase : « Des gouvernants de rencontre ont pu capituler, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude. Cependant rien n’est perdu …. »

Or, historiquement, Charles De Gaulle n’a pu prononcer cette phrase insultante pour le Maréchal Pétain et le général Weygand pour les deux raisons suivantes :

1° A cette date du 18 juin 1940, ces « gouvernants de rencontre » n’avaient pu capituler, car non seulement l’armistice n’était pas signé, mais les plénipotentiaires français n’avaient pu encore rejoindre les lignes allemandes étant donné les difficultés des communications. Cet armistice ne sera signé que le 22 juin avec l’Allemagne, et le 24 juin avec l’Italie. Par ailleurs on ne peut confondre armistice et capitulation. L’armistice est un acte politique, une suspension d’armes où le vaincu peut négocier certaines conditions, c’est le contraire d’une capitulation où le vaincu doit se soumettre sans condition au vainqueur, ce à quoi De Gaulle a consenti le 19 mars 1962 en capitulant devant le FLN, ennemi vaincu sur le terrain, pour se débarrasser du « boulet algérien ». En demandant un armistice, la France demande et obtient, le 22 juin 1940, que ni la marine, ni l’Afrique française, ne soit livrées à l’ennemi, qu’un tiers du pays reste en zone libre, et que Lyon et Clermont Ferrant soient évacués par l’armée allemande. En cas de capitulation il y aurait eu deux millions de prisonniers de plus, et tout le territoire aurait été occupé : les Allemands, en effet, avaient atteint Valence et se trouvaient à une étape de Marseille lorsque l’armistice a été signé.

2° Devant l’échec total de cet « appel du 18 Juin » auquel n’avait répondu aucun chef militaire de l’armée, de la marine ou de l’aviation, notamment aucun officier de la division que Charles De Gaulle commandait devant Arras en mai 1940 (suprême affront !) aucun homme politique, aucun diplomate français accrédité à Londres ou dans une autre capitale étrangère, aucun gouverneur ou responsable des colonies de l’Afrique française, aucun ministre résidant dans les pays sous protectorat ou sous mandat, Charles De Gaulle va s’affoler, car il se trouve désormais à Londres complètement isolé, en rupture de ban, sans mission officielle. En effet, la guerre continue et le gouvernement français le somme de rentrer en France, sous peine d’être jugé comme déserteur. Alors de Gaulle écrit au général Weygand la lettre suivante à la date du 20 juin 1940 : « Londres le 20 Juin 1940. Mon Général, J’ai reçu votre ordre de rentrer en France. Je me suis donc tout de suite enquis du moyen de le faire car je n’ai, bien entendu, aucune autre résolution que de servir en combattant... » (MEMOIRES DE GUERRE) Charles de Gaulle- Edition PLON 1954 tome I – page 269)

Depuis 1958, cette lettre est absente dans les livres scolaires, car incompatible avec la légende, avec l’Histoire de France revue et corrigée par la falsification gaulliste, en vigueur encore aujourd’hui.

La suite reste entourée de mystère. Car de Gaulle ne dispose à cette date d’aucun moyen de transport pour rejoindre Bordeaux où siège le gouvernement français. Il est probable que Churchill, qui venait de rompre avec la France, refusa de lui donner un avion pour que de Gaulle rentre en France. La dissidence de la « France Libre » est donc née sous la contrainte de l’Angleterre, vérité que s’efforce de masquer l’imposture de la version officielle actuelle. Si de Gaulle avait pu rejoindre Bordeaux, comme il en avait manifesté l’intention le 20 Juin 1940, il n’y aurait probablement jamais eu ni de saga, ni de fabulation gaulliste. En effet, quand un officier français écrit une telle lettre pleine de déférence et d’esprit de discipline à son supérieur hiérarchique le 20 juin 1940, il ne peut être le même que celui qui aurait déclaré le 18 juin, deux jours avant, au micro de Londres, parlant du même supérieur, que ce dernier appartenait à « un gouvernement de rencontre qui a capitulé, cédant à la panique, oubliant l’honneur, livrant le pays à la servitude ».

C’est pourtant ce faux, fabriqué après coup, qui est répandu dans tous les livres scolaires depuis 1958, qui est inscrit dans le marbre au 4 Carlton Garden à Londres, et que nous allons entendre dire et répéter des milliers de fois lors de la célébration officielle du mythe de l’Appel du 18 Juin 1940, pour continuer à entretenir le mensonge de la légende gaullienne de l’homme providentiel.

Source : http://contre-info.com

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Hervé zafrani 18/06/2019 21:13

N oublions pas qui a obéi à Paul Reynaud pour le projet de fusion de l empire britannique et la France dans une idée complètement folle d une seule patrie c est une trahison digne d Isabeau de Bavière

Mémoire 18/06/2019 16:44

Le colonel déserteur est très largement démasqué, c'est ultra documenté .

Un colonel déserteur condamné à mort, gaullo-communiste payé par les ennemis de la France pendant 4 ans.
Un sale type qui aura toute sa carrière tué plus de Français que d'ennemis. (Opération Catapult, le "je vous ai compris" d'Algérie pour faire tirer dans la foule pour fraterniser avec ses frères communistes du FLN dès le lendemain)


Ne parlons pas de Churchill le sur-endetté, qui a systématiquement refusé toutes les redditions Allemandes, ce systématiquement tout au long de la guerre.
On nous fait souvent des procès shoatiques mais bizarrement personne ne veut remarquer que si Churchill avait accepté les demandes de reddition (légalement archivées) la guerre se serait terminé au moins trois ans avant son issue.

QUAND ON SAIT QUI A ÉCRIT L'HISTOIRE ON COMPREND MIEUX :

Là aussi la juge et partie Annie Lacroix Riz n'a bizarrement jamais trop voulu étudier la question des demandes de reddition, pas plus quelle n'a jamais voulu trop s'occuper de la Pologne, ni de l'Europe de l'est, ni de l'Ukraine, ni de qui a inventé la solution finale des années avant Hitler, un certain "Trotski" ...

Bizarrement Lacroix Riz aime à ce que rien ne se sache sur elle :
"Annie Lacroix-Riz, juive, athée, laïque, petite-fille de déporté, est aussi une marxiste-léniniste"

Bien sûr Lacroix Riz est négationniste de l'Holodomor, et pour cause quand en connait les organisateurs ça ferait désordre dans ses réunions de famille ...(il suffit de demander, nous avons tous les noms, faits d'armes, massacres.)

Sans surprise la délirante historienne tribale a un temps attribué la fabrication du Zyklon B à la France, et a attribué le III Reich à Louis Renault, au Vatican etc...
Il fallait oser Lacroix Riz l'a fait dans une fantastique chutzpah !