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Le blog politique de Thomas JOLY

Xi Jinping, dehors !

26 Mars 2019, 07:47am

Publié par Thomas Joly

La visite de Xi-Jinping sur la Côte d’Azur le week-end dernier a été à l’image de ce que la Chine est prête à offrir à la France : un grand lot d’emmerdements sans contrepartie. Car cette visite ressemble fort à une histoire de Coluche : C’est l’histoire d’un dirigeant chinois qui loge au Negresco, mais qui amène avec lui son lit et peut-être même son stock de nems… Et, pendant que Monsieur roupille ou prend le soleil, la Promenade des Anglais est fermée, l’unique autoroute est réduite à une seule voie avec, au péage d’Antibes, près de 40 gendarmes armés jusqu’aux dents et contrôlant, voiture par voiture, les 20 kilomètres de bouchons qu’ils ont créés, la ville de Nice et les accès à l’aéroport et aux communes alentours sont entièrement saturés. Des milliers de personnes, dont l’auteur de ces lignes, sont bloquées dans leur voiture pendant des heures, alors que leur trajet prend habituellement à peine 20mn. En résumé, un grand projet international qui, au niveau local, n’apporte que des inconvénients…

De quoi parlent les médias mainstream pendant ce temps ? Du dîner de ce nouveau Timonier 5G et d’Emmanuel Macron – le génial organisateur de cette virée dans le sud – au sein de la villa Kerylos, à Beaulieu. En un mot : De la com’. De la com’ pour ce qui n’est en réalité qu’une vaste supercherie destinée à favoriser encore davantage l’emprise de la Chine sur une Europe déboussolée. Une expression du softpower chinois, qui n’a rien à envier à la taqîya islamique, destinée à accroître l’hégémonie de Pékin sur l’ensemble des Capitales de l’U.E., à commencer par celles qui sont les plus attractives économiquement : Berlin, Paris, Rome, Madrid… 

Rappelons tout de même que les nouveaux trains de la Route de la soie qui relient Lyon et Lille à la Chine arrivent pleins de marchandises et repartent, dit-on, vides à 80 %. Cette mondialisation débridée, outre la menace qu’elle fait peser sur l’environnement – ce dont les dirigeants chinois se soucient comme d’une guigne – est caractéristique de la conception chinoise du commerce, et à vrai dire de toute relation diplomatique. Si la Chine se définit comme l’Empire du Milieu, ce n’est pas par hasard. Cela dénote un trait de la pensée des dirigeants chinois qui, pendant très longtemps, ont considéré leur pays comme supérieur à tous les autres. Dans les années 90, un réveil s’est produit et les dirigeants communistes ont pris conscience de leur erreur. L’entrée de la Chine dans l’OMC n’avait pas pour objet de satisfaire aux conditions du commerce international. Ce n’était pas un signe d’ouverture à l’Occident. Le but était de participer à la guerre économique qui fait rage sur la planète, afin de reconquérir ce premier rang que la Chine avait cru posséder jusqu’ici, et qu’elle était bien décidée à acquérir désormais, quitte à mener une guerre irrégulière. 

Trente ans plus tard, la Chine inonde l’Europe de produits bas de gamme, ne satisfaisant à aucune règle éthique, sociale, environnementale digne de ce nom. En retour – et c’est la raison pour laquelle les entreprises françaises ne parviennent qu’à exporter peu en Chine, et que les trains de la Route de la soie repartent à vide – elle bloque les produits étrangers à coup de normes et de tracasseries administratives sans fin. Quand la Chine implante une de ses entreprises à l’étranger, la Chine pose ses conditions. Quand un investisseur étranger implante une entreprise en Chine, la Chine pose ses conditions. En attirant les occidentaux grâce à des coûts de production hyper concurrentiels, et donc en produisant une part de plus en plus grande de nos biens manufacturés, depuis les pièces de moteur d’Airbus A350 jusqu’aux produits agroalimentaires les plus élémentaires tels que le cornichon, la Chine aspire notre savoir-faire, se développe, et créé une dépendance unilatérale nocive. Pour le dire simplement : la Chine, et plus largement l’Asie, est en train de nous faire crever. Et quand nous serons moribonds, ce qui ne saurait tarder, elle nous rachètera, ce qu’elle a déjà commencé à faire largement – les chinois ayant racheté des milliers d’hectare de terres agricoles dans le Berry, plus de 150 châteaux français, des centres de vacances comme le Club Med, dans des groupes hôteliers, etc. Un étudiant chinois à l’université Paris I Sorbonne confiait un jour à l’auteur de ces lignes : « Vous devez apprendre à vous protéger, sinon on va vous bouffer. »

La mondialisation libérale est responsable de ce phénomène de désappropriation. Tous les pays, et pas seulement la Chine, y participent, ou aspirent à y participer. Or, elle détruit à la fois l’environnement et le processus de civilisation occidental. La France doit suivre les conseils de cet étudiant chinois et apprendre à se protéger. Cependant, les progressistes actuellement au pouvoir ne le souhaitent pas. Ils sont férus de libéralisme économique, et n’imaginent pas un instant qu’il soit possible ni même souhaitable de sortir de ce modèle. Ce qu’ils souhaitent, c’est réguler les flux, pour corriger les effets pervers d’un marché laissé à lui-même.

Hors le modèle ultra-libéral du « tout marché », il y a donc deux options qui se font face aujourd’hui. La première est celle des néo-libéraux et des sociaux-libéraux, c’est à dire peu ou prou celle de Macron et d’une large partie de la droite française : créer des normes internationales et des organisations supranationales pour réguler la mondialisation. L’autre option est nationaliste et conservatrice : Maintenir une économie libre, mais à une échelle plus réduite. La première option, mise en place il y a déjà plusieurs décennies, a montré son impuissance : la planète est ravagée, et notre civilisation bascule. Keynes disait déjà en 1932 que le capitalisme international était mauvais et qu’il fallait en sortir en revenant – chaque fois que cela est possible – à une échelle nationale, c’est-à-dire à une échelle où le pouvoir politique peut effectivement reprendre la main. Si certains secteurs ont vocation à demeurer internationalisés, d’autres ont vocation à être régionalisés (à l’échelle de l’UE notamment), et d’autres encore à être entièrement nationalisés. Tout ce qui concerne notre alimentation par exemple. Les terres agricoles doivent être protégées ; il est impensable qu’elles puissent être achetée par des individus, voire des consortiums, ne possédant pas la nationalité française.

Notre économie doit être repensée à la lumière des menaces que fait peser la mondialisation sur notre quotidien, et non à la lumière des espoirs qu’elle suscite auprès des idéologues progressistes. Ce n’est plus le développement économique qui devrait guider notre réflexion, mais la stabilité économique de long terme. Notre économie, qui a été pendant un siècle, en théorie du moins, une économie de la croissance et de l’innovation, s’est révélée en pratique une économie de la destruction, une économie ou le poids des externalités négatives dépasse de loin les bénéfices obtenus. Notre économie devrait devenir désormais une économie de la préservation. L’enrichissement indéfini ne peut plus être un objectif de vie, car cet objectif est en rupture avec le principe de préservation de l’environnement et avec celui de notre civilisation. Nous sommes en train de brader notre pays pour générer du capital. Les libéraux le font au profit des plus riches, en espérant que le ruissellement bénéficie aux autres. Les socialistes le font au profit du plus grand nombre. Mais le résultat est le même, la nature, notre santé même, et notre héritage civilisationnel en souffrent. Il est temps de rompre avec ces pratiques. Rompre progressivement et intelligemment, ainsi que Keynes le demandait, c’est-à-dire en renonçant au fameux « grand soir révolutionnaire » qui détruit plus qu’il ne construit. Cette rupture, en matière économique, porte un nom : le conservatisme, qui, en matière économique, a deux objectif de conservation, ou de préservation : l’environnement et la civilisation. Et elle suppose, aussi inconvenant que cela puisse paraître, de mettre Xi Jinping – c’est-à-dire la Chine et son modèle nocif de développement – dehors !

Frédéric Saint Clair

Source : http://valeursactuelles.com

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Le Morin 28/03/2019 14:22

«Le printemps d'Afrique»: les États-Unis attisent la guerre civile du «Deep State» du Congo afin de «contenir» la Chine
Par Andrew Korybko
Recherche mondiale, 27 mars 2019
Région: Asie , Afrique sub-saharienne , USA
Thème: Intelligence

Le «printemps africain» semble prêt à s'étendre à la République démocratique du Congo après que des signes évidents montrent que les États-Unis attisent la guerre civile «d'un État profond» afin de créer des obstacles à l'accès sans précédent de la Chine au cobalt dans cette ville, avec le succès possible de cette mesure de «confinement» non cinétique ayant la possibilité de renverser radicalement la donne dans la «course aux armements technologiques» et potentiellement de changer la donne dans la nouvelle guerre froide.

Une affaire "profonde" qui a mal tourné



La République démocratique du Congo (RDC, désormais connue sous le nom de Congo) vient de procéder à son premier transfert de pouvoir "démocratique" en près de 60 ans d'existence après des élections controversées qui, selon de nombreux observateurs, ont été truquées de manière à permettre au président sortant , Joseph Kabila. conserver le pouvoir en tant que «cardinal gris» du pays riche en minéraux grâce à un proxy nouvellement installé. Selon le récit, le candidat populaire de l'opposition anti-systémique, Martin Fayulu, s'est vu refuser la présidence, ce qui lui aurait valu un prétendu candidat à la deuxième place distante et le descendant du célèbre chef de l'opposition, Felix Tshisekedi, à prendre le pouvoir dans le cadre d'un accord spéculé en coulisses. avec «l'établissement», bien que cet arrangement puisse être sur le point de s'effondrer du fait de l'ingérence américaine.

Le Congo suit les traces de l'Angola

Dans mon analyse du " Printemps africain " qui a duré dix ans, j'ai évoqué cet "échange de pouvoir" il y a deux semaines, qui a entraîné un peu moins d'une douzaine de changements de régime non électoraux sur l'ensemble du continent, le Congo étant l'un des plus importants. exemples d'un soi-disant coup d'État dit «d'état profond» entraînant les derniers développements dans ce pays. Rappelant cet article, il est maintenant possible, à la lumière des récents événements, de se demander si le pays commence à suivre le modèle angolais dans lequel un changement de direction similaire a étonnamment vu le nouveau dirigeant de l’État se retourner étonnamment contre la même structure «profonde». cela l'a amené au pouvoir dans le but de nettoyer la «vieille garde» et de la remplacer par ses propres loyalistes.

La raison de cette hypothèse éclairée tient au fait que Tshisekedi a bloqué de manière inattendue l’inauguration des sénateurs nouvellement élus de la FCC de son allié à la coalition, Kabila, au motif qu’ils avaient été élus par corruption. Il a également reporté les élections au poste de gouverneur à une date ultérieure, ce qui laisse supposer que Tshisekedi se retourne contre son patron et tente de prendre le contrôle des structures politiques dominées par le parti de Kabila afin de libérer son pouvoir de la présidence. Il est intéressant de noter que les États-Unis ont également imposé des sanctions à certains responsables des élections il y a un mois et à peu près à la même époque dans ce que le « Daily Maverick » sud-africain interprétait comme un effort américain visant à aider à faire pencher la balance en faveur de son «État profond».

L'article explique l'approche apparemment contradictoire des États-Unis, reconnaissant la montée controversée de Tshisekedi au pouvoir tout en sanctionnant certains des mêmes responsables qui l'ont présidé en soulignant que cela pourrait faire pression sur Kabila en remettant en question les victoires parlementaires de son parti lors de ce même scrutin. Retarder les élections au poste de gouverneur pourrait également être un stratagème pré-planifié empêchant la FCC de renforcer son contrôle sur l'aile politique publique de «l'État profond» et compromettant les chances de Tshisekedi d'avoir une politique intérieure et étrangère indépendante. En raison de cette dynamique, il n'est pas exagéré d'affirmer que le Congo est en train de s'ouvrir à une guerre civile «profonde» déclenchée par les États-Unis.

"Contenir" la Chine au cœur de l'Afrique

L'intérêt des États-Unis pour les affaires "profondes" du Congo découle directement de sa volonté de "contenir" la Chine au cœur de la géostratégie de l'Afrique, d'où la République populaire obtient pratiquement tout son cobalt, un minéral de terre rare indispensable à toute sorte de modernité. l'électronique des gadgets aux missiles. « Mining Technology », l'un des principaux sites Web du secteur, a indiqué l'été dernier que «la production chinoise représentait 58% de la production mondiale de cobalt raffiné en 2017 et que 98% était importée, principalement de la RDC», ce qui les a amenés à se demander si la La République populaire essaie de "monopoliser" la ressource dont dépend le développement technologique futur du monde, en particulier lors de la prochaine révolution 5G qui transformera la vie telle que la connaît le monde en annonçant l'ère de "l'Internet des objets" et des véhicules autonomes, parmi d'autres développements.

Le résultat de la « course aux armements technologiques », comme je l’ai rappelé en février, déterminera en grande partie les contours de la nouvelle guerre froide pour les décennies à venir, et compte tenu du fait que le cobalt est la principale ressource de cette concurrence et que la plupart des pays L’approvisionnement de ce minerai étant situé au Congo, l’État centrafricain revêt une importance démesurée pour les relations internationales contemporaines. Cela ne devrait donc pas être perçu comme une coïncidence si Tshisekedi se rendra aux États-Unis la semaine prochaine alors qu'il cherche le soutien continu des États-Unis pour tenter de se libérer de "l'état profond" aligné de la Chine à Kabila, responsable de la montée en puissance de la Chine dans l'industrie mondiale du cobalt au cours de dernière décennie. Les États-Unis sont particulièrement préoccupés par le « cartel du cobalt » de la Chine et le considèrent probablement comme une menace stratégique de la plus haute importance.

Le voyage de Tshisekedi le verra recevoir des ordres de ses nouveaux clients étrangers sur le moyen le plus efficace de procéder à la guerre civile «profonde» du Congo, qui inclura probablement certains éléments de la guerre hybride contre le Brésil . Le président internationalement reconnu est en mesure de lancer des enquêtes de corruption contre les membres du FCC de «l'État profond», alliés à Kabila, sur la base d'élections contestées, susceptibles de révéler des «preuves» (réelles, fabriquées ou mal interprétées) de Chinois. corruption liée à la version du pays de «Operation Car Wash». Cela pourrait à son tour servir de prétexte pour transférer la propriété de certaines mines à des sociétés occidentales, à condition que Tshisekedi réussisse également à remplacer les factions du renseignement militaire pro-chinois de «l'état profond» de Kabila par des factions pro-américaines qui ne résisteraient pas ce scénario.

Guerre hybride et sanctions

La stratégie susmentionnée est beaucoup plus facile à dire qu'à faire, car il sera extrêmement difficile pour Tshisekedi de se libérer complètement de la FCC de Kabila et de ses alliés «de l'Etat profond», sans parler de les remplacer par des pro-américains conformes qui iront de l'avant avec ses plans. «contenir» la Chine à travers le scénario décrit. En tant que tel, il ne faut pas s’attendre à ce que des progrès significatifs soient réalisés sur ce front, ni même qu’il réussisse dans tous les cas. Au lieu de cela, il est important de garder à l'esprit le jeu final que les États-Unis cherchent à atteindre et de prévoir les méthodes les plus probables qu'ils vont essayer d'utiliser pour les atteindre. Bien qu'il soit difficile de jouer avec et puisse entraîner de sérieux retours en arrière, il est probable que certaines des variables de guerre hybride du pays pourraient être instrumentalisées à cet effet.

Pour expliquer, j’ai mené une analyse complète des risques liés à la guerre hybride au Congo il ya près de trois ans, dans laquelle je détaillais les nombreux facteurs en jeu dans ce complot. Depuis lors, la boîte de Pandore a été progressivement ouverte alors que les États-Unis cherchaient à faire pression sur Kabila pour qu'il organise des élections dans lesquelles il ne modifierait pas la constitution pour se présenter pour un troisième mandat, comme beaucoup l'avaient imaginé. jusqu'au vote. De nos jours, il n'est pas nécessaire d'encourager ces éléments de guerre hybride à mener dangereusement l'Etat au bord de l'effondrement, l'objectif principal consistant à faciliter une «transition de leadership par étapes» (même «imparfait») a été atteint. En outre, une autre crise au Congo pourrait compromettre l'accès du monde au cobalt et nuire par inadvertance aux industries américaines et à celles de ses alliés, même si elle inflige également des dommages à la Chine.

Néanmoins, la boîte de Pandore était toujours ouverte et certaines forces incontrôlables ont été libérées et pourraient être exploitées par les États-Unis dans le contexte de la guerre civile «d'un État profond» au Congo. Les loyalistes de Kabila sont principalement concentrés dans l'aile du renseignement militaire de «l'État profond», qui est naturellement le plus influent, mais ils pourraient être «éliminés» un par un grâce à la militarisation de sanctions sélectives à leur encontre en réponse à la Les reportages de Mainstream Media sur tous les «crimes» présumés qu'ils ont commis en réprimant des troubles sporadiques de guerre hybride à travers le pays. Cela pourrait les inciter à démissionner et / ou déclencher leur remplacement par Tshisekedi, lui permettant ainsi de démanteler progressivement «l'état profond» de Kabila. On s’attend à ce que ces mesures suscitent une opposition institutionnelle sérieuse, mais le président s’appuiera sûrement sur son allié américain pour le "conseiller" sur les mesures à prendre le moment venu.

Le «Global Fragility Act» vs «BRI-Aid»

Toutes les analyses décrites ci-dessus portent sur les discussions en coulisses les plus probables que Tshisekedi aura lors de son prochain voyage aux États-Unis, mais il faut également dire qu'il y aura probablement une optique publique très positive à ce sujet, comme bien. Les États-Unis comprennent qu'ils doivent intensifier leurs efforts dans la lutte pour «gagner les cœurs et les esprits» dans les «pays du Sud», et en particulier en Afrique où les investissements de la Belt & Road Initiative (BRI) de la Chine au cours de la dernière décennie ont donné à Beijing énorme coup de pouce de puissance douce sur le continent. Vu la façon dont le Congo se situe maintenant au centre de la nouvelle guerre froide, compte tenu de l'importance stratégique persistante de ses gisements de cobalt d'importance mondiale, il est logique que les États-Unis tentent d'étendre leur influence à travers les mécanismes proposés dans le Le projet de loi sur la fragilité », qu’il soit ou non promulgué dans la loi.

Les États-Unis pourraient non seulement accorder des privilèges commerciaux préférentiels au Congo et éventuellement des incitations fiscales aux entreprises américaines pour y investir, mais ils pourraient aussi commencer immédiatement à envoyer un plus grand nombre de représentants de l'USAID et d'autres "ONG" afin d'accélérer la propagation de son influence à travers le pays. pays sous Tshisekedi. Le point important à souligner est que les États-Unis essaieront probablement de rendre visible et tangible leur nouvelle influence de manière à profiter à la majorité de la population du pays et à renforcer par conséquent leur soutien à Tshisekedi en ce moment sensible de «l'état profond du Congo». " guerre civile. S'ils parviennent à la conclusion qu'il canalise la vision anti-systémique de Fayulu en allant à l'encontre de «l'état profond» de Kabila tout en améliorant leurs moyens de subsistance, cela pourrait alors conduire à la mise en place d'un véritable soutien populaire, pouvant prendre la forme de rassemblements dans la rue et autres. manifestations pacifiques si «l’établissement» commence à le repousser avec vigueur.

Face à la perspective pour les États-Unis de réaliser d’importants gains de soft power dans un avenir proche (surtout s’ils associent leurs forces dans ce respect socio-développemental avec leurs alliés «Scramble for Africa» des Émirats arabes unis, de l’Inde, du Japon et de la France), Il faut faire plus que simplement fournir aux Congolais des emplois d'extraction peu rémunérateurs et dangereux, s'ils espèrent conserver leur soutien, quel que soit le scénario. Cela contribue déjà au financement et à la construction de divers projets d'infrastructure dans le pays, mais cela pourrait ne pas être suffisant pour rivaliser de manière viable avec ses rivaux dans ces nouvelles conditions, et c'est pourquoi il serait bien de dévoiler ce que j'avais précédemment appelé « BRI-Aid ». afin de permettre aux populations du pays de bénéficier d’un développement tangible, semblable à celui de l’USAID, d’une manière qui leur soit directement profitable. Il est admirable que la Chine "pense grand", mais sa "négligence" relative des "petites choses" pourrait se révéler être son talon d'Achille si elle ne corrige pas cette lacune suffisamment tôt.

Pensées finales

La nouvelle guerre froide est peut-être terminée avant que le monde le sache si les États-Unis s'en sortent et réussissent avec leur dernier jeu stratégique à enjeux élevés au Congo. «L’état profond» pro-chinois de Kabila est mis en cause par Tshisekedi et ses patrons américains. L’objectif ultime semble être que les États-Unis créent les conditions politiques intérieures grâce auxquelles le président peut «plausiblement» restreindre l’accès sans précédent de la Chine au cobalt en le pays (accordé sous le régime de Kabila) et donc tourner la table dans la «course aux armements technologiques» à la faveur des États-Unis. Les conséquences du succès éventuel de cette opération clandestine pourraient modifier le cours de la géopolitique mondiale au cours de ce siècle, mais le jeu ne fait que commencer et son issue est encore loin d'être certaine.

*

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Cet article a été publié à l'origine sur Eurasia Future .

Andrew Korybko est un analyste politique américain basé à Moscou et spécialisé dans les relations entre la stratégie américaine en Afro-Eurasie, la vision globale de la connectivité Nouvelle Route de la Soie en Chine et Hybrid Warfare. Il contribue fréquemment à Global Research.

La source originale de cet article est Global Research
Recherche mondiale, 2019

https://www.globalresearch.ca/us-congos-deep-state-civil-war-contain-china/5672826

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Répétez après moi : La France pille l'Afrique la libellule avale le mammouth mais la Chine, Les USA, Israël, la Russie sont des saints !
Du coup on peut virer nos occupants Africains chez les amis qui ne les pillent pas.

Le Morin 27/03/2019 12:08

J'avais oublié cette photo :
https://fr.wikipedia.org/wiki/Histoire_des_Juifs_en_Chine#/media/File:1948年,以色列建国,犹太人聚集在天津犹太会堂前.jpg

C'est marrant comme on retrouve les mêmes paradoxes dans les régimes communistes des plus meurtriers et christianophobes ....

C'est partout pareil, quand les Bolchéviques "Russes" comme Lev Davinovitch Bronstein détruisaient les églises orthodoxes et exterminaient les religieux :
"Après la révolution russe de 1905 le gouvernement accorda la liberté de culte à tous et la communauté juive put enfin construire la synagogue sans entraves.
En 1906 la synagogue fut inaugurée et elle resta ouverte pendant toute la période soviétique."

https://fr.wikipedia.org/wiki/Synagogue_chorale_de_Moscou

Ne parlons pas de l'oblast autonome du Birobidjan, offert par Staline qui colonisait tous ses voisins, donc prenait leurs terres ...pendant que pour "d'autres" il leur offrait un oblast !!!!
(on ne comte plus les terres promises, l'Ouganda, l'Argentine, Madagascar, le Birobidjan etc...On va s'arrêter où ? )


Bizarrement c'est pareil partout dans le monde même en Chine, c'est bizarre que les communistes aiment autant certains édifices religieux et détestent les édifices Chrétiens n'est-ce pas :

https://fr.timesofisrael.com/une-vieille-synagogue-chinoise-de-105-ans-rouvre-ses-portes/

Le Morin 27/03/2019 11:50

Chinois, c'est certain comme en ex-URSS avec les faux-noms de 80% du premier gouvernement génocidaire Bolchévique
http://www.jforum.fr/wp-content/uploads/2017/08/Les-Juifs-de-Chine-Kaifeng.jpg

C'est dingue qu'à force de jouer les kékés on crée des vocations, des passions à rechercher l'histoire de la communauté.
On découvre énormément de choses comme les plus vieux édifices communautaires pays par pays, c'est ultra-instructif et souvent inattendu concernant l'Asie.

Dommage, nous sommes extrêmement peu de monde à avoir étudié le sujet concernant l'Asie mais toutes nos études se recoupent avec des sources différentes.

C'est toujours très instructif d'étudier en amont et en aval de la révolution aux 70 millions de civils exterminés du boucher Mao Zedong.

On découvre rapidement les proches collaborateurs et conseillers du boucher Mao Zedong :
-Cohen (général Chen),
-Crusenberg (conseiller de Mao, connu sous le faux nom de Borodine)
-Manfred Stern le conseiller de Mao et de Ho Chi Mihn en matière d'extermination des populations goys.etc...
La révolution dite "Chinoise" est aussi Chinoise que l'était la révolution dite "Russe", c'est à dire une révolution à 80% étrangère financée de la même façon que la révolution Bolchévique.

Révolution dite Russe JACOB SCHIFF un premier versement de 12 millions de dollars à l'époque, information confirmée par un document des services secrets Américains transmis au Haut Commissaire-Français à son gouvernement. presse le 6 mars 1920.
(Ne parlons pas de la révolution dite Française, c'est identique) ,

C'est dingue ce que le monde est petit, c'est affolant ce que l'on peut apprendre quand on étudie qui sont les femelles de Georges Soros et de Marc Zuckerberg.

Pour les plus spécialisés, je les invite à chercher des estampes de la mythologie Chinoise, FUXI et NUWA du III éme siècle, regardez bien ce qu'ils tiennent dans leurs mains, marqueur de l'essaimage ...


Mikhaïl Aleksandrovitch Bakounine avait déjà tout résumé :
"Cela peut sembler étrange. Que peut-il y avoir de commun entre le communisme et les plus grandes banques ? Ho ho ! Le communisme cherche une énorme centralisation de l'état, et là où il existe, il doit nécessairement avoir une banque centrale d'état, et là où existe une telle banque, la nation juive parasite qui profite du travail des autres et trouvera toujours une façon de prévaloir. En réalité pour le prolétariat, ce serait un régime de barrages, sous lequel les ouvriers et les travailleuses converties en une masse informe, se lèveraient, s'endormiraient, travailleraient et vivraient au rythme du tambour"

Dommage que Bakounine n'ait pas connu 1945 et le partage de l'Europe entre USA (Rothschild) et URSS (Marx) . C'est dingue ce qu'on les suit à la trace dès qu'on étudie à minima ...