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Le blog politique de Thomas JOLY

Scandale : Monsanto aurait rémunéré des scientifiques pour signer des études écrites par ses salariés…

11 Octobre 2017, 06:34am

Publié par Thomas Joly

C’est une technique répandue de manière notoire dans l’univers des laboratoires pharmaceutiques d’après Le Monde. Le ghostwriting (écriture fantôme au sens littéral ou quand quelqu’un signe un texte écrit par un autre qui reste dans l’ombre) serait courant dans le monde scientifique liée à l’industrie des médicaments. Le quotidien révèle dans son édition du 4 octobre 2017 qu’il s’appliquerait aussi, et abondamment, dans les couloirs du géant de l’agrochimie : Monsanto.

La firme vivement controversée pour ses produits jugés nocifs pour l’environnement et la santé, notamment le glyphosate utilisé dans le désherbant Roundup, serait à l’origine d’articles scientifiques niant les effets négatifs du produit sur la santé. Ainsi, en plus de grands médias américains (comme Forbes) dans lesquels des scientifiques renommés, comme Henry Miller, acceptent de signer des « brouillons de qualités » à peine modifiés, des revues scientifiques spécialisées se font aussi le relais de tels écrits peu objectifs. Échanges de mails à l’appui, Le Monde dévoile ainsi tout un système de médiatisation à caractère scientifique qui sert à redorer l’image de la firme, du moins de son produit. Contre de grosses sommes, des professionnels accepteraient de vendre leur renommée au mastodonte.

En 2016, Monsanto fait appel à « des experts extérieurs » qui « moyennant finances », « doivent rédiger cinq grandes synthèses de la littérature scientifique sur chaque domaine (…) éclairant les liens entre cancer et glyphosate ». « Publiés en septembre 2016 dans un numéro spécial de la revue Critical Reviews in Toxicology, les cinq articles concluent – est-ce une surprise ? – que le glyphosate n’est pas cancérogène », raconte le journal. « La firme veut décider de tout, jusqu’à l’ordre de signature des experts », poursuit le journaliste. Conclusion : les articles scientifiques sur le glyphosate devenus référence ont été rédigés en coulisses par son propre producteur.

Source : http://contre-info.com

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