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Le blog politique de Thomas JOLY

Son fils vient d’être assassiné par un islamiste, il étreint un imam

28 Août 2017, 06:35am

Publié par Thomas Joly

Des réactions, à chaque attentat islamiste perpétré sur le sol européen, on croyait avoir tout vu (bougies, peluches, petits cœurs, fleurs) et tout entendu (« Vous n’aurez pas ma haine », « Je n’ai pas peur »), avec le geste de ce père espagnol envers l’imam, on atteint des sommets !

Ils étaient 700, à Rubí, en Espagne, à s’être réunis pour soutenir cette famille endeuillée quand Javier Martínez et l’imam de la localité sortent ensemble de la mairie. Et là, stupeur : le père, dont le petit garçon de trois ans a été assassiné (ainsi qu’un grand-oncle), prend l’imam dans ses bras ! Longuement, chaleureusement. Il faut dire que si le père réprime sans aucun doute l’expression de son chagrin, l’imam semble pleurer à chaudes larmes. Renversant ! Mieux : une femme s’y mettra aussi !

« Amour, intelligence, force », twittera, ravie, le maire de Barcelone. Une « accolade déchirante », titre Le Huffington Post. Car, bien sûr, l’islam n’a rien à voir avec l’islamisme, des pancartes « pas en mon nom » étant censées le prouver.

Ce n’est pourtant pas l’avis de Ayaan Hirsi Ali, de Hamed Abdel-Samad, de Brigitte Gabriel, de Hamina Benhib, de Zineb Al Rhazoui (qui n’ont de cesse de dénoncer l’islam) auxquels les grands médias ne donnent guère la parole ! Pas davantage l’avis de Salman Rushdie, de Kamel Daoud, de Tahar Ben Jelloun, de Boualem Sansal, comme l’écrit Bernard de La Villardière sur sa page Facebook, le 22 août. « L’islamisme possède ses propres ressorts. Et son originalité est d’avoir pour foyer une religion : l’islam. C’est un fait », accuse-t-il. Et les faits sont têtus. Car crier Allah Akbar en tuant des innocents n’est ni catholique ni protestant ni bouddhiste ni animiste.

« J’ai besoin de serrer dans mes bras un musulman. Que ces gens n’aient pas peur. J’ai besoin de le faire », a cependant déclaré Javier Martínez. Quelle invraisemblable inversion de situation ! Question : comment aurait-il réagi si son petit avait été assassiné, par exemple, par son voisin catalan ? Aurait-il eu l’idée de réconforter de la même manière son père, sa mère et de les prendre dans ses bras, leur signifiant qu’en aucun cas il ne les associait à l’acte atroce de leur fils ? On peut se poser la question…

Il y a quelque chose de malsain, dans cette démonstration totalement incongrue de compassion envers un musulman parfaitement innocent, il va s’en dire, mais (c’est un fait) de même religion que l’assassin de son enfant. D’orgueilleusement narcissique, aussi, dans cette mise en scène visant, plus ou moins consciemment, à montrer à la face du monde à quel point « je suis quelqu’un de bien ».

Il y en a beaucoup, d’ailleurs, des gens bien qui, attentat islamiste après attentat islamiste, se paient encore le luxe de penser bien comme il faut.

Ce père souhaite que « la mort de [son] fils serve à quelque chose » ? La mort de tous les autres enfants assassinés au nom d’Allah n’a donc servi à rien ?

Caroline Artus

Source : http://www.bvoltaire.fr

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