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Le blog politique de Thomas JOLY

Révolution à l’Élysée : le chien des Macron est un corniaud

30 Août 2017, 06:28am

Publié par Thomas Joly

Je n’aurai pas l’indélicatesse de rappeler la phrase de Coluche : « Il y en a même qui ont des enfants parce qu’ils ne peuvent pas avoir de chien… » Ce serait cruel et déplacé. Les Macron ont un chien et Brigitte des petits-enfants qui appellent son époux « daddy ». Normal. Les « nanny » et les « daddy » sont réservés à la côte normande, la Bretagne et l’île de Ré. Les « papy » et « mammy », c’est pour la Côte d’Azur, « pépé » et « mémé » pour le camping des Flots bleus.

Gala, « le magazine des stars » auquel le couple présidentiel réserve clichés et confidences, nous offre une photo du nouvel occupant de l’Élysée (Brigitte, en talons vernis sur la pelouse, lui lance la baballe) légendée par un tweet de Tristan Maupoil. Ça s’imposait.

Le toutou noir, âgé de deux ans, a été abandonné à Tulle, disait ce matin la patronne de la SPA interrogée sur RTL. Quand le hasard s’y met…

Nemo, c’est son nom – emprunté à Jules Verne et pas à Disney –, est « un labrador croisé griffon ». Chez moi, on dit SAPM, pour « société anonyme à participations multiples ». En français vernaculaire : bâtard ou corniaud.

Pour être franche, c’est à ces chiens foutraques et souvent mal foutus que va ma préférence. Ainsi celui avec qui j’ai passé mon enfance, totalement barré (il faut dire qu’on l’avait appelé Attila) et à qui il semblait manquer une paire de pattes pour lui soutenir le ventre. Avec ça un chasseur hors pair, comme en témoignaient les volées de plombs dans le postérieur qu’il rapportait de ses virées dans les fermes… Avec la chiennerie, il devait avoir aussi un peu de renard dans les gènes. Bref, autres temps autres mœurs, car pauvre Nemo ! S’il se prend un tir de FAMAS dans le derrière, il ne va pas en rester grand-chose…

Monsieur et Madame Macron l’ont bien fait remarquer, l’arrivée d’un bâtard à l’Élysée marque une nouvelle ère : « Nemo a été adopté dans un refuge et n’est pas issu d’un élevage, comme ce fut autrefois le cas. » Nemo n’est pas un chien de race, comme les Jupiter, Jugurta, Baltique, Sumo, Sumette, Dumbledore et autre Philae de ses prédécesseurs. Majoritairement des labradors, mais aussi d’affreuses choses de salon comme le chihuahua de Sarkozy, accessoire certes indispensable quand on aime les Rolex. Là encore, autres temps autres mœurs : les races étant interdites par la Constitution, place désormais à la mixité canine… et bonjour Nemo.

Un corniaud, donc, « et en même temps » un bon toutou efficace : « Décrit comme “vif, intelligent, joueur et sympa”, Nemo a notamment été choisi pour ses aptitudes à bien gérer la présence de visiteurs à l’Élysée », dit la présidente de la SPA. Toutefois, si je puis me permettre une remarque, voire un conseil au chef de l’État : Emmanuel, évite de recevoir des chefs d’État en uniforme, les chiens détestent cela. C’est l’incident diplomatique assuré : Nemo va aboyer, leur pisser sur les godasses et mordre le pantalon. Tu vois la scène ?

Enfin, l’arrivée de ce nouvel enfant de la République est quand même une bonne nouvelle :
« La présence de Nemo pourrait donner un second souffle à Emmanuel Macron, qui s’attend à une rentrée agitée alors que sa cote de popularité est en chute libre », conclut Gala.
Pour le second souffle, un petit coup de bouche-à-museau, peut-être ? Mais gare au maquillage, Emmanuel, c’est mauvais pour la truffe…

Marie Delarue

Source : http://www.bvoltaire.fr

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