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Le blog politique de Thomas JOLY

De la révolution française à la révolution islamique

1 Juillet 2017, 09:19am

Publié par Thomas Joly

La révolution française n’a pas pris fin avec la chute du Directoire et l’avènement de l’Empire. Elle n’a jamais cessé car son objet, la destruction de tout ce qui la précédait, se refusait de céder. L’énergie en apparence illimitée de la révolution provenait du concours offert par des masses convaincues que la délivrance jaillirait de l’anéantissement de tous les liens avec l’ancien monde : hiérarchies héritées, religion, cultures.

La république française n’a jamais pu solidement s’établir car sa tradition factice n’a jamais été qu’une hostilité de principe à toute tradition. Ce mouvement d’esprit ne pouvait générer qu’une paranoïa soucieuse de se trouver des ennemis existentiels, partout et tout le temps. Jamais la république ne put se satisfaire d’elle-même, n’étant, du fait de ses origines, qu’un rassemblement d’esclaves factieux guidés par une soif compulsive d’anarchie.

Mais cette soif ne trouve plus de quoi être étanchée. L’aristocratie de jadis a disparu tandis que le clergé catholique est devenu insignifiant. En Bretagne, le mythe d’octobre 1918 n’a pas été revivifié, à gauche, par les tentatives de revival de 1793. Quand cette gauche entend dénoncer le « repli identitaire » breton ou « régionaliste » avec les accents de l’urgence, elle se singe. Faute de substance pour créditer cette « grande peur », elle est elle-même devenue la manifestation d’un folklore désuet, folklore qu’elle traquait encore triomphalement, il y a quelques décennies, dans les ruines de la Bretagne catholique.

L’ancien monde détruit, la révolution française tombe à plat sur son nihilisme. Elle tente bien, usée, d’en appeler à une énième fièvre laïciste, c’est-à-dire à l’athéisme, pour récuser toute mystique étrangère à ses imprécations et interdits, mais rien n’y fait : la lame de sa guillotine ne tranche plus. Ou, à tout le moins, bien moins efficacement.

Un système édifié sur une négation

Quelle piteuse république que la république française quand on la compare à la république romaine qui, elle, avait hérité puis poursuivi une grande tradition.

La révolution n’était au fond qu’un antagonisme. Mais on édifie pas un état sur un règlement de compte. La république s’effondre faute de chouans et de curés.

Exsangue, la révolution française n’est donc plus qu’une tradition faite d’anti-traditions. Et la voici qui s’efface, au prix du respect de quelques apparences, devant le grand phénomène de ce siècle : la réémergence de l’islam. Si l’on trouve des rues du « chevalier de La Barre » ici et là, témoignage des haines anticléricales d’antan, on n’entend pas les ligues laïques ou la maçonnerie s’insurger contre les coupeurs de têtes, très réels, du djihad qui sévissent en France.

La révolution française est devenue sénile et insignifiante. Seul son antichristianisme lui offrait une sorte de cure de jouvence. Ce dernier évaporé, la voici dévitalisée, absente à elle-même. La force des jeunes masses islamiques suffit désormais à terroriser celle qui engendra jadis Saint Just et Robespierre. Au son du mot « islam », le camp républicain devient d’une prudente obséquiosité.

La révolution française veut se dérober en toute discrétion, sortir de la scène historique sans qu’on ne lui demande de compte, tel un vieux criminel. Et d’abord par orgueil, de crainte d’avoir à reconnaître en public l’erreur historique que fut son motif.

Les victimes, c’est-à-dire les héritiers biologiques de l’ancien monde comme de celui qui lui succéda, seront seuls et sans réponse. Les coupables se seront enfuis depuis longtemps. Les stèles glorieuses ne seront plus que des pierres. Quand ces héritiers chercheront à comprendre les causes de leur déréliction, les proclamations désuètes gravées sur les monuments ironiseront sur leur sort.

La république fondée sur le saccage des églises veille désormais scrupuleusement sur les mosquées. Tout le fatras grotesque de la révolution prend sa mesure avec la parade triomphale d’orientaux superstitieux au coin des rues de France. Merah succède à Marat, dans une belle continuité.

Les tueries et la rage révolutionnaire, les envolées et les serments, tout cela pour que l’Orient puisse prier collectivement sur le sol crasseux d’une rue de Paris.

Comme les sans-culottes moquèrent la monarchie en profanant la basilique de Saint-Denis, demain une populace bigarrée venue d’Afrique aura l’opportunité de moquer le Panthéon en festoyant et copulant, droguée, sur les stèles des penseurs de la révolution et de leurs successeurs.

Mais la révolution française tient à sa dernière victoire : la désignation de son héritier.

La mutation de la révolution française

Pour se survivre, la révolution française n’a pour unique solution que de muter. Elle doit trouver une nouvelle volonté. Mais n’en possédant pas en propre, il lui faut naturellement un substitut. Ou, à tout le moins, que quelqu’un ou quelque chose le lui apporte.

Deux grandes forces historiques la menacent sur ses flans : la contre-révolution, à l’Est, et la révolution girondine, fédérative, à l’Ouest. La première, portée par la Russie et les nations d’Europe Orientale, s’articule sur le nationalisme et la morale chrétienne. La seconde, sur la liberté et la responsabilités individuelles et, également, la morale chrétienne.

Les spectres tsariste et fédéraliste – « libéral » dit-on en France – se rapprochent.

L’échec de la révolution française serait celui de toute la gauche occidentale. Premier et dernier bastion de l’idée révolutionnaire égalitariste, la France annonce de par ses choix l’avenir du socialisme et des prurits du marxisme. Dans les faits, ce choix a déjà été fait : la convergence de la révolution française vers la révolution islamique.

Fille Aînée de l’Église puis de la révolution et du socialisme, la France s’apprête à devenir celle de l’islam. La quête désespérée de puissance d’une élite vermoulue, mais haineuse et revancharde, la porte tout naturellement vers La Mecque. La France rêve déjà d’entraîner les masses islamiques au cœur de l’Occident au nom de sa mystique spartakiste. Vengeance et mégalomanie mènent inexorablement la France vers le rôle de prostituée de l’islam que sa révolte contre le Christ et le meurtre de Louis XVI rendaient inévitable.

Chevauchant un torrent démographique et un semblant de philosophie à même de donner l’illusion de la puissance, la France mahométane est en gestation dans les cabinets ministériels et les sous-préfectures. Et surtout, dans les maternités.

L’administration centrale bruxelloise de l’Union Européenne, projection du jacobinisme hexagonal, est le premier réceptacle de cette mutation. Tout le socialisme ouest-européen, logiquement inspiré par le volontarisme français en la matière, s’apprête à devenir un social-islamisme flasque et repoussant, inondant tout, par capillarité et résignation. Les gauches évoqueront « le sens de l’histoire ».

C’est toute la civilisation européenne et chrétienne – Amérique et Russie incluses – qui est menacée d’être coupée en deux par la conquête islamique de l’Europe Occidentale dont la France est la championne non encore revendiquée.

La France, avant-garde de l’islam contre l’Europe

Les élites françaises contemplent avec excitation les rangs de son armée se gonfler des rejetons du Maghreb et de l’Afrique Noire. La nouvelle armée Mangin s’organise, sans bruit, à l’ombre de l’Otan. Les chefs français, définitivement acquis à la thèse socialiste de la masse contre la qualité, complotent activement pour parachever le repeuplement de l’Hexagone par des supplétifs de ses anciennes colonies.

Grâce à son parapluie nucléaire et à sa chasse aérienne, la France s’assure de la bonne conduite de cette manœuvre colossale tout en feignant se situer au sein de l’alliance occidentale. La France en voie de créolisation et d’islamisation, lorgnant sur l’objectif de 100 millions d’habitants, peaufine dans l’ombre les détails de son projet de revanche, se plaçant d’autorité à la tête d’un tiers-mondisme revigoré par l’islamisme.

C’est au fond la rébellion contre le monde ancien de 1793 poussée jusqu’à sa logique extrême. Et c’est aussi la conséquence de sa frauduleuse admission parmi les vainqueurs, en 1945. Son appareil politique et impérial indûment épargné, tout comme sa diplomatie, la France a pu poursuivre l’idée d’une résurgence aux accents de revanche.

Quels alliés ?

Le prix d’une telle politique sera payé par le peuple. Ce sont bien les Français de souche qui doivent, selon les calculs de leurs élites dirigeantes, assumer le coût humain et financier de cette ambition. Si le petit peuple autochtone veut survivre à ce vaste plan et si l’Europe elle-même veut conjurer cette trahison, la réponse est évidente : le démantèlement de l’instrument qui en est à l’origine. C’est-à-dire l’État Français et sa direction parisienne.

Pour la résistance autochtone, deux alliances sont possibles : l’alliance « russe » ou l’alliance « américaine ». Voire les deux à la fois. La première est nationaliste et chrétienne, la seconde est fédéraliste et chrétienne. C’est probablement à la jonction des deux que se situe une possible alternative. Nationaliste en ce qu’elle s’articulerait sur la défense du substrat racial et culturel français et fédéraliste en ce qu’elle rechercherait l’affaiblissement puis le démantèlement du gouvernement établi à Paris et la fin du stato-socialisme au profit d’une fédération de territoires dominés par les autochtones.

Dans les deux cas, le socle moral et spirituel serait, c’est incontournable, chrétien.

Pour les Bretons, à la condition d’un réveil nationaliste et de la liquidation du socialisme d’importation française, la résurgence de leur état sur l’étendue de la péninsule qu’ils occupent constitue une option de survie crédible. Mais ils devront pour cela contrôler leurs ports et nouer des relations par delà l’Océan. C’est cette profondeur maritime stratégique qui, seule, pourra les sauver face à une frontière orientale islamique.

Quelque soit les scénarios, la France n’a plus son destin entre les mains. C’est sous l’influence de forces extérieures que dessineront les camps, acteurs d’une guerre civile et politique de grande ampleur. Mais notons que contrairement aux USA et à la Russie, l’islam a déjà de nombreuses positions solidement établies en France.

Chaque mosquée est un centre politico-religieux autour duquel gravite la masse des mahométans. Ces mosquées ne sont pas conçues comme des points d’appui temporaires mais comme des positions fortifiées de colonisation. Là encore, avec le plein aval des autorités françaises.

L’apocalypse migratoire

Le lecteur pourrait s’interroger sur la réalité de cette évolution. Mais il suffit de contempler la dynamique démographique française pour mesurer à quel point la mutation de la révolution française en révolution islamique est déjà tangible.

L’Hexagone comptait 8,5 millions de musulmans en 2016, soit 13% du total (source). Le nombre de musulmans, selon le démographe Jean-Paul Gourévitch, doublant tous les 15 ans, la France totalisera 17 millions de musulmans en 2030 et près de 40 millions d’ici 2050 (source).

Ceux qui doutent encore de ces prévisions n’auront qu’à méditer celles, largement admises, qui traitent de l’Afrique subsaharienne. D’ici à 2030, l’Afrique Noire gagnera 800 millions d’habitants supplémentaires. La seule Algérie gagnera 10 millions d’habitants de plus sur la même période selon l’ONU (source). Ce pays, dépourvu de perspectives économiques, continuera donc d’exporter ses problèmes sociaux grâce à l’émigration.

Source : http://breizatao.com

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