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Le blog politique de Thomas JOLY

Selon le Crif, Vichy c’est la France, mais Daech c’est pas l’islam !

11 Avril 2017, 06:37am

Publié par Thomas Joly

« Vichy c’est la France, mais Daech ce n’est pas l’islam » : c’est ainsi que l’on peut résumer les conceptions historico-politiques des bobos ethnomasochistes. Affirmant que « la vraie France était à Londres et non à Vichy », Marine Le Pen s’attire les foudres des associations mémorielles et de toute une classe politique repentante qui a intégré l’idée d’un « péché perpétuel » pour lequel la France devrait battre sa coulpe ad vitam aeternam.

La France a-t-elle une responsabilité dans l’Holocauste ? Qui, du régime de Vichy ou de la France libre a été la « vraie » France ? Laissons le fond du sujet à ceux qui ont la compétence et la neutralité suffisantes pour la traiter de manière dépassionnée : les historiens et les philosophes. Penchons-nous plutôt sur les anathèmes inévitables qu’a dû essuyer la candidate du FN.

Certains l’accusent en effet de « révisionnisme » (l’équivalent d’un crime de sorcellerie au XVIIe siècle), oubliant que le révisionnisme ne tombe pas sous le coup de la loi, à la différence du négationnisme, qui est passible d’emprisonnement (ce qui fait de la France et de l’Allemagne les seuls pays d’Europe à emprisonner pour des mots).

En effet, le révisionnisme est non seulement inattaquable judiciairement, mais c’est encore un procédé moralement et intellectuellement sain pour analyser des faits historiques sous un jour nouveau. Révisionnisme ne vient-il pas du verbe « revoir » ? Tout historien est révisionniste, dans le sens où il revoit, corrige dissèque et ré-agence des données considérées comme justes pour en dégager les limites et déboucher sur une analyse plus approfondie.

Ne plus faire de révisionnisme, c’est ne plus faire d’histoire et considérer que ce qui est admis est la stricte vérité inaliénable. C’est ce que faisaient les aèdes antiques, qui narraient les exploits des héros mythologiques qu’ils prenaient pour des personnages historiques. Heureusement qu’il y a eu des « révisionnistes » pour faire émerger la vérité et renvoyer Achille et Héraclès au monde des mythes. Toute recherche historique est une contestation, donc une forme de révisionnisme.

Sans « révisionnistes », nous croirions toujours que les Français descendent des Troyens et que les Huns étaient des hybrides mi-hommes, mi-démons. Sans compter les nombreuses hypothèses erronées sur la Première Guerre mondiale, le massacre de Katyn, la guerre d’Algérie et d’autres sujets épineux sur lesquels une mainmise d’historiens officiels empêchait toute évolution. Une omerta bravée par quelques chercheurs courageux qui, malgré les menaces et les anathèmes, ont réussi à faire émerger la vérité. L’on parle souvent d’indépendance de la justice ou des médias. Le travail d’historien n’en nécessite pas moins d’indépendance puisqu’un historien est, tel un juge d’instruction ou un journaliste, un enquêteur neutre dont la tâche est de rassembler toutes les preuves afin d’offrir une vision claire du sujet étudié.

Ce n’est pas la première fois qu’une déclaration d’un frontiste sur la Seconde Guerre mondiale déclenche les spasmes émétiques d’une bien-pensance prête à violer l’Histoire elle-même pour attaquer le FN. Jean-Marie Le Pen l’a découvert à ses dépens en 1987…

Là où le Menhir pouvait être accusé de négationnisme, sa fille ne fait que reprendre les propos du général de Gaulle, qui estimait que la « vraie France » avait été de son côté. Il n’en fallait pas plus pour que gauche et droite se déchaînent contre cette femme qui a osé dire que la France n’était pas un pays de salauds antisémites, délateurs et criminels de guerre.

Nicolas Kirkitadze

Source : http://ripostelaique.com

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