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Le blog politique de Thomas JOLY

Pierre-Nicolas Nups victime d'un procès politique : « Nul ne me fera taire ! »

12 Avril 2017, 08:57am

Publié par Thomas Joly

Vendredi 7 avril 2017, le Tribunal correctionnel de Nancy m’a condamné à 6 mois de prison avec sursis, 9.000 euros de frais de procédure assortie de 5 ans d’inéligibilité ainsi qu’une peine d’interdiction de représentation juridictionnelle. Ce n’était pas pour avoir tabassé un policier à son domicile, ni pour avoir séquestré et cambriolé un octogénaire comme le prévenu qui a été jugé avant moi. J’ai été condamné par un jugement illégal pour avoir relayé une vidéo de 5 secondes issu du dessin animé South Park.

Dans cette vidéo, nous voyons Madame Garrisson s’écrier dans une manifestation de manière maniérée : « trouvons des pédales et des matraques, on va leur faire comprendre, on va casser du pédé ! »

Herbert Garrison est un personnage particulièrement extrême et délirant qui collectionne les désordres psychiatriques, lubies et perversions en tous genres. Garrison a changé de sexe deux fois, et est une femme prénommée Janet de la neuvième à la douzième saison de South Park. Sa sexualité est aussi pour le moins fluide : il a été, au fil des épisodes, hétérosexuel, pédéraste, zoophile, homosexuel, hétérosexuelle, et lesbienne. Il est violemment homophobe pendant ses périodes hétérosexuelles.

A 19 ans, j’ai relayé cette vidéo sur une page Facebook à titre de dérision. Je n’aurais jamais imaginé que cela constituerait une occasion pour l’Etat confédéré LGBT de m’agresser judiciairement dans l’avenir. J’ai été accusé d’incitation à la haine et à la violence à l’encontre d’un groupe de personne en raison de son orientation sexuelle. Lors de ce procès, on se serait cru chez les bolchéviques.

ACCUSATIONS DÉLIRANTES

Alors que l’enquête diligentée par le ministère public a très clairement mis en évidence que je n’avais jamais publié quoi que ce soit ayant un rapport avec l’homophobie ; j’ai été attaqué par une volée d’accusations délirantes. Je ne suis pas homophobe. Les homosexuels ne me font pas peur. Ils provoquent chez-moi la plus totale indifférence la plupart du temps. Dans certains cas ils m’amusent, dans de rares cas ils me dégoûtent. Il n’y a aucune haine de ma part à leur encontre.

Le dossier comprenait plus d’une centaine de pages n’ayant rien à voir avec ce qui m’était reproché. On y retrouvait notamment une correspondance de Christine Boutin, où un homosexuel réclamait la réouverture des chambres à gaz pour lui et ses pareils. A la lecture du dossier, je n’ai pas très bien compris pourquoi cela y figurait. En réalité, pendant 2h, les avocats de l’Etat confédéré LGBT ont dressé un portrait psychologique totalement hystérique de ma personne.

Une avocate m’a demandé de répéter 15 fois que je n’avais aucune haine contre les homosexuels. Je lui ai répondu que deux fois suffirait et je lui fît observer que je ne suis pas une marionnette de ventriloque. Un autre, m’a comparé à Klaus Barbie et Paul Touvier. Puis enfin, l’un d’entre eux s’est écrié que mon comportement conduisait aux chambres à gaz. Je rappel les faits : j’ai relayé un dessin-animé.

Je leur ai rappelé que cette vidéo est une vidéo satirique, qui représente d’ailleurs un personnage homosexuel et que je ne suis pas l’auteur des propos incriminés. Malgré une absence totale d’ITER CRIMINIS, à savoir la démonstration de la part du ministère public de ma volonté d’inciter à la haine à l’encontre des homosexuels, j’ai été condamné à une peine excessivement disproportionnée par rapport à ce qui m’était reproché et qui plus est, par un jugement qui viole l’ordre public. Ce jugement n’est pas seulement délirant, il est absolument illégal.

JUGEMENT ILLÉGAL

Pour ces faits, j’étais poursuivi sur le fondement de l’alinéa 9 de l’article 24 de la loi de presse du 29 juillet 1881. Or, cette loi de presse a été modifiée antérieurement à la loi du 15 novembre 2014 et a vu son alinéa 6 – réprimant l’apologie du terrorisme – , être supprimé afin d’être transféré dans le droit pénal commun. Cela signifie que les alinéas suivants ont nécessairement changé de numérotation, le 8ème devenant le 7ème et le 9ème devenant le 8ème.

Que donc, visant l’article 24 alinéa 9ème pour l’incrimination des faits poursuivis, et 8ème pour leur répression, tant la plainte que le réquisitoire introductif et la citation visent un texte inapplicable aux faits, et que s’agissant de dispositions d’ordre public, le tribunal ne pouvait qu’annuler les poursuites comme le disposent les articles 50 et 53 de la loi de presse de 1881. Je cite l’article 53 : « toutes ces formalités seront observées à peine de nullité de la poursuite ». Le jugement est illégal, j’ai donc immédiatement interjeté appel.

Nos tribunaux sont gangrénés par le Syndicat de la Magistrature

Plus de 7 Français sur 10 n’ont pas confiance en la justice. Lorsque vous avez affaire à la justice, vous avez une chance sur 3 de tomber sur un magistrat membre du syndicat de la magistrature ; lequel a édité plusieurs brochures dans lesquelles nous pouvons y voir un cochon avec un képi de flic, et notamment y lire : « nous serons toujours du côté des truands contre les flics, du côté des piétons contre les automobilistes, etc ».

Afin de rejeter mes conclusions en nullité de citation, le président du tribunal s’est appuyé sur l’article 179 du Code de procédure pénal qui dispose qu’une fois que l’ordonnance de citation est devenue définitive, les nullités sont couvertes ( c’est à dire non invocables ). Cependant, il s’agit là du droit pénal commun. En matière de droit de la presse, les nullités sont invocables à tout moment de la procédure ( par ailleurs, je n’ai appris le jour de mon procès que par des journalistes, il ne m’a jamais été signifié ). La Cour de Cassation considère depuis 1980 que le tribunal peut, en matière de droit de la presse, apprécier la validité de l’acte initial de poursuite sans qu’il soit possible de lui opposer l’irrecevabilité tirée de l’article 179 du code de procédure pénale.

Il y a deux hypothèses pouvant expliquer cette condamnation totalement illégale

Première hypothèse : nous avons affaire à un juge qui n’était pas au courant de cette subtilité juridique, exorbitante du droit commun. Dont Acte.

Deuxième hypothèse : nous avons affaire à un juge rouge qui a sciemment jugé cette affaire de manière illégale afin de m’empêcher de mener à bien ma campagne des élections législatives. Il se trouve que mon inéligibilité a été assortie de l’exécution provisoire. Cela signifie que durant la période d’appel – qui peut durer 2 ou 3 ans – je reste inéligible jusqu’à l’annulation de cette décision par la Cour d’Appel qui n’y manquera pas, comme pour une autre affaire similaire dont les choses ont été remises dans l’ordre qui n’aurait jamais dû être quitté, en mars dernier.

Je demeure plus persuadé par une explication, que par une autre.

Face aux juges rouges et à l’Etat confédéré LGBT, je ne courberai pas l’échine et je l’annonce haut et fort : je continuerai à défendre le bien commun, à dire la vérité et NUL NE ME FERA TAIRE !

Pierre-Nicolas Nups

Source : http://pnnups.fr

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