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Le blog politique de Thomas JOLY

Au Salon de l’agriculture, Hollande n’inspire même plus de remarques vachardes

27 Février 2017, 06:10am

Publié par Thomas Joly

Samedi matin, François Hollande s’est levé tôt pour inaugurer, à 6 h 47 précises, le 54e Salon de l’agriculture. Peut-être a-t-il croisé, au détour d’une rue, Benoît Hamon revenant de l’une de ses escapades nocturnes dans les chantiers du métro ? L’histoire ne le dit pas.

François Hollande, lui, depuis son héroïque « renonciation », n’a plus besoin d’aller à la pêche aux voix. Et tant mieux, car il serait rentré bredouille. Bien qu’il ait passé plus de neuf heures à arpenter le Salon, nulle voix ne s’est élevée sur son passage.

Évidemment, avec la moitié des agriculteurs à 350 euros de revenu par mois, 20.000 fermes menacées de disparition et des suicides à la pelle, il ne devait pas s’attendre à ce que son bilan soit salué par un concert de louanges, un tonnerre d’applaudissements, des alléluias et l’adoration des bergers. L’an dernier, on l’avait d’ailleurs dûment chahuté et copieusement hué. À moins que ce ne soit l’inverse. Il avait même été la cible d’un lâche attentat, heureusement raté, à la bouse de vache.

Échaudé, traumatisé peut-être par cette violente démonstration de désamour, l’encore Président a traversé au pas de charge le hall 1, lieu du crime de lèse-majesté, de sinistre mémoire.

Précaution inutile. L’ectoplasme a longuement parcouru les stands, désespérément invisible. Peut-être son hologramme aurait-il eu plus de succès ? Les déambulations du locataire de l’Élysée en chair et en os et en fin de bail ont laissé de marbre les agriculteurs : « On lui a dit qu’on n’espérait plus rien de lui et qu’il pouvait profiter de son salon car c’est le dernier », a résumé l’un d’eux.

Autrement dit, François Hollande a bien le droit de s’amuser un peu, maintenant qu’il a perdu son pouvoir de nuisance. Alors, il s’est amusé : séance photo avec Fine, un bovidé breton, serrements de mains, selfies à gogo, généreuse distribution de bises aux dames et aux enfants. Pourquoi bouder son plaisir ?

Un petit mot, quand même, aux paysans : cette visite est « un message d’encouragement, de soutien et de solidarité envers les agriculteurs ». Il paraît qu’il avait prévu une autre phrase, plus présidentielle : « Je vous ai compris. » Mais un freluquet mal élevé lui a coupé l’herbe sous le pied. Pas de bol !

Qu’à cela ne tienne, son entourage a déniché un autre mot historique pour évoquer sa tournée des popotes : « Nous voulons remettre en perspective, les yeux dans les yeux, l’action conduite depuis le début du quinquennat à l’aune des premiers résultats. » Pas de bol encore : ils ont dû oublier de vérifier la source de cette citation. « Les yeux dans les yeux », c’est ainsi que Jérôme Cahuzac a nié pendant quatre mois posséder un compte en Suisse…

Mais peu importe, François Hollande était déjà reparti. Souffler les vingt-cinq bougies de Disneyland Paris. Il fallait bien que Dingo soit là pour que la fête fût complète !

Christine Célérier

Source : http://www.bvoltaire.fr

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H
C'est bien un guignol car pendant ce temps des policiers ce fesaient agresser à Nantes par des antifias contre le FN .
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