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Le blog politique de Thomas JOLY

Fake news ou éclairage des cloportes ? (par François-Xavier Rochette)

6 Janvier 2017, 07:56am

Publié par Thomas Joly

Il est des sujets de fond ou d'actualité plus difficiles d'accès pour le grand public non parce que ces thématiques ou ces évènements sont complexes par essence, en cela difficiles à résumer, mais parce que l'image qu'ils lui renvoient le rebute pour différentes raisons. Le sujet peut apparaître à ce public tristement enclin à trier les articles en fonction de la crédibilité qu'en donne le gros media, digne d'intérêt ou dérisoire. Dans ce dernier cas, le public conforme rejettera d'emblée un article (et donc une information et/ou une analyse) parce qu'il possèdera le cachet irrationnel du faussaire, parce qu'il sera jugé épidermique, sans même être lu, comme une « grosse bêtise », un révisionnisme intolérable, comme le développement d'une théorie conspirationniste, comme le fruit d'une bile noire, comme le récit d'un délire collectif, quand bien même cet article est charpenté, abondamment illustré, argumenté et nourri d'un esprit analytique - et qui ne demande qu'à être discuté sur ce terrain-là. Aussi une multitude de grandes questions sont ignorées du grand public mais aussi d'un public plus lettré parce qu'elles ont été instituées en tabous par le Système. Un tabou, on ne le touche pas, on n'en parle pas, on n'y pense pas, on l'élude, non seulement parce qu'il est impudique d'en parler ou de l'imaginer, mais aussi et surtout parce que le fait d'enfreindre cette loi du silence et du refoulement obligatoire, de transgresser cette loi d'inertie, constitue une source de peur et d'angoisse permanente. L'exemple le plus frappant est celui du révisionnisme historique, la grande peur des bien-pensants et des masses rendues incapables de réfléchir sans que cela ne se déclenche en eux un réflexe pavlovien au goût d'interdit. Devant l'ensemble des coûts psychologiques, sociaux et économiques que représente un intérêt pour la question révisionniste, la plupart des gens pourtant interpelés par le sujet abandonne rapidement leurs lectures qu'ils ne voient que comme une source d'ennuis. « J'aimerais en savoir davantage sur cette question qui me semble en effet importante dans notre société mais je risque de m'isoler, d'être moqué, d'être pris pour un fou, un forcené si j'adhère à cela. Laisse tomber bibi, il est plus prudent d'occuper son esprit avec des sujets plus futiles. Me voilà soulagé. » Précisons que la criminalisation du révisionnisme stigmatise ses acteurs d'une façon encore plus radicale en les faisant passer pour des zozos, des dingos non seulement méchants (tout ce qui peut dédiaboliser, même involontairement, de fait, les vaincus de la Seconde Guerre mondiale constitue une méchanceté) mais aussi dangereux comme les terroristes des caricatures de la grosse presse.

Et de nous demander si cette menace prégnante qui pèse comme l'épée de Damoclès sur le cœur des lettrés qui aimeraient chercher la vérité mais uniquement dans le confort qu'ils ont toujours connu ne pèse-t-elle pas aussi sur les mêmes dès lors que l'enjeu de la recherche consiste à prospecter des terrains inconnus, des paysages où ne s'aventurent quasiment jamais les media mastondontaux et conformes ?

Une liberté dont ils ne veulent plus

Tant qu'il peut jouir de l'argent, de l'avortement, du divorce et du porno, le gros peuple est content et se comporte en quelque sorte comme une grosse roue d'inertie pour vélo d'appartement. Je n'ai pas meilleure image. La poursuite de la Révolution passe par la force d'inertie de tous ces veaux et tous ces beaufs qui lancés par la grosse propagande continuent à se faire rouler en roue libre pendant longtemps avant de s'essouffler. Parlez-leur de sexe, d'échangisme, d'avortement, de bisexualité à la mode, la roue va tourner pendant fort longtemps et détruire beaucoup de familles, de symboles, de croyances tant que leurs désirs ne seront pas complètement assouvis. Et s'ils s'estompent, ces désirs, s'ils perdent de leur énergie destructrice, le Système en inventera de nouveaux pour un nouveau tour de piste qu'il espèrera tout autant destructeur (c'est-à-dire révolutionnaire) que le précédent. La masse est l'outil par excellence de la Révolution parce qu'elle est destructrice ; elle constitue la roue d'inertie de la Révolution. Les marges de la société, les curieux, les lettrés, les chercheurs de vérité, parfois organisés en minorités active ne sont pas, quant à eux, les agents d'un historicisme fantasmé par les illuminés révolutionnaires qui nous gouvernent. Tous ceux-là représentent un danger potentiel qu'il faut neutraliser en les divertissant, en les dupant, en les leurrant avec des idéologies foireuses et, surtout, en faisant en sorte qu'ils ne mettent pas leur nez dans la réalité du jeu politique. Ainsi les tabous de notre temps sont autant de pans entiers de notre réalité que le Système entend cacher par la ruse, par la menace et par la force afin de rendre impossible le développement de toute forme organisée de contre-révolution. L'expression de « contre-révolution » ne doit pas effrayer ou provoquer les persiflages de ceux imaginant un retour aux principes, à l'ordre et au transcendant par une chouannerie postmoderne vénérant un prétendant corrompu et pleutre. La contre-révolution pourrait en effet débuter par l'arrêt de la révolution. Et comme la révolution est comparée à juste titre à un vélo qui roule et qui s'écroule quand il n'avance plus, il est fort probable que les choses seraient plus facile pour les hommes de Bien lorsque la révolution ralentira pour une raison ou pour une autre. Les acquis révolutionnaires n'existent pas moralement ; l'anti-morale révolutionnaire n'est opératoire que si elle est alimentée en permanence par la propagande qui est instillée sur toutes les ondes, par habitude mais aussi par consignes et par ordres ! Aussi est-il d'une importance cruciale pour le Système (qui repose sur des groupes soudés entre eux par une idéologie commune et des intérêts financiers énormes) d'empêcher par tous les moyens l'accès à l'étude libre et non anxiogène des sujets présentant sans maquillage les mensonges et les horreurs perpétrés par ses élites. Une minorité active convaincue par les mensonges historiques, convaincue du caractère homicide de l'avortement, convaincue que la démocratie est une vaste comédie à la Truman show, convaincue que l'engeance qui règne est un produit proprement satanique, ne doit pas exister, se répète en continu le Syndicat au pouvoir ; l'éventuelle émergence d'une véritable minorité active alternative est le seul cauchemar du pouvoir en place. La première chose à préserver pour cette secte putride est donc sa réputation qui est le paravent de ses activités souterraines. Plus que tout souhaite-t-elle ainsi que les secrets sectaires soient préservés.

Fake democracy

Les intérêts colossaux, la position littéralement molochienne des « grandes » familles à la tête d'un empire financier et médiatique babylonien et babéliste nécessitent en effet l'existence d'un pouvoir souterrain permanent. Il est puéril de croire que ces familles jouissant d'une fortune pharaonique vont jouer à la roulette électorale leur pouvoir mirobolant. Il existe une ploutocratie sectaire et cette ploutocratie est organisée. Elle n'existe pas de fait, elle est organisée sur un mode étonnamment tribal. On doit au sociologue Georg Simmel une riche étude sur la fonction du secret dans le maintien de la domination d'une caste sur la société, sur la consolidation de son pouvoir, sa perpétuation. Pour lui (qui connaissait empiriquement son sujet), l'intérêt de la société secrète réside dans le fait qu'elle est en général une réplique du monde officiel auquel elle s'oppose et qu'elle possède de manière accentuée les caractéristiques des groupes officiels. La société secrète, même quand son but est spécifique, englobe l'homme dans son entier (il s'agit là d'une véritable organisation totalitaire). La société secrète est initiatique. Elle est caractérisée par sa centralisation et la hiérarchisation de ses membres. L'exclusion mentale du monde extérieur assure aux membres un sentiment de supériorité et donne une cohésion maximale au groupe. Simmel relève également cette caractéristique de la société secrète qui éclaire miraculeusement notre temps et ses démons : la société secrète n'ayant pas par définition de racines profondes, elle est obligée d'assurer la stabilité de son fonctionnement par des rituels (évidemment régulièrement répétés), rituels sur lesquels le secret est également fondamental. Paradoxalement tous ces rituels hermétiques, toutes ces cachotteries, cette anti-morale qui exige le secret, favorise le développement d'un sentiment égotique puissant, d'une mégalomanie extraordinaire, de fait d'un individualisme formidable, d'un sentiment de liberté proprement maléfique qui incite les affidés à faire ce qu'ils veulent car dehors « tout est permis ». Simmel qui est ce qu'il est, mal à l'aise dans la société chrétienne de son époque, a perçu mieux que quiconque les bénéfices de la société secrète pour tous ceux conchiant l'idéal de justice et de Vérité. « Le rituel d'initiation, en permettant à l'individu d'échapper aux normes du monde extérieur, peut être un élément de liberté. » En réalité, cette façon de haïr les valeurs de vie en se ressourçant dans l'ombre aux côtés de frères partageant une même anti-morale, cette habitude de mépriser la lumière et en premier lieu, ici, la vérité, aiguise par voie de conséquence leur sentiment de condescendance, de mépris, de supériorité à l'égard de la « communauté de ceux qui ne mentent pas ». Les membres des puissantes sociétés secrètes (celles liées à la ploutocratie qui dirige dans l'ombre en s'appuyant sur toutes ces sectes) cultivent dans le même temps une confiance de plus en plus solide en eux-mêmes, un sentiment d'invincibilité, d'impunité, parfois d'immortalité, preuves s'il en est de leur déshumanisation. Ils rient toujours de ce qu'il leur apparaît comme l'incroyable naïveté d'un peuple façonné par le christianisme qui conchie le mensonge. Par l'initiation les sectaires ont appris à sortir entièrement de la lumière et à se « libérer » de tout sentiment de culpabilité. Le mensonge permet la manipulation, permet le profit. L'individualisme ontologique absolu explicité plus haut les autorise à abuser d'autrui, psychologiquement et physiquement. C'est leur droit car tout frein moral entame leur liberté.

Goût et fonction du secret

Le mensonge est plus qu'un outil, il est source de plaisir. Le mensonge est, pour eux, un sacerdoce. Mais plus ils mentent, plus ils remportent de succès matériels en mentant. Plus ils se sentent intouchables, plus ils jouent de leurs mensonges. Plus ils en font, plus ils se dévoilent, pour provoquer, pour aller le plus loin possible dans leur jeu, pour jouir encore et encore de cette adrénaline sécrétée par cette activité de prédation mentale. On ne chasse pas un gibier mort, on le prend dans ses rets bien vivant. Plaisir de la traque, de la diversion, plaisir de la possession puis de la mise à mort pour cette espèce d'individus. Et il faut nourrir constamment la meute pour en faire des affidés contents. C'est aussi le danger permanent d'être découvert, l'opportunité d'éliminer les curieux qui soudent les membres du groupe tout en leur procurant une intense satisfaction. C'est pourquoi existe-t-il toujours des indices, aussi petits puissent-ils être, de l'action de ces malveillants qui jouent avec le diable et avec le feu. Les révélations faites dernièrement par Wikileaks à propos des menées anticatholiques d'Hillary Clinton, et de ces autres mails de toute son équipe rapprochée le montrent bien. Ces gens ne peuvent pas s'empêcher de tirer au maximum sur la corde. Car s'ils ne communiquent entre eux que par codes, s'ils ne parlent de leurs horreurs que par ce biais, ils ne prennent plus la peine de ne pas en abuser. Ainsi le pizzagate qui existe en tant qu'affaire qu'on le veuille ou non, n'aurait jamais été révélé si certains de ses protagonistes n'avaient pas été si volubiles et donc avaient rendu limpide leur parler codé. Leurs habitudes de prédateurs impunis leur firent oublier qu'ils n'étaient pas invisibles, invulnérables. Il fallait en effet se croire bien malin pour imaginer que personne ne tiquerait par exemple sur cette expression : « tu voudrais passer une heure avec une pizza ou un hot dog ? ». Quand les invitations de ce type deviennent redondantes, ceux qui préfèrent la lumière à l'obscurité sont naturellement interpelés par cette anomalie et désirent savoir de quoi il en retourne. En décodant ce langage, ces derniers ont découvert ou plutôt aperçu l'univers noir d'une société secrète qu'il faut bien qualifier de pédosataniste. Les frères Podesta, chefs des spadassins de cette engeance, riches, intelligents mais trop pervers pour ne pas vivre en permamence entourés d'effigies et de visions monstrueuses, furent les premiers identifiés pour ce qu'ils sont réellement. Partout où ils mettent les pieds, ces fans du Diable doivent être nourris de symboles maléfiques, de toiles d' « artistes » atrocement tourmentés ou calmement méchants : Louise Bourgeois, Noble, Marina Abramovic, Margi Geerlinks, Patricia Puccini, Anna Gaskell, Annee Olofsson. Des femmes ici s'exprimant « artistiquement » sur la pédomanie et qui reçoivent beaucoup d'argent des Podesta. Avec la banalisation de l'art contemporain et de ses ambiguïtés, les Podesta, les pizzaiolos au ciboulot rance, et d'autres personnalités puant le soufre pensaient certainement qu'un voile d'obscurité sur ces « œuvres » empêchait pour toujours qu'elles soient appréhendées par le public pour ce qu'elles sont réellement. En plein été, alors que le pizzagate n'avait pas encore éclaté, des critiques justifiées furent émises à l'encontre des activités « artistiques » de Marina Abramovic. Celle-ci leva, comme on pouvait l'attende de sa part, le prétexte du geste artistique que le bouseux ne peut comprendre. Cannibalisme, pédomanie, souffrance paroxystique de l'enfant ? « De la poésie » (sic) pour notre vedette. Depuis les révélations de Wikileaks, nous avons appris que les pires représentations d'actes de cruauté constituaient aussi « une forme de poésie », tout comme les photographies d'enfants attachés, d'enfants à vendre, tout comme le cannibalisme, les tortures, les viols brutaux, oui, tout ça, c'est de la poésie...

La pleine lumière sur l'horreur dérange les cloportes et les vampires

Si l'on découvre un aspect de leur univers infernal, si l'on voit un extrait de leur déchaînement sadique, si l'antre du démon n'est plus étanche, les gardiens du pandémonium arguent aussitôt de l'hermétisme de leur poésie. Toujours, toujours, le secret et les ténèbres protègent ces acteurs immondes.

Les masses s'en rendent-elles compte ? Visiblement elles restent indifférentes face à l'inacceptable mais une minorité a désormais les yeux dessillés devant le mal. Que voit-elle désormais quand elle observe les Obama, Clinton, Podesta, et les autres puissants libéraux et libertaires amateurs de poésie ? Des gens qui ont le toupet de se plaindre de toute cette lumière qui les brûle ! C'est précisément ce qui se passe actuellement avec les jérémiades d'Obama concernant le piratage de mails privés, qui étaient censés rester privés, comme si les crimes perpétrés dans le brouillard n'en étaient plus, comme si les crimes non dévoilés ne comptaient que pour du beurre, comme si le plus grand méfait résidait dans le viol de la vie privée de tous ces monstres ! Obama accuse Moscou pour en faire une affaire de sécurité nationale, mais cela pourrait-être le fait des Martiens mêmes que le crime originel ne changerait pas.

François-Xavier Rochette

Source : http://www.rivarol.com

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