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Le blog politique de Thomas JOLY

Divisée, la gauche garde intact son poison idéologique

12 Janvier 2017, 19:03pm

Publié par Thomas Joly

Extrait de l'éditorial de Jérôme Bourbon dans le n°3265 de l'hebdomadaire Rivarol

Si les perspectives électorales sont plutôt sombres pour la présidentielle et les législatives, si son immigrationnisme et son antiracisme unilatéral font de moins en moins recette dans l’opinion, la gauche est toutefois loin d’être morte. Son idéologie se love au cœur de toutes les institutions, prédomine dans les media, dans la culture, dans les syndicats, dans la magistrature, dans l’Éducation nationale, dans le monde associatif subventionné, dans le discours de la plupart des dignitaires religieux. A la loge, à l’école, à l’église, au cinéma, à la télévision, dans la chanson, c’est la même idéologie de gauche qui règne en maître. On peut même aller jusqu’à dire que nous vivons dans un pays à la mentalité communiste. La destruction de la famille, de la nation, de l’armée, de la morale, de la religion n’a sans doute jamais été aussi totale qu’aujourd’hui. Même dans la défunte URSS on n’avait pas à ce point détruit et subverti la cellule familiale. Quant à l’antiracisme, comme l’avait justement analysé la regrettée Annie Kriegel, il est depuis les années 1980 l’un des avatars de l’idéologie communiste, comme le furent l’antifascisme dans les années trente et l’anti-impérialisme et l’anticolonialisme dans les années soixante. Au nom de l’antiracisme l’on a démantelé méthodiquement les frontières nationales, détruit les défenses immunitaires des peuples européens, organisé le Grand Remplacement, bref fait du passé table rase comme le professe l’Internationale. Au nom de la lutte contre toutes les formes de discrimination, même les plus légitimes et les plus solidement ancrées dans l’histoire de notre civilisation, l’on a effacé toute distinction entre le national et l’étranger, entre le marié et le concubin, entre l’homme et la femme, entre l’hétérosexuel et l’homosexuel, entre l’enfant légitime et l’enfant adultérin.

La gauche est par excellence le défenseur des perversités morales et des tares sociales. Elle est l’avocate des transsexuels, des drogués, des sodomites, des délinquants, des immigrés clandestins, des sans papiers, des sans patrie, des sans morale, des sans identité, des tire-au-flanc, des parasites, des envieux, des malades mentaux. Loin de défendre l’ouvrier français menacé par la mondialisation, par l’idéologie libérale-libertaire, par le sans-frontiérisme géographique et sociétal, la gauche est le porte-voix de l’immigration, de la contraception, de l’avortement et de l’homosexualité de masse, de tous les lobbies mortifères et contre-nature dont le lobby LGBT (lesbien, gay, bisexuel et transsexuel). Elle fait le jeu de la finance internationale et des cénacles mondialistes. Et de ce point de vue la fausse droite est son fidèle allié, malgré les apparences. Quant aux mouvements populistes, un peu partout en Europe, ils se font eux aussi, chaque jour davantage, les champions des transgressions morales comme si une nation pouvait survivre dans l’immoralité et dans la stérilité générales. La seule voie de salut est pourtant de refuser les mots d’ordre et slogans de la gauche, son vocabulaire (homophobie, parité, discrimination, racisme, xénophobie, droit à l’avortement, mariage pour tous, droit de mourir dans la dignité, etc.), son magistère, son idéologie et de la combattre sans faiblesse. Soit l’inverse de ce que font un peu partout en Occident les partis dits conservateurs qui, selon le fameux principe du cliquet, ne remettent jamais en cause les lois votées, promulguées et appliquées par la gauche, du Pacs au “mariage” homosexuel en passant par l’abolition de la peine de mort, la dépénalisation de l’homosexualité ou l’institution de lois mémorielles. C’est même parfois la “droite” influencée par la gauche qui prend l’initiative de lois mortifères comme la légalisation de la pilule contraceptive il y a un demi-siècle cette année (loi Neuwirth, 28 décembre 1967) ou la dépénalisation de l’avortement (loi Veil, 17 janvier 1975). Le combat contre le poison idéologique de la gauche est pourtant plus que jamais indispensable. Il en va de notre survie en tant que peuple, en tant que nation, en tant que civilisation.

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