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Le blog politique de Thomas JOLY

Quand Hollywood nie l’histoire humaine

5 Novembre 2016, 09:33am

Publié par Thomas Joly

Exemples paroxystiques du marxisme culturel ayant court en Occident, les films historiques actuels participent de la réécriture de notre histoire. Révisionnistes, voire purement négationnistes, ces œuvres travestissent nos mythes au nom de l’idéal égalitariste qui impose la discrimination dite « positive ». Chaque film sur le Moyen Âge européen se doit d’avoir son quota d’acteurs de type africain alors que ces sociétés simples étaient homogènes sur le plan ethnoculturel. C’est ainsi, les faits sont têtus, comme le disait le camarade Lénine.
 
Hannah Arendt expose, dans La Crise de la culture, une caractéristique de l’éducation américaine, qui tend aujourd’hui aussi à être notre façon d’éduquer les enfants mais aussi les adultes : « Même en Amérique, le monde dans lequel les enfants sont introduits est un monde ancien, […] construit par les vivants et les morts et qui n’est nouveau que pour ceux que l’immigration vient d’y introduire. Mais là l’illusion est plus forte que la réalité, car elle jaillit directement d’une expérience fondamentalement américaine : que l’on peut fonder un nouvel ordre, et qui plus est le fonder avec la conviction intime d’une continuité historique… »
 
Les images filmés ne sont pas passées au filtre de la critique. Ainsi le spectateur passif prend-il la fiction pour une réalité, son inculture faisant le reste. Demain, nos enfants croiront probablement que Lancelot et Jules César n’étaient pas des Européens puisque les acteurs qui les incarnent sur les écrans ne le sont pas.

La plupart des œuvres de fiction sont, de nos jours, sujettes au politiquement correct, à la pensée unique et à la propagande. Afin de créer le monde tel qu’on voudrait qu’il soit, c’est-à-dire une utopie multiculturelle inédite, il faut que monsieur Tout-le-Monde pense qu’il en fut toujours ainsi. D’où les castings métissés dans des films traitant de périodes où l’ultra-majorité de la population, paysanne et sédentaire, voyait en ses voisins les plus proches des étrangers aux mœurs incompatibles.
 
Double mépris qui s’exerce tant à l’encontre des peuples qui découvrent une histoire, un pays et un mode de vie à la télévision qui ne sont pas les leurs qu’à l’encontre de la fiction cinématographique, salie par l’irruption du faux comme enjeu obligatoire de la création. Pourtant, cela ne semble pas déranger le moins du monde les « décodeurs », les matons de Panurge ou les objecteurs de conscience de l’empire du bien. Du moins, quand cela touche à la réécriture de notre histoire.
 
En effet, gare à ne pas « travestir » l’histoire de cet autre idéalisé. On se souvient, notamment, du scandale qui a éclaté lorsque l’actrice Angelina Jolie a été choisie pour incarner la reine Cléopâtre. Immédiatement, les associations dites antiracistes ont hurlé à l’imposture. Le film n’a d’ailleurs toujours pas vu le jour. Pareillement, Leonardo DiCaprio a été empêché de jouer le rôle du poète persan Djalal ad-Din Muhammad Rumi car Hollywood craignait un procès en « whitewashing »...

Gabriel Robin

Source : http://www.bvoltaire.fr/

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