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Le blog politique de Thomas JOLY

Nouvelle campagne sexuelle contre le SIDA !

25 Novembre 2016, 06:07am

Publié par Thomas Joly

Allez-vous baiser, maintenant, populace ? Après la campagne du gouvernement mettant en scène des couples gay pour faire de la publicité aux drames du SIDA (et, ainsi, de la prévention), c’est AIDES qui s’y met, avec des clichés qui ont le mérite d’être excitants (pour l’auteur, côté hétéro) et surtout artistiques. L’art, aujourd’hui, c’est aussi et surtout celui du cul. En témoigne l’intérêt prédominant que le cinéma porte au sexe filmé de manière « élégante », aux acteurs et actrices pornos qui cherchent à donner une virginité à leur métier en essayant de rendre belles ce qui apparaît être les choses les plus crades de notre temps (à cinq ou six, la fête est plus folle). Alors, ces photos, artistiques, avec un filtre noir et blanc Instagram, représentent un couple dans son plus simple appareil : deux hommes testant la brouette javanaise dans un vestiaire, un homme et une femme réinterprétant « 4 mots sur un piano » version cul, un parachutiste donnant tout son sens à la célèbre contrepèterie du même nom, et un plongeur plongée dans la plongeuse.

Tout ça pour prévenir contre le SIDA.

« Nous avions besoin d’une campagne qui marque les esprits, qui permette d’ouvrir le débat mais sans choquer », nous dit le président d’AIDES. Loupé sur toute la ligne : mettre des bonshommes et bonnes femmes à poil sur des affiches, c’est choquant, notamment pour nos petits jeunes et nos enfants. « Papa, Maman, ils font quoi, le monsieur et la dame ? » ou « le monsieur et le monsieur ? » Parents, démerdez-vous avec ça ! Parce que vos histoires de chou-fleur, de cigogne, d’abeille et de butinage ne tiendront pas longtemps face à l’éducation sexuelle façon AIDES.

Peut-on lutter contre le SIDA sans être vulgaire ? Si l’acte sexuel est le plus intime des actes d’amour, sa perfection tient également dans sa discrétion, dans le lien fondamental qu’il établit entre les protagonistes et qui n’appartient qu’à eux. L’afficher, c’est de l’exhibitionnisme et une atteinte aux bonnes mœurs ; sans être même puritain, c’est une question de bon sens. Dans notre société de pervers numériques, on titille les gens par le sexe dans les publicités, les campagnes promotionnelles et les campagnes de lutte contre des maladies, maintenant.

Derrière la campagne, on ressent tout de suite l’intention idéologique des auteurs progressistes : le sexe avec tout, pour tout, partout et surtout ! La consommation du désir, l’Homo festivus, le sexe sans les conséquences, c’est le message que nous fait passer AIDES, nous pauvres crétins puritains et frustrés par une mère trop acariâtre et un père trop rigide (si vous croyez, encore, à ces conneries). Et ils appellent ça de l’amour ? Appelons un chat un chat : c’est de la baise pure et simple qu’on érige en absolu. C’est l’amour qu’on abaisse en sa forme la plus viscérale : celle de la consommation.

Louis-Ferdinand Céline disait que « l’amour, c’est l’infini mis à la portée des caniches ! » À méditer !

Henri d'Aramis

Source : http://www.bvoltaire.fr

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FB adhérent PDF Franche-Comté 25/11/2016 19:35

Lamentable et dégueulasse !