Overblog
Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
Le blog politique de Thomas JOLY

Michel Onfray, penseur pour dames ménopausées

8 Novembre 2016, 06:34am

Publié par Thomas Joly

J’ai lu Michel Onfray, oui, et je l’ai pris au sérieux. Le problème étant que j’avais alors dix-sept ans, et que ma crise d’adolescence n’en finissait plus : cela aurait du me mettre la puce à l’oreille… Mais enfin ! Je l’ai relu dernièrement, et j’ai compris ! Ce type est le miroir de notre époque, au même titre que Nabilla ou Cyril Hanouna. Une stupéfiante adaptation de la culture aux besoins de l’époque, un marketeur hors pair…

Michel a bien compris ce que d’autres millionnaires des Lettres ont compris bien avant lui ; il connaît parfaitement le cœur de cible de l’édition courante : la retraité divorcée de gauche ex-membre de l’éducation nationale. Et il y va dans la pommade à vanité… « Pensée solaire de Mai 68 », « Jouisseur libertin célibataire », « Hédonisme libertaire », « Corps jubilatoire », « Nietzschéisme de gauche », « Rébellion individualiste », notre philosophe Cohn-Bendien s’y connaît pour conceptualiser – et donc justifier – l’inconséquence morale et la vacuité politique de sa grosse niche de marché : notre chère retraitée divorcée de l’éducation nationale, ai-je dit et répète encore ; celle-la même qui pourrit le marché du roman contemporain à force de publications à son intention, pleines de fadaises gauchistes bien-pensantes ; celle-là même qui se dit féministe en lisant Christine Angot alors qu’elle ne s’est pas faite fourrer depuis dix ans….

Alors oui, le boulot d’Onfray consiste ni plus ni moins qu’à gonfler d’hélium rhétorique et de verroterie sophistique l’ego fragile de vieilles femmes abandonnées à elles-mêmes, c’est là le nœud coulant de son système philosophique libéral/libertaire/athée/hédoniste/mon cul, mais attention : il le fait en rebelle ! Car Michel Onfray est un rebelle, il le dit, le redit et le répète sur les plateaux de télévision ou dans les locaux mis gracieusement à sa disposition par ses amis élus pour son « université populaire ». Il est, en plus d’être leur porte parole, le « rebelle » en chef de ces dames qui hantent les libraires en semaine, y laissant derrière elles comme un parfum ranci de vieille fête de la rose… Sa coupe de cheveux qui se BHLise d’année en année, sa petite bedaine de rock star sur le retour, ses petites lunettes carrées qui font tant « taisez-vous, je pousse, je vais avoir une idée… » Je le soupçonne, in fine, de déployer toute cette énergie télévisuelle et capillaire uniquement pour faire trempette de temps en temps dans une de ses groupies… – Faire trempette, si c’est du joli !

Vous vous demanderez : Mais comment en suis-je arrivé à réduire un « penseur » à un simple marketeur judicieux doublé d’un jouisseur cynique (dans l’acception moderne du terme, très cher Michel…) ? Eh bien, il n’y a pas plus simple : foutez les pieds une fois à son « université populaire », observez autour de vous ; – on est le produit de son public, après tout…

Pour ceux qui veulent aller plus en avant dans la compréhension de notre philosophe-chanteur de charme, je conseille la lecture de sa Politique du rebelle.

Claude Marion

Source : http://suavelos.eu

Commenter cet article